{"id":12133,"date":"2025-02-24T11:12:26","date_gmt":"2025-02-24T10:12:26","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/?p=12133"},"modified":"2025-04-28T13:16:24","modified_gmt":"2025-04-28T11:16:24","slug":"la-reverie-compulsive-cette-entrave-au-quotidien","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/la-reverie-compulsive-cette-entrave-au-quotidien\/","title":{"rendered":"La r\u00eaverie compulsive, cette entrave au quotidien"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Souvent handicap, parfois marque de cr\u00e9ativit\u00e9, le <\/strong><em><strong>maladaptive daydreaming<\/strong><\/em> <strong>est l\u2019une des pistes de recherche de Daniela Jopp, professeure associ\u00e9e \u00e0 l\u2019Institut de psychologie de l\u2019UNIL. Ou quand la fantaisie devient envahissante.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Aimer un mari imaginaire une partie de la journ\u00e9e, conna\u00eetre 40 personnes qui vieillissent avec vous, mais n\u2019existent que dans votre esprit, s\u2019inventer des sc\u00e9narios tout en fuyant la r\u00e9alit\u00e9\u2026 Si vous vous consacrez \u00e0 ces activit\u00e9s, peut-\u00eatre \u00eates-vous atteint d\u2019un trouble encore m\u00e9connu&nbsp;: la r\u00eaverie inadapt\u00e9e. En anglais, <a href=\"https:\/\/www.sciencedirect.com\/science\/article\/pii\/S1053810016300460\" data-type=\"link\" data-id=\"https:\/\/www.sciencedirect.com\/science\/article\/pii\/S1053810016300460\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\"><em>maladaptive daydreaming<\/em> (MD)<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Tous nous exp\u00e9rimentons le fait de s\u2019\u00e9vader d\u2019une conversation ou d\u2019une s\u00e9ance ennuyeuse pour penser \u00e0 autre chose. On parle alors de \u00ab&nbsp;vagabondage mental&nbsp;\u00bb. Mais certains vont bien au-del\u00e0. Ils s\u2019absorbent avec tant de force dans leur r\u00eaverie diurne qu\u2019elle en devient obs\u00e9dante. Source de r\u00e9confort et de souffrance, elle implique une difficult\u00e9 \u00e0 cesser cette pratique, de la g\u00eane face \u00e0 cette situation et un certain retrait des relations r\u00e9elles.<\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\"><strong>Complexit\u00e9 des sc\u00e9narios<\/strong><\/h5>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Ces personnes se racontent des histoires, peuvent rire ou pleurer. C\u2019est comme une sorte de t\u00e9l\u00e9novela, de film se d\u00e9roulant dans leur t\u00eate, qu\u2019elles cr\u00e9ent activement et volontairement, commente <a href=\"https:\/\/applicationspub-unil-ch.translate.goog\/interpub\/noauth\/php\/Un\/UnPers.php?PerNum=1164160&amp;LanCode=37&amp;menu=rech&amp;_x_tr_sl=en&amp;_x_tr_tl=fr&amp;_x_tr_hl=fr&amp;_x_tr_pto=sc\" data-type=\"link\" data-id=\"https:\/\/applicationspub-unil-ch.translate.goog\/interpub\/noauth\/php\/Un\/UnPers.php?PerNum=1164160&amp;LanCode=37&amp;menu=rech&amp;_x_tr_sl=en&amp;_x_tr_tl=fr&amp;_x_tr_hl=fr&amp;_x_tr_pto=sc\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Daniela Jopp<\/a>, professeure associ\u00e9e \u00e0 l\u2019Institut de psychologie de l\u2019Universit\u00e9 de Lausanne. Les sc\u00e9narios sont tr\u00e8s d\u00e9velopp\u00e9s, tr\u00e8s complexes. Le contenu est souvent positif, peut-\u00eatre compensatoire, mais il arrive qu\u2019il soit \u00e9galement tr\u00e8s noir. En g\u00e9n\u00e9ral, des mouvements ou de la musique leur permettent d\u2019initier et de maintenir cet \u00e9tat.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Pour construire ces histoires, d\u2019aucuns s\u2019appuient sur des s\u00e9ries t\u00e9l\u00e9vis\u00e9es, des dessins anim\u00e9s, mais pas tous. Les h\u00e9ros de ces r\u00e9cits&nbsp;? Eux-m\u00eames ou des personnages invent\u00e9s. \u00ab&nbsp;Quand il s\u2019agit d\u2019eux-m\u00eames, c\u2019est toujours une version am\u00e9lior\u00e9e, plus comp\u00e9tente, plus int\u00e9ressante, plus belle&nbsp;\u00bb, souligne la chercheuse.<\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\"><strong>L\u2019imaginaire, un refuge et une drogue<\/strong><\/h5>\n\n\n\n<p>Si certains \u00e9voquent une \u00ab&nbsp;belle r\u00eaverie, comme le fait de partir en vacances&nbsp;\u00bb, d\u2019autres n\u2019h\u00e9sitent pas \u00e0 comparer leur situation \u00e0 celle d\u2019un \u00ab&nbsp;alcoolique&nbsp;\u00bb ou d\u2019un \u00ab&nbsp;fant\u00f4me qui rate sa vie&nbsp;\u00bb. Car cette activit\u00e9 implique une forme d\u2019addiction. Certains passent ainsi jusqu\u2019\u00e0 70% de leur journ\u00e9e \u00e0 pratiquer leur marotte. \u00ab&nbsp;Des r\u00eaveurs se forcent \u00e0 rester \u00e9veill\u00e9s la nuit pour vivre ces histoires et dorment le jour. Cela a un impact clair sur leur quotidien. Ils le vivent comme un handicap&nbsp;\u00bb, relate la psychologue d\u00e9veloppementale.<\/p>\n\n\n\n<p>Et Daniela Jopp d\u2019insister sur la grande d\u00e9tresse des personnes touch\u00e9es. \u00ab&nbsp;Elles peuvent notamment rencontrer des difficult\u00e9s de concentration. Mener \u00e0 bien un projet ou se pr\u00e9parer pour un examen devient une gageure. Certaines ne peuvent avancer dans leur vie. Beaucoup ont honte, s\u2019isolent. Elles tentent des traitements infructueux. Il y a eu des p\u00e9riodes o\u00f9 je recevais un mail demandant de l\u2019aide par semaine.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Cette particularit\u00e9 d\u00e9coule de l\u2019enfance. \u00ab&nbsp;La plupart des petits se cr\u00e9ent un ami ou un animal imaginaire. En grandissant, ils comprennent que c\u2019est de l\u2019ordre de la fantaisie. Ils se tournent alors vers d\u2019autres strat\u00e9gies pour g\u00e9rer le stress, constate la chercheuse. La question est de savoir pourquoi, \u00e0 l\u2019adolescence, certains parviennent \u00e0 trouver de telles strat\u00e9gies et d\u2019autres non.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group has-light-background-background-color has-background\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<h5 class=\"wp-block-heading\"><strong>De la gen\u00e8se d\u2019une recherche<\/strong><\/h5>\n\n\n\n<p>C\u2019est \u00e0 <a href=\"https:\/\/www.fordham.edu\/\" data-type=\"link\" data-id=\"https:\/\/www.fordham.edu\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">l\u2019Universit\u00e9 de Fordham<\/a>, \u00e0 New York, en rencontrant une \u00e9tudiante atteinte de ce trouble, que Daniela Jopp a commenc\u00e9 \u00e0 s\u2019int\u00e9resser \u00e0 la question, avant de poursuivre sa recherche \u00e0 l\u2019UNIL. \u00ab&nbsp;Jayne Bigelsen souffrait de r\u00eaverie compulsive pendant sa jeunesse, se souvient la professeure associ\u00e9e \u00e0 l\u2019Institut de psychologie. Enfant, pour se mettre dans cet \u00e9tat, elle marchait en cercle dans le jardin avec une corde qu\u2019elle faisait tourner dans sa main.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Accapar\u00e9e par les sc\u00e9narios qu\u2019elle se cr\u00e9ait en continu, la jeune femme a finalement demand\u00e9 de l\u2019aide. Tout d\u2019abord \u00e0 ses parents, th\u00e9rapeute et m\u00e9decin. Puis \u00e0 d\u2019autres professionnels. \u00ab&nbsp;C&rsquo;\u00e9tait comme si j&rsquo;avais perdu le contr\u00f4le de la t\u00e9l\u00e9commande et que le t\u00e9l\u00e9viseur dans ma t\u00eate fonctionnait en permanence, sans jamais s&rsquo;\u00e9teindre&nbsp;\u00bb, raconte Jayne Bigelsen dans un article. Il lui faudra la prescription d\u2019un m\u00e9dicament pour apaiser son esprit. Apr\u00e8s des \u00e9tudes de droit, elle se tourne vers la psychologie et travaille avec Daniela Jopp pour mieux comprendre ce fonctionnement.<\/p>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\"><strong>Un avantage<\/strong><\/h5>\n\n\n\n<p>Quel profil pour ces r\u00eaveurs de l\u2019extr\u00eame, qui \u00e9voluent sur la corde raide de la r\u00e9alit\u00e9, au point de se br\u00fbler les ailes&nbsp;? \u00ab&nbsp;Ils poss\u00e8dent une capacit\u00e9 inn\u00e9e, cr\u00e9ative, pour la fantaisie, la d\u00e9couverte d\u2019un monde int\u00e9rieur. Cette capacit\u00e9 est renforc\u00e9e par des situations o\u00f9 ils se sont sentis isol\u00e9s, soit par des traumatismes ou des n\u00e9gligences, soit par du harc\u00e8lement, soit \u00e0 cause de maladies auto-immunes, comme il en va pour Jayne Bigelsen, une ancienne \u00e9tudiante devenue ma collaboratrice, qui a grandi assez seule, sans pouvoir beaucoup sortir.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Mais la r\u00eaverie compulsive repr\u00e9sente parfois un atout. Daniela Jopp pr\u00e9cise que des \u00e9crivains et des r\u00e9alisateurs appartiennent \u00e0 cette cat\u00e9gorie. \u00ab&nbsp;Certains ont fait carri\u00e8re gr\u00e2ce \u00e0 cela, comme Anne Golon, auteure du personnage d\u2019Ang\u00e9lique, marquise des anges.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\"><strong>Des liens avec le TDAH et les TOC<\/strong><\/h5>\n\n\n\n<p>Peut-\u00eatre y a-t-il \u00e9galement une part de g\u00e9n\u00e9tique. \u00ab&nbsp;Dans la famille de Jayne Bigelsen, il y avait plusieurs r\u00eaveurs de ce type. L\u2019un de ses oncles s\u2019enfermait ainsi dans sa chambre chaque soir, s\u2019asseyait sur une chaise et r\u00eavait pendant une heure \u2013 comme d\u2019autres regardent la t\u00e9l\u00e9&nbsp;\u00bb, explique la psychologue. Car si certains se laissent envahir au point d\u2019\u00eatre d\u00e9pass\u00e9s, d\u2019autres semblent capables de s\u2019engager dans leur r\u00eaverie durant des plages horaires d\u00e9finies.<\/p>\n\n\n\n<p>Des \u00e9tudes ont \u00e9galement montr\u00e9 des points communs entre MD, trouble du d\u00e9ficit de l\u2019attention et de l\u2019hyperactivit\u00e9 et troubles obsessionnels compulsifs. Pour autant, il reste encore beaucoup de chemin \u00e0 parcourir pour mieux comprendre cette probl\u00e9matique. \u00ab&nbsp;Il faudrait une grande \u00e9tude pour cibler une population repr\u00e9sentative et d\u00e9terminer sa pr\u00e9valence. J\u2019aimerais beaucoup m\u2019y atteler, rel\u00e8ve Daniela Jopp. Pour la schizophr\u00e9nie, 1% de la population est concern\u00e9e. Pour la r\u00eaverie compulsive, nous n\u2019en savons rien.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group has-light-background-background-color has-background\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<h5 class=\"wp-block-heading\"><strong>Diagnostics inad\u00e9quats<\/strong><\/h5>\n\n\n\n<p>La r\u00eaverie compulsive n\u2019est pas consid\u00e9r\u00e9e comme une maladie. Tout du moins pas encore. Ni dans le <a href=\"https:\/\/www.infodrog.ch\/files\/content\/refbases\/DSM-5_Manuel-diagnostique-et-statistique-des-troubles-mentaux.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">DSM-5<\/a>, Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, ni dans la <a href=\"https:\/\/icd.who.int\/fr\" data-type=\"link\" data-id=\"https:\/\/icd.who.int\/fr\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">CIM-11<\/a>, Classification internationale des maladies de l\u2019Organisation mondiale de la sant\u00e9. \u00ab\u00a0Les psychologues ne connaissent pas ou peu cette pathologie\u00a0\u00bb, d\u00e9plore Daniela Jopp, chercheuse \u00e0 l\u2019Institut de psychologie de l\u2019UNIL. Cela entra\u00eene des diagnostics et des traitements inad\u00e9quats. Certains sont \u00e9tiquet\u00e9s schizophr\u00e8nes, alors qu\u2019ils ont pleinement conscience de la diff\u00e9rence entre r\u00eaverie et r\u00e9alit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Le terme de <em>maladaptive daydreaming<\/em> (MD) a \u00e9t\u00e9 d\u00e9fini en 2002 par Eli Somer, chercheur de l\u2019Universit\u00e9 d\u2019Ha\u00effa, en Isra\u00ebl. Avec lui, Daniela Jopp a cr\u00e9\u00e9 en 2016 l\u2019\u00e9chelle d\u2019\u00e9valuation en vigueur aujourd\u2019hui.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 pr\u00e9sent, cet expert tente de d\u00e9terminer si le MD appartient ou non \u00e0 une sous-cat\u00e9gorie de d\u00e9sordre compulsif. En parall\u00e8le, il a d\u00e9velopp\u00e9 une th\u00e9rapie comportementale, coupl\u00e9e \u00e0 la m\u00e9ditation de pleine conscience, dont l\u2019impact se r\u00e9v\u00e8le positif.<\/p>\n<\/div><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Daniela Jopp, professeure associ\u00e9e \u00e0 l\u2019Institut de psychologie, \u00e9tudie la r\u00eaverie compulsive. 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