{"id":6908,"date":"2023-05-22T11:11:34","date_gmt":"2023-05-22T09:11:34","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/?p=6908"},"modified":"2024-04-15T15:18:05","modified_gmt":"2024-04-15T13:18:05","slug":"nos-aines-aussi-victimes-dagressions","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/nos-aines-aussi-victimes-dagressions\/","title":{"rendered":"Nos a\u00een\u00e9s, aussi victimes d\u2019agressions"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Certaines r\u00e9alit\u00e9s n\u2019ont pas d\u2019\u00e2ge. Les violences communautaires envers les personnes \u00e2g\u00e9es sont peu document\u00e9es, mais existent bel et bien. La docteure Monika Rybisar Van Dyke s\u2019est pench\u00e9e sur le sujet dans le cadre d\u2019un travail de recherche au sein de la Facult\u00e9 de biologie et de m\u00e9decine de l\u2019UNIL.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Ce jour-l\u00e0, un calme certain r\u00e9gnait dans le parc. La journ\u00e9e \u00e9tait belle, l\u2019air doux. Les quelques bribes de conversations qui s\u2019\u00e9levaient de l\u2019aire de jeux, pr\u00e8s de laquelle tra\u00eenait un petit groupe de jeunes hommes, parvenaient \u00e0 peine \u00e0 couvrir le chant des oiseaux. En arrivant \u00e0 leur hauteur, une femme \u00e2g\u00e9e qui se promenait par l\u00e0 remarque les d\u00e9chets qui les entourent. \u00ab&nbsp;Alors \u00e7a, c\u2019est vraiment trop&nbsp;!&nbsp;\u00bb les r\u00e9primande-t-elle, en faisant mine de prendre une photo avec son t\u00e9l\u00e9phone. En r\u00e9ponse, l\u2019un d\u2019eux s\u2019exclame&nbsp;: \u00ab&nbsp;On ne va pas lui faire du mal. On pourrait. Mais on ne le fera pas.&nbsp;\u00bb Les jeunes hommes exigent en revanche que la photo soit effac\u00e9e sur-le-champ. Ce que leur a\u00een\u00e9e refuse. Puis\u2026 c\u2019est le trou noir. La pauvre femme se r\u00e9veille quelques heures plus tard dans le Service de neurochirurgie du CHUV avec une plaie, un h\u00e9matome et plusieurs dermabrasions au visage.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p>\u00ab Ce qui me touche le plus, c\u2019est de voir des personnes \u00e2g\u00e9es devenir victimes de violence parce qu\u2019elles ont fait la morale \u00e0 quelqu\u2019un.&nbsp;\u00bb<\/p>\n<cite>Monika Rybisar Van Dyke, sp\u00e9cialiste de la personne \u00e2g\u00e9e<\/cite><\/blockquote>\n\n\n\n<p>Cette triste histoire a \u00e9t\u00e9 v\u00e9cue par une des patientes de la docteure Monika Rybisar Van Dyke, m\u00e9decin cadre agr\u00e9\u00e9e \u00e0 l\u2019Unit\u00e9 de m\u00e9decine des violences (UMV) et au Service universitaire de psychiatrie de l\u2019\u00e2ge avanc\u00e9 (SUPAA) du CHUV. Et malheureusement, ce n\u2019est pas un cas isol\u00e9. Sur l\u2019ensemble des a\u00een\u00e9s ayant consult\u00e9 l\u2019UMV du CHUV entre 2006 et 2016, 64% \u00e9taient des victimes de violences communautaires. Selon&nbsp;<a href=\"https:\/\/apps.who.int\/iris\/bitstream\/handle\/10665\/42545\/9242545619_fre.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">le rapport mondial sur la violence et la sant\u00e9 (2002)<\/a>, il s\u2019agit d\u2019un type de violence qui survient g\u00e9n\u00e9ralement \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur du foyer et qui a lieu \u00ab&nbsp;entre des personnes qui ne sont pas apparent\u00e9es et qui peuvent ne pas se conna\u00eetre&nbsp;\u00bb. Malheureusement, le sujet des violences communautaires envers les personnes \u00e2g\u00e9es est peu document\u00e9, surtout dans la litt\u00e9rature scientifique. La psychiatre sp\u00e9cialiste de la personne \u00e2g\u00e9e a donc entrepris&nbsp;<a href=\"https:\/\/www.sciencedirect.com\/science\/article\/pii\/S1878652922000888\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">un travail de recherche<\/a>&nbsp;sur le sujet, au sein de la Facult\u00e9 de biologie et de m\u00e9decine de l\u2019UNIL, qui a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 en janvier.<\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\"><strong>\u00ab&nbsp;La buanderie, c\u2019est un sacr\u00e9 endroit&nbsp;\u00bb<\/strong><\/h5>\n\n\n\n<p>Soixante pour cent du temps, la personne \u00e2g\u00e9e victime de violence communautaire ne conna\u00eet pas son agresseur. Et comme le montre l\u2019exemple cit\u00e9 pr\u00e9c\u00e9demment, \u00ab&nbsp;sermonner&nbsp;\u00bb peut rapidement devenir un \u00e9l\u00e9ment d\u00e9clencheur (dans pr\u00e8s d\u2019un quart des cas). \u00ab&nbsp;Ce qui me touche le plus, c\u2019est de voir des personnes \u00e2g\u00e9es devenir victimes de violence parce qu\u2019elles ont fait la morale \u00e0 quelqu\u2019un, alors que pour elles c\u2019\u00e9tait une mani\u00e8re d\u2019aider la soci\u00e9t\u00e9 et de se sentir encore un peu utiles&nbsp;\u00bb, confie la sp\u00e9cialiste, qui estime d\u2019ailleurs que nos a\u00een\u00e9s ne sont pas suffisamment int\u00e9gr\u00e9s \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 actuelle. \u00ab&nbsp;C\u2019est triste, mais je trouve qu\u2019ils sont un peu mis au ban.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019auteur est connu de la victime dans 40% des cas. Il peut s\u2019agir par exemple d\u2019une connaissance, d\u2019un ancien ami ou m\u00eame, le plus souvent, d\u2019un voisin. \u00ab&nbsp;La buanderie, c\u2019est un sacr\u00e9 endroit, soupire tristement la m\u00e9decin. Dans ma pratique courante, je rencontre r\u00e9guli\u00e8rement des a\u00een\u00e9s qui ont affaire \u00e0 un voisin violent, alors qu\u2019ils sont en train de faire leur lessive.&nbsp;\u00bb&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\"><strong>L\u2019importance de se faire aider<\/strong><\/h5>\n\n\n\n<p>Le constat est surprenant.&nbsp;Alors qu\u2019en 2016, 18,1% de la population suisse est consid\u00e9r\u00e9e comme \u00e2g\u00e9e, la m\u00e9decin sp\u00e9cialiste remarque que sur la p\u00e9riode \u00e9tudi\u00e9e, soit de 2006 \u00e0 2016, seules 2,5% des consultations r\u00e9alis\u00e9es par l\u2019UMV concernent des personnes \u00e2g\u00e9es. \u00ab&nbsp;Pourtant on sait que nos a\u00een\u00e9s ne sont pas sp\u00e9cialement bien prot\u00e9g\u00e9s et qu\u2019il y a des besoins \u00e0 ce niveau-l\u00e0&nbsp;\u00bb, explique Monika Rybisar Van Dyke. Alors que se passe-t-il&nbsp;? Pourquoi ne viennent-ils pas consulter&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Certains pourraient se dire&nbsp;: \u00ab&nbsp;Tant mieux si les victimes l\u00e9g\u00e8res restent \u00e0 la maison&nbsp;!&nbsp;\u00bb Surtout si elles ne souffrent \u00ab&nbsp;que&nbsp;\u00bb de l\u00e9sions ou d\u2019abrasions et non de fractures. Une bonne cr\u00e8me et le probl\u00e8me est r\u00e9gl\u00e9&nbsp;? Eh bien non. La sp\u00e9cialiste pr\u00e9vient qu\u2019il ne faut pas banaliser&nbsp;: \u00ab&nbsp;Dans pr\u00e8s de 72% des cas, il y a des impacts psychiques avec de possibles r\u00e9percussions sur le plan cognitif, par exemple au niveau de la m\u00e9moire \u00e0 court terme, qui ont peu de chances de s\u2019am\u00e9liorer sans traitement. Certains impacts psychologiques sont d\u2019ailleurs toujours pr\u00e9sents trois mois apr\u00e8s l\u2019agression lorsqu\u2019ils ne sont pas trait\u00e9s (27% des cas). De plus, la litt\u00e9rature montre clairement qu\u2019il y a un risque d\u2019\u00eatre \u00e0 nouveau victime.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\"><strong>\u00ab&nbsp;S\u2019ils ont peur de consulter, il y a des raisons&nbsp;\u00bb<\/strong><\/h5>\n\n\n\n<p>Monika Rybisar Van Dyke suppose qu\u2019une des raisons majeures vient de la peur. \u00ab&nbsp;En g\u00e9n\u00e9ral, ce que les personnes \u00e2g\u00e9es d\u00e9sirent par-dessus tout, c\u2019est de pouvoir rester \u00e0 domicile le plus longtemps possible et de conserver leur autonomie. Elles savent qu\u2019en demandant de l\u2019aide elles prennent le risque de se retrouver face \u00e0 une structure tr\u00e8s, voire trop, protectrice, qui pourrait leur imposer une mise en EMS ou d\u2019autres mesures de protection qui pourraient restreindre leur libert\u00e9. \u00bb En \u00e9voquant ce point, la sp\u00e9cialiste peine \u00e0 dissimuler sa frustration : \u00ab&nbsp;J\u2019aimerais tellement que les personnes \u00e2g\u00e9es se sentent en confiance d\u2019aller consulter&nbsp;! C\u2019est attristant de voir que ce n\u2019est pas le cas, avec les risques qui en d\u00e9coulent pour leur sant\u00e9.&nbsp;\u00bb&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Il faut qu\u2019on agisse sur cette crainte, encourage celle qui c\u00f4toie dans sa pratique, depuis plus de 20 ans, les personnes \u00e2g\u00e9es. Car si les a\u00een\u00e9s ont peur de venir consulter, c\u2019est qu\u2019on leur en donne des raisons.&nbsp;\u00bb Pour la sp\u00e9cialiste, davantage de formation pour les professionnels sur les limites entre \u00ab&nbsp;le moment o\u00f9 il faut agir&nbsp;\u00bb et \u00ab&nbsp;les cas o\u00f9 il faut laisser couler&nbsp;\u00bb permettrait de clarifier ces questions. En Suisse, le r\u00e9seau de soins est vaste. \u00ab&nbsp;On a de la chance. Mais il faut que l\u2019ensemble de ce r\u00e9seau soit form\u00e9 et \u00e0 l\u2019aise sur ces questions, afin de permettre aux personnes \u00e2g\u00e9es de venir consulter en \u00e9tant rassur\u00e9es et en sachant que dans la grande majorit\u00e9 des cas elles seront inform\u00e9es de ce qui peut \u00eatre fait en termes d\u2019aide et d\u2019accompagnement, mais que le choix leur appartient. \u00bb<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group has-light-background-background-color has-background\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<h5 class=\"wp-block-heading\"><strong>Campagne de pr\u00e9vention<\/strong><\/h5>\n\n\n\n<p>D\u2019apr\u00e8s&nbsp;<a href=\"https:\/\/www.skppsc.ch\/fr\/sujets\/violence\/personnes-agees\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">la Pr\u00e9vention suisse de la criminalit\u00e9<\/a>, plus de 300\u2019000 personnes \u00e2g\u00e9es sont victimes de violences, tous types compris, chaque ann\u00e9e en Suisse. Outre la peur des cons\u00e9quences, l\u2019organisme met \u00e9galement en avant le fait que les victimes peuvent se retenir de demander de l\u2019aide \u00e0 cause de leur appartenance \u00e0 une g\u00e9n\u00e9ration qui estime \u00ab&nbsp;que les probl\u00e8mes doivent \u00eatre r\u00e9solus au sein de la famille&nbsp;\u00bb. De fin mars \u00e0 fin mai, la Pr\u00e9vention suisse de la criminalit\u00e9, le Centre national de comp\u00e9tence Vieillesse sans violence et l\u2019Aide aux victimes en Suisse ont donc lanc\u00e9 la campagne de sensibilisation \u00ab&nbsp;Violence envers les personnes \u00e2g\u00e9es&nbsp;\u00bb, afin d\u2019encourager les personnes concern\u00e9es \u00e0 oser solliciter de l\u2019aide.<\/p>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group has-light-background-background-color has-background\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<h5 class=\"wp-block-heading\"><strong>Une formation pour les professionnels<\/strong><\/h5>\n\n\n\n<p>En partenariat avec l\u2019Institut et haute \u00e9cole de la sant\u00e9 La Source, l\u2019Unit\u00e9 de m\u00e9decine des violences du CHUV proposera, entre septembre et d\u00e9cembre 2023, une formation sur sept jours, intitul\u00e9e \u00ab&nbsp;Maltraitance envers les personnes \u00e2g\u00e9es&nbsp;\u00bb, qui s\u2019adresse aux professionnels de la sant\u00e9, du social et du judiciaire. Le d\u00e9lai d\u2019inscription est fix\u00e9 au 21 ao\u00fbt 2023.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Retrouvez toutes les informations directement sur&nbsp;<a href=\"https:\/\/www.ecolelasource.ch\/module-maltraitance-envers-la-personne-agee\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">le site de La Source<\/a>.<\/p>\n<\/div><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Certaines r\u00e9alit\u00e9s n\u2019ont pas d\u2019\u00e2ge. Les violences communautaires envers les personnes \u00e2g\u00e9es sont peu document\u00e9es, mais existent bel et bien. <\/p>\n","protected":false},"author":1002589,"featured_media":7057,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","_uag_custom_page_level_css":"","footnotes":""},"categories":[128,9,109,110],"tags":[195,194,314,276],"class_list":{"0":"post-6908","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-criminologie","8":"category-recherche","9":"category-sante","10":"category-societe","11":"tag-medecine","12":"tag-psychiatrie","13":"tag-recherche","14":"tag-seniors"},"uagb_featured_image_src":{"full":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2023\/05\/MRVD-WP.jpg",912,532,false],"thumbnail":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2023\/05\/MRVD-WP-150x150.jpg",150,150,true],"medium":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2023\/05\/MRVD-WP-300x175.jpg",300,175,true],"medium_large":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2023\/05\/MRVD-WP-768x448.jpg",580,338,true],"large":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2023\/05\/MRVD-WP.jpg",580,338,false],"1536x1536":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2023\/05\/MRVD-WP.jpg",912,532,false],"2048x2048":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2023\/05\/MRVD-WP.jpg",912,532,false],"post-thumbnail":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2023\/05\/MRVD-WP.jpg",912,532,false],"chaplin_preview_image_low_resolution":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2023\/05\/MRVD-WP-540x315.jpg",540,315,true],"chaplin_preview_image_high_resolution":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2023\/05\/MRVD-WP.jpg",912,532,false],"chaplin_fullscreen":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2023\/05\/MRVD-WP.jpg",912,532,false],"gform-image-choice-sm":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2023\/05\/MRVD-WP.jpg",300,175,false],"gform-image-choice-md":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2023\/05\/MRVD-WP.jpg",400,233,false],"gform-image-choice-lg":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2023\/05\/MRVD-WP.jpg",600,350,false],"mailpoet_newsletter_max":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2023\/05\/MRVD-WP.jpg",912,532,false]},"uagb_author_info":{"display_name":"Ga\u00eblle Monayron","author_link":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/author\/gmonayro\/"},"uagb_comment_info":0,"uagb_excerpt":"Certaines r\u00e9alit\u00e9s n\u2019ont pas d\u2019\u00e2ge. Les violences communautaires envers les personnes \u00e2g\u00e9es sont peu document\u00e9es, mais existent bel et bien.","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6908","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1002589"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6908"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6908\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":9561,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6908\/revisions\/9561"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/media\/7057"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6908"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6908"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6908"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}