{"id":3242,"date":"2021-07-21T17:30:43","date_gmt":"2021-07-21T15:30:43","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/?p=3242"},"modified":"2024-04-15T15:22:28","modified_gmt":"2024-04-15T13:22:28","slug":"les-mots-peuvent-blesser-mais-aussi-soigner","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/les-mots-peuvent-blesser-mais-aussi-soigner\/","title":{"rendered":"\u00abLes mots peuvent blesser mais aussi soigner\u00bb"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Chercheurs en sociolinguistique, Pascal Singy et Gilles Merminod publient <em>La communication en milieu m\u00e9dical. Un labyrinthe<\/em>, un ouvrage destin\u00e9 aux acteurs de la sant\u00e9 comme au grand public. Entretien.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Lors d\u2019une rencontre de soin, l\u2019attention port\u00e9e aux mots, et plus largement \u00e0 la communication, est essentielle. Mais comment appr\u00e9hender ces \u00e9changes de fa\u00e7on ad\u00e9quate ? La question est soulev\u00e9e par le professeur Pascal Singy et le docteur Gilles Merminod, tous deux enseignants \u00e0 l\u2019UNIL et chercheurs au sein du Service de psychiatrie de liaison du CHUV. Cette ann\u00e9e, ils publient ensemble <em><a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/www.epflpress.org\/produit\/1009\/9782889154135\/la-communication-en-milieu-medical\" target=\"_blank\">La communication en milieu m\u00e9dical. Un labyrinthe<\/a><\/em>. Cet ouvrage paru le 2 mai aux \u00e9ditions EPFL Press, dans la collection <em>Savoir suisse<\/em>, se base sur les sciences du langage pour donner aux membres du corps m\u00e9dical comme aux patients des moyens afin de mieux g\u00e9rer les interactions dans lesquelles ils se trouvent impliqu\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Pascal Singy, Gilles Merminod, la communication en milieu m\u00e9dical est un enjeu majeur pour les m\u00e9decins et pour le personnel soignant. Pourquoi avoir \u00e9galement destin\u00e9 votre ouvrage au grand public&nbsp;?<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><em>P.S.\u00a0:<\/em> Parce qu&rsquo;il est concern\u00e9\u00a0! Il nous a sembl\u00e9 important que tout un chacun puisse prendre conscience des enjeux qui pr\u00e9sident dans ses \u00e9changes avec ses cliniciens. Et pas seulement au niveau du langage verbal. Comme nous l\u2019expliquons dans le livre, la communication est multicanale, pluricodique (il y a les mots mais aussi l\u2019intonation, les pauses, le d\u00e9bit, etc.). Si vous parlez lentement ou vite, que vous criez, vous \u00e9mettez des informations que le m\u00e9decin ou le patient va prendre en compte. Enfin, en tant qu\u2019enseignants, nous voulions \u00e9galement donner \u00e0 conna\u00eetre cette probl\u00e9matique \u00e0 l\u2019ensemble des \u00e9tudiants de m\u00e9decine, mais aussi d\u2019autres disciplines.<\/p>\n\n\n\n<p><em>G.M.\u00a0<\/em>: Jusqu\u2019ici, il n\u2019existait pas en fran\u00e7ais d\u2019ouvrage de ce type, et il est du devoir des enseignants de l\u2019Universit\u00e9 de partager le savoir de fa\u00e7on plus large. Nous souhaitions notamment cr\u00e9er une discussion au sein de la soci\u00e9t\u00e9 civile par rapport aux enjeux de discrimination, d\u2019\u00e9quit\u00e9 d\u2019acc\u00e8s aux soins, qui passent aussi par le langage, et ceci crucialement pour les personnes en situation de vuln\u00e9rabilit\u00e9, comme nous l\u2019expliquons dans le livre. Nous recevons d\u2019ailleurs des \u00e9chos tr\u00e8s positifs \u00e0 ce sujet.<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Vous dites que le patient a un r\u00f4le \u00e0 jouer pour garantir le bon d\u00e9roulement de l\u2019interaction. Que doit-il faire pour \u00e9viter de se sentir incompris par son m\u00e9decin, comme cela arrive parfois ?<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><em>P.S.<\/em>\u00a0: Il existe en effet ce qu\u2019on appelle le syndrome \u00ab\u00a0Au fait docteur\u00a0\u00bb, qui intervient lorsqu\u2019on n\u2019est pas parvenu, lors de la consultation, \u00e0 dire ce que l\u2019on souhaitait exprimer. Ce n\u2019est qu\u2019\u00e0 la fin, presque quand on se l\u00e8ve, que l\u2019on ajoute : \u00ab\u00a0Au fait docteur, je voulais vous demander si\u2026\u00a0\u00bb L\u00e0, le m\u00e9decin n\u2019a plus le temps de r\u00e9pondre. Il faut avoir en t\u00eate qu\u2019un patient a tout int\u00e9r\u00eat \u00e0 dire tout de suite ce qu\u2019il veut, car c\u2019est ce qu\u2019attendent les cliniciens.<\/p>\n\n\n\n<p><em>G.M.\u00a0<\/em>: Il n\u2019y a pas de recette miracle. Mais peut-\u00eatre qu\u2019un moyen est d\u2019\u00eatre attentif \u00e0 la fa\u00e7on dont on parle des choses et de m\u00e9tacommuniquer. C\u2019est-\u00e0-dire mettre des mots sur l\u2019usage des mots et sur ce qui est en jeu dans l\u2019interaction. Dans une \u00e9tude que nous menons actuellement avec des personnes \u00e2g\u00e9es, certaines confient \u00e0 leur m\u00e9decin l\u2019\u00e2gisme <em>(discrimination en raison de l\u2019\u00e2ge, ndlr)<\/em> qu\u2019elles peuvent subir lors des consultations. Le fait d\u2019en parler peut d\u00e9bloquer des situations ou \u00e9viter des malentendus. En d\u2019autres termes, il faut porter attention aux mots.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"392\" height=\"590\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2021\/07\/livre_communication_medicale_2.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-3244\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2021\/07\/livre_communication_medicale_2.jpg 392w, https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2021\/07\/livre_communication_medicale_2-199x300.jpg 199w\" sizes=\"auto, (max-width: 392px) 100vw, 392px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><strong><em>La violence symbolique que peuvent subir les personnes \u00e2g\u00e9es de la part du personnel soignant, c\u2019est un probl\u00e8me que vous \u00e9voquez justement dans le livre\u2026<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><em>P.S.\u00a0<\/em>: Oui, lorsqu\u2019un soignant dit\u00a0: \u00ab\u00a0Alors le papy, comment il va aujourd\u2019hui\u00a0?\u00a0\u00bb, il n\u2019y a pas l\u00e0 en g\u00e9n\u00e9ral de mauvaise intention. Mais cela peut \u00eatre extr\u00eamement blessant car on d\u00e9shumanise la personne en utilisant le \u00ab\u00a0il\u00a0\u00bb et non le \u00ab\u00a0vous\u00a0\u00bb. Il est rare que le patient se d\u00e9fende. Il ne faut pas oublier qu\u2019il est en situation de vuln\u00e9rabilit\u00e9 et qu\u2019il se situe le plus souvent dans un rapport de subordination face au savoir m\u00e9dical.<\/p>\n\n\n\n<p><em>G.M.<\/em>\u00a0: La violence symbolique est souvent insidieuse. Dans les dossiers m\u00e9dicaux, le fait d\u2019\u00e9crire : \u00ab\u00a0Le patient \u00ab\u00a0avoue\u00a0\u00bb avoir pris de l\u2019alcool\u00a0\u00bb plut\u00f4t que \u00ab\u00a0indique\u00a0\u00bb est d\u00e9j\u00e0 probl\u00e9matique, car cela peut sugg\u00e9rer que ce dernier est coupable, qu\u2019il a commis un \u00ab\u00a0crime\u00a0\u00bb. C\u2019est pareil lorsqu\u2019on parle d\u2019un patient qui a des troubles de consommation d\u2019alcool en le d\u00e9signant par \u00ab\u00a0OH\u00a0\u00bb (signe chimique de l\u2019alcool), \u00ab\u00a0alcoolique\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0toxico\u00a0\u00bb. Il n\u2019y a pas d\u2019intention d\u2019insulter, mais ces fa\u00e7ons de dire r\u00e9it\u00e8rent des st\u00e9r\u00e9otypes et certaines formes de violence.<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Le personnel m\u00e9dical devrait \u00eatre davantage sensibilis\u00e9 selon vous ?<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><em>G.M.<\/em>\u00a0: Oui. Il existe des programmes de sensibilisation dans les formations pr\u00e9gradu\u00e9es depuis un certain temps. Le probl\u00e8me est que, une fois sur le terrain, on prend des habitudes. C\u2019est pourquoi il est bon d\u2019avoir des piq\u00fbres de rappel, des moments o\u00f9 l\u2019on peut ressaisir ces enjeux, dans le cadre de formations continues.<\/p>\n\n\n\n<p><em>P.S.<\/em>\u00a0: Il faudrait effectivement mettre l\u2019accent sur la formation post-gradu\u00e9e. C\u2019est d\u2019ailleurs dans ce cadre que Gilles est intervenu derni\u00e8rement aupr\u00e8s du personnel m\u00e9dical des H\u00f4pitaux universitaires de Gen\u00e8ve. Il faut comprendre que, dans la pratique du soin, le langage est aussi un instrument, tel un scalpel. Avec les mots on peut blesser mais aussi soigner. C\u2019est le cas par exemple en psychoth\u00e9rapie. D\u2019o\u00f9 l\u2019importance de faire en sorte que le personnel m\u00e9dical et les patients deviennent de bons partenaires. Nous ne sommes plus dans un mod\u00e8le paternaliste o\u00f9 seule la voix du m\u00e9decin compte.<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Depuis plus d\u2019un an, nous vivons une pand\u00e9mie. Quel est votre regard sur cette crise ?<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><em>P.S.<\/em>\u00a0:\u00a0 D\u2019abord, je crois que s\u2019est r\u00e9v\u00e9l\u00e9e l\u2019importance de remettre en question les discours assertifs face \u00e0 l\u2019incertitude. Au niveau de la communication sur le Covid-19, nous avons vu sur les plateaux de t\u00e9l\u00e9vision et de radio des savants (pour le dire aimablement) avancer des propos qui ont manqu\u00e9 de nuances et qui se sont parfois r\u00e9v\u00e9l\u00e9s faux. D\u2019autre part, nous nous sommes rendu compte \u00e0 quel point les interactions sont essentielles, notamment pour les patients en fin de vie. Beaucoup sont morts isol\u00e9s de leurs proches et avaient pour seuls \u00e9changes possibles la communication non verbale avec les soignants masqu\u00e9s\u00a0: un regard, un serrement de mains\u2026 Cette r\u00e9alit\u00e9 nous a heurt\u00e9s. Peut-\u00eatre pourrions-nous mettre en place un dispositif diff\u00e9rent \u00e0 l\u2019avenir.<\/p>\n\n\n\n<p><em>G.M.<\/em>&nbsp;:&nbsp; La crise nous fait \u00e9galement observer des d\u00e9bats sur le choix des mots et des strat\u00e9gies de communication utilis\u00e9es par les autorit\u00e9s sanitaires, notamment pour l\u2019appel \u00e0 la vaccination. Faut-il, par exemple, demander \u00e0 la population de se vacciner pour prot\u00e9ger les autres ou pour se prot\u00e9ger soi&nbsp;? Doit-on consid\u00e9rer la population comme un ensemble homog\u00e8ne ou faut-il opter pour des campagnes de communication cibl\u00e9es&nbsp;? Il convient aussi de relever que l\u2019appel \u00e0 la distanciation sociale a modifi\u00e9 certaines de nos fa\u00e7ons d\u2019interagir avec autrui. Ces modifications vont-elles perdurer ou dispara\u00eetront-elles avec la fin de la crise&nbsp;? Il est difficile aujourd\u2019hui de le pr\u00e9dire.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group has-light-background-background-color has-background\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-flow wp-block-group-is-layout-flow\">\n<h5 class=\"wp-block-heading\"><strong><span class=\"has-inline-color has-accent-color\">Pour aller plus loin\u2026<\/span><\/strong><\/h5>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li>Pascal Singy, Gilles Merminod, <a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/www.epflpress.org\/produit\/1009\/9782889154135\/la-communication-en-milieu-medical\" target=\"_blank\"><em>La communication en milieu m\u00e9dical. Un labyrinthe<\/em><\/a>, 2021, EPFL Press, coll. <em>Savoir suisse<\/em>, 143 p.<\/li><\/ul>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Entretien avec les chercheurs Pascal Singy et Gilles Merminod, auteurs de La communication en milieu m\u00e9dical. Un labyrinthe.<\/p>\n","protected":false},"author":1001932,"featured_media":3243,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","_uag_custom_page_level_css":"","footnotes":""},"categories":[11,120,109,110],"tags":[],"class_list":{"0":"post-3242","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-campus","8":"category-le-coin-des-livres","9":"category-sante","10":"category-societe"},"uagb_featured_image_src":{"full":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2021\/07\/p_singy-g_merminod-1200x700-1.jpg",1200,700,false],"thumbnail":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2021\/07\/p_singy-g_merminod-1200x700-1-150x150.jpg",150,150,true],"medium":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2021\/07\/p_singy-g_merminod-1200x700-1-300x175.jpg",300,175,true],"medium_large":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2021\/07\/p_singy-g_merminod-1200x700-1-768x448.jpg",580,338,true],"large":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2021\/07\/p_singy-g_merminod-1200x700-1-1024x597.jpg",580,338,true],"1536x1536":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2021\/07\/p_singy-g_merminod-1200x700-1.jpg",1200,700,false],"2048x2048":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2021\/07\/p_singy-g_merminod-1200x700-1.jpg",1200,700,false],"post-thumbnail":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2021\/07\/p_singy-g_merminod-1200x700-1.jpg",1200,700,false],"chaplin_preview_image_low_resolution":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2021\/07\/p_singy-g_merminod-1200x700-1-540x315.jpg",540,315,true],"chaplin_preview_image_high_resolution":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2021\/07\/p_singy-g_merminod-1200x700-1-1080x630.jpg",1080,630,true],"chaplin_fullscreen":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2021\/07\/p_singy-g_merminod-1200x700-1.jpg",1200,700,false],"gform-image-choice-sm":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2021\/07\/p_singy-g_merminod-1200x700-1.jpg",300,175,false],"gform-image-choice-md":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2021\/07\/p_singy-g_merminod-1200x700-1.jpg",400,233,false],"gform-image-choice-lg":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2021\/07\/p_singy-g_merminod-1200x700-1.jpg",600,350,false],"mailpoet_newsletter_max":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2021\/07\/p_singy-g_merminod-1200x700-1.jpg",1200,700,false]},"uagb_author_info":{"display_name":"","author_link":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/author\/"},"uagb_comment_info":0,"uagb_excerpt":"Entretien avec les chercheurs Pascal Singy et Gilles Merminod, auteurs de La communication en milieu m\u00e9dical. 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