{"id":13009,"date":"2025-06-11T12:42:48","date_gmt":"2025-06-11T10:42:48","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/?p=13009"},"modified":"2025-09-01T10:44:24","modified_gmt":"2025-09-01T08:44:24","slug":"natalite-en-peril","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/natalite-en-peril\/","title":{"rendered":"Natalit\u00e9 en p\u00e9ril\u00a0?"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Tandis que les m\u00e9dias s\u2019alarment de la baisse des naissances, une \u00e9tude men\u00e9e par Jean-Marie Le Goff (Unil) et Val\u00e9rie-Anne Ryser (FORS) propose, \u00e0 travers pr\u00e8s de 80 ans de donn\u00e9es, une lecture plus nuanc\u00e9e de ce ph\u00e9nom\u00e8ne.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab\u00a0Chute des naissances\u00a0\u00bb\u00a0<a href=\"https:\/\/www.rts.ch\/info\/suisse\/13918038-chute-des-naissances-et-boom-des-mariages-en-2022-en-suisse.html\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">(<em>RTS<\/em>, 2023)<\/a>\u00a0; \u00ab\u00a0Le taux de natalit\u00e9 suisse est retomb\u00e9 \u00e0 son plus bas niveau depuis 20 ans\u00a0\u00bb\u00a0<a href=\"https:\/\/www.rts.ch\/info\/suisse\/14186433-le-taux-de-natalite-suisse-est-retombe-a-son-plus-bas-niveau-depuis-20-ans.html\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">(<em>RTS<\/em>, 2023)<\/a>\u00a0; \u00ab\u00a0Pourquoi les femmes ont moins envie d\u2019avoir des enfants\u00a0?\u00a0\u00bb\u00a0<a href=\"https:\/\/www.24heures.ch\/maternite-pourquoi-les-femmes-ont-moins-envie-davoir-des-enfants-442036885107\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">(<em>24\u00a0<\/em><\/a><a href=\"https:\/\/www.24heures.ch\/maternite-pourquoi-les-femmes-ont-moins-envie-davoir-des-enfants-442036885107\"><\/a><a href=\"https:\/\/www.24heures.ch\/maternite-pourquoi-les-femmes-ont-moins-envie-davoir-des-enfants-442036885107\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\"><em>heures,<\/em>\u00a02025)<\/a>\u00a0; \u00ab\u00a0L\u2019effondrement de la natalit\u00e9 s\u2019acc\u00e9l\u00e8re \u00e0 travers le monde\u00a0\u00bb\u00a0<a href=\"https:\/\/www.letemps.ch\/data\/en-graphiques-l-effondrement-de-la-natalite-s-accelere-a-travers-le-monde\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">(<em>Le Temps,<\/em>\u00a02024)<\/a>. Pas de doute, l\u2019alerte est\u00a0bel\u00a0est bien lanc\u00e9e dans les m\u00e9dias suisses. Mais y a-t-il r\u00e9ellement de quoi s\u2019inqui\u00e9ter\u00a0? Comment interpr\u00e9ter cet \u00e9tonnant constat\u00a0?<\/p>\n\n\n\n<p>Pour d\u00e9passer cette lecture m\u00e9diatique \u00ab\u00a0superficielle\u00a0\u00bb et nuancer les discours,\u00a0Val\u00e9rie-Anne Ryser, responsable de recherche au sein de la\u00a0<a href=\"https:\/\/applicationspub.unil.ch\/interpub\/noauth\/php\/Un\/UnUnite.php?UnId=197&amp;LanCode=37\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Fondation suisse pour la recherche en sciences sociales (FORS)<\/a>,\u00a0et Jean-Marie Le Goff, d\u00e9mographe et ma\u00eetre d\u2019enseignement et de recherche \u00e0 la Facult\u00e9 des sciences sociales et politiques de l\u2019Unil, ont entrepris une \u00e9tude sur l\u2019\u00e9volution de la f\u00e9condit\u00e9 en Suisse entre 1946 et 2022.\u00a0<a href=\"https:\/\/www.socialchangeswitzerland.ch\/?p=4514\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Publi\u00e9e en avril<\/a>\u00a0dans la revue\u00a0<em>Social Change in Switzerland,<\/em>\u00a0la recherche croise diff\u00e9rents indicateurs\u00a0:\u00a0l\u2019indicateur conjoncturel de f\u00e9condit\u00e9 (ICF), la descendance finale (DF)\u00a0(le nombre total d\u2019enfants par femme \u00e0 la fin de sa vie reproductive)\u00a0et les probabilit\u00e9s d\u2019agrandissement des familles\u00a0(passer de 0 \u00e0 1, puis \u00e0 2, 3 enfants, etc.). En mobilisant les archives d\u00e9mographiques suisses,\u00a0l\u2019\u00e9quipe de recherche a\u00a0ainsi pu retracer les trajectoires reproductives sur pr\u00e8s de 80 ans, en tenant compte du niveau d\u2019\u00e9ducation, du contexte social\u00a0et des choix de vie.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Dans les m\u00e9dias, on entend aujourd\u2019hui un discours tr\u00e8s alarmiste sur la baisse de la f\u00e9condit\u00e9, constate Val\u00e9rie-Anne Ryser. Mais ce discours repose g\u00e9n\u00e9ralement sur des indicateurs mal compris ou mal utilis\u00e9s.&nbsp;\u00bb En cause, selon&nbsp;Jean-Marie Le Goff, l\u2019usage unique de l\u2019indicateur conjoncturel de f\u00e9condit\u00e9 (ICF), \u00ab&nbsp;peu adapt\u00e9 car il ne tient pas compte du report des naissances. Il m\u00e9lange plusieurs g\u00e9n\u00e9rations et refl\u00e8te mal les intentions r\u00e9elles. L\u2019ICF peut baisser simplement parce que les femmes d\u00e9cident d\u2019avoir leurs enfants plus tard, pas parce qu\u2019elles en veulent moins.&nbsp;\u00bb Les deux scientifiques ont donc estim\u00e9 n\u00e9cessaire de croiser cet indicateur&nbsp;avec&nbsp;d\u2019autres pour une meilleure compr\u00e9hension.<\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\"><strong>Deux enfants, sinon aucun<\/strong><\/h5>\n\n\n\n<p>Alors comment se porte la natalit\u00e9&nbsp;? \u00c0 l\u2019issue&nbsp;de leur \u00e9tude, plusieurs constats. \u00c0 partir du baby-boom&nbsp;<em>(voir encadr\u00e9 ci-dessous),<\/em>&nbsp;la norme de la famille \u00e0 deux enfants s\u2019impose. Puis, d\u00e8s les ann\u00e9es 1990, un second mod\u00e8le gagne du terrain,celui d\u2019une vie sans enfant, particuli\u00e8rement chez les femmes dipl\u00f4m\u00e9es de l\u2019enseignement sup\u00e9rieur. Aujourd\u2019hui, une forte tension subsiste entre ces deux mod\u00e8les.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Chez les femmes n\u00e9es dans les ann\u00e9es 1960, environ 20%&nbsp;ne sont pas m\u00e8res. Ce chiffre grimpe \u00e0 pr\u00e8s de 30%&nbsp;chez celles qui ont suivi des \u00e9tudes tertiaires. \u00ab&nbsp;Nos donn\u00e9es montrent que ce choix n\u2019est pas forc\u00e9ment volontaire, pr\u00e9cise Val\u00e9rie-Anne Ryser. C\u2019est souvent le r\u00e9sultat d\u2019un parcours de vie o\u00f9 la maternit\u00e9 n\u2019a pas trouv\u00e9 sa place.&nbsp;\u00bb La plupart du temps, les femmes ont effectivement moins d\u2019enfants que ce qu\u2019elles souhaitaient au d\u00e9part. La recherche a cependant montr\u00e9 qu\u2019elles ne renoncent pas \u00e0 la maternit\u00e9 par rejet, mais parce que les conditions ne s\u2019y pr\u00eatent pas&nbsp;: pr\u00e9carit\u00e9 de l\u2019emploi, absence de partenaire ad\u00e9quat, difficult\u00e9s de conciliation entre travail et vie de famille.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 cela s\u2019ajoute une parentalit\u00e9 de plus en plus exigeante, marqu\u00e9e par l\u2019id\u00e9al d\u2019un investissement \u00e9ducatif intensif, qui rend le projet d\u2019enfant plus contraignant, voire carr\u00e9ment intimidant. \u00ab&nbsp;La soci\u00e9t\u00e9 est aujourd\u2019hui travers\u00e9e par de fortes injonctions, analyse&nbsp;Val\u00e9rie-Anne Ryser,&nbsp;une esp\u00e8ce de parentalit\u00e9 intensive v\u00e9hiculant l&rsquo;id\u00e9e qu\u2019il faudrait avoir moins d&rsquo;enfants, mais sur lesquels on consacre davantage de ressources et de moyens. En parall\u00e8le, il y a aussi une meilleure compr\u00e9hension de ce qu&rsquo;est le d\u00e9veloppement de l&rsquo;enfant et de l&rsquo;investissement r\u00e9el que cela implique d&rsquo;\u00eatre parent.&nbsp;\u00bb Elle conclut&nbsp;: \u00ab&nbsp;Les pr\u00e9requis pour avoir des enfants ont radicalement chang\u00e9 par rapport \u00e0 ceux des ann\u00e9es 80&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\"><strong>Clivage de valeurs<\/strong><\/h5>\n\n\n\n<p>Autre \u00e9l\u00e9ment notable de l\u2019\u00e9tude, l\u2019\u00e2ge moyen \u00e0 la naissance du premier enfant continue d\u2019augmenter. En 2022, il atteignait 31,2 ans. \u00ab&nbsp;Avec la massification de l\u2019\u00e9ducation, les temps d\u2019\u00e9tudes se rallongent, les difficult\u00e9s d\u2019insertion sur le march\u00e9 du travail et&nbsp;la pr\u00e9carit\u00e9 financi\u00e8re professionnelle aussi. Globalement&nbsp;la vuln\u00e9rabilit\u00e9 \u00e9conomique se prolonge dans les parcours de vie. Autant de facteurs qui contribuent \u00e0 repousser l\u2019\u00e2ge de la maternit\u00e9&nbsp;\u00bb, explique Val\u00e9rie-Anne Ryser.<\/p>\n\n\n\n<p>Les donn\u00e9es de l\u2019\u00e9tude mettent aussi en \u00e9vidence un ph\u00e9nom\u00e8ne interpellant. Avant d\u2019avoir un enfant, on cherche \u00e9videmment le bon conjoint. \u00ab&nbsp;Aujourd\u2019hui, on remarque une diff\u00e9rence de plus en plus marqu\u00e9e entre les valeurs familiales des hommes et celles des femmes, souligne la responsable de recherche. Les hommes ont des discours plus conservateurs et traditionnels,&nbsp;tandis que ceux de leurs homologues f\u00e9minines sont plus progressistes et \u00e9galitaires.&nbsp;\u00bb Quand les valeurs familiales divergent, pas facile de b\u00e2tir un couple pr\u00eat \u00e0 se lancer dans la parentalit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group has-light-background-background-color has-background\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<h5 class=\"wp-block-heading\"><strong>Le malentendu du baby-boom<\/strong><\/h5>\n\n\n\n<p>Les deux scientifiques d\u00e9construisent \u00e9galement l\u2019id\u00e9e d\u2019un baby-boom suisse massif. \u00ab\u00a0On surestime souvent l\u2019ampleur du ph\u00e9nom\u00e8ne, parce qu\u2019on se base sur l\u2019indice conjoncturel, qui a fortement augment\u00e9 apr\u00e8s la guerre\u00a0\u00bb, explique Jean-Marie Le Goff. Or\u00a0cet indicateur a surtout capt\u00e9 un rajeunissement de l\u2019\u00e2ge \u00e0 la maternit\u00e9, non une explosion du nombre d\u2019enfants par femme. \u00ab\u00a0Si on regarde la descendance finale, on voit que les femmes n\u00e9es entre 1917 et 1935 ont eu en moyenne 2,2 enfants\u00a0; \u00e0 peine plus que les g\u00e9n\u00e9rations suivantes\u00a0\u00bb, pr\u00e9cise le d\u00e9mographe. L\u2019impression de baby-boom tient ainsi plus \u00e0 une concentration temporelle des naissances qu\u2019\u00e0 une multiplication des familles nombreuses. \u00ab\u00a0C\u2019est une \u00e9poque que l\u2019on consid\u00e8re souvent\u00a0comme l&rsquo;\u00e2ge d&rsquo;or de la famille, on la sacralise. Mais finalement c&rsquo;est une p\u00e9riode tr\u00e8s courte dans l&rsquo;histoire\u00a0\u00bb, compl\u00e8te sa coll\u00e8gue.<\/p>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\"><strong>Vers un regard moins normatif<\/strong><\/h5>\n\n\n\n<p>La recherche montre que, oui, globalement le taux de f\u00e9condit\u00e9 reste bas,&nbsp;autour de 1,5 enfant par femme depuis les ann\u00e9es 1970, soit en dessous du seuil de remplacement des g\u00e9n\u00e9rations. Mais la baisse de la f\u00e9condit\u00e9 vient surtout de la disparition progressive des familles nombreuses (trois&nbsp;enfants ou plus), non pas d\u2019un refus d\u2019avoir un premier ou un deuxi\u00e8me enfant.<\/p>\n\n\n\n<p>Au lieu de chercher \u00e0 \u00ab&nbsp;relancer la natalit\u00e9&nbsp;\u00bb, les deux chercheurs encouragent \u00e0 changer de perspective&nbsp;: \u00ab&nbsp;On remarque que les femmes n&rsquo;ont pas le nombre d&rsquo;enfants qu&rsquo;elles souhaitent. Il faudrait donc des syst\u00e8mes qui soutiennent la famille et qui laissent aux individus le choix d&rsquo;avoir les enfants qu&rsquo;ils d\u00e9sirent.&nbsp;Il ne s\u2019agit pas de faire pression pour avoir plus d\u2019enfants, mais de cr\u00e9er les conditions pour que chacun puisse avoir les enfants qu\u2019il souhaite, ou non&nbsp;\u00bb, r\u00e9sume Jean-Marie Le Goff.&nbsp;Cela suppose une certaine coh\u00e9rence au sein des politiques publiques&nbsp;: gardes d\u2019enfants accessibles, cong\u00e9s parentaux \u00e9quitables, temps de travail flexibles, soutien \u00e0 la parentalit\u00e9, mais aussi valorisation des parcours de vie sans enfant.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Val\u00e9rie-Anne Ryser\u00a0souligne quant \u00e0 elle l\u2019importance de d\u00e9coupler le questionnement de la baisse de la natalit\u00e9\u00a0de celui du manque de personnes pour payer les retraites. \u00ab\u00a0Cette baisse est souvent accompagn\u00e9e d\u2019un discours alarmiste, qui fragilise la solidarit\u00e9 interg\u00e9n\u00e9rationnelle. Il est vrai qu\u2019un d\u00e9s\u00e9quilibre entre les g\u00e9n\u00e9rations met en difficult\u00e9 le syst\u00e8me de retraite. Mais peut-on encore dire que notre soci\u00e9t\u00e9, et en particulier ce syst\u00e8me, fonctionne\u00a0? Plut\u00f4t que de focaliser constamment le d\u00e9bat sur la baisse de la natalit\u00e9, ne faudrait-il pas repenser le mod\u00e8le lui-m\u00eame\u00a0? Doit-on vraiment chercher \u00e0 modifier le comportement des individus, ou ne serait-il pas plus pertinent d\u2019imaginer un syst\u00e8me capable de fonctionner m\u00eame avec une natalit\u00e9 en baisse\u00a0?\u00a0\u00bb<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group has-light-background-background-color has-background\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<h5 class=\"wp-block-heading\"><strong>Le parti pris de la litt\u00e9rature scientifique<\/strong>\u00a0<\/h5>\n\n\n\n<p>(Pas tr\u00e8s)\u00a0<em>fun fact<\/em>\u00a0:\u00a0l\u2019un des principaux d\u00e9fis de cette recherche, soulignent les deux scientifiques, a \u00e9t\u00e9 de prendre de la distance avec le vocabulaire habituel. \u00ab\u00a0La litt\u00e9rature scientifique sur la natalit\u00e9 et la f\u00e9condit\u00e9 est vraiment imbib\u00e9e de termes ou d&rsquo;expressions natalistes qui s\u2019expriment en termes de niveaux, de nombres\u00a0et de termes quantitatifs. Avec en sous-jacence\u00a0l\u2019id\u00e9e qu\u2019il faudrait plus d&rsquo;enfants dans la soci\u00e9t\u00e9, explique\u00a0Jean-Marie\u00a0Le Goff. Il y a beaucoup de jugement de valeur et un c\u00f4t\u00e9 tr\u00e8s pronataliste dans la litt\u00e9rature scientifique. Je ne sais pas si on a toujours r\u00e9ussi, mais on a vraiment essay\u00e9 de d\u00e9passer cet \u00e9cueil dans la r\u00e9daction de notre article.\u00a0\u00bb\u00a0\u00ab\u00a0En Europe, le discours nataliste dominant masque souvent la diversit\u00e9 des comportements en mati\u00e8re de f\u00e9condit\u00e9, ajoute la responsable de recherche. Il s&rsquo;accompagne parfois d\u2019une vision\u00a0<a href=\"https:\/\/www.larousse.fr\/dictionnaires\/francais\/n%C3%A9omalthusianisme\/54202\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">n\u00e9omalthusienne<\/a>, voire n\u00e9ocoloniale, opposant les \u00ab\u00a0bons\u00a0\u00bb enfants, bien encadr\u00e9s dans les pays occidentaux, \u00e0 ceux des pays africains, per\u00e7us comme trop nombreux et mal pris en charge. Ce r\u00e9cit, port\u00e9 par des courants n\u00e9oconservateurs, tend \u00e0 invisibiliser les diff\u00e9rences de souhaits d&rsquo;enfants et les r\u00e9alit\u00e9s sociales plus complexes.\u00a0\u00bb\u00a0<\/p>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.larousse.fr\/dictionnaires\/francais\/n%C3%A9omalthusianisme\/54202\"><\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Face \u00e0 l\u2019alarme m\u00e9diatique sur la baisse des naissances, une \u00e9tude offre une lecture plus nuanc\u00e9e sur pr\u00e8s de 80 ans de donn\u00e9es. <\/p>\n","protected":false},"author":1002589,"featured_media":13025,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","_uag_custom_page_level_css":"","footnotes":""},"categories":[9,109,110],"tags":[362,314,343,387],"class_list":{"0":"post-13009","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-recherche","8":"category-sante","9":"category-societe","10":"tag-naissance","11":"tag-recherche","12":"tag-sante","13":"tag-societe"},"uagb_featured_image_src":{"full":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2025\/06\/valerie-anne_ryser-jean-marie_legoff-6293.jpg",1200,700,false],"thumbnail":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2025\/06\/valerie-anne_ryser-jean-marie_legoff-6293-150x150.jpg",150,150,true],"medium":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2025\/06\/valerie-anne_ryser-jean-marie_legoff-6293-300x175.jpg",300,175,true],"medium_large":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2025\/06\/valerie-anne_ryser-jean-marie_legoff-6293-768x448.jpg",580,338,true],"large":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2025\/06\/valerie-anne_ryser-jean-marie_legoff-6293-1024x597.jpg",580,338,true],"1536x1536":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2025\/06\/valerie-anne_ryser-jean-marie_legoff-6293.jpg",1200,700,false],"2048x2048":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2025\/06\/valerie-anne_ryser-jean-marie_legoff-6293.jpg",1200,700,false],"post-thumbnail":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2025\/06\/valerie-anne_ryser-jean-marie_legoff-6293.jpg",1200,700,false],"chaplin_preview_image_low_resolution":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2025\/06\/valerie-anne_ryser-jean-marie_legoff-6293-540x315.jpg",540,315,true],"chaplin_preview_image_high_resolution":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2025\/06\/valerie-anne_ryser-jean-marie_legoff-6293-1080x630.jpg",1080,630,true],"chaplin_fullscreen":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2025\/06\/valerie-anne_ryser-jean-marie_legoff-6293.jpg",1200,700,false],"gform-image-choice-sm":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2025\/06\/valerie-anne_ryser-jean-marie_legoff-6293.jpg",300,175,false],"gform-image-choice-md":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2025\/06\/valerie-anne_ryser-jean-marie_legoff-6293.jpg",400,233,false],"gform-image-choice-lg":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2025\/06\/valerie-anne_ryser-jean-marie_legoff-6293.jpg",600,350,false],"mailpoet_newsletter_max":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2025\/06\/valerie-anne_ryser-jean-marie_legoff-6293.jpg",1200,700,false]},"uagb_author_info":{"display_name":"Ga\u00eblle Monayron","author_link":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/author\/gmonayro\/"},"uagb_comment_info":0,"uagb_excerpt":"Face \u00e0 l\u2019alarme m\u00e9diatique sur la baisse des naissances, une \u00e9tude offre une lecture plus nuanc\u00e9e sur pr\u00e8s de 80 ans de donn\u00e9es.","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13009","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1002589"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=13009"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13009\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":13046,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13009\/revisions\/13046"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/media\/13025"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=13009"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=13009"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=13009"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}