{"id":2645,"date":"2021-05-20T09:23:09","date_gmt":"2021-05-20T07:23:09","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/?p=2645"},"modified":"2024-04-15T15:22:33","modified_gmt":"2024-04-15T13:22:33","slug":"alice-rivaz-feministe-avant-lheure","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/alice-rivaz-feministe-avant-lheure\/","title":{"rendered":"Alice Rivaz, f\u00e9ministe avant l\u2019heure"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Jusqu&rsquo;au 30 octobre au palais de Rumine, <a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/www.palaisderumine.ch\/agenda\/detail-agenda\/news\/alice-rivaz-presence-des-femmes\/?tx_news_pi1%5Bcontroller%5D=News&amp;tx_news_pi1%5Baction%5D=detail&amp;cHash=01de7eed89a56f8f1ad3c6af09736676\" target=\"_blank\">l\u2019exposition \u00ab\u00a0Alice Rivaz. Pr\u00e9sence des femmes\u00a0\u00bb<\/a> explore les diff\u00e9rentes facettes de l\u2019\u0153uvre de l\u2019\u00e9crivaine vaudoise. L\u2019occasion de la (re)d\u00e9couvrir dans toute sa modernit\u00e9. Rencontre avec Val\u00e9rie Cossy, professeure associ\u00e9e en \u00e9tudes genre \u00e0 la Facult\u00e9 des lettres et commissaire de l\u2019exposition aux c\u00f4t\u00e9s de Marianne Dyens<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<p><em><strong>Alice Rivaz \u00e9tait une f\u00e9ministe de la premi\u00e8re heure \u2013 elle est n\u00e9e en 1901&nbsp;! Qu\u2019est-ce qui vous a amen\u00e9e \u00e0 lui consacrer cette exposition<\/strong>&nbsp;?<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Val\u00e9rie Cossy&nbsp;:<\/strong> Alexandra Weber Berney et Alexia Ryf, m\u00e9diatrices culturelles \u00e0 la BCU sur le site de la Riponne, recherchaient une figure litt\u00e9raire qui entre en \u00e9cho avec le cinquantenaire du suffrage f\u00e9minin en Suisse. Comme toutes deux aiment l\u2019\u0153uvre d\u2019Alice Rivaz et que je lui ai d\u00e9j\u00e0 consacr\u00e9 un livre il y a cinq ans, elle \u00e9tait toute d\u00e9sign\u00e9e. Son premier essai f\u00e9ministe, <em>Pr\u00e9sence des femmes,<\/em> qui est aussi le titre de l\u2019exposition, est paru en 1945. Elle entame donc tr\u00e8s t\u00f4t une r\u00e9flexion sur la question, non seulement en termes politiques \u2013 le vote \u2013 mais aussi en critique litt\u00e9raire.<\/p>\n\n\n\n<p><em><strong>Cela explique-t-il que celle-ci soit pass\u00e9e un peu inaper\u00e7ue \u00e0 ce moment&nbsp;?<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Absolument. Elle pr\u00eache dans le d\u00e9sert&nbsp;: il faut bien voir que <em>Le deuxi\u00e8me sexe<\/em> de Simone de Beauvoir ne sort que quatre ans plus tard. Heureusement, Alice Rivaz a v\u00e9cu jusqu\u2019en 1998. Cela lui a permis de republier certains de ses \u00e9crits. Lorsque cet essai ressort en 1980, le moment est m\u00fbr pour qu\u2019il soit beaucoup mieux compris&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Elle a d\u2019ailleurs men\u00e9 toute sa vie de fa\u00e7on atypique, elle \u00e9tait en avance sur son temps sur tous les fronts<\/em>\u2026<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Tout \u00e0 fait. \u00c0 l\u2019\u00e9poque, les femmes n\u2019avaient gu\u00e8re d\u2019autre choix que de se marier. Alice Golay \u2013 elle n\u2019a adopt\u00e9 son pseudonyme, Rivaz, qu\u2019en 1940 \u2013 aspire \u00e0 autre chose. Elle h\u00e9site sur la voie \u00e0 suivre, s\u2019engageant d\u2019abord dans une formation de pianiste. Mais elle doit renoncer \u00e0 la virtuosit\u00e9, car ses mains sont trop petites. Puis elle se voit refuser l\u2019acc\u00e8s \u00e0 la formation d\u2019enseignante parce que son p\u00e8re est \u00ab&nbsp;un rouge&nbsp;\u00bb. Elle se tourne donc vers la st\u00e9nodactylo, ce qui lui permet finalement de d\u00e9crocher un emploi au Bureau international du travail (BIT), \u00e0 Gen\u00e8ve. Elle y travaillera toute sa vie.<\/p>\n\n\n\n<p><em><strong>Comment vit-elle cet exil&nbsp;?<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Il est salutaire&nbsp;! En quittant le canton de Vaud, elle rejoint un milieu d\u2019expatri\u00e9s, plus ouvert, plus progressiste. Elle y trouve un lieu qui correspond \u00e0 ce qu\u2019elle est, o\u00f9 elle acquiert une libert\u00e9 qu\u2019elle n\u2019aurait pas eue en restant \u00e0 Lausanne pr\u00e8s des siens. En outre, au BIT, o\u00f9 elle n\u2019est certes que secr\u00e9taire, les questions que l\u2019on aborde l\u2019int\u00e9ressent. Dans ses \u00e9crits, elle \u00e9voque le quotidien des petites gens, d\u00e9nonce les injustices\u2026<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Ce changement de canton lui permet aussi de s\u2019\u00e9loigner de son p\u00e8re, qui prenait beaucoup de place\u2026<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Oui, Paul Golay, qui est l\u2019un des membres fondateurs du Parti socialiste vaudois, est une figure incontournable. D\u2019abord enseignant, il est devenu journaliste et a gravi tous les \u00e9chelons jusqu\u2019\u00e0 si\u00e9ger au Conseil national. Au d\u00e9part il ne voyait pas la carri\u00e8re d\u2019\u00e9crivain de sa fille d\u2019un tr\u00e8s bon \u0153il. C\u2019est d\u2019ailleurs en grande partie pour se distancier de lui et exister par elle-m\u00eame qu\u2019elle prend un pseudonyme.<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Toute sa vie, elle a donc d\u00fb concilier travail et \u00e9criture&nbsp;?<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Absolument. Avec la guerre, le BIT ferme \u00e0 Gen\u00e8ve et elle se retrouve au ch\u00f4mage. Elle fait quelques piges et en profite pour consacrer du temps \u00e0 l\u2019\u00e9criture. <em>Nuages dans la main<\/em> et <em>Comme le sable<\/em> datent de cette p\u00e9riode, tout comme <em>La paix des ruches,<\/em> le plus explicitement f\u00e9ministe de ses romans, qui, en 1947, met un terme \u00e0 sa \u00ab&nbsp;premi\u00e8re p\u00e9riode&nbsp;\u00bb. Ramuz a soutenu la publication de son premier roman, <em>Nuages dans la main,<\/em> en 1940, qui lui vaut la reconnaissance de ses pairs. Quant \u00e0 <em>La paix des ruches,<\/em> il finira au pilon en 1953 avant de repara\u00eetre, en 1970, enfin en phase avec les questions soulev\u00e9es publiquement par les f\u00e9ministes.<\/p>\n\n\n\n<p><em><strong>Son \u0153uvre est tr\u00e8s accessible \u00e0 pr\u00e9sent, mais est-elle lue&nbsp;?<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Oui, c\u2019est d\u2019ailleurs surprenant de voir \u00e0 quel point elle est appr\u00e9ci\u00e9e. Elle a de tout temps eu des lecteurs et lectrices, et maintenant on l\u2019enseigne et les jeunes aiment beaucoup son engagement et son humour.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group has-primary-color has-light-background-background-color has-text-color has-background\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-flow wp-block-group-is-layout-flow\">\n<h5 class=\"has-accent-color has-text-color wp-block-heading\"><strong>Alice Rivaz en cinq chapitres<\/strong><\/h5>\n\n\n\n<p>Cette exposition s\u2019\u00e9tend sur cinq vitrines, comme autant de portes d\u2019entr\u00e9e dans les \u00e9crits d\u2019Alice Rivaz. \u00c9ditions originales, lettres, tapuscrits, articles, pages de carnets, photos et affiches replacent l\u2019\u0153uvre et la vie de l\u2019auteure dans le contexte social de l\u2019\u00e9poque. Chacune de ces pr\u00e9sentations s\u2019articule autour de l\u2019un de ses livres, pr\u00e9texte \u00e0 explorer un aspect de son parcours et la fa\u00e7on dont il r\u00e9sonne dans ses texes. <\/p>\n\n\n\n<p>De ses origines familiales avec <em>L\u2019alphabet du matin,<\/em> on passe \u00e0 ses premi\u00e8res publications avec <em>Nuages dans la main<\/em>. L\u2019occasion aussi de revenir sur son changement de nom et son exil \u00e0 Gen\u00e8ve, qui lui permet de devenir \u00e9crivaine. Avec <em>Comme le sable<\/em> (1946) et <em>Le creux de la vague<\/em> (1967), deux \u0153uvres qu\u2019elle envisage comme un tout, on d\u00e9couvre son projet de roman historique se d\u00e9roulant au BIT. Con\u00e7u comme une s\u00e9rie de tranches de vie, il devait narrer l\u2019histoire des m\u00eames personnages saisis \u00e0 cinq moments pr\u00e9cis diff\u00e9rents entre 1928 et 1945. \u00ab&nbsp;\u2009Les al\u00e9as de sa vie ne lui ont permis d\u2019\u00e9crire que deux des cinq volumes initialement pr\u00e9vus&nbsp;\u00bb, souligne Val\u00e9rie Cossy. <\/p>\n\n\n\n<p>La vitrine consacr\u00e9e \u00e0 <em>La paix des ruches<\/em> traite de son engagement f\u00e9ministe, tandis qu\u2019avec <em>Jette ton pain,<\/em> son dernier roman, on aborde la question de la figure maternelle par rapport \u00e0 ce que signifie devenir \u00e9crivaine. \u00ab&nbsp;Elle n\u2019avait pas pr\u00e9vu d\u2019\u00e9crire ce texte, il s\u2019est impos\u00e9 \u00e0 elle \u2013 elle affirmait qu\u2019il lui avait \u00e9t\u00e9 comme dict\u00e9 int\u00e9rieurement, souligne Val\u00e9rie Cossy. Pour beaucoup, c\u2019est son plus grand roman.&nbsp;\u00bb Une borne interactive pr\u00e9sente par ailleurs des extraits de l\u2019\u00e9mission <em>Plan fixe<\/em> consacr\u00e9e \u00e0 l\u2019auteure, ainsi qu\u2019un extrait d\u2019interview de l\u2019\u00e9mission <em>L\u2019\u0153il \u00e9coute<\/em> de la RTS. Des lectures de ses \u0153uvres par des com\u00e9diens compl\u00e8tent ce dispositif. <\/p>\n\n\n\n<p><a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/www.palaisderumine.ch\/agenda\/detail-agenda\/news\/alice-rivaz-presence-des-femmes\/?tx_news_pi1%5Bcontroller%5D=News&amp;tx_news_pi1%5Baction%5D=detail&amp;cHash=01de7eed89a56f8f1ad3c6af09736676\" target=\"_blank\">Cette <\/a><a href=\"https:\/\/www.palaisderumine.ch\/agenda\/detail-agenda\/news\/alice-rivaz-presence-des-femmes\/?tx_news_pi1%5Bcontroller%5D=News&amp;tx_news_pi1%5Baction%5D=detail&amp;cHash=01de7eed89a56f8f1ad3c6af09736676\">exposition<\/a> est aussi l\u2019occasion de montrer des facettes m\u00e9connues de la personnalit\u00e9 d\u2019Alice Rivaz. On y d\u00e9couvre ainsi sa peinture, activit\u00e9 qu\u2019elle ne prenait pas au s\u00e9rieux mais \u00e0 laquelle elle s\u2019est livr\u00e9e toute sa vie.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.bcu-lausanne.ch\/manifestation\/alice-rivaz-presence-des-femmes-2\/\" data-type=\"URL\" data-id=\"https:\/\/www.bcu-lausanne.ch\/manifestation\/alice-rivaz-presence-des-femmes-2\/\">Plus d&rsquo;infos sur le site de la BCU <\/a><\/p>\n<\/div><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Du 20 mai au 30 octobre \u00e0 Lausanne, une exposition explore l\u2019\u0153uvre d\u2019Alice Rivaz. 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