{"id":5062,"date":"2022-05-13T11:41:05","date_gmt":"2022-05-13T09:41:05","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/?p=5062"},"modified":"2024-04-15T15:20:30","modified_gmt":"2024-04-15T13:20:30","slug":"effacer-les-frontieres-entre-recherche-et-creation-pour-imaginer-demain","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/effacer-les-frontieres-entre-recherche-et-creation-pour-imaginer-demain\/","title":{"rendered":"Effacer les fronti\u00e8res entre recherche et cr\u00e9ation pour imaginer demain"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Inviter sept doctorants et sept jeunes artistes \u00e0 dialoguer et croiser leurs pratiques, tel est le programme du cycle \u00ab\u00a0Imaginaire des futurs possibles\u00a0\u00bb, organis\u00e9 conjointement par l\u2019UNIL et le Th\u00e9\u00e2tre Vidy-Lausanne depuis trois ans. Il se d\u00e9roule durant quatre s\u00e9minaires et autant de rencontres publiques au fil de la saison, donnant naissance \u00e0 des objets arts-sciences in\u00e9dits. Leur r\u00e9sultat sera r\u00e9v\u00e9l\u00e9 \u00e0 Vidy le samedi 25 juin. Darious Ghavami, du Centre de comp\u00e9tences en durabilit\u00e9 et du Service Culture et M\u00e9diation scientifique, qui coordonne les \u00e9v\u00e9nements du cycle, nous explique comment cette forme hybride ouvre un espace de libert\u00e9 propice \u00e0 la cr\u00e9ativit\u00e9.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><em><strong>Cette troisi\u00e8me \u00e9dition est-elle th\u00e9matiquement li\u00e9e au sujet des deux premi\u00e8res, o\u00f9 l\u2019on s\u2019int\u00e9ressait \u00e0 l\u2019\u00e9cologie&nbsp;?<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Darious Ghavami<\/strong>&nbsp;: Oui, ces enjeux demeurent au c\u0153ur du cycle Imaginaires des futurs possibles. Que ce soit par les constats de la crise environnementale et ses diff\u00e9rents aspects ou par les relations que nous entretenons avec notre milieu et le vivant qui le compose, il s\u2019agit d\u2019imaginer des pistes de futurs plus durables et d\u00e9sirables. Pour m\u00e9moire, c\u2019est le philosophe et sp\u00e9cialiste de l\u2019\u00e9cologie politique Dominique Bourg qui a lanc\u00e9 la toute premi\u00e8re \u00e9dition. L\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re, c\u2019est la philosophe des sciences et \u00e9thologue Vinciane Despret qui nous a invit\u00e9s \u00e0 <em>enqu\u00eater avec d\u2019autres \u00eatres<\/em>. Cette fois, nous avons voulu ajouter une dimension \u00e0 ce cycle en explorant ce que cette notion de futur possible peut signifier dans d\u2019autres cultures, en dialoguant avec d\u2019autres r\u00e9alit\u00e9s que les n\u00f4tres, en Occident. Nous avons donc choisi de le faire porter par un duo, la dramaturge lausannoise Claire de Ribaupierre et le chor\u00e9graphe congolais Faustin Linyekula.<\/p>\n\n\n\n<p><em><strong>Comment int\u00e9grez-vous cette dimension g\u00e9ographique suppl\u00e9mentaire&nbsp;?<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<p>De plusieurs mani\u00e8res. Physiquement d\u2019abord&nbsp;: nous avons d\u00e9cid\u00e9 pour cette fois de sortir des murs de Vidy et de l\u2019UNIL, les deux institutions qui coorganisent l\u2019\u00e9v\u00e9nement, pour les quatre rencontres entre le public et les \u00ab&nbsp;s\u00e9minaristes&nbsp;\u00bb, comme nous appelons les chercheurs et artistes participants. Ceux-ci se retrouvent tout le vendredi lors d\u2019un \u00ab&nbsp;atelier-s\u00e9minaire&nbsp;\u00bb pour \u00e9changer sur un th\u00e8me, rencontrer des acteurs de terrain et pr\u00e9parer les grandes lignes de la journ\u00e9e du samedi o\u00f9 les r\u00e9flexions s\u2019ouvrent avec le public. Pour encourager au partage d\u2019exp\u00e9riences et \u00e0 la discussion avec les \u00ab&nbsp;s\u00e9minaristes&nbsp;\u00bb, nous avons voulu privil\u00e9gier le d\u00e9centrement et le mouvement. Ces rendez-vous sont donc \u00ab&nbsp;itin\u00e9rants&nbsp;\u00bb et consistent \u00e0 arpenter un lieu pour se confronter physiquement et <em>in situ<\/em> \u00e0 la th\u00e9matique du jour. Guid\u00e9 par les s\u00e9minaristes, le public peut parler avec eux et des scientifiques invit\u00e9s, sp\u00e9cialistes du sujet, plut\u00f4t que d\u2019\u00e9couter passivement une conf\u00e9rence dans un auditoire. La dimension g\u00e9ographique est ensuite pr\u00e9sente symboliquement, car la sp\u00e9cificit\u00e9 de cette saison est l\u2019apport de Faustin. Ce danseur de Kisangani cherche constamment \u00e0 tirer des fils et relier nos enjeux locaux avec ceux du continent africain, et plus pr\u00e9cis\u00e9ment ceux de son pays, le Congo.<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Quel rapport y a-t-il entre les lieux choisis et la th\u00e9matique&nbsp;?<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>La toute premi\u00e8re s\u00e9ance s\u2019est d\u00e9roul\u00e9e au Vortex, o\u00f9 nous nous sommes demand\u00e9 ce que \u00ab&nbsp;faire cercle&nbsp;\u00bb signifie. Il a notamment \u00e9t\u00e9 question d\u2019\u00e9conomie circulaire avec les professeurs Christian Arnsperger et Dunia Brunner. Des performances des s\u00e9minaristes ponctuaient les d\u00e9ambulations sur cette rampe de 3,5&nbsp;km. La deuxi\u00e8me s\u2019est faite \u00e0 la plaine de Mauvernay, au Chalet-\u00e0-Gobet, sur le th\u00e8me de la for\u00eat\u2009et de l\u2019agriculture avec les professeurs Jo\u00eblle Salomon Cavin et Gretchen Walters. Lors de la troisi\u00e8me, dans le quartier des Faverges \u00e0 Lausanne, au bord de la Vuach\u00e8re, nous avons parl\u00e9 de notre lien \u00e0 l\u2019eau et avons eu la chance d\u2019\u00eatre accompagn\u00e9s de l\u2019intellectuel s\u00e9n\u00e9galais Felwine Sarr. En parall\u00e8le, et pour cette troisi\u00e8me rencontre exclusivement, Faustin travaillait sur le m\u00eame th\u00e8me au Congo avec une \u00e9quipe d\u2019artistes et de scientifiques pour un format r\u00e9duit du cycle durant toute une semaine. Nous avons re\u00e7u la mati\u00e8re de leur recherche sous forme d\u2019enregistrements audio et vid\u00e9o, que nous avons exploit\u00e9s et diffus\u00e9s ici \u00e0 Lausanne. Cela nous a permis d\u2019inclure ce d\u00e9tour par l\u2019Afrique. La quatri\u00e8me et derni\u00e8re s\u00e9ance, qui interrogeait le rapport que nous entretenons \u00e0 l\u2019urbain et \u00e0 notre quartier, s\u2019est tenue dans le quartier du Vallon avec l\u2019historien Matthieu Jaccard.<\/p>\n\n\n\n<p><em><strong>Outre le fait d&rsquo;encourager chercheurs et artistes \u00e0 sortir de leur routine, quel est le but de ces s\u00e9ances&nbsp;?<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Le but principal est la rencontre. Entre les artistes et les chercheurs d\u2019abord. Cr\u00e9er un collectif, un groupe, \u00e9ventuellement des affinit\u00e9s et amiti\u00e9s qui peuvent annoncer des collaborations futures.<\/p>\n\n\n\n<p>Aussi, nous visons une ouverture encore plus large, car chaque lieu draine son propre public, notamment par le fait d\u2019avoir rencontr\u00e9 des acteurs de terrain&nbsp;: les associations d\u2019\u00e9tudiants du Vortex, le Parc du Jura vaudois et les agriculteurs de la plaine de Mauvernay, la maison de quartier des Faverges, les habitants du Vallon et son centre d\u2019animation. L\u2019id\u00e9e est r\u00e9ellement de stimuler au maximum les \u00e9changes et la cr\u00e9ativit\u00e9, tout en s\u2019extrayant de la pression d\u2019un \u00e9ventuel r\u00e9sultat. Une grande place est accord\u00e9e \u00e0 l\u2019impr\u00e9visibilit\u00e9, pour accueillir les envies et les improvisations de chacun et chacune. Vidy et l\u2019UNIL se contentent de mettre des moyens \u00e0 disposition des s\u00e9minaristes, qui se concentrent sur les aspects de recherche, de collaboration et de rencontre. Les r\u00f4les se brouillent, les fronti\u00e8res entre les disciplines et genres deviennent poreuses, des synergies \u00e9mergent. Ils sont vraiment libres d\u2019exp\u00e9rimenter des formats enti\u00e8rement inattendus. Ou non. \u00c0 l\u2019heure actuelle, nous ignorons encore ce que le public pourra voir lors de la restitution finale du 25 juin&nbsp;! Tout cela sera peaufin\u00e9 durant une semaine de r\u00e9sidence pr\u00e9vue en amont, \u00e0 Vidy. Deux choses sont s\u00fbres&nbsp;: cette journ\u00e9e constitue une porte ouverte \u00e0 ce laboratoire des imaginaires des futurs possibles, et elle sera gratuite et accessible \u00e0 toutes et tous&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Mais d\u2019apr\u00e8s les \u0153uvres cr\u00e9\u00e9es lors des pr\u00e9c\u00e9dentes \u00e9ditions, a-t-on une id\u00e9e de ce que cela peut donner&nbsp;?<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Oui, il s\u2019agissait de plusieurs formats courts et collectifs (de 15 minutes \u00e0 une heure), sous forme d&rsquo;un dispositif d\u00e9ambulatoire dans les espaces du th\u00e9\u00e2tre. L\u2019an dernier, les restrictions li\u00e9es \u00e0 la pand\u00e9mie nous ont oblig\u00e9s \u00e0 limiter la jauge \u00e0 50 personnes par pr\u00e9sentation. Et certaines d\u2019entre elles ont servi de mat\u00e9riau de base \u00e0 des spectacles. Ce fut le cas notamment pour <em>Radio arbres,<\/em> une cr\u00e9ation de Laetitia Dosch, ou encore pour <em>Aur\u00e9liens,<\/em> de Fran\u00e7ois Gremaud.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Inviter sept doctorants et sept jeunes artistes \u00e0 dialoguer et croiser leurs pratiques, tel est le programme du cycle \u00ab Imaginaire des futurs possibles \u00bb.<\/p>\n","protected":false},"author":1002291,"featured_media":5067,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","_uag_custom_page_level_css":"","footnotes":""},"categories":[101],"tags":[],"class_list":{"0":"post-5062","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-culture"},"uagb_featured_image_src":{"full":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2022\/05\/image001.jpg",1200,848,false],"thumbnail":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2022\/05\/image001-150x150.jpg",150,150,true],"medium":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2022\/05\/image001-300x212.jpg",300,212,true],"medium_large":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2022\/05\/image001-768x543.jpg",580,410,true],"large":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2022\/05\/image001-1024x724.jpg",580,410,true],"1536x1536":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2022\/05\/image001.jpg",1200,848,false],"2048x2048":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2022\/05\/image001.jpg",1200,848,false],"post-thumbnail":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2022\/05\/image001.jpg",1200,848,false],"chaplin_preview_image_low_resolution":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2022\/05\/image001-540x382.jpg",540,382,true],"chaplin_preview_image_high_resolution":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2022\/05\/image001-1080x763.jpg",1080,763,true],"chaplin_fullscreen":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2022\/05\/image001.jpg",1200,848,false],"gform-image-choice-sm":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2022\/05\/image001.jpg",300,212,false],"gform-image-choice-md":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2022\/05\/image001.jpg",400,283,false],"gform-image-choice-lg":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2022\/05\/image001.jpg",600,424,false],"mailpoet_newsletter_max":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2022\/05\/image001.jpg",1200,848,false]},"uagb_author_info":{"display_name":"Sylvie Ulmann","author_link":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/author\/sulmann\/"},"uagb_comment_info":0,"uagb_excerpt":"Inviter sept doctorants et sept jeunes artistes \u00e0 dialoguer et croiser leurs pratiques, tel est le programme du cycle \u00ab Imaginaire des futurs possibles \u00bb.","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5062","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1002291"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5062"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5062\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":9614,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5062\/revisions\/9614"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5067"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5062"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5062"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5062"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}