{"id":6531,"date":"2023-03-21T14:38:45","date_gmt":"2023-03-21T13:38:45","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/?p=6531"},"modified":"2024-04-15T15:18:12","modified_gmt":"2024-04-15T13:18:12","slug":"lavalanche-de-publications-menace-t-elle-la-pertinence-des-connaissances","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/lavalanche-de-publications-menace-t-elle-la-pertinence-des-connaissances\/","title":{"rendered":"L&rsquo;avalanche de publications menace-t-elle la pertinence des connaissances\u00a0?"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Dans son dernier article, l\u2019experte en science forensique C\u00e9line Weyermann remet en question la quantit\u00e9 de publications et son effet sur la qualit\u00e9 de l&rsquo;information. Elle aborde sp\u00e9cialisation, syst\u00e8me d\u2019\u00e9dition scientifique et appelle \u00e0 une red\u00e9finition des fondamentaux.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Tout d\u00e9bute en Australie en 2020 lorsque la professeure C\u00e9line Weyermann est en cong\u00e9 scientifique. Cette pause lui permet de prendre du recul sur la science forensique, son domaine de recherche et d\u2019enseignement. \u00ab\u00a0Lorsqu\u2019on a le nez plong\u00e9 dans ses recherches, ce n\u2019est pas facile de prendre du recul et se poser les bonnes questions\u00a0\u00bb, annonce-t-elle. Elle discute longuement avec d\u2019autres sp\u00e9cialistes du domaine, dont le professeur Claude Roux, directeur du centre de science forensique \u00e0 la University of Technology Sydney (UTS). Le constat est certain\u00a0: il faut red\u00e9finir les fondements de la discipline. Cette ann\u00e9e, elle copublie dans la revue <em>Forensic Science International <\/em>un article issu de ces r\u00e9flexions et qui vise \u00e0 faire trembler les murs.<\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\"><strong>Trop de publications tuent la publication\u00a0?<\/strong><\/h5>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignright size-large is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2023\/03\/figureFR-1024x806.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-6559\" width=\"330\" height=\"260\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2023\/03\/figureFR-1024x806.png 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2023\/03\/figureFR-300x236.png 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2023\/03\/figureFR-768x605.png 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2023\/03\/figureFR-540x425.png 540w, https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2023\/03\/figureFR-1080x850.png 1080w, https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2023\/03\/figureFR.png 1148w\" sizes=\"auto, (max-width: 330px) 100vw, 330px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Le nombre de publications en sciences forensiques augmente de mani\u00e8re exponentielle. \u00a9 Weyermann et al., 2023<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Elle part d\u2019abord du constat que le nombre de publications augmente de fa\u00e7on exponentielle dans le domaine. En 2019, un rapport aux \u00c9tats-Unis appelle \u00e0 augmenter la recherche en science forensique. Chose r\u00e9ussie, semble-t-il, \u00e9tant donn\u00e9 le nombre de nouveaux articles qui bat chaque ann\u00e9e le record de l\u2019ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente. Si \u00e0 premi\u00e8re vue on pourrait s\u2019en r\u00e9jouir, C\u00e9line Weyermann met en garde\u00a0: \u00ab\u00a0On a l&rsquo;impression qu&rsquo;on est en train de noyer l&rsquo;information pertinente dans une quantit\u00e9 d&rsquo;information qui est relativement peu fiable et peu utile dans son ensemble.\u00a0\u00bb Un tri qui peut s\u2019av\u00e9rer difficile, surtout pour des jeunes chercheurs ou chercheuses qui se lancent dans une recherche bibliographique et n\u2019ont pas le recul n\u00e9cessaire pour s\u00e9lectionner les articles pertinents.<\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\"><strong>\u00ab\u00a0On a de la peine \u00e0 se retrouver au milieu de tout \u00e7a\u00a0\u00bb<\/strong><\/h5>\n\n\n\n<p>Cette quantit\u00e9 de publications est soutenue par une diversit\u00e9 d\u2019expertises tr\u00e8s sp\u00e9cialis\u00e9es qui n\u2019aide pas le domaine, explique la chercheuse. Elle a ainsi \u00e9valu\u00e9 que moins de la moiti\u00e9 des articles apparaissent dans des revues de science forensique. Tout le reste est dispers\u00e9 dans diff\u00e9rentes branches, telles que la chimie, la physique ou l\u2019informatique. Une tendance qui refl\u00e8te aussi les parcours\u00a0: \u00ab\u00a0Il y a des chimistes et physiciens, mais aussi des math\u00e9maticiens, des informaticiens, des biologistes et des experts en sciences humaines. Certains travaillent dans le priv\u00e9, d&rsquo;autres dans le public\u2026 On a parfois de la peine \u00e0 se retrouver au milieu de tout \u00e7a.\u00a0\u00bb La sp\u00e9cialisation en soi ne posant pas de probl\u00e8me, c\u2019est le manque de liens qui peut porter pr\u00e9judice \u00e0 la branche, selon elle. Les traces n\u2019\u00e9tant en effet jamais uniquement chimiques ou biologiques, il est n\u00e9cessaire de les comprendre dans leur ensemble. \u00ab\u00a0C\u2019est mieux d\u2019avoir une connaissance de base suffisamment solide en science forensique et \u00e9ventuellement de se sp\u00e9cialiser par la suite ou de collaborer avec des sp\u00e9cialistes\u00a0\u00bb, pr\u00e9cise-t-elle.<\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\"><strong>La carri\u00e8re scientifique serait trop quantifi\u00e9e<\/strong><\/h5>\n\n\n\n<p>La fuite du nombre de publications \u00ab&nbsp;forensiques&nbsp;\u00bb dans des revues de chimie ou de physique s\u2019explique en partie par le syst\u00e8me acad\u00e9mique, qui se base sur des m\u00e9triques tels que le nombre de citations ou m\u00eame parfois le nombre de tweets. Un de ces crit\u00e8res quantitatifs permettant de renforcer sa carri\u00e8re est le <em>facteur d\u2019impact,<\/em> un chiffre qualifiant l\u2019importance d\u2019un journal. Il se r\u00e9v\u00e8le \u00eatre souvent moins \u00e9lev\u00e9 dans des revues sp\u00e9cialis\u00e9es de sciences criminelles qu\u2019en chimie par exemple, ce qui explique la volont\u00e9 de publier dans ces derniers. R\u00e9sultat, les publications sont plus nombreuses et plus disparates, au d\u00e9triment de la qualit\u00e9 et de la pertinence. \u00ab&nbsp;La tendance \u00e0 retomber dans les chiffres pour \u00e9valuer la recherche est fr\u00e9quente car plus facile \u00e0 mettre en \u0153uvre qu\u2019une approche qualitative&nbsp;\u00bb, continue la chercheuse.<\/p>\n\n\n\n<p>Elle se dit chanceuse \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Lausanne, qui \u00ab\u00a0ne met pas ma position en p\u00e9ril si quelques articles en moins sont publi\u00e9s par ann\u00e9e\u00a0\u00bb. Mais avec cela vient une responsabilit\u00e9, explique-t-elle\u00a0: \u00ab\u00a0C&rsquo;est notre r\u00f4le en tant que leaders de d\u00e9noncer ces probl\u00e8mes. Les jeunes doivent encore faire leurs preuves dans le milieu, mais je pense que celles et ceux qui b\u00e9n\u00e9ficient d\u2019une stabilit\u00e9 d\u2019emploi et de cr\u00e9dibilit\u00e9 peuvent s&rsquo;engager pour dire que c&rsquo;est peut-\u00eatre moins important d&rsquo;avoir 20 publications que d&rsquo;en avoir cinq de tr\u00e8s bonne qualit\u00e9.\u00a0\u00bb<\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\"><strong>Un \u00e9cart avec la r\u00e9alit\u00e9 qui ne sert pas la recherche<\/strong><\/h5>\n\n\n\n<p>Le danger des parutions dans des revues sp\u00e9cialis\u00e9es en chimie ou en physique est qu\u2019elles peuvent \u00eatre d\u00e9connect\u00e9es de la science forensique, qui reste une branche impr\u00e9gn\u00e9e de la pratique. Trop souvent, des avanc\u00e9es techniques ou m\u00e9thodologiques sont publi\u00e9es mais, dans la r\u00e9alit\u00e9, les laboratoires ne peuvent pas les int\u00e9grer dans leur quotidien par manque de temps, de moyens ou tout simplement de plus-value. Par exemple, les articles parlant des r\u00e9sidus de tirs, l\u2019un des domaines d\u2019expertise de C\u00e9line Weyermann, sont largement m\u00e9thodologiques, seuls environ 22% concernant les fondamentaux. \u00ab\u00a0Il est n\u00e9cessaire d\u2019entretenir de bonnes relations avec la pratique pour d\u00e9velopper une recherche utile\u00a0\u00bb, sugg\u00e8re-t-elle.<\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\"><strong>Retour aux bases<\/strong><\/h5>\n\n\n\n<p>Ce sont ces fondamentaux qu\u2019il est n\u00e9cessaire de red\u00e9finir, justement. Et pour cela, la chercheuse pr\u00e9conise d\u2019utiliser l\u2019information de mani\u00e8re plus g\u00e9n\u00e9rale et collaborative&nbsp;: \u00ab&nbsp;Il ne faut pas seulement travailler au cas par cas. Il faut utiliser les connaissances qu&rsquo;on accumule, prendre du recul et avoir une gestion plus scientifique des probl\u00e8mes en lien avec la criminalit\u00e9. Cela n\u00e9cessite de prioriser les cas les plus importants, faire des liens entre eux et rassembler les ressources.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Retour en Australie pour cela. \u00c0 l\u2019Universit\u00e9 de Sydney, un autre article a germ\u00e9 \u00e0 la suite de discussions florissantes d\u2019autres scientifiques forensiques. Seize sp\u00e9cialistes de pays vari\u00e9s ont mis en commun leurs r\u00e9flexions pour tenter de red\u00e9finir les bases du domaine dans la forme de concepts fondamentaux aussi concis et compr\u00e9hensibles que possible. Le tout a \u00e9t\u00e9 d\u00e9clin\u00e9 en sept principes qui forment <a href=\"https:\/\/www.sciencedirect.com\/science\/article\/pii\/S0379073822000123\">la d\u00e9claration de Sydney<\/a> et qui ont pour vocation d\u2019\u00eatre discut\u00e9s dans la communaut\u00e9. On peut y lire en conclusion\u00a0: \u00ab\u00a0Qui doit \u00eatre inform\u00e9 [de ces principes]\u00a0? Les leaders, la police, les juristes, les universitaires et les \u00e9tudiants et, surtout, les praticiens, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de l&rsquo;enqu\u00eateur sur la sc\u00e8ne de crime en Australie, de l&rsquo;examinateur de traces papillaires aux \u00c9tats-Unis, de l&rsquo;analyste de drogues en Namibie, de l\u2019expert ADN en \u00c9quateur, de l&rsquo;examinateur de microtraces en Estonie ou du pathologiste m\u00e9dico-l\u00e9gal en Cor\u00e9e. La communaut\u00e9 de la science forensique devrait avoir une compr\u00e9hension claire et un engagement fort et s&rsquo;efforcer d&rsquo;informer les non-scientifiques de cette base fondamentale.\u00a0\u00bb<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group has-border-background-color has-background is-vertical is-layout-flex wp-container-core-group-is-layout-8cf370e7 wp-block-group-is-layout-flex\">\n<p><strong>Pour aller plus loin\u2026<\/strong><\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Lisez <a href=\"https:\/\/www.sciencedirect.com\/science\/article\/pii\/S0379073823000427?via%3Dihub\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">la publication de C\u00e9line Weyermann, Sheila Willis, Pierre Margot et Claude Roux intitul\u00e9e <em>Towards more relevance in forensic science research and development<\/em><\/a><\/li>\n\n\n\n<li>Ou d\u00e9couvrez <a href=\"https:\/\/www.sciencedirect.com\/science\/article\/pii\/S0379073822000123\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">la d\u00e9claration de Sydney<\/a>.<\/li>\n<\/ul>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans son dernier article, l\u2019experte en science forensique C\u00e9line Weyermann remet en question la quantit\u00e9 de publications et son effet sur la qualit\u00e9 de 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