{"id":7880,"date":"2023-09-19T11:04:57","date_gmt":"2023-09-19T09:04:57","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/?p=7880"},"modified":"2024-04-15T15:17:51","modified_gmt":"2024-04-15T13:17:51","slug":"le-burn-out-prevenir-plutot-que-guerir","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/le-burn-out-prevenir-plutot-que-guerir\/","title":{"rendered":"Le burn-out\u00a0: pr\u00e9venir plut\u00f4t que gu\u00e9rir"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Quels sont les secteurs d\u2019activit\u00e9 les plus touch\u00e9s par le burn-out et que pourraient faire les entreprises en termes de pr\u00e9vention&nbsp;? Irina Guseva Canu et Isabelle B\u00e8s ont publi\u00e9 une \u00e9tude sur le sujet et proposent un \u00e9tat des lieux de la situation en Suisse.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Il va sans dire que si on le d\u00e9pistait, le burn-out engendrerait un sacr\u00e9 remue-m\u00e9nage au sein du syst\u00e8me de sant\u00e9 suisse. Il n\u2019y aurait en effet pas suffisamment de ressources pour r\u00e9pondre \u00e0 la demande g\u00e9n\u00e9r\u00e9e. Ne vaut-il pas mieux, donc, se saisir du probl\u00e8me en amont&nbsp;? Partant de ce constat, Irina Guseva Canu, professeure associ\u00e9e \u00e0 la Facult\u00e9 de biologie et de m\u00e9decine, et Isabelle B\u00e8s, \u00e9tudiante en Master de psychologie, se sont pench\u00e9es sur la pr\u00e9vention primaire du burn-out. Leur \u00e9tude, r\u00e9alis\u00e9e au Centre universitaire de m\u00e9decine g\u00e9n\u00e9rale et sant\u00e9 publique (Unisant\u00e9), s\u2019est donn\u00e9 pour mission de faire un \u00e9tat des lieux de la situation en Suisse. Publi\u00e9 en juin,&nbsp;<a href=\"https:\/\/serval.unil.ch\/resource\/serval:BIB_77338B646556.P001\/REF\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">le dernier volet de ce travail<\/a>, financ\u00e9 par la Commission de promotion de la sant\u00e9 et de lutte contre les addictions (CPSLA), a permis d\u2019identifier non seulement les secteurs professionnels les plus touch\u00e9s par l\u2019\u00e9puisement \u00e9motionnel et le stress au travail (deux facteurs qui, combin\u00e9s, constituent un risque accru de burn-out) mais aussi le type d\u2019intervention le plus efficace au niveau des entreprises pour pr\u00e9venir le d\u00e9veloppement de ce \u00ab&nbsp;syndrome du XXI<sup>e<\/sup>&nbsp;si\u00e8cle&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u2019apr\u00e8s les donn\u00e9es de l\u2019Office f\u00e9d\u00e9ral de la statistique (OFS) reprises et analys\u00e9es dans le rapport, la classe d\u2019\u00e2ge la plus touch\u00e9e par l\u2019\u00e9puisement \u00e9motionnel est celle des 25-44 ans, avec un taux de 21,8%. Pour nos sp\u00e9cialistes, ce ph\u00e9nom\u00e8ne pourrait s\u2019expliquer, au moins en partie, par ce qu\u2019elles appellent \u00ab&nbsp;la crise vocationnelle&nbsp;\u00bb. \u00ab&nbsp;25-30 ans, c\u2019est l\u2019\u00e2ge o\u00f9 l\u2019id\u00e9al que l\u2019on s\u2019\u00e9tait fait d\u2019une profession est confront\u00e9 \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 du terrain. Ce qui am\u00e8ne souvent un certain lot de d\u00e9sillusions, explique Isabelle B\u00e8s. C\u2019est encore plus difficile lorsqu\u2019on choisit un m\u00e9tier par vocation, car les attentes sont plus \u00e9lev\u00e9es.&nbsp;\u00bb \u00ab&nbsp;C\u2019est vrai que certains m\u00e9tiers nous semblent souvent tr\u00e8s embl\u00e9matiques, rench\u00e9rit Irina Guseva Canu. Notamment \u00e0 cause de l\u2019image que nous en donnent les films. \u00bb<\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\"><strong>Agir sur qui et comment&nbsp;?<\/strong><\/h5>\n\n\n\n<p>Le rapport propose un \u00e9tat des lieux des secteurs d\u2019activit\u00e9 les plus touch\u00e9s par l\u2019\u00e9puisement \u00e9motionnel et le stress au travail. En t\u00eate de liste, celui des \u00ab&nbsp;banques et assurances&nbsp;\u00bb, avec 22,9% des travailleurs de cette branche concern\u00e9s. Surprise par ce r\u00e9sultat, Isabelle B\u00e8s commente&nbsp;: \u00ab&nbsp;On pourrait penser que la sant\u00e9 ou l\u2019enseignement arriveraient en pole position, dans la mesure o\u00f9 de nombreuses \u00e9tudes mettent en \u00e9vidence l\u2019\u00e9puisement au sein de ces professions, mais non.&nbsp;\u00bb Un constat qui, selon elle, interroge donc la repr\u00e9sentativit\u00e9 de ces \u00e9tudes, g\u00e9n\u00e9ralement issues des secteurs concern\u00e9s. Le secteur \u00ab&nbsp;sant\u00e9, social, m\u00e9dico-social&nbsp;\u00bb arrive toutefois en seconde position avec 22,4% des professionnels de la branche touch\u00e9s par l\u2019\u00e9puisement \u00e9motionnel et le stress au travail, suivi des secteurs \u00ab&nbsp;agences de s\u00e9curit\u00e9 et autres activit\u00e9s de soutien aux entreprises&nbsp;\u00bb (22,3%), \u00ab transport, entreposage, poste \u00bb (22,1%) et \u00ab h\u00e9bergement et restauration \u00bb (20,8%). Irina Guseva Canu est quant \u00e0 elle satisfaite de voir les activit\u00e9s de transport figurer dans ces r\u00e9sultats. \u00ab&nbsp;On sait que les professionnels de ce secteur font partie des travailleurs essentiels et que, par ailleurs, en Suisse ils sont plus \u00e0 risque de suicide que d\u2019autres professions. Ce classement confirme donc qu\u2019il est temps d\u2019agir.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Agir oui, mais comment&nbsp;? Nos sp\u00e9cialistes de la question consid\u00e8rent que, de mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, les interventions organisationnelles dites participatives sont les plus efficaces. Il s\u2019agit d\u2019impliquer activement les employ\u00e9s dans les changements de l\u2019entreprise afin de leur montrer qu\u2019ils sont \u00e9cout\u00e9s et que leurs exp\u00e9riences sont prises en compte. Le rapport mentionne notamment l\u2019exemple d\u2019employ\u00e9s d\u2019un centre commercial ayant \u00e9t\u00e9 interrog\u00e9s afin d\u2019identifier les incidents g\u00e9n\u00e9rateurs de tension sur une p\u00e9riode de trois semaines. Irina Guseva Canu indique qu\u2019en Suisse les plus gros facteurs de stress au travail sont la pression du temps, les clients difficiles et les horaires de travail longs et irr\u00e9guliers. \u00ab&nbsp;C\u2019est l\u00e0-dessus que l\u2019action peut porter en priorit\u00e9 \u00bb, pr\u00e9cise-t-elle. Dans un pays o\u00f9 le client est roi et poss\u00e8de g\u00e9n\u00e9ralement de nombreuses exigences,&nbsp;les employ\u00e9s peuvent parfois se sentir d\u00e9munis. \u00ab&nbsp;L\u2019entreprise devrait \u00e9quiper ses employ\u00e9s pour savoir comment g\u00e9rer les difficult\u00e9s rencontr\u00e9es face aux clients&nbsp;\u00bb, consid\u00e8re Isabelle B\u00e8s.<\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p>\u00ab On \u00e9volue d\u00e9sormais dans une soci\u00e9t\u00e9 de services qui ne doit jamais s\u2019arr\u00eater. \u00bb<\/p>\n<cite>Irina Guseva Canu, professeure associ\u00e9e \u00e0 la Facult\u00e9 de biologie et de m\u00e9decine<\/cite><\/blockquote>\n\n\n\n<p>Le mieux reste cependant de combiner au sein d\u2019une intervention participative des mesures individuelles et organisationnelles, telles que la r\u00e9duction de la charge de travail, la r\u00e9vision des plannings et horaires g\u00e9n\u00e9raux, tout en agissant aussi sur l\u2019employ\u00e9 en tant que personne et non en tant que maillon de l\u2019entreprise. \u00ab&nbsp;Certaines proposent \u00e0 leurs collaborateurs de suivre des s\u00e9ances de m\u00e9ditation, de yoga ou encore de recevoir des massages&nbsp;\u00bb, d\u00e9taillent les sp\u00e9cialistes.<\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\"><strong>Un monde \u00e0 100 \u00e0 l\u2019heure<\/strong><\/h5>\n\n\n\n<p>Selon les&nbsp;<a href=\"https:\/\/promotionsante.ch\/sites\/default\/files\/2022-10\/Feuille_d_information_072_PSCH_2022-08_-_Job_Stress_Index_2022_0.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">r\u00e9sultats 2022 du Job Stress Index<\/a>&nbsp;de Promotion Sant\u00e9 Suisse, \u00ab&nbsp;la part de personnes actives se sentant \u00e9motionnellement \u00e9puis\u00e9es d\u00e9passe pour la premi\u00e8re fois depuis 2014 la barre des 30%, avec un taux de 30,3%.&nbsp;\u00bb Pour nos sp\u00e9cialistes, pas de doute, le Covid y est pour quelque chose, de m\u00eame que les changements qui \u00e9branlent le monde du travail depuis quelques ann\u00e9es. \u00ab&nbsp;On \u00e9volue d\u00e9sormais dans une soci\u00e9t\u00e9 de services qui ne doit jamais s\u2019arr\u00eater, explique Irina Guseva Canu. Aux \u00c9tats-Unis par exemple, certains commerces restent ouverts sept jours sur sept 24h\/24. Le dimanche n\u2019est m\u00eame plus consid\u00e9r\u00e9 comme un jour de pause.&nbsp;\u00bb Les nouvelles technologies ont \u00e9galement leur part de responsabilit\u00e9 dans cette augmentation. \u00ab&nbsp;D\u00e9sormais on doit savoir tout utiliser, quel que soit notre m\u00e9tier, et devenir de v\u00e9ritables ing\u00e9nieurs en informatique, ce qui g\u00e9n\u00e8re forc\u00e9ment une plus grande charge mentale, consid\u00e8re la professeure. Aujourd\u2019hui, les employ\u00e9s sont davantage connect\u00e9s et peuvent \u00eatre joignables constamment.&nbsp;\u00bb Pour les deux sp\u00e9cialistes du travail, aucun doute&nbsp;: \u00ab&nbsp;Nous ne sommes pas devenus plus fragiles, mais ces changements p\u00e9jorent gravement les conditions de travail et de vie plus g\u00e9n\u00e9ralement.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group has-light-background-background-color has-background\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<h5 class=\"wp-block-heading\"><strong>Un terme fourre-tout<\/strong><\/h5>\n\n\n\n<p>Aujourd\u2019hui, le terme \u00ab&nbsp;burn-out&nbsp;\u00bb est souvent utilis\u00e9 \u00e0 tort pour d\u00e9signer un \u00e9tat de fatigue nerveuse ou de ras-le-bol. \u00ab&nbsp;C\u2019est devenu un mot fourre-tout, qui labellise une sorte de stress ou de d\u00e9pression h\u00e9ro\u00efque survenue en raison du travail&nbsp;\u00bb, estime Irina Guseva Canu. Pourtant les sp\u00e9cialistes sont claires&nbsp;: m\u00eame si d\u2019autres facteurs, personnels ou familiaux, peuvent aussi intervenir dans son d\u00e9veloppement, par d\u00e9finition le burn-out reste un ph\u00e9nom\u00e8ne d\u2019origine professionnelle.&nbsp;\u00ab&nbsp;Il intervient lorsque la personne pr\u00eate ses services moyennant salaire, pr\u00e9cise Isabelle B\u00e8s.&nbsp;Souvent on parle du burn-out d\u2019\u00e9tudiant, poursuit-elle. Mais ce n\u2019est pas le terme ad\u00e9quat. La personne trouve forc\u00e9ment un sens \u00e0 ses \u00e9tudes puisqu\u2019elle les a choisies, or la perte de sens est un facteur cl\u00e9 dans la survenue du burn-out.&nbsp;\u00bb La sp\u00e9cialiste ne banalise cependant pas l\u2019\u00e9puisement \u00e9motionnel auquel peuvent se retrouver confront\u00e9s les \u00e9tudiants, mais \u00ab&nbsp;on ne peut simplement pas parler de burn-out&nbsp;\u00bb.<\/p>\n<\/div><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Quels sont les secteurs d\u2019activit\u00e9 les plus touch\u00e9s par le burn-out et que pourraient faire les entreprises en termes de pr\u00e9vention ? <\/p>\n","protected":false},"author":1002589,"featured_media":7882,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","_uag_custom_page_level_css":"","footnotes":""},"categories":[9,109,110],"tags":[158,314,211],"class_list":{"0":"post-7880","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-recherche","8":"category-sante","9":"category-societe","10":"tag-prevention","11":"tag-recherche","12":"tag-unisante"},"uagb_featured_image_src":{"full":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2023\/09\/irina_guseva_canu-isabelle_bes-9413.jpg",1200,700,false],"thumbnail":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2023\/09\/irina_guseva_canu-isabelle_bes-9413-150x150.jpg",150,150,true],"medium":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2023\/09\/irina_guseva_canu-isabelle_bes-9413-300x175.jpg",300,175,true],"medium_large":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2023\/09\/irina_guseva_canu-isabelle_bes-9413-768x448.jpg",580,338,true],"large":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2023\/09\/irina_guseva_canu-isabelle_bes-9413-1024x597.jpg",580,338,true],"1536x1536":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2023\/09\/irina_guseva_canu-isabelle_bes-9413.jpg",1200,700,false],"2048x2048":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2023\/09\/irina_guseva_canu-isabelle_bes-9413.jpg",1200,700,false],"post-thumbnail":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2023\/09\/irina_guseva_canu-isabelle_bes-9413.jpg",1200,700,false],"chaplin_preview_image_low_resolution":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2023\/09\/irina_guseva_canu-isabelle_bes-9413-540x315.jpg",540,315,true],"chaplin_preview_image_high_resolution":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2023\/09\/irina_guseva_canu-isabelle_bes-9413-1080x630.jpg",1080,630,true],"chaplin_fullscreen":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2023\/09\/irina_guseva_canu-isabelle_bes-9413.jpg",1200,700,false],"gform-image-choice-sm":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2023\/09\/irina_guseva_canu-isabelle_bes-9413.jpg",300,175,false],"gform-image-choice-md":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2023\/09\/irina_guseva_canu-isabelle_bes-9413.jpg",400,233,false],"gform-image-choice-lg":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2023\/09\/irina_guseva_canu-isabelle_bes-9413.jpg",600,350,false],"mailpoet_newsletter_max":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2023\/09\/irina_guseva_canu-isabelle_bes-9413.jpg",1200,700,false]},"uagb_author_info":{"display_name":"Ga\u00eblle Monayron","author_link":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/author\/gmonayro\/"},"uagb_comment_info":0,"uagb_excerpt":"Quels sont les secteurs d\u2019activit\u00e9 les plus touch\u00e9s par le burn-out et que pourraient faire les entreprises en termes de pr\u00e9vention ?","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7880","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1002589"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7880"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7880\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":9474,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7880\/revisions\/9474"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/media\/7882"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7880"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7880"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7880"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}