{"id":3633,"date":"2021-10-25T10:58:46","date_gmt":"2021-10-25T08:58:46","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/?p=3633"},"modified":"2021-10-29T13:36:01","modified_gmt":"2021-10-29T11:36:01","slug":"de-lausanne-a-lantarctique-sur-les-pas-de-samuel-jaccard","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/de-lausanne-a-lantarctique-sur-les-pas-de-samuel-jaccard\/","title":{"rendered":"De Lausanne \u00e0 l\u2019Antarctique, sur les pas de Samuel Jaccard"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Jeune \u00e9tudiant, Samuel Jaccard voulait comprendre comment le climat avait fa\u00e7onn\u00e9 les paysages. Parti en exp\u00e9ditions polaires depuis, le professeur en FGSE, sp\u00e9cialiste des oc\u00e9ans, est aussi devenu expert au GIEC. Rencontre.&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Au fond d\u2019un couloir de G\u00e9opolis, la porte de Samuel Jaccard est entrouverte. Elle laisse s\u2019\u00e9chapper un rayon de lumi\u00e8re et une vue \u00e0 l\u2019est qui donne sur Lausanne. Niveau d\u00e9corum, la pi\u00e8ce est particuli\u00e8rement sobre, un bureau avec un ordinateur, quelques \u00e9tag\u00e8res avec seulement quelques \u00e9chantillons, une table vide. Le tout d\u2019un blanc immacul\u00e9, un v\u00e9lo \u00e9lectrique noir, pos\u00e9 \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de l\u2019entr\u00e9e. Nord ou Sud, on se croirait \u00e0 un p\u00f4le.<\/p>\n\n\n\n<p>Une image qui pr\u00eate \u00e0 sourire quand on sait que Samuel Jaccard, professeur associ\u00e9 \u00e0 la Facult\u00e9 des g\u00e9osciences et de l\u2019environnement, chercheur \u00e0 l\u2019Institut des sciences de la Terre, est sp\u00e9cialiste des oc\u00e9ans et des s\u00e9diments marins. Fin septembre, il rentre tout juste d\u2019une exp\u00e9dition de quatre semaines dans l\u2019Arctique russe, sur un brise-glace qui r\u00e9unissait des scientifiques de l\u2019Institut polaire russe, d\u2019un institut de recherche oc\u00e9anographique allemand et un consortium de chercheurs suisses chapeaut\u00e9 par l\u2019Institut polaire suisse. Le but&nbsp;: comprendre comment le changement climatique affecte les diff\u00e9rents aspects du syst\u00e8me climatique arctique, \u00e0 savoir l\u2019oc\u00e9an, l\u2019atmosph\u00e8re, la biosph\u00e8re \u2013 terrestre et marine \u2013 et la cryosph\u00e8re. \u00ab&nbsp;Une opportunit\u00e9 rare, souligne en pr\u00e9ambule le chercheur, puisque, \u00e0 plus d\u2019un titre, il est compliqu\u00e9 de faire de la recherche dans les eaux russes. Aujourd\u2019hui, l\u2019Allemagne et la Suisse font partie des rares pays \u00e0 pouvoir obtenir un acc\u00e8s aux eaux territoriales russes.&nbsp;\u00bb Une chance unique donc d\u2019explorer enfin, selon Samuel Jaccard, une zone importante de l\u2019Arctique qui n\u2019a jusque-l\u00e0 pas re\u00e7u la m\u00eame attention que d\u2019autres r\u00e9gions \u00e9tudi\u00e9es plus en d\u00e9tail.<\/p>\n\n\n\n<p>Les r\u00e9sultats attendront puisque les \u00e9chantillons r\u00e9colt\u00e9s, pour des raisons logistiques, arriveront plus tard dans l\u2019ann\u00e9e. Reste que le g\u00e9ochimiste de 44 ans, natif de Lausanne, n\u2019en est pas \u00e0 son coup d\u2019essai. Il a d\u00e9j\u00e0 particip\u00e9 en 2017 \u00e0 une autre exp\u00e9dition d\u2019envergure, interdisciplinaire \u00e9galement, cette fois-ci en Antarctique. Plus pr\u00e9cis\u00e9ment l\u2019oc\u00e9an Austral, \u00ab&nbsp;r\u00e9gion tr\u00e8s importante pour l\u2019\u00e9change de CO<sub>2<\/sub> entre l\u2019oc\u00e9an et l\u2019atmosph\u00e8re, pr\u00e9cise le chercheur. Il faut savoir que l\u2019oc\u00e9an profond contient 50 fois plus de carbone que l\u2019atmosph\u00e8re.&nbsp;\u00bb Des r\u00e9gions du globe particuli\u00e8rement int\u00e9ressantes \u00e0 \u00e9tudier donc, puisque essentielles dans la r\u00e9gulation du syst\u00e8me climatique.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full is-style-default\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1023\" height=\"597\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2021\/10\/La-vrise-glace-sur-lequel-embarque\u0301-Samuel-Jaccard-accueillait-59-scientifiques-issus-de-8-pays-diffe\u0301rents-\u00a9-2021-Swiss-Polar-Institute-CC-BY-4.0.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-3643\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2021\/10\/La-vrise-glace-sur-lequel-embarque\u0301-Samuel-Jaccard-accueillait-59-scientifiques-issus-de-8-pays-diffe\u0301rents-\u00a9-2021-Swiss-Polar-Institute-CC-BY-4.0.jpeg 1023w, https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2021\/10\/La-vrise-glace-sur-lequel-embarque\u0301-Samuel-Jaccard-accueillait-59-scientifiques-issus-de-8-pays-diffe\u0301rents-\u00a9-2021-Swiss-Polar-Institute-CC-BY-4.0-300x175.jpeg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2021\/10\/La-vrise-glace-sur-lequel-embarque\u0301-Samuel-Jaccard-accueillait-59-scientifiques-issus-de-8-pays-diffe\u0301rents-\u00a9-2021-Swiss-Polar-Institute-CC-BY-4.0-768x448.jpeg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2021\/10\/La-vrise-glace-sur-lequel-embarque\u0301-Samuel-Jaccard-accueillait-59-scientifiques-issus-de-8-pays-diffe\u0301rents-\u00a9-2021-Swiss-Polar-Institute-CC-BY-4.0-540x315.jpeg 540w\" sizes=\"auto, (max-width: 1023px) 100vw, 1023px\" \/><figcaption>La brise-glace sur lequel a embarque\u0301 Samuel Jaccard accueillait 59 scientifiques issus de 8 pays diffe\u0301rents \u00a9 2021 Swiss Polar Institute, CC BY 4.0<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\"><strong>Des profondeurs aux plus hauts sommets<\/strong><\/h5>\n\n\n\n<p>Les recherches et les domaines sp\u00e9cifiques de Samuel Jaccard, le cycle du carbone et les oc\u00e9ans, font du Vaudois un \u00e9minent sp\u00e9cialiste de ces th\u00e8mes et questions. Au point d\u2019attirer l\u2019attention du Groupe d\u2019experts intergouvernemental sur l\u2019\u00e9volution du climat. Le fameux GIEC. Samuel Jaccard, l\u2019un des principaux auteurs du dernier rapport en date, publi\u00e9 d\u00e9but ao\u00fbt, est aussi l\u2019un des rares Suisses (cinq au total) sur les plus de 200 scientifiques ayant contribu\u00e9 \u00e0 la r\u00e9daction et \u00e0 l\u2019\u00e9laboration de cet important document qui terminera sur le bureau des grands dirigeants de ce monde. Afin que ceux-ci prennent en toute connaissance de cause les mesures qui conviennent pour contrer au mieux l\u2019apocalypse climatique annonc\u00e9e&nbsp;? La question restera pour l\u2019heure sans r\u00e9ponse.<\/p>\n\n\n\n<p>Rien de politique toutefois aux dires du principal int\u00e9ress\u00e9, qui se r\u00e9jouit n\u00e9anmoins de la reconnaissance \u00e0 la fois professionnelle et personnelle qui lui est accord\u00e9e. <\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\"><p>\u00ab&nbsp;En tant que chercheurs, il s\u2019agit d\u2019\u00e9tablir le plus fid\u00e8lement l\u2019\u00e9tat de la connaissance et de la science sur les diff\u00e9rentes questions relatives \u00e0 l\u2019\u00e9volution du climat pour que les dirigeants puissent ensuite prendre des mesures et des d\u00e9cisions.&nbsp;\u00bb <\/p><\/blockquote>\n\n\n\n<p>Raison pour laquelle il ne r\u00e9pond qu\u2019en partie \u00e0 la question des solutions et des actions \u00e0 entreprendre. Comme pour la majorit\u00e9 des chercheurs de ces domaines, Samuel Jaccard est d\u2019avis qu\u2019il faut agir sans d\u00e9lai avec des mesures fortes et concert\u00e9es au niveau international, pour \u00e9viter le pire. Mais comment et par quels moyens&nbsp;? \u00ab&nbsp;Ce n\u2019est pas \u00e0 nous seuls, scientifiques, de prendre les d\u00e9cisions. Et il faut aussi dire que les leviers ne sont pas les m\u00eames d\u2019un pays \u00e0 l\u2019autre&nbsp;\u00bb, indique Samuel Jaccard. En Suisse par exemple, les principaux leviers seraient l\u2019am\u00e9lioration de l\u2019isolation des b\u00e2timents pour \u00e9viter la d\u00e9perdition d\u2019\u00e9nergie, la perte de chaleur, et le transport, avec notamment l\u2019accroissement important de l\u2019utilisation des transports en commun.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-style-default\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"597\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2021\/10\/A\u0300-bord-rien-de-mieux-quun-ping-pong-entre-scientifiques-pour-briser-la-glace-\u00a9-2021-Swiss-Polar-Institute-CC-BY-4.0-1024x597.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-3642\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2021\/10\/A\u0300-bord-rien-de-mieux-quun-ping-pong-entre-scientifiques-pour-briser-la-glace-\u00a9-2021-Swiss-Polar-Institute-CC-BY-4.0-1024x597.jpeg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2021\/10\/A\u0300-bord-rien-de-mieux-quun-ping-pong-entre-scientifiques-pour-briser-la-glace-\u00a9-2021-Swiss-Polar-Institute-CC-BY-4.0-300x175.jpeg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2021\/10\/A\u0300-bord-rien-de-mieux-quun-ping-pong-entre-scientifiques-pour-briser-la-glace-\u00a9-2021-Swiss-Polar-Institute-CC-BY-4.0-768x448.jpeg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2021\/10\/A\u0300-bord-rien-de-mieux-quun-ping-pong-entre-scientifiques-pour-briser-la-glace-\u00a9-2021-Swiss-Polar-Institute-CC-BY-4.0-540x315.jpeg 540w, https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2021\/10\/A\u0300-bord-rien-de-mieux-quun-ping-pong-entre-scientifiques-pour-briser-la-glace-\u00a9-2021-Swiss-Polar-Institute-CC-BY-4.0-1080x630.jpeg 1080w, https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2021\/10\/A\u0300-bord-rien-de-mieux-quun-ping-pong-entre-scientifiques-pour-briser-la-glace-\u00a9-2021-Swiss-Polar-Institute-CC-BY-4.0.jpeg 1200w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption>A\u0300 bord, rien de mieux qu&rsquo;un ping-pong entre scientifiques pour briser la glace \u00a9 2021 Swiss Polar Institute, CC BY 4.0<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\"><strong>Comprendre les paysages<\/strong><\/h5>\n\n\n\n<p>Expert reconnu que les hautes autorit\u00e9s scientifiques invitent, Samuel Jaccard n\u2019en demeure pas moins une sorte d\u2019extraterrestre. Car \u00e0 l\u2019origine rien ne pr\u00e9destine un gamin de Lausanne qui a grandi \u00e0 Bussigny, alors simple village \u00e0 quelques kilom\u00e8tres \u00e0 l\u2019ouest de la capitale vaudoise, avant de s\u2019installer \u00e0 Pully, en passant par Berne, Zurich et Vancouver le temps de ses \u00e9tudes, \u00e0 voguer en eaux polaires en qualit\u00e9 de sp\u00e9cialiste des oc\u00e9ans. \u00ab&nbsp;Les g\u00e9ologues ont une perception du temps diff\u00e9rente de celle du public. On parle souvent en millions voire en dizaines de millions d\u2019ann\u00e9es. Un battement de cils \u00e0 l\u2019\u00e9chelle globale pour les g\u00e9ologues. Il ne faut pas oublier qu\u2019il y a 30 millions d\u2019ann\u00e9es, la mer couvrait le bassin l\u00e9manique&nbsp;\u00bb, explique simplement Samuel Jaccard.<\/p>\n\n\n\n<p>Sa curiosit\u00e9 pour le sujet lui vient en premier lieu d\u2019une envie de comprendre l\u2019\u00e9volution des montagnes et de l\u2019environnement dans lequel il vit. Ado, Samuel Jaccard entreprend des \u00e9tudes \u00e0 l\u2019UNIL, en g\u00e9ologie. Il approfondira ses connaissances le temps d\u2019un doctorat en g\u00e9ologie climatique et pal\u00e9o-oc\u00e9anographique \u00e0 l\u2019\u00c9cole polytechnique f\u00e9d\u00e9rale de Zurich. Viendront ensuite un postdoc \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Colombie-Britannique de Vancouver, un premier poste de chercheur associ\u00e9 \u00e0 l\u2019EPFZ en 2007, puis celui de professeur assistant \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Berne en 2013. En enfin un retour \u00e0 Lausanne en 2020 en tant que professeur associ\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Je me suis tr\u00e8s t\u00f4t int\u00e9ress\u00e9 au cycle du carbone. Quand on l\u2019aborde dans sa globalit\u00e9, on comprend vite que l\u2019oc\u00e9an et les zones polaires en sont des acteurs majeurs. Et je me suis aussi beaucoup int\u00e9ress\u00e9 \u00e0 la variabilit\u00e9 climatique. Je voulais comprendre comment le climat a fa\u00e7onn\u00e9 les paysages et l\u2019\u00e9volution humaine. Comment les changements climatiques, sur le long terme, ont fa\u00e7onn\u00e9 l\u2019environnement dans lequel on vit&nbsp;\u00bb, se souvient le chercheur. Une curiosit\u00e9 naturelle \u00e0 l\u2019\u00e9gard de son environnement proche \u00e0 l\u2019origine donc, encourag\u00e9e par ses parents&nbsp;: son papa, scientifique dans le priv\u00e9, chimiste&nbsp;; sa maman enseignante. \u00ab&nbsp;J\u2019ai peut-\u00eatre choisi les sciences de la Terre par d\u00e9fi. En tout cas pour faire quelque chose de diff\u00e9rent. Aujourd\u2019hui pourtant je fais beaucoup de chimie et d\u2019enseignement. Quelque part, je me retrouve dans le moule familial&nbsp;\u00bb, sourit-il.<\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\"><strong>Le sens du devoir<\/strong><\/h5>\n\n\n\n<p>Qu\u2019il s\u2019adresse \u00e0 des \u00e9tudiants, \u00e0 des journalistes, \u00e0 des \u00e9coliers, qu\u2019il rencontre souvent en tant qu\u2019invit\u00e9 dans les classes, \u00e0 ses propres enfants (Samuel Jaccard est mari\u00e9 \u00e0 une g\u00e9ologue de formation devenue ing\u00e9nieure de l\u2019environnement et est papa de deux adolescents), \u00e0 la communaut\u00e9 scientifique \u00e0 travers ses recherches ou aux dirigeants du monde via le rapport du GIEC, le chercheur est particuli\u00e8rement m\u00fb par un sens du devoir qu\u2019on per\u00e7oit derri\u00e8re chacune de ses explications. \u00ab&nbsp;Il est tr\u00e8s important d\u2019expliquer ce que nous faisons. Et \u00e9tant pay\u00e9s par le contribuable, c\u2019est aussi notre devoir&nbsp;\u00bb, assure-t-il.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais quid du constat, le m\u00eame depuis des dizaines d\u2019ann\u00e9es, que finalement, malgr\u00e9 une sonnette d\u2019alarme que les scientifiques ne cessent de tirer, rien ne bouge&nbsp;? que l\u2019humain court \u00e0 sa perte&nbsp;? \u00ab&nbsp;Il y a \u00e9videmment des personnes qui ne veulent rien entendre. Mais nous avons, nous scientifiques, notre part de responsabilit\u00e9 \u00e0 assumer. Peut-\u00eatre nous faut-il davantage communiquer sur les enjeux de notre temps et des dangers qui nous entourent. Ou peut-\u00eatre mieux communiquer.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Pour Samuel Jaccard, il est surtout question de raconter des histoires. En r\u00e9alit\u00e9 une seule, toujours la m\u00eame, mais avec un vocabulaire qui change selon l\u2019auditoire auquel il s\u2019adresse. \u00ab&nbsp;C\u2019est une \u00e9volution constante de mon c\u00f4t\u00e9. Essayer de transmettre un message coh\u00e9rent avec des mots ad\u00e9quats pour que le message passe. Je me rends compte que certaines explications ne font parfois pas mouche, qu&rsquo;elles ne sont pas les bonnes ou s\u2019av\u00e8rent trop complexes, et j\u2019essaie d\u00e8s lors de toujours m\u2019adapter aux personnes qui m\u2019\u00e9coutent. La communication est vraiment essentielle dans nos m\u00e9tiers. Quel que soit le domaine de recherche.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Des photos d\u2019enfance sembleraient t\u00e9moigner de ce trait de caract\u00e8re qui l\u2019accompagnerait depuis toujours. \u00ab&nbsp;Raconter des histoires fait partie de ma nature. Il existe en effet des photos de moi, enfant, devant le sapin de No\u00ebl, o\u00f9 je raconte des histoires sans queue ni t\u00eate pendant de longues minutes&nbsp;\u00bb, livre-t-il enfin avec un large sourire.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Jeune \u00e9tudiant, Samuel Jaccard voulait comprendre comment le climat avait fa\u00e7onn\u00e9 les paysages. Parti en exp\u00e9ditions polaires depuis, le professeur en FGSE, sp\u00e9cialiste des oc\u00e9ans, est aussi devenu&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1002047,"featured_media":3666,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","_uag_custom_page_level_css":"","footnotes":""},"categories":[104,9],"tags":[],"class_list":{"0":"post-3633","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-environnement","8":"category-recherche"},"uagb_featured_image_src":{"full":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2021\/10\/samuel_jaccard-9637.jpg",1200,799,false],"thumbnail":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2021\/10\/samuel_jaccard-9637-150x150.jpg",150,150,true],"medium":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2021\/10\/samuel_jaccard-9637-300x200.jpg",300,200,true],"medium_large":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2021\/10\/samuel_jaccard-9637-768x511.jpg",580,386,true],"large":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2021\/10\/samuel_jaccard-9637-1024x682.jpg",580,386,true],"1536x1536":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2021\/10\/samuel_jaccard-9637.jpg",1200,799,false],"2048x2048":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2021\/10\/samuel_jaccard-9637.jpg",1200,799,false],"post-thumbnail":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2021\/10\/samuel_jaccard-9637.jpg",1200,799,false],"chaplin_preview_image_low_resolution":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2021\/10\/samuel_jaccard-9637-540x360.jpg",540,360,true],"chaplin_preview_image_high_resolution":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2021\/10\/samuel_jaccard-9637-1080x719.jpg",1080,719,true],"chaplin_fullscreen":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2021\/10\/samuel_jaccard-9637.jpg",1200,799,false],"gform-image-choice-sm":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2021\/10\/samuel_jaccard-9637.jpg",300,200,false],"gform-image-choice-md":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2021\/10\/samuel_jaccard-9637.jpg",400,266,false],"gform-image-choice-lg":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2021\/10\/samuel_jaccard-9637.jpg",600,400,false],"mailpoet_newsletter_max":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2021\/10\/samuel_jaccard-9637.jpg",1200,799,false]},"uagb_author_info":{"display_name":"","author_link":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/author\/"},"uagb_comment_info":0,"uagb_excerpt":"Jeune \u00e9tudiant, Samuel Jaccard voulait comprendre comment le climat avait fa\u00e7onn\u00e9 les paysages. Parti en exp\u00e9ditions polaires depuis, le professeur en FGSE, sp\u00e9cialiste des oc\u00e9ans, est aussi devenu&hellip;","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3633","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1002047"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3633"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3633\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3666"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3633"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3633"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3633"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}