{"id":7791,"date":"2023-09-19T10:55:05","date_gmt":"2023-09-19T08:55:05","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/?p=7791"},"modified":"2024-04-15T15:17:54","modified_gmt":"2024-04-15T13:17:54","slug":"lart-comme-activisme-lactivisme-comme-art","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/lart-comme-activisme-lactivisme-comme-art\/","title":{"rendered":"L\u2019art comme activisme, l\u2019activisme comme art"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>C\u2019est un m\u00e9lange d\u2019art carnavalesque, graphique, visuel, musical, th\u00e9\u00e2tral, mural, num\u00e9rique et d\u2019activisme, une forme d\u2019expression artistique collective et politique. Petit tour en&nbsp;<a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/erc-artivism.ch\/\" target=\"_blank\">artivisme<\/a> avec Monika Salzbrunn, Raphaela von Weichs et Sara Wiederkehr.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>On ne dira pas que c\u2019est un sujet facile. D\u00e9j\u00e0, il faut se projeter dans le\u00a0Sud m\u00e9diterran\u00e9en (Nice, Marseille, G\u00eanes ou Viareggio), mais aussi \u00e0 Bruxelles ou \u00e0 Cologne, puis au Cameroun et en Californie. On va suivre la professeure <a href=\"https:\/\/www.unil.ch\/issr\/home\/menuinst\/chercheurseuses\/salzbrunn-monika.html\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Monika Salzbrunn, socio-anthropologue attach\u00e9e \u00e0 la Facult\u00e9 de th\u00e9ologie et de sciences des religions<\/a>. \u00c7a tombe bien, des exp\u00e9riences carnavalesques alternatives se pr\u00e9parent dans les ruines d\u2019un ancien couvent g\u00e9nois, \u00e9pousant les rituels catholiques et les anciens codes carnavalesques, pour \u00e0 la fois se situer historiquement et d\u00e9tourner ces expressions \u00ad\u2013 initialement associ\u00e9es \u00e0 un pouvoir politico-religieux \u2013 au profit d\u2019un discours f\u00e9ministe, populaire et politique d\u00e9non\u00e7ant la sp\u00e9culation actuelle, les privatisations hasardeuses et le surtourisme.<\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\"><strong>Au c\u0153ur d&rsquo;un r\u00e9seau alternatif<\/strong><\/h5>\n\n\n\n<p>La professeure Salzbrunn dirige depuis plusieurs ann\u00e9es un projet soutenu par le Conseil europ\u00e9en de la recherche (ERC) autour de l\u2019alliage renouvel\u00e9 entre l\u2019art et l\u2019activisme, autrement dit l\u2019artivisme. Elle a \u00e9cum\u00e9 les carnavals europ\u00e9ens officiels et alternatifs et rencontr\u00e9 quantit\u00e9 de militantes et militants lass\u00e9s par les expressions politiques traditionnelles. En Italie, par exemple, on peut citer Simona Ugolotti, qui d\u00e9tourne la messe pour honorer la m\u00e9moire des combattantes oubli\u00e9es de la R\u00e9sistance italienne durant la Seconde Guerre mondiale.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 la fin de cette&nbsp;<em>messa partigiana,<\/em>&nbsp;la distribution des hosties est remplac\u00e9e par l\u2019attribution \u00e0 chaque participant d\u2019un billet portant le nom d\u2019une de ces r\u00e9sistantes. Autre exemple lors de la f\u00eate de la Saint-Jean-Baptiste le 24 juin&nbsp;: la port\u00e9e en procession de grandes cartes du tarot, inspir\u00e9es du peintre g\u00e9nois Emanuele Luzzati, par des activistes soucieux d\u2019illustrer l\u2019opposition entre la globalisation heureuse et les portes qui se referment aujourd\u2019hui sur les migrants. L\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019espace public est aussi un enjeu pour ces habitantes et habitants dans une ville appauvrie, bien loin de son glorieux pass\u00e9\u2026<\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">S&rsquo;opposer \u00e0 l&rsquo;extr\u00eame-droite<\/h5>\n\n\n\n<p>L\u2019artivisme est donc une expression essentiellement non mus\u00e9ale et une manifestation de solidarit\u00e9 (notamment durant la p\u00e9riode Covid). Les r\u00e9f\u00e9rences sont plut\u00f4t contemporaines (ou issues du XX<sup>e<\/sup>&nbsp;si\u00e8cle) mais les personnes impliqu\u00e9es poss\u00e8dent rarement une formation artistique. Monika Salzbrunn \u00e9voque, pour simplifier, une \u00ab&nbsp;perspective par le bas&nbsp;\u00bb et la renaissance d\u2019un art carnavalesque \u00e0 port\u00e9e subversive dans tout l\u2019arc m\u00e9diterran\u00e9en (c\u00f4t\u00e9 europ\u00e9en), ainsi que dans le&nbsp;nord, par exemple \u00e0 Bruxelles et \u00e0 Cologne,&nbsp;o\u00f9 le carnaval alternatif est aussi une mani\u00e8re de s\u2019opposer \u00e0 l\u2019extr\u00eame-droite.<\/p>\n\n\n\n<p>La professeure entra\u00eene volontiers ses \u00e9tudiantes et \u00e9tudiants sur ces terrains \u2013 ainsi,&nbsp;<a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/erc-artivism.ch\/150-ans-du-carnaval-de-nice-retours-de-colloque-avec-prof-monika-salzbrunn-dr-federica-moretti-annie-sidro-et-prof-laurent-sebastien-fournie\/\" target=\"_blank\">Federica Moretti a r\u00e9alis\u00e9 sa th\u00e8se sur les carnavals et autres \u00e9v\u00e9nements festifs dans la r\u00e9gion de Nice<\/a>&nbsp;\u2013 non sans prendre quelques pr\u00e9cautions&nbsp;; en effet, ces expressions politico-artistiques, qui se veulent non violentes, peuvent se heurter \u00e0 une r\u00e9pression polici\u00e8re en certaines circonstances&nbsp;aggrav\u00e9es&nbsp;par exemple par la crise des&nbsp;gilets jaunes en France.<\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\"><strong>Des artistes menac\u00e9s<\/strong> au Cameroun<\/h5>\n\n\n\n<p>Au Cameroun, les limites \u00e0 ne pas d\u00e9passer paraissent plus \u00e9troites qu\u2019en Europe et plus myst\u00e9rieuses, un dessin \u00e0 premi\u00e8re vue anodin pouvant conduire son auteur en prison, alors m\u00eame que l\u2019intention d\u2019attaquer le pouvoir n\u2019y \u00e9tait pas forc\u00e9ment. \u00ab&nbsp;C\u2019est tr\u00e8s arbitraire&nbsp;\u00bb, relate Raphaela von Weichs, chercheuse senior sur ce projet ERC et sp\u00e9cialiste de la bande dessin\u00e9e. Le neuvi\u00e8me art reste, selon elle, gr\u00e2ce \u00e0 sa subtilit\u00e9 un moyen d\u2019expression plus ou moins tol\u00e9r\u00e9 par un gouvernement autoritaire, engag\u00e9 qui plus est dans une guerre avec des s\u00e9paratistes anglophones eux-m\u00eames violents. <\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab\u00a0La BD n\u2019est pas accept\u00e9e par la soci\u00e9t\u00e9 camerounaise, sinon comme un m\u00e9dia pour les enfants, mais on ne peut pas entraver un tel dynamisme qui se d\u00e9ploie avec le soutien de l\u2019Institut fran\u00e7ais, de l\u2019Institut Goethe ou encore des\u00a0ambassades suisse et belge, chacun poursuivant bien entendu ses propres int\u00e9r\u00eats en mati\u00e8re de politique culturelle\u00a0\u00bb, d\u00e9crit-elle. Un <a href=\"https:\/\/www.mboabd.org\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">festival se d\u00e9ploie d\u2019ailleurs \u00e0 Yaound\u00e9 et \u00e0 Douala<\/a>,\u00a0et l\u2019\u00e9dition 2023 se tiendra d\u00e8s le 22 novembre. Ces jeunes b\u00e9d\u00e9istes font preuve d\u2019une belle cr\u00e9ativit\u00e9 graphique et num\u00e9rique, quitte \u00e0 recourir \u00e0 des codes humoristiques subtils dans un pays o\u00f9 chaque r\u00e9alisation doit \u00eatre d\u00fbment d\u00e9clar\u00e9e et soumise \u00e0 autorisation. <\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">Un point de vue africain<\/h5>\n\n\n\n<p>La recherche montre bien qu\u2019il s\u2019agit pour eux d\u2019exprimer un point de vue africain (et non une vision occidentale en surplomb), de distraire leur public et de s\u2019amuser,&nbsp;mais aussi de gagner leur vie en s\u2019inscrivant dans une \u00ab&nbsp;industrie cr\u00e9atrice \u00e9mergente&nbsp;\u00bb, via la BD, les jeux vid\u00e9o, le graphisme, l\u2019\u00e9dition num\u00e9rique ou encore la mode. \u00ab&nbsp;Il y a beaucoup d\u2019artistes avec des formations universitaires en art, mais aussi des amateurs qui ont tout appris sur&nbsp;Internet et vendent maintenant leurs cr\u00e9ations et leurs comp\u00e9tences dans leur pays mais aussi \u00e0 l\u2019international&nbsp;\u00bb, r\u00e9sume la chercheuse, qui a cor\u00e9alis\u00e9 le film documentaire&nbsp;<em>Street<\/em> sur un d\u00e9fil\u00e9 de mode locale dans une rue renouvel\u00e9e par les artistes muralistes. \u00ab&nbsp;Il y a toute cette \u00e9nergie qui se d\u00e9gage, j\u2019ai l\u2019impression pour ma part qu\u2019ils sont tous jeunes&nbsp;\u00bb, sourit-elle.<\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\"><strong>L&rsquo;art mural en Californie<\/strong><\/h5>\n\n\n\n<p>Et maintenant&nbsp;: la Californie, o\u00f9 Sara Wiederkehr a contribu\u00e9 non seulement \u00e0 cette vaste recherche anthropologique mais encore \u00e0 la r\u00e9alisation d\u2019une peinture murale dans la chaleur du d\u00e9sert \u00e0 Pacoima, un quartier de Los Angeles. \u00ab&nbsp;L\u2019art mural est n\u00e9 au Mexique autour de Diego Rivera et de Frida Kahlo&nbsp;\u00bb, rappelle Monika Salzbrunn. Les femmes am\u00e9ricaines d\u2019origine mexicaine \u00e9tablies en Californie se sont saisies de cet h\u00e9ritage pour en faire un outil d\u2019\u00e9mancipation, de r\u00e9appropriation historique et de lutte contre les in\u00e9galit\u00e9s, voire de r\u00e9conciliation de diff\u00e9rents peuples en lutte, comme Judy Baca, qui a ainsi donn\u00e9 du travail et occup\u00e9 toute une jeunesse rel\u00e9gu\u00e9e \u00e0 la p\u00e9riph\u00e9rie.<\/p>\n\n\n\n<p> D\u00e9but\u00e9e au milieu des ann\u00e9es 1970, la r\u00e9alisation de son&nbsp;<em>Great Wall of Los Angeles<\/em>&nbsp;se poursuit aujourd\u2019hui pour int\u00e9grer d\u2019autres jeunes et d\u2019autres histoires. Sara Wiederkehr a ainsi travaill\u00e9 avec Kristy Sandoval, une c\u00e9l\u00e8bre muraliste&nbsp;xicana. Il y a selon elle de nombreux artistes dans cette r\u00e9gion, soucieux de faire de Pacoima un centre d\u2019art mural aussi fameux que Boyle Heights, un autre quartier latino de L.A. qui fut pionnier dans le&nbsp;<em>street art<\/em>. <\/p>\n\n\n\n<p>Pour les non-connaisseurs, cet art urbain semble \u00eatre par son essence m\u00eame \u2013 r\u00e9active, insaisissable et pas d\u2019embl\u00e9e dans la recherche esth\u00e9tique \u2013 un geste collectif tourn\u00e9 vers des objectifs sociaux, mais quelques noms peuvent \u00e9merger, qui finissent par se frayer un chemin paradoxal dans une galerie ou un \u00e9v\u00e9nement prestigieux comme la Miami Art Fair, ou encore par d\u00e9crocher un financement de la ville. On pense aussi \u00e0 un Jean-Michel Basquiat, devenu \u00e0 juste titre une valeur s\u00fbre dans le march\u00e9 de l\u2019art. Pour Monika Salzbrunn et ses coll\u00e8gues cette ran\u00e7on du succ\u00e8s, en quelque sorte, se paie parfois d\u2019une d\u00e9perdition de ce fragile alliage entre l\u2019art et l\u2019activisme.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group has-light-background-background-color has-background\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<h5 class=\"wp-block-heading\">Question(s) de m\u00e9thode<\/h5>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-uagb-image uagb-block-ed295792 wp-block-uagb-image--layout-default wp-block-uagb-image--effect-static wp-block-uagb-image--align-none\"><figure class=\"wp-block-uagb-image__figure\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2023\/09\/monika_salzbrunn_artivism-0808-1024x597.jpg\" alt=\"\" class=\"uag-image-7896\" width=\"628\" height=\"345\" title=\"\" loading=\"lazy\" \/><figcaption class=\"uagb-image-caption\">Photo F\u00e9lix Imhof \u00a9 UNIL<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<div style=\"height:10px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<p>Mettre la main \u00e0 la p\u00e2te, utiliser soi-m\u00eame la peinture, le dessin, la photo, comme Sara Wiederkehr en Californie ou Raphaela von Weichs au Cameroun, permet de mieux comprendre son terrain et de le faire conna\u00eetre, quitte \u00e0 le prendre avec soi pour le ramener un jour \u00e0 Lausanne, le faire circuler dans un \u00e9v\u00e9nement public \u00e0 la<a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/erc-artivism-conference\/en\/\" target=\"_blank\"> Maison de&nbsp;quartier&nbsp;sous-gare et \u00e0 la Ferme des Tilleuls de Renens<\/a>&nbsp;(avril 2022) en pr\u00e9sence de certains interlocuteurs privil\u00e9gi\u00e9s, dans l\u2019id\u00e9e de briser les fronti\u00e8res entre les mondes scientifique, militant et artistique. Il s\u2019agit de repousser ce que Monika Salzbrunn appelle \u00ab&nbsp;la tentation h\u00e9g\u00e9monique du chercheur&nbsp;\u00bb. Cette \u00ab&nbsp;immersion multisensorielle&nbsp;\u00bb fait donc partie du travail scientifique, de m\u00eame que le fait de visionner avec les personnes concern\u00e9es les premiers montages des films documentaires qu\u2019elle r\u00e9alise avec ses collaboratrices, et d\u2019\u00e9changer en int\u00e9grant les remarques formul\u00e9es,&nbsp;<a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/rfmv.u-bordeaux-montaigne.fr\/numeros\/4\/articles\/05-la-camera-comme-forme-dempowerment-dans-la-mise-en-scene-de-soi\/\" target=\"_blank\">dans un effort de \u00ab&nbsp;coconstruction&nbsp;\u00bb<\/a>. La restitution du travail dans le respect des interlocuteurs et via des supports divers \u2013 pas uniquement des textes acad\u00e9miques \u2013 devient ainsi aussi importante que le travail lui-m\u00eame.&nbsp;Le long-m\u00e9trage<a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/erc-artivism.ch\/creer-resister-exister-official-trailer\/\" target=\"_blank\">&nbsp;<em>Cr\u00e9er, r\u00e9sister, exister<\/em>&nbsp;<\/a>et&nbsp;le court-m\u00e9trage<a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/erc-artivism.ch\/first-erc-artivism-shortfilm-defile-maddalena-la-superba-a-genes\/\" target=\"_blank\">&nbsp;<em>D\u00e9fil\u00e9 Maddalena la Superba<\/em><\/a> en sont la preuve. \u00ab&nbsp;Notre r\u00f4le n\u2019est pas non plus d\u2019id\u00e9aliser ces mouvements&nbsp;\u00bb, pr\u00e9cise Raphaela von Weichs, en guise de conclusion toujours temporaire.<\/p>\n<\/div><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Une plong\u00e9e haute en couleurs dans l&rsquo;ARTIVISME en Europe, au Cameroun et en Californie.<\/p>\n","protected":false},"author":1002082,"featured_media":7773,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","_uag_custom_page_level_css":"","footnotes":""},"categories":[101,113,9,110],"tags":[],"class_list":{"0":"post-7791","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-culture","8":"category-enseignement","9":"category-recherche","10":"category-societe"},"uagb_featured_image_src":{"full":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2023\/09\/monika_salzbrunn-8621.jpg",1200,700,false],"thumbnail":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2023\/09\/monika_salzbrunn-8621-150x150.jpg",150,150,true],"medium":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2023\/09\/monika_salzbrunn-8621-300x175.jpg",300,175,true],"medium_large":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2023\/09\/monika_salzbrunn-8621-768x448.jpg",580,338,true],"large":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2023\/09\/monika_salzbrunn-8621-1024x597.jpg",580,338,true],"1536x1536":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2023\/09\/monika_salzbrunn-8621.jpg",1200,700,false],"2048x2048":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2023\/09\/monika_salzbrunn-8621.jpg",1200,700,false],"post-thumbnail":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2023\/09\/monika_salzbrunn-8621.jpg",1200,700,false],"chaplin_preview_image_low_resolution":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2023\/09\/monika_salzbrunn-8621-540x315.jpg",540,315,true],"chaplin_preview_image_high_resolution":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2023\/09\/monika_salzbrunn-8621-1080x630.jpg",1080,630,true],"chaplin_fullscreen":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2023\/09\/monika_salzbrunn-8621.jpg",1200,700,false],"gform-image-choice-sm":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2023\/09\/monika_salzbrunn-8621.jpg",300,175,false],"gform-image-choice-md":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2023\/09\/monika_salzbrunn-8621.jpg",400,233,false],"gform-image-choice-lg":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2023\/09\/monika_salzbrunn-8621.jpg",600,350,false],"mailpoet_newsletter_max":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2023\/09\/monika_salzbrunn-8621.jpg",1200,700,false]},"uagb_author_info":{"display_name":"Nadine Richon Salzmann","author_link":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/author\/nrichon\/"},"uagb_comment_info":0,"uagb_excerpt":"Une plong\u00e9e haute en couleurs dans l'ARTIVISME en Europe, au Cameroun et en Californie.","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7791","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1002082"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7791"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7791\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":9501,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7791\/revisions\/9501"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/media\/7773"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7791"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7791"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7791"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}