{"id":2230,"date":"2021-04-22T11:45:00","date_gmt":"2021-04-22T09:45:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/?p=2230"},"modified":"2024-04-15T15:22:36","modified_gmt":"2024-04-15T13:22:36","slug":"nicolas-fasel-un-parcours-au-coeur-des-maladies-parasitaires","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/nicolas-fasel-un-parcours-au-coeur-des-maladies-parasitaires\/","title":{"rendered":"Nicolas Fasel, un parcours au c\u0153ur des maladies parasitaires"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Le professeur de biochimie \u00e0 l\u2019UNIL et vice-doyen de la Facult\u00e9 de biologie et de m\u00e9decine, prend sa retraite en \u00e9t\u00e9 2021. Celui qui est \u00e0 l\u2019origine du premier brevet d\u00e9pos\u00e9 par l\u2019UNIL revient sur sa carri\u00e8re foisonnante, guid\u00e9e par un fil rouge&nbsp;: saisir, sans h\u00e9siter, chaque opportunit\u00e9 int\u00e9ressante.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Cela fait 35 ans que le professeur au D\u00e9partement de biochimie et vice-doyen \u00e0 la recherche et \u00e0 l\u2019innovation \u00e0 la Facult\u00e9 de biologie et de m\u00e9decine (FBM) arpente les couloirs de l\u2019Universit\u00e9 de Lausanne, en particulier ceux du site d\u2019\u00c9palinges, donne des cours de biochimie et de g\u00e9n\u00e9tique aux \u00e9tudiantes et \u00e9tudiants de biologie et de m\u00e9decine, dirige des th\u00e8ses et travaille en laboratoire sur un protozoaire parasite particulier, le Leishmania. Le 31 juillet 2021, Nicolas Fasel prendra sa retraite, lui qui avait commenc\u00e9 \u00e0 l\u2019UNIL en tant que premier assistant en 1986, puis avait \u00e9t\u00e9 promu professeur ordinaire en 2009. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Vous \u00eates r\u00e9put\u00e9 pour \u00eatre bien appr\u00e9ci\u00e9 par vos \u00e9tudiantes et \u00e9tudiants. Quels sont les ingr\u00e9dients pour devenir un bon professeur&nbsp;?<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Pr\u00e9parer mes cours n\u2019a jamais trop \u00e9t\u00e9 ma tasse de th\u00e9 <em>(rires). <\/em>Par contre, les donner, oui. Il faut cultiver un petit c\u00f4t\u00e9 th\u00e9\u00e2tral, aimer \u00eatre en public et sur sc\u00e8ne et bien s\u00fbr se montrer passionn\u00e9 par ce que l\u2019on enseigne. C\u2019est mieux de poss\u00e9der un certain sens de l\u2019humour pour d\u00e9tendre de temps en temps les cours de biochimie, qui peuvent \u00eatre assez lourds. J\u2019ai beaucoup appr\u00e9ci\u00e9 le c\u00f4t\u00e9 communication et communion avec les \u00e9tudiants, en partageant avec eux ce que je sais de la beaut\u00e9 des syst\u00e8mes biologiques. Je suis triste de quitter cette belle institution, qui est d\u2019ailleurs devenue un p\u00f4le de recherche extraordinaire.<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Qu\u2019avez-vous d\u00e9couvert par rapport \u00e0 la leishmaniose, maladie parasitaire qui s\u2019attaque \u00e0 la peau et aux visc\u00e8res et qui touche 12 millions de personnes dans le monde, ainsi que certains mammif\u00e8res, dans les pays du Sud&nbsp;?<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Avec mon groupe de recherche, nous avons \u00e9tabli qu\u2019\u00e0 l\u2019int\u00e9rieur du parasite Leishmania on trouve un virus qui aggrave la r\u00e9ponse immunitaire, donc la r\u00e9action de l\u2019h\u00f4te, et rend ainsi le parasite encore plus virulent. Et cela n\u2019est pas seulement le cas pour Leishmania, mais aussi pour Toxoplasma, Trichomonas\u2026 Tout un pan de la recherche s\u2019est ouvert. D\u2019ailleurs, le D\u00e9partement de biochimie, en tant que centre collaborateur de l\u2019OMS, organisait des cours pour des \u00e9tudiants du monde entier \u00e0 \u00c9palinges. Avec mes coll\u00e8gues, nous enseignions aussi \u00e0 l\u2019\u00e9tranger, sur la leishmaniose et d\u2019autres maladies n\u00e9glig\u00e9es, notamment en Colombie, au Br\u00e9sil, au Mexique, en Iran, en Inde\u2026 Nous voyions l\u2019int\u00e9r\u00eat et la passion de ces \u00e9tudiants issus de pays en voie de d\u00e9veloppement. Sur place, nous visitions des \u00e9coles, des cliniques, nous rencontrions des enfants affect\u00e9s par des l\u00e9sions cutan\u00e9es. C\u2019est important de se rendre dans les pays touch\u00e9s par cette maladie, qui est rare en Suisse. C\u2019est un concept cl\u00e9&nbsp;: tout doit commencer sur le terrain et finir sur le terrain, avec du labo entre deux.<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Aujourd\u2019hui, peut-on bien soigner la leishmaniose&nbsp;?<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>En 2010 on comptait 500&rsquo;000 d\u00e9c\u00e8s par an et aujourd\u2019hui 80&rsquo;000, gr\u00e2ce aux traitements. Le probl\u00e8me est que ces m\u00e9dicaments induisent toujours des r\u00e9sistances et sont toxiques. De plus, on n\u2019a toujours pas trouv\u00e9 de vaccin. Peut-\u00eatre parce qu\u2019on a sous-estim\u00e9 la complexit\u00e9 de ce parasite et qu\u2019il trouvera toujours une voie d\u00e9tourn\u00e9e pour survivre, en modulant le syst\u00e8me immunitaire. Les chercheurs tentent actuellement de rendre le parasite peu virulent pour infecter les personnes avec cela. Mais on ne saura pas avant cinq ou dix ans si c\u2019est efficace. Dans les prochaines ann\u00e9es, \u00e0 cause du r\u00e9chauffement climatique, la petite mouche qui transmet le parasite remontera. On la trouve d\u00e9j\u00e0 au Tessin, au sud de la France et de l\u2019Italie, en Espagne. Dans nos pays, on arrive \u00e0 soigner les cas graves. C\u2019est souvent quand on est mal nourri et qu\u2019on vit dans des conditions sanitaires peu ad\u00e9quates, comme en Inde, qu\u2019on en meurt. <\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Les parasites et les maladies avec le Prof. Nicolas Fasel\" width=\"580\" height=\"326\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/7AtOXVM-hAY?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><figcaption>Vid\u00e9o r\u00e9alis\u00e9e en septembre 2016, avec la participation de Nicolas Fasel, dans le cadre d&rsquo;une exposition (\u00ab\u00a0Parasites! L&rsquo;exposition qui d\u00e9mange\u00a0\u00bb) qui avait eu lieu au Mus\u00e9e cantonal de zoologie de Lausanne. <\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><strong><em>En 1991, vous avez \u00e9t\u00e9 \u00e0 l\u2019origine du premier brevet d\u00e9pos\u00e9 par l\u2019UNIL\u2026<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Ce brevet \u00e9tait bas\u00e9 sur un syst\u00e8me d\u2019expression, qui utilisait un organisme inf\u00e9rieur, un eucaryote, permettant de produire des prot\u00e9ines recombinantes. En nous basant l\u00e0-dessus, nous avons fait d\u00e9velopper ce syst\u00e8me d\u2019expression pour r\u00e9aliser des prot\u00e9ines vaccinales et des tests diagnostiques. Avec mon coll\u00e8gue Christophe Reymond, ainsi qu\u2019un sp\u00e9cialiste finance, Bruno Macherel, nous avons cr\u00e9\u00e9 une compagnie, Dictagene, bas\u00e9e sur le site d\u2019\u00c9palinges. Nous avions deux projets&nbsp;: la production de petites prot\u00e9ines synth\u00e9tiques, des peptides, destin\u00e9es aux entreprises pharmaceutiques, ainsi que la recherche d\u2019un vaccin antimalaria. Nous avons eu jusqu\u2019\u00e0 30 employ\u00e9s. Pendant une certaine p\u00e9riode, j\u2019enseignais \u00e0 l\u2019UNIL et je g\u00e9rais la start-up. De longues journ\u00e9es&nbsp;! En 2005, nous avons fait faillite, car la seconde phase clinique du vaccin antimalaria a \u00e9chou\u00e9. Du point de vue personnel, c\u2019\u00e9tait difficile. Mais cela fait partie du jeu et j\u2019ai beaucoup appris. Un c\u00f4t\u00e9 positif, aussi&nbsp;: nos efforts pour faire du site d\u2019\u00c9palinges un centre d\u00e9di\u00e9 \u00e0 la recherche en biotechnologie et en biom\u00e9decine ont pay\u00e9. Quand on voit le r\u00e9sultat, avec le Biop\u00f4le, c\u2019est juste fantastique&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Votre bilan, apr\u00e8s toutes ces ann\u00e9es au service de l\u2019UNIL&nbsp;et de la FBM?<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019ai pu d\u00e9velopper un c\u00f4t\u00e9 entrepreneurial, avec cette <em>spin-off<\/em>, enseigner et faire de la recherche, et aussi m\u2019atteler \u00e0 un aspect plus administratif, notamment en tant que vice-doyen. Au sein de ce d\u00e9canat avec Jean-Daniel Tissot, nous avons pu faire fusionner le D\u00e9partement de pharmacologie et toxicologie avec le D\u00e9partement de physiologie, pour cr\u00e9er le D\u00e9partement des sciences biom\u00e9dicales. Nous avons \u00e9galement favoris\u00e9 la mobilit\u00e9 des chercheurs&nbsp;: si l\u2019un d\u2019eux ne se pla\u00eet plus dans son d\u00e9partement, nous pouvons l\u2019installer ailleurs, avec son budget. Chose qui n\u2019\u00e9tait pas faisable auparavant. Et nous avons aussi plac\u00e9 sous la supervision du d\u00e9canat les plateformes de technologies, utilis\u00e9es par exemple pour les analyses de s\u00e9quen\u00e7age g\u00e9n\u00e9tique ou l\u2019imagerie. En fait, j\u2019ai toujours eu ce leitmotiv en t\u00eate&nbsp;: si une opportunit\u00e9 int\u00e9ressante se pr\u00e9sente, je la saisis sans h\u00e9siter. Quitte \u00e0 ce que cela me demande un peu plus de travail que d\u2019habitude.<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>C\u2019est cet \u00e9tat d\u2019esprit qui vous a permis de vivre votre \u00ab&nbsp;r\u00eave am\u00e9ricain&nbsp;\u00bb dans les ann\u00e9es 80&nbsp;?<\/em><\/strong> <\/p>\n\n\n\n<p>Oui. Entre ma th\u00e8se r\u00e9alis\u00e9e \u00e0 l\u2019Institut suisse de recherche exp\u00e9rimentale sur le cancer et mon premier poste \u00e0 l\u2019UNIL, j\u2019ai travaill\u00e9 en tant que postdoctorant puis chercheur associ\u00e9 \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Californie \u00e0 Los Angeles. Ces trois ann\u00e9es ont \u00e9t\u00e9 parmi les plus belles pour moi,&nbsp;dans cette m\u00e9tropole, pour moi qui suis originaire de Romont, petite ville fribourgeoise&nbsp;! On s\u2019y est \u00e9norm\u00e9ment amus\u00e9s, avec ma femme et mes enfants. L\u00e0-bas, tout \u00e9tait possible, m\u00eame si nous avons v\u00e9cu dans des conditions financi\u00e8res parfois difficiles.<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Des projets pour votre retraite&nbsp;?<\/em><\/strong> <\/p>\n\n\n\n<p>Je vais mettre mes comp\u00e9tences \u00e0 disposition de quelques fondations dont je fais partie, dont la Fondation pour la recherche en rhumatologie. L\u2019ann\u00e9e qui vient, j\u2019aimerais aussi finir d\u2019analyser les donn\u00e9es que j\u2019ai g\u00e9n\u00e9r\u00e9es derni\u00e8rement. Et puis, je souhaiterais pratiquer un peu plus de sport et m\u2019adonner \u00e0 des activit\u00e9s plus litt\u00e9raires et musicales. Et, enfin, m\u2019occuper de mes petites-filles&nbsp;!<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le professeur de biochimie prend sa retraite en \u00e9t\u00e9 2021. 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