{"id":13371,"date":"2025-09-24T12:01:55","date_gmt":"2025-09-24T10:01:55","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/?p=13371"},"modified":"2025-11-19T10:15:22","modified_gmt":"2025-11-19T09:15:22","slug":"fentanyl-la-suisse-est-elle-a-labri-dune-crise-des-opioides","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/fentanyl-la-suisse-est-elle-a-labri-dune-crise-des-opioides\/","title":{"rendered":"Fentanyl\u00a0: la Suisse est-elle \u00e0 l\u2019abri d\u2019une crise des opio\u00efdes\u00a0?"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Depuis dix ans, l\u2019Am\u00e9rique du Nord subit les ravages des drogues aux effets similaires \u00e0 ceux de l&rsquo;opium, qui font chaque ann\u00e9e plus de 70\u2019000 morts par surdose. Pierre Esseiva, professeur \u00e0 l\u2019\u00c9cole des sciences criminelles, et Olivier Simon, m\u00e9decin cadre au Service de m\u00e9decine des addictions du CHUV et ma\u00eetre d\u2019enseignement et de recherche \u00e0 la Facult\u00e9 de biologie et de m\u00e9decine, dressent un tableau de la situation en Suisse.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Pli\u00e9s en deux, les consommateurs et consommatrices de drogues de synth\u00e8se emplissent les rues des \u00c9tats-Unis en plein jour. Semblant flotter entre la vie et la mort, certains quotidiens ne sont que consommation et recherche de ce qui pourra leur donner cette pouss\u00e9e de dopamine dont ils et elles sont devenus d\u00e9pendants. La cause principale de cette crise&nbsp;? Une toute petite pilule bleue&nbsp;: le fentanyl. Drogue de synth\u00e8se reproduisant les effets de la morphine, il suffit d\u2019une microdose pour que les effets antalgiques et psychotropes apparaissent\u2026 et, non loin de l\u00e0, que l\u2019addiction ou les intoxications fassent surface. Aux \u00c9tats-Unis, le nombre de d\u00e9c\u00e8s li\u00e9s au fentanyl ne se comptent plus, et la d\u00e9pendance m\u00e9tamorphose des vies et des villes enti\u00e8res.<\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\"><strong>La Suisse subira-t-elle le m\u00eame sort&nbsp;?<\/strong><\/h5>\n\n\n\n<p>R\u00e9cemment, la peur a fait <a href=\"https:\/\/lausannecites.ch\/articles\/face-la-menace-du-fentanyl-lausanne-attend-mais-jusqua-quand\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">plusieurs apparitions<\/a> dans les m\u00e9dias helv\u00e9tiques&nbsp;: la Suisse est-elle la prochaine sur la liste&nbsp;? Pour r\u00e9pondre \u00e0 cette question, direction le service d&rsquo;expertise stup\u00e9fiants de l\u2019\u00c9cole des sciences criminelles de l\u2019Unil. Un appareil noir dans la main, Pierre Esseiva, professeur dans le laboratoire, scanne une petite pilule hexagonale jaune. En quelques secondes apparaissent les r\u00e9sultats sur son t\u00e9l\u00e9phone, dont l\u2019\u00e9cran affiche \u00ab&nbsp;MDMA, 35,8% de puret\u00e9, correspondance 99%&nbsp;\u00bb. \u00ab&nbsp;Ce sont des saisies de police, explique-t-il. Gr\u00e2ce \u00e0 cet instrument, dont notre labo a d\u00e9velopp\u00e9 la base de donn\u00e9es, nous pouvons avoir une analyse rapide. Dans les centres de <em>drug checking,<\/em> n\u2019importe qui peut apporter une substance pour savoir ce qu\u2019elle contient v\u00e9ritablement.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"578\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2025\/09\/appareil-sciences-crim-1024x578.jpg\" alt=\"appareil sciences crim\" class=\"wp-image-13382\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2025\/09\/appareil-sciences-crim-1024x578.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2025\/09\/appareil-sciences-crim-300x169.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2025\/09\/appareil-sciences-crim-768x434.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2025\/09\/appareil-sciences-crim-1536x867.jpg 1536w, https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2025\/09\/appareil-sciences-crim-540x305.jpg 540w, https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2025\/09\/appareil-sciences-crim-1080x610.jpg 1080w, https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2025\/09\/appareil-sciences-crim-1320x745.jpg 1320w, https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2025\/09\/appareil-sciences-crim.jpg 1895w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><em>\u00a9 \u00c9cole des sciences criminelles \/ Unil<\/em><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>\u00c0 l\u2019heure actuelle en Suisse, ce sont surtout la coca\u00efne (ou son d\u00e9riv\u00e9 le crack), l\u2019h\u00e9ro\u00efne, l\u2019ecstasy et la (m\u00e9th)amph\u00e9tamine qui sont d\u00e9cel\u00e9es dans les mesures du laboratoire. \u00ab&nbsp;Si du fentanyl venait \u00e0 se propager en Suisse, nous devrions mettre en place un protocole sp\u00e9cifique pour le d\u00e9tecter rapidement&nbsp;\u00bb, affirme Pierre Esseiva. Cela passerait initialement par une analyse syst\u00e9matique des sp\u00e9cimens suspect\u00e9s de contenir ces opio\u00efdes via les diff\u00e9rents <em>settings<\/em> du <a href=\"https:\/\/www.saferparty.ch\/angebote\/drug-checking\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\"><em>drug checking<\/em><\/a> d\u00e9ploy\u00e9s dans le canton de Vaud.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans les faits, du fentanyl a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 trouv\u00e9 en Suisse \u00e0 plusieurs reprises, mais cela se compte sur les doigts de la main. Zurich <a href=\"https:\/\/www.swissinfo.ch\/fre\/elisabeth-baume-schneider-rassure-sur-la-menace-du-fentanyl\/88971819\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">a annonc\u00e9 deux fois<\/a> avoir d\u00e9tect\u00e9 ce type de substance, et \u00ab&nbsp;on a pu d\u00e9celer une ou deux personnes qui consommaient du fentanyl \u00e0 Lausanne&nbsp;\u00bb, d\u00e9clare Pierre Esseiva. Faut-il s\u2019alarmer&nbsp;? \u00ab&nbsp;Non. En Suisse, il n\u2019y a pas de march\u00e9 du fentanyl aujourd\u2019hui. Dans les quelques cas observ\u00e9s, les consommateurs l&rsquo;avaient command\u00e9 eux-m\u00eames sur le darknet, en toute conscience. Cela deviendrait grave si tout d&rsquo;un coup le fentanyl \u00e9tait utilis\u00e9 pour couper d\u2019autres drogues qui sont davantage consomm\u00e9es et que des gens y avaient acc\u00e8s sans s&rsquo;y attendre.&nbsp;\u00bb C\u2019est l\u00e0 que le probl\u00e8me surviendrait v\u00e9ritablement car, \u00e0 cause de leur puissance, \u00ab&nbsp;ces substances peuvent cr\u00e9er des overdoses \u00e0 tr\u00e8s faible quantit\u00e9, c\u2019est vraiment <em>on-off&nbsp;<\/em>\u00bb, explique le professeur de sciences criminelles.<\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\"><strong>Pas de march\u00e9 en Suisse\u2026 pour l\u2019instant&nbsp;?<\/strong><\/h5>\n\n\n\n<p>Ce r\u00e9pit pourrait-il s\u2019envoler aussi rapidement en Europe qu\u2019aux \u00c9tats-Unis\u00a0? Pour r\u00e9pondre \u00e0 cette question, Pierre Esseiva explique comment les USA en sont arriv\u00e9s l\u00e0\u00a0: \u00ab\u00a0L\u00e0-bas, les bandes organis\u00e9es ont embo\u00eet\u00e9 le pas \u00e0 une d\u00e9pendance qui a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e par le fonctionnement lib\u00e9ral du syst\u00e8me m\u00e9dical.\u00a0\u00bb \u00c0 partir des ann\u00e9es 1990, les laboratoires pharmaceutiques ont massivement promu les opio\u00efdes contre la douleur, en minimisant les risques d\u2019addiction. Des millions de patientes et patients sont ainsi devenus d\u00e9pendants. Face \u00e0 l\u2019explosion des intoxications, les autorit\u00e9s ont ferm\u00e9 les vannes. Beaucoup de personnes d\u00e9pendantes se sont alors tourn\u00e9es vers le march\u00e9 ill\u00e9gal, d\u2019abord vers l\u2019h\u00e9ro\u00efne, puis vers le fentanyl. Les cartels mexicains ont saisi cette opportunit\u00e9, le fentanyl \u00e9tant plus facile \u00e0 produire, \u00e0 transporter et \u00e0 dissimuler que l\u2019h\u00e9ro\u00efne. Puisque la substance est difficile \u00e0 doser, sa non-r\u00e9gulation a engendr\u00e9 la crise que l\u2019on conna\u00eet aujourd\u2019hui. En Suisse, les conditions cadres sont tr\u00e8s diff\u00e9rentes de celles que l&rsquo;on trouve aux USA. \u00ab\u00a0La politique suisse est bas\u00e9e sur quatre piliers, continue le sp\u00e9cialiste du profilage de drogues. La pr\u00e9vention, le traitement, la r\u00e9pression et la r\u00e9duction des risques. C\u2019est cette politique suisse qui fait qu\u2019on \u00e9vitera, je pense, une crise comme aux \u00c9tats-Unis.\u00a0\u00bb La combinaison entre ces quatre piliers, l\u2019encadrement des pharmas, l\u2019accessibilit\u00e9 de la population cible aux traitements (\u00e0 70-80% en Suisse contre seulement 10-20% outre-Atlantique) et aux mesures de r\u00e9duction des risques, dont les espaces de consommation s\u00e9curis\u00e9s, semble porter ses fruits. Aujourd\u2019hui, la mortalit\u00e9 li\u00e9e aux opio\u00efdes a atteint des \u00e9carts de presque 30 fois plus de d\u00e9c\u00e8s imput\u00e9s aux opio\u00efdes en Am\u00e9rique du Nord qu&rsquo;en Europe.<\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\"><strong>\u00ab&nbsp;Nous ne sommes pas pr\u00eats&nbsp;\u00bb<\/strong><\/h5>\n\n\n\n<p>La Suisse est diff\u00e9rente des \u00c9tats-Unis \u00e0 bien des \u00e9gards, mais le risque n\u2019est pas de z\u00e9ro. Direction le Service de m\u00e9decine des addictions du CHUV maintenant, o\u00f9 Olivier Simon, m\u00e9decin cadre du service et ma\u00eetre d&rsquo;enseignement et de recherche \u00e0 la Facult\u00e9 de biologie et de m\u00e9decine de l\u2019Unil, pr\u00e9conise de ne pas se reposer sur ses lauriers. Coauteur <a href=\"https:\/\/smw.ch\/index.php\/smw\/article\/view\/4094\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">d\u2019un article paru r\u00e9cemment dans la revue <em>Swiss Medical Weekly<\/em><\/a><em> <\/em>sur le sujet, il accompagne des personnes affect\u00e9es par un trouble addictif et est responsable de l\u2019encadrement des prescriptions d\u2019opio\u00efdes. \u00ab&nbsp;On a une infrastructure qui fonctionne et qui se base sur l\u2019id\u00e9e agr\u00e9able que la Suisse a \u00e9t\u00e9 un exemple lors de la crise li\u00e9e au sida et \u00e0 l\u2019h\u00e9ro\u00efne dans les ann\u00e9es 1990. Mais cette infrastructure a peu \u00e9volu\u00e9 depuis 30 ans et ne r\u00e9pond plus aux d\u00e9fis actuels.&nbsp;\u00bb S\u2019il est d\u2019accord avec Pierre Esseiva sur la faible probabilit\u00e9 de la survenue en Suisse d\u2019une crise des opio\u00efde telle que celle des USA, il avoue franchement&nbsp;: \u00ab&nbsp;Le consensus entre professionnels du domaine de l&rsquo;addiction est que si la crise arrive, nous ne sommes pas pr\u00eats.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\"><strong>Addiction&nbsp;: une mauvaise conception<\/strong><\/h5>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Le m\u00e9canisme central de l\u2019addiction est l&rsquo;effet plaisant, ou h\u00e9donique, li\u00e9 aux propri\u00e9t\u00e9s de certaines substances, explique Olivier Simon. Toute substance qui produit des effets h\u00e9doniques suffisamment intenses a un potentiel addictif \u00e0 la longue. Au bout d&rsquo;un temps d&rsquo;exposition variable, la partie du cerveau qui r\u00e9gule les \u00e9motions s\u2019emballe, et le plaisir per\u00e7u associ\u00e9 devient en quelque sorte pr\u00e9dateur des autres sources de plaisir. La vie de la personne se r\u00e9organise alors autour du comportement et il y a une perte de contr\u00f4le progressive.&nbsp;\u00bb L\u2019abstinence, valoris\u00e9e socialement, n\u2019est pourtant pas synonyme de retour \u00e0 la sant\u00e9 puisque, sauf exception, celle-ci va mener non seulement \u00e0 des sympt\u00f4mes physiques transitoires, mais aussi \u00e0 des perturbations anxio-d\u00e9pressives s\u00e9v\u00e8res, avec risque de rechute. Il est de ce fait crucial de pouvoir proposer \u00e0 ces patientes et patients la prescription d\u2019un opio\u00efde pharmaceutique adapt\u00e9 et encadr\u00e9 par des professionnel\u00b7les.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Un spray \u00ab&nbsp;antidote&nbsp;\u00bb \u00e0 la naloxone a \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9 en Am\u00e9rique du Nord pour le traitement d\u2019urgence d\u2019une intoxication. Mais actuellement il n\u2019est pas disponible en Suisse, par absence de financement&nbsp;\u00bb, continue le m\u00e9decin cadre. Il pr\u00e9conise d\u2019en rediscuter, ainsi que de prodiguer une meilleure pr\u00e9paration aux professionnels&nbsp;: \u00ab&nbsp;Je souhaiterais que l\u2019on mette plus d&#8217;emphase sur la normalisation des traitements des troubles li\u00e9s aux opio\u00efdes afin qu\u2019ils ne soient pas prodigu\u00e9s seulement dans des centres sp\u00e9cialis\u00e9s. Il faut inscrire ces comp\u00e9tences dans la formation de base des m\u00e9decins et des pharmaciens.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\"><strong>Que faire&nbsp;?<\/strong><\/h5>\n\n\n\n<p>Cette pr\u00e9paration peut s\u2019av\u00e9rer difficile dans un monde qui \u00e9volue tr\u00e8s vite. De nouvelles drogues de synth\u00e8se voient le jour fr\u00e9quemment. Pierre Esseiva dispense pour cette raison un cours \u00e0 l\u2019\u00c9cole des sciences criminelles intitul\u00e9 \u00ab&nbsp;Drogues de synth\u00e8se&nbsp;: un probl\u00e8me d&rsquo;actualit\u00e9 en mati\u00e8re de toxicologie et de sant\u00e9 publique&nbsp;\u00bb afin de pouvoir s\u2019adapter rapidement. Le march\u00e9 des drogues de synth\u00e8se \u00e9volue aussi, avec de nombreux facteurs pouvant l\u2019influencer, comme c\u2019est le cas actuellement avec les conditions g\u00e9opolitiques en Afghanistan qui d\u00e9stabilisent le march\u00e9 de l\u2019h\u00e9ro\u00efne, avec des r\u00e9percussions directes en Suisse. Il faut donc observer, analyser, mais surtout communiquer. Dans son laboratoire, Pierre Esseiva affirmait&nbsp;: \u00ab&nbsp;Si le fentanyl ou un autre opio\u00efde de synth\u00e8se puissant devait arriver, la question serait plut\u00f4t de savoir comment amener une r\u00e9ponse rapide et efficace. Et pour \u00e7a, il faut mettre les diff\u00e9rents acteurs des quatre piliers<em> [pr\u00e9vention, traitement, r\u00e9pression et r\u00e9duction des risques]<\/em> autour d&rsquo;une table.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Pour l\u2019instant, les deux professionnels sont d\u2019accord sur un point&nbsp;: la Suisse fait plut\u00f4t face \u00e0 un probl\u00e8me de crack qui, m\u00eame si son risque de surdose est moindre que celui de la petite pilule bleue du fentanyl, repr\u00e9sente un v\u00e9ritable d\u00e9fi pour notre pays.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group has-border-background-color has-background is-vertical is-layout-flex wp-container-core-group-is-layout-8cf370e7 wp-block-group-is-layout-flex\">\n<h5 class=\"wp-block-heading\"><strong>Pour aller plus loin\u2026<\/strong><\/h5>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>D\u00e9couvrez l\u2019article <a href=\"https:\/\/smw.ch\/index.php\/smw\/article\/view\/4094\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">paru r\u00e9cemment dans la revue <em>Swiss Medical Weekly<\/em><\/a><em> <\/em>cor\u00e9dig\u00e9 par Olivier Simon<\/li>\n\n\n\n<li>Parcourez <a href=\"https:\/\/www.unil.ch\/esc\/fr\/home\/menuinst\/services-dexpertises\/stupefiants.html\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">les travaux men\u00e9s par l\u2019\u00c9cole des sciences criminelles<\/a> au sujet des stup\u00e9fiants<\/li>\n\n\n\n<li>Ainsi que ceux du <a href=\"https:\/\/www.chuv.ch\/fr\/fiches-psy\/service-de-medecine-des-addictions-sma\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Service de m\u00e9decine des addictions du CHUV<\/a><\/li>\n\n\n\n<li>Apprenez-en davantage sur les projets <a href=\"https:\/\/www.addictionsuisse.ch\/le-secteur-recherche\/recherche-observer-et-comprendre\/marstup-monitorstup-etude-du-marche-des-stupefiants-vaudois\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">MonitorStup<\/a> et de drug checking.<\/li>\n<\/ul>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Depuis dix ans, l\u2019Am\u00e9rique du Nord subit les ravages des drogues opio\u00efdes. 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