{"id":12544,"date":"2025-04-28T16:20:29","date_gmt":"2025-04-28T14:20:29","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/?p=12544"},"modified":"2025-06-11T10:19:40","modified_gmt":"2025-06-11T08:19:40","slug":"le-cri-qui-tue-la-revue-de-manga-qui-tabasse","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/le-cri-qui-tue-la-revue-de-manga-qui-tabasse\/","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0Le Cri qui tue\u00a0\u00bb, la revue de manga qui tabasse"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Entre 1978 et 1981, les six num\u00e9ros du magazine <\/strong><em><strong>Le Cri qui tue<\/strong><\/em><strong><em> <\/em>ont \u00e9t\u00e9 \u00e9dit\u00e9s en Suisse romande. Cette publication pour adultes fut pionni\u00e8re de la diffusion des bandes dessin\u00e9es japonaises dans le monde francophone. \u00c0 la BCU Lausanne, d\u00e8s le 5 mai, une exposition met en lumi\u00e8re cette aventure. Au programme \u00e9galement, plusieurs \u00e9v\u00e9nements en lien avec BDFIL.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Des cerisiers en fleur, des chatons <em>kawaii<\/em> ou des geishas? Ce n\u2019est pas ce Japon de <em>stories<\/em> Instagram mais plut\u00f4t sa face sombre que l\u2019on d\u00e9couvre dans <em>Le Cri qui tue. <\/em>Cette revue de mangas a \u00e9t\u00e9 men\u00e9e par Motoichi \u00ab&nbsp;Atoss&nbsp;\u00bb Takemoto, formidable touche-\u00e0-tout, et par son comp\u00e8re Rolf Kesselring, figure vaudoise de la contre-culture. M\u00eame si leur \u00e9pop\u00e9e n\u2019a pas dur\u00e9 longtemps, elle fut \u00e0 l\u2019avant-garde de l\u2019adaptation des bandes dessin\u00e9es nippones en fran\u00e7ais. En prime, il s\u2019agissait d\u2019un produit local, puisque ses trois premiers num\u00e9ros ont \u00e9t\u00e9 \u00e9dit\u00e9s \u00e0 Yverdon-les-Bains et les trois suivants \u00e0 Gen\u00e8ve.<\/p>\n\n\n\n<p>Responsable de la Documentation vaudoise \u00e0 la Biblioth\u00e8que cantonale et universitaire \u2013 Lausanne, Myriam Jouhar a d\u00e9couvert <em>Le Cri qui tue <\/em>dans l\u2019ouvrage <em>Les mangas,<\/em> publi\u00e9 en 2016 par la Maison d\u2019Ailleurs et \u00e9crit par les chercheurs de l\u2019UNIL Matthieu Pellet et David Javet. \u00ab&nbsp;Gr\u00e2ce au d\u00e9p\u00f4t l\u00e9gal vaudois, les trois premiers num\u00e9ros du magazine entr\u00e8rent \u00e0 l\u2019\u00e9poque dans les collections de la BCUL. Le Canton de Vaud a abrit\u00e9 un chapitre de la r\u00e9ception de la culture japonaise, il y a plus de 40 ans, ajoute cette dipl\u00f4m\u00e9e de l\u2019UNIL et de la HEG Gen\u00e8ve, qui a grandi avec <em>Nana<\/em> et <em>Fruits Basket<\/em>. Cette histoire m\u00e9rite d\u2019\u00eatre racont\u00e9e!&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"716\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2025\/04\/u30_cri_affiche-716x1024.webp\" alt=\"\" class=\"wp-image-12555\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2025\/04\/u30_cri_affiche-716x1024.webp 716w, https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2025\/04\/u30_cri_affiche-210x300.webp 210w, https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2025\/04\/u30_cri_affiche-768x1098.webp 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2025\/04\/u30_cri_affiche-540x772.webp 540w, https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2025\/04\/u30_cri_affiche.webp 839w\" sizes=\"auto, (max-width: 716px) 100vw, 716px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Le Cri qui tue n\u00b02, Golgo 13, Takao Sait\u014d, coll. BCU Lausanne; Le Cri qui tue n\u00b05, Le Ch\u00e2teau, Tadashi Matsumori, coll. Centre BD de la Ville de Lausanne ; Le Cri qui tue n\u00b03, C&rsquo;est beau le progr\u00e8s !, Yoshihiro Tatsumi , coll. BCU Lausanne ; Le Cri qui tue n\u00b06, Les m\u00e9moires de Sabu et Ichi, Sh\u014dtar\u014d Ishinomori, coll. Centre BD de la Ville de Lausanne (de gauche \u00e0 droite). Graphisme : Jean-Samuel Fauquex \u00a9 BCU Lausanne<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">\u00ab&nbsp;L\u2019Expo qui tue&nbsp;\u00bb<\/h5>\n\n\n\n<p>Pr\u00e9sent\u00e9e d\u00e8s le 5 mai au palais de Rumine, \u00e0 l\u2019entr\u00e9e de la Biblioth\u00e8que cantonale et universitaire \u2013 Lausanne, <a href=\"https:\/\/www.bcu-lausanne.ch\/manifestation\/lexpo-qui-tue-1\/\" data-type=\"link\" data-id=\"https:\/\/www.bcu-lausanne.ch\/manifestation\/lexpo-qui-tue-1\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">\u00ab&nbsp;L\u2019Expo qui tue&nbsp;\u00bb<\/a> nous invite justement \u00e0 revivre cette aventure. Ses deux commissaires sont Myriam Jouhar et David Javet, premier assistant en section d&rsquo;histoire et esth\u00e9tique du cin\u00e9ma. \u00ab&nbsp;<em>Le Cri qui tue <\/em>nous permet de mieux comprendre l\u2019histoire de l\u2019arriv\u00e9e des mangas dans le monde francophone&nbsp;\u00bb, explique ce chercheur. De plus, cette revue a grandement b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 des talents pr\u00e9sents \u00e0 l\u2019\u00e9poque sur la sc\u00e8ne romande de la BD.<\/p>\n\n\n\n<p>En effet, plusieurs personnalit\u00e9s li\u00e9es \u00e0 ce monde ont collabor\u00e9 au <em>Cri,<\/em> dans un atelier sis au chemin de Montelly, \u00e0 Lausanne. Avec d\u2019autres, la dessinatrice V\u00e9ronique \u00ab&nbsp;V\u00e9ronik&nbsp;\u00bb Frossard a assur\u00e9 le lettrage (soit le tra\u00e7age \u00e0 la main des textes). Cela fut \u00e9galement la t\u00e2che de Fr\u00e9d\u00e9ric Pajak, tr\u00e8s bri\u00e8vement. Le responsable de la maquette \u00e9tait le graphiste et b\u00e9d\u00e9aste Sylvain \u00ab&nbsp;Sylli&nbsp;\u00bb Brossard. Pour pr\u00e9parer \u00ab&nbsp;L\u2019Expo qui tue&nbsp;\u00bb, Myriam Jouhar et David Javet ont interrog\u00e9 ces trois artistes, afin de reconstituer le puzzle. Les \u00e9diteurs Rolf Kesselring et \u00ab&nbsp;Atoss&nbsp;\u00bb Takemoto sont quant \u00e0 eux d\u00e9c\u00e9d\u00e9s, en 2022 et en 2020 respectivement.<\/p>\n\n\n\n<p>Il est probable \u00ab&nbsp;qu\u2019Atoss Takemoto, qui assurait le lien avec les auteurs et \u00e9diteurs japonais, recevait des photocopies des planches originales. Celles-ci \u00e9taient ensuite agrandies pour coller au format du <em>Cri,<\/em> et l\u2019\u00e9quipe en charge du lettrage et de la maquette travaillait sur cette base pour la version fran\u00e7aise, en \u00ab&nbsp;vidant&nbsp;\u00bb les bulles contenant le texte original pour le remplacer par la traduction, indique David Javet. On peut parler de r\u00e9alisation artisanale, avec colle, Tipp-Ex, cutter et ciseaux. Ensuite, Sylvain Brossard filait en voiture avec la maquette jusqu\u2019en Italie, chez l\u2019imprimeur!&nbsp;\u00bb Le chercheur de l\u2019UNIL note une particularit\u00e9. \u00ab&nbsp;Ces bandes dessin\u00e9es japonaises ont \u00e9t\u00e9 prises en charge par des b\u00e9d\u00e9astes romands qui poss\u00e9daient un respect et une sensibilit\u00e9 pour ces \u0153uvres.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">Bulles pleines et oiseaux<\/h5>\n\n\n\n<p><em>Le Cri qui tue <\/em>fut un d\u00e9fi \u00e9ditorial. \u00ab&nbsp;De nos jours, nous parcourons les mangas dans le sens de lecture original, soit de droite \u00e0 gauche. Mais le magazine avait conserv\u00e9 le format de la BD franco-belge, afin de rester dans le mode de lecture le plus courant \u00e0 l\u2019\u00e9poque&nbsp;\u00bb, rel\u00e8ve Myriam Jouhar. \u00ab&nbsp;Nous nous trouvons donc au moment o\u00f9 l\u2019on s\u2019interroge sur la meilleure mani\u00e8re d\u2019adapter les mangas&nbsp;\u00bb, compl\u00e8te David Javet. Les \u00e9diteurs fran\u00e7ais t\u00e2tonn\u00e8rent d\u2019ailleurs tout au long des ann\u00e9es 80 et 90.<\/p>\n\n\n\n<p>La question de la langue est centrale. \u00ab&nbsp;Atoss Takemoto traduisait litt\u00e9ralement, dans le respect de la version originale, ce qui donnait des bulles de dialogue bien remplies. Rolf Kesselring mettait ensuite sa patte sur ces textes&nbsp;\u00bb, note David Javet. Le fran\u00e7ais des publications actuelles est bien plus synth\u00e9tique. L\u2019une des \u0153uvres phares publi\u00e9e par <em>Le<\/em> <em>Cri qui tue <\/em>est <em>Ch\u014djin Taikei<\/em> d\u2019Osamu Tezuka. Ce dernier fut probablement le plus fameux des <em>mangakas<\/em> (avec <em>Astro Boy<\/em>).<em> <\/em>Dans la revue, sa s\u00e9rie s\u2019intitule <em>Le syst\u00e8me des super-oiseaux<\/em>. L\u2019\u00e9dition fran\u00e7aise de 2006 s\u2019appelle <em>Demain les oiseaux<\/em>. \u00ab&nbsp;Dans cette histoire, les oiseaux deviennent intelligents, b\u00e2tissent une civilisation et repoussent petit \u00e0 petit les humains&nbsp;\u00bb, se souvient Myriam Jouhar. Le dessin a beau \u00eatre assez doux, \u00ab&nbsp;le r\u00e9cit reste inqui\u00e9tant&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"742\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2025\/04\/u30_cri_cover4-742x1024.webp\" alt=\"\" class=\"wp-image-12554\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2025\/04\/u30_cri_cover4-742x1024.webp 742w, https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2025\/04\/u30_cri_cover4-218x300.webp 218w, https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2025\/04\/u30_cri_cover4-768x1059.webp 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2025\/04\/u30_cri_cover4-540x745.webp 540w, https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2025\/04\/u30_cri_cover4.webp 870w\" sizes=\"auto, (max-width: 742px) 100vw, 742px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">La couverture du num\u00e9ro 4 de la revue est un dessin d\u2019Osamu Tezuka, tir\u00e9 du <em>Syst\u00e8me des super-oiseaux<\/em>. Il est permis d\u2019imaginer que la grue repr\u00e9sente le Japon et le coq la France, soit une mise en sc\u00e8ne symbolique de l\u2019affrontement entre deux styles de bandes dessin\u00e9es.<br>\u00a9 Le Cri qui tue n\u00b04, Le Syst\u00e8me des super-oiseaux, Osamu Tezuka, coll. BCU Lausanne<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">Le bruit des revues<\/h5>\n\n\n\n<p>Dans le choix des \u0153uvres publi\u00e9es, <em>Le Cri qui tue <\/em>\u00ab&nbsp;s\u2019inscrit dans la lign\u00e9e de <em>L\u2019\u00e9cho des savanes<\/em> et de <em>M\u00e9tal hurlant,<\/em> qui sont d\u2019ailleurs li\u00e9s par un lexique sonore&nbsp;\u00bb, rel\u00e8ve David Javet. Il s\u2019agit de mangas pour adultes, au contenu politique, \u00e9rotique ou violent, comme <em>Golgo 13<\/em> de Takao Sait\u014d. Le personnage principal est un assassin professionnel. \u00c0 c\u00f4t\u00e9 des planches traduites, on remarque des pages plus didactiques, notamment \u00ab&nbsp;au sujet de l\u2019industrie culturelle japonaise, rel\u00e8ve Myriam Jouhar. Ces textes, r\u00e9dig\u00e9s par les \u00e9diteurs, demeurent pertinents aujourd\u2019hui. On note une vraie volont\u00e9 d\u2019accompagner les lectrices et les lecteurs dans leur d\u00e9couverte de ce nouveau monde.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Les raisons de la fin du <em>Cri<\/em> demeurent un peu myst\u00e9rieuses. Comme ils le mentionnent eux-m\u00eames dans un \u00e9ditorial, Rolf Kesselring et Atoss Takemoto ont connu passablement de gal\u00e8res avec la distribution en France, le march\u00e9 potentiel le plus important, alors que cela fonctionnait en Suisse et en Belgique. Il n\u2019en reste pas moins que la revue, pr\u00e9sente alors au Festival de la bande dessin\u00e9e d\u2019Angoul\u00eame de 1979 \u00e0 1982, a eu de l\u2019influence dans le monde francophone du manga, et notamment aupr\u00e8s de certains \u00e9diteurs. De plus, \u00ab&nbsp;il est int\u00e9ressant de noter que le num\u00e9ro 1 de cet ovni est sorti en juin 1978, un mois avant le d\u00e9but de la diffusion de la s\u00e9rie t\u00e9l\u00e9vis\u00e9e d\u2019animation <em>Goldorak <\/em>dans l\u2019\u00e9mission <em>R\u00e9cr\u00e9 A2<\/em> et son immense succ\u00e8s, note David Javet. \u00c0 l\u2019\u00e9poque, le public jeune a bien mieux accroch\u00e9 aux productions japonaises que le public adulte.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Si les originaux du <em>Cri<\/em> ne sont pas hors de prix, ils restent rares. L\u2019exposition en propose des fac-simil\u00e9s, gr\u00e2ce notamment au Centre BD de la Ville de Lausanne, qui conserve les exemplaires manquants \u00e0 la BCU Lausanne. Rien de mieux que de feuilleter sur place <em>Le Cri qui tue <\/em>pour appr\u00e9cier son esth\u00e9tique ann\u00e9es 70, ses choix \u00e9ditoriaux et sa libert\u00e9 de ton.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\" \/>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">Le choix de Myriam Jouhar<\/h5>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"768\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2025\/04\/u30_cri_rose-768x1024.webp\" alt=\"\" class=\"wp-image-12552\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2025\/04\/u30_cri_rose-768x1024.webp 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2025\/04\/u30_cri_rose-225x300.webp 225w, https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2025\/04\/u30_cri_rose-540x720.webp 540w, https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2025\/04\/u30_cri_rose.webp 900w\" sizes=\"auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Le Cri qui tue n\u00b03, La Rose de Versailles, Riyoko Ikeda, coll. BCU Lausanne<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;<em>Le Cri qui tue <\/em>est tr\u00e8s largement masculin, que ce soit au niveau de l\u2019\u00e9quipe qui le r\u00e9alise ou des auteurs pr\u00e9sent\u00e9s. Mais l\u2019on y trouve aussi ces deux pages au sujet de <em>La Rose de Versailles,<\/em> \u0153uvre c\u00e9l\u00e8bre de la <em>mangaka<\/em> Riyoko Ikeda. Sortie en 1972, cette s\u00e9rie figure dans la cat\u00e9gorie <em>sh\u014djo,<\/em> soit des histoires \u00e0 destination d\u2019un jeune public f\u00e9minin. L\u2019esth\u00e9tique en t\u00e9moigne, \u00e0 l\u2019exemple des yeux brillants des personnages.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Dans cet article \u00e9crit par Rolf Kesselring en 1979, il indique que Jacques Demy en tourne en ce moment une adaptation, intitul\u00e9e <em>Lady Oscar<\/em>. Il est int\u00e9ressant d\u2019observer cet aller-retour entre le Japon et la France, car <em>La Rose de Versailles <\/em>se d\u00e9roule avant la R\u00e9volution, et Marie-Antoinette en est l\u2019un des personnages importants&nbsp;! L\u2019histoire n\u2019est pas finie, car Netflix va proposer cette ann\u00e9e un nouveau film d\u2019animation japonais sur <em>La Rose de Versailles<\/em>.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\" \/>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">Le choix de David Javet<\/h5>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"768\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2025\/04\/u30_cri_hopital-768x1024.webp\" alt=\"\" class=\"wp-image-12553\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2025\/04\/u30_cri_hopital-768x1024.webp 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2025\/04\/u30_cri_hopital-225x300.webp 225w, https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2025\/04\/u30_cri_hopital-540x720.webp 540w, https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2025\/04\/u30_cri_hopital.webp 900w\" sizes=\"auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Le Cri qui tue n\u00b01, L&rsquo;H\u00f4pital Infernal, Saburo Kitagawa, Tadashi Matsumori, coll. BCU Lausanne<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Il s\u2019agit d\u2019une planche de <em>L&rsquo;H\u00f4pital infernal<\/em> de Kitagawa Saburo et Matsumori Tadashi, un manga d\u2019horreur. Un travail de traduction et d\u2019adaptation a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9 sur les onomatop\u00e9es, qui poss\u00e8dent une vraie valeur graphique, en versions originale et fran\u00e7aise. Par exemple, le lettrage du bruit des perceuses, r\u00e9alis\u00e9 \u00e0 la main, cr\u00e9e ici une sensation de vibration et de terreur, avec un grand sens du d\u00e9tail. L\u2019onomatop\u00e9e originale japonaise a \u00e9t\u00e9 reproduite avec l\u2019alphabet occidental. Dans un entretien, le responsable de la maquette Sylvain Brossard nous a dit qu\u2019ils allaient parfois jusqu\u2019\u00e0 prolonger des traits ou reconstruire des d\u00e9cors pour que les textes s\u2019adaptent bien.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group has-light-background-background-color has-background\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<h5 class=\"wp-block-heading\">\u00c9v\u00e9nements<\/h5>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;L\u2019Expo qui tue&nbsp;\u00bb, jusqu\u2019au 25 octobre, palais de Rumine, BCU Lausanne. Lu-ve 8h-22h, sa 8h-17h. <a href=\"https:\/\/bcu-lausanne.ch\" data-type=\"link\" data-id=\"bcu-lausanne.ch\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">bcu-lausanne.ch<\/a> &#8211; 021 316 78 63. Vernissage le 15 mai \u00e0 18h30. Visites guid\u00e9es les 10 et 17 mai, 15h, ainsi que le 25 septembre, 18h30.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/bdfil.ch\/activity\/le-manga-objet-de-culture-et-de-musee\/\" data-type=\"link\" data-id=\"https:\/\/bdfil.ch\/activity\/le-manga-objet-de-culture-et-de-musee\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">\u00ab&nbsp;Le manga, objet de culture et de mus\u00e9e&nbsp;\u00bb<\/a>. Samedi 10 mai, 10h30, Plateforme 10 \u2013 Auditorium Photo \u00c9lys\u00e9e \u2013 mudac. Avec Myriam Jouhar, Sophie Pujol (Centre BD de la Ville de Lausanne). Mod\u00e9ration&nbsp;: David Javet.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Changer de sens ? Adaptations des premiers mangas en francophonie&nbsp;\u00bb. <a href=\"https:\/\/bdfil.ch\/activity\/changer-de-sens-adaptations-des-premiers-mangas-en-francophonie\/\" data-type=\"link\" data-id=\"bdfil.ch\/activity\/changer-de-sens-adaptations-des-premiers-mangas-en-francophonie\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Journ\u00e9e d\u2019\u00e9tudes<\/a> organis\u00e9e par la section d\u2019histoire et esth\u00e9tique du cin\u00e9ma de l\u2019UNIL. Vendredi 16 mai de 10h \u00e0 13h30. Plateforme 10 \u2013 Auditorium Photo \u00c9lys\u00e9e \u2013 mudac.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/bdfil.ch\/activity\/passe-present-et-futur-du-manga-en-francophonie\/\" data-type=\"link\" data-id=\"https:\/\/bdfil.ch\/activity\/passe-present-et-futur-du-manga-en-francophonie\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">\u00ab&nbsp;Pass\u00e9, pr\u00e9sent et futur du manga en francophonie&nbsp;\u00bb<\/a>. Samedi 17 mai, 10h30. Plateforme 10 \u2013 Auditorium Photo \u00c9lys\u00e9e \u2013 mudac. Avec Julien Bouvard, Xavier Guilbert et Bounthavy Suvilay. Mod\u00e9ration&nbsp;: David Javet.<\/p>\n<\/div><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Entre 1978 et 1981, six num\u00e9ros du magazine de manga pionnier \u00ab\u00a0Le Cri qui tue\u00a0\u00bb ont \u00e9t\u00e9 \u00e9dit\u00e9s en Suisse romande. 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