{"id":5381,"date":"2022-06-27T11:09:59","date_gmt":"2022-06-27T09:09:59","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/?p=5381"},"modified":"2024-04-15T15:20:20","modified_gmt":"2024-04-15T13:20:20","slug":"intelligence-des-especes-utilite-evolution-et-diversite","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/intelligence-des-especes-utilite-evolution-et-diversite\/","title":{"rendered":"Intelligence des esp\u00e8ces\u00a0: utilit\u00e9, \u00e9volution et diversit\u00e9"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Le chien saisit nos \u00e9motions, la fourmi signale son activit\u00e9 par des ph\u00e9romones, la plante d\u00e9tecte un changement de temp\u00e9rature\u2026 O\u00f9 commence et o\u00f9 finit l\u2019intelligence\u00a0? Son r\u00f4le et son \u00e9volution dans le r\u00e8gne du vivant sont encore emplis de myst\u00e8res. <em>L\u2019uniscope<\/em> en parle avec trois sp\u00e9cialistes de la Facult\u00e9 de biologie et de m\u00e9decine de l\u2019UNIL\u00a0: Erica van de Waal, Laurent Keller et Philippe Reymond, qui travaillent respectivement avec des singes, des fourmis et des plantes.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>On trouve des comportements complexes un peu partout dans la nature. Erica van de Waal, professeure au D\u00e9partement d\u2019\u00e9cologie et d\u2019\u00e9volution sp\u00e9cialis\u00e9e dans les capacit\u00e9s sociales des primates, a montr\u00e9 avec son \u00e9quipe que les singes vervets non seulement apprennent les uns des autres, mais aussi qu\u2019ils le font de mani\u00e8re strat\u00e9gique. Les primates pr\u00e9f\u00e8rent imiter les femelles, plus exp\u00e9riment\u00e9es. Le petit cerveau des fourmis peut aussi produire des merveilles, comme l\u2019observe le groupe de Laurent Keller, professeur dans le m\u00eame d\u00e9partement. Lorsque des l\u00e9gionnaires se font blesser par des termites par exemple, leurs s\u0153urs ouvri\u00e8res les trouvent, les rapatrient et les soignent en d\u00e9versant des antibiotiques directement sur leurs plaies. M\u00eame les plantes, sans syst\u00e8me nerveux, sont capables de prouesses, explique l\u2019\u00e9quipe de Philippe Reymond, professeur au D\u00e9partement de biologie mol\u00e9culaire v\u00e9g\u00e9tale. Si une bact\u00e9rie infecte une de ses feuilles, des g\u00e8nes sp\u00e9cifiques d\u2019une plante s\u2019activeront afin de fabriquer un poison contre cet ennemi et relocaliser ses ressources dans une partie moins infect\u00e9e de la plante. <em>Homo sapiens, <\/em>lui, a un cerveau qui lui permet technologie, culture, stockage d\u2019information, interactions sociales et bien plus. Mais \u00e0 quel prix\u00a0? Vingt pour cent des calories que nous ing\u00e9rons sont utilis\u00e9es par notre cerveau, qui ne repr\u00e9sente que 2% du poids total de notre corps. Pourquoi ne pourrions-nous pas, comme les plantes, nous mettre au soleil et recharger nos batteries par photosynth\u00e8se au lieu de passer notre temps \u00e0 manger et dormir ?<\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\"><strong>Il m\u00e8ne l\u2019orchestre \u00e0 coups d\u2019influx nerveux<\/strong><\/h5>\n\n\n\n<p>Il demande beaucoup d\u2019\u00e9nergie, mais le cerveau est utile&nbsp;: il permet d\u2019int\u00e9grer un stimulus, traiter son information et d\u00e9clencher une r\u00e9action adapt\u00e9e. Il est une centrale qui per\u00e7oit des informations externes ou internes \u00e0 l\u2019aide de capteurs et transforme les entr\u00e9es <em>(input)<\/em> en sorties <em>(output).<\/em> Cette r\u00e9ponse varie fortement en fonction de l\u2019esp\u00e8ce et du type de stimulus \u00e0 traiter. Le but&nbsp;? Faire correctement fonctionner l\u2019organisme et transmettre ses g\u00e8nes aux g\u00e9n\u00e9rations suivantes.<\/p>\n\n\n\n<p>Le cerveau est un organe dit \u00ab\u00a0centralis\u00e9\u00a0\u00bb\u00a0: il g\u00e8re tel un chef d\u2019orchestre du haut de sa tour. Les plantes, elles, n\u2019ont pas de syst\u00e8me nerveux mais ont un m\u00e9canisme d\u00e9centralis\u00e9. Toutes leurs cellules sont capables de (presque) tout faire\u00a0: elles per\u00e7oivent, traitent, r\u00e9agissent. Avantage\u00a0: si on coupe une branche d\u2019un arbre, il survit. Inconv\u00e9nient\u00a0: le temps de r\u00e9action est beaucoup plus lent chez une plante que chez un animal.<\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\"><strong>Le travail d\u2019une longue \u00e9volution<\/strong><\/h5>\n\n\n\n<p>Il existe pourtant bien des ressemblances entre le magnolia et le jardinier qui les arrose, explique Philippe Reymond\u00a0: <\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\"><p>\u00ab On peut retrouver des sch\u00e9mas de transmission de l&rsquo;information chez les plantes et les animaux qui sont relativement semblables. Ces organismes ont les m\u00eames modules de base mais les utilisent tous diff\u00e9remment. \u00bb<\/p><\/blockquote>\n\n\n\n<p>Et pour cause\u00a0: l\u2019anc\u00eatre commun \u00e0 tous les \u00eatres vivants, baptis\u00e9 LUCA pour <em>last unique common ancestor<\/em>, devait avoir un syst\u00e8me de traitement d\u2019information basique \u00e0 partir duquel toutes les esp\u00e8ces ont \u00e9volu\u00e9. \u00c0 coup de mutations et de s\u00e9lection, ce syst\u00e8me s\u2019est complexifi\u00e9 et diversifi\u00e9 afin d\u2019aboutir \u00e0 toutes les cognitions qui existent aujourd\u2019hui ainsi que celles qui ont disparu. Des pressions \u00e9volutives ont marqu\u00e9 diff\u00e9remment les lign\u00e9es d\u2019esp\u00e8ces. Les plantes, puisque vivant toute leur vie au m\u00eame endroit, ont d\u00fb devenir expertes pour d\u00e9tecter et s\u2019adapter aux changements de leur environnement tels que ceux de la temp\u00e9rature ou des compositions chimiques du sol. L\u2019\u00e9volution de la cognition des primates, et donc la n\u00f4tre, a \u00e9t\u00e9 notamment marqu\u00e9e par des pressions sociales. Vivant en groupe, il \u00e9tait devenu n\u00e9cessaire de d\u00e9velopper un cerveau performant pour retenir qui sont nos amis et nos ennemis, comprendre qui est alli\u00e9 et en faire d\u00e9couler une confiance ou une m\u00e9fiance. Les fourmis ont aussi \u00e9t\u00e9 marqu\u00e9es par leur socialit\u00e9, mais d\u2019une mani\u00e8re diff\u00e9rente des primates. Puisqu\u2019au sein d\u2019une m\u00eame colonie toutes les fourmis sont s\u0153urs, passer ses g\u00e8nes se fait largement par coop\u00e9ration, d\u00e9crit le sp\u00e9cialiste des fourmis Laurent Keller :<\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\"><p>\u00ab Chaque fourmi suit des r\u00e8gles simples et se sp\u00e9cialise sur une des nombreuses t\u00e2ches que la soci\u00e9t\u00e9 doit fournir. C\u2019est la somme de toutes ces ouvri\u00e8res sp\u00e9cialis\u00e9es qui permet d\u2019atteindre une complexit\u00e9. \u00bb<\/p><\/blockquote>\n\n\n\n<p>Bien entendu, ce sont des \u00e9volutions qui ont pris des milliards d\u2019ann\u00e9es pour aboutir au stade existant aujourd\u2019hui, rendant ces pressions bien plus vastes, complexes et myst\u00e9rieuses que ces quelques lignes laissent entendre.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\"><strong>Intelligences vari\u00e9es<\/strong><\/h4>\n\n\n\n<p>Le passage de ces milliards d\u2019ann\u00e9es a rendu les esp\u00e8ces telles qu\u2019elles sont d\u2019aujourd\u2019hui, avec leurs forces et leurs faiblesses. L\u2019intelligence des primates se situe surtout au sein de leur flexibilit\u00e9, comme le mentionne Erica van de Waal\u00a0: <\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\"><p>\u00ab Lorsque l\u2019on regarde une seule t\u00e2che, les primates ne sont pas toujours les meilleurs. Les corvid\u00e9s se d\u00e9brouillent parfois mieux pour utiliser les outils et les poissons nettoyeurs coop\u00e8rent mieux. La force des primates se situe dans la quantit\u00e9 de diff\u00e9rentes t\u00e2ches qu\u2019ils arrivent \u00e0 r\u00e9soudre. \u00bb<\/p><\/blockquote>\n\n\n\n<p>Laurent Keller parle d\u2019\u00ab\u00a0intelligence collective\u00a0\u00bb plut\u00f4t qu\u2019individuelle pour les fourmis\u00a0: \u00ab\u00a0Seules, les fourmis n&rsquo;ont pas une grande intelligence. C\u2019est ensemble qu\u2019elles font des choses complexes. Un cerveau n\u2019a pas besoin d\u2019\u00eatre sophistiqu\u00e9 pour faire des choses remarquables. \u00bb Du c\u00f4t\u00e9 des v\u00e9g\u00e9taux, Philippe Reymond ne parle pas d\u2019intelligence mais nuance\u00a0: \u00ab\u00a0M\u00eame si les plantes n\u2019ont pas conscience d\u2019avoir une r\u00e9action, il y a bien un m\u00e9canisme pour la produire, qui est le fruit d\u2019un syst\u00e8me sensible, r\u00e9actif et adapt\u00e9.\u00a0\u00bb\u00a0<\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\"><strong>Comment comparer\u00a0ces diff\u00e9rentes intelligences ?<\/strong><\/h5>\n\n\n\n<p>\u00c9tant donn\u00e9 qu\u2019un \u00eatre vivant peut \u00eatre drastiquement diff\u00e9rent d\u2019un autre, il est tr\u00e8s compliqu\u00e9 de comparer l\u2019intelligence des esp\u00e8ces. Pour Erica van de Waal, il ne vaut pas la peine d\u2019essayer&nbsp;:&nbsp;\u00ab \u00c7a n\u2019a pas de sens de rechercher un test unique qui pourrait mesurer l\u2019intelligence de toutes les esp\u00e8ces. Tout simplement parce qu\u2019elles n\u2019ont pas les m\u00eames modalit\u00e9s.&nbsp;\u00bb Les tests doivent donc tenir compte des sp\u00e9cificit\u00e9s des esp\u00e8ces. Pour cela, nous devons commencer par les comprendre en nous d\u00e9tachant de notre propre intelligence, qui est le r\u00e9sultat d\u2019une \u00e9volution particuli\u00e8re qui peut nous rendre aveugles \u00e0 la diversit\u00e9 des syst\u00e8mes existants.<\/p>\n\n\n\n<p>Chaque \u00e9volution est ainsi complexe et singuli\u00e8re. <em>Homo sapiens<\/em> continuera donc de se nourrir au lieu d\u2019essayer de pratiquer la photosynth\u00e8se, triste sort de son \u00e9volution. Tant pis pour l\u2019\u00e9t\u00e9 qui commence.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group has-border-background-color has-background\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-flow wp-block-group-is-layout-flow\">\n<p><strong>Pour aller plus loin\u2026<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>D\u00e9couvrez les travaux des groupes de <a href=\"https:\/\/www.unil.ch\/dee\/keller-group\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Laurent Keller sur les fourmis<\/a>, de <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/reymondlab\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Philippe Reymond et ses plantes<\/a> ou encore des <a href=\"https:\/\/www.unil.ch\/dee\/van-de-waal-group\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">recherches sur les primates men\u00e9es par l\u2019\u00e9quipe d\u2019Erica van de Waal.<\/a><\/p>\n<\/div><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>O\u00f9 commence l\u2019intelligence ? 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