{"id":12032,"date":"2025-02-24T13:24:09","date_gmt":"2025-02-24T12:24:09","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/?p=12032"},"modified":"2025-04-28T13:12:57","modified_gmt":"2025-04-28T11:12:57","slug":"evaluer-le-risque-de-suicide-ne-se-fait-plus-comme-avant","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/evaluer-le-risque-de-suicide-ne-se-fait-plus-comme-avant\/","title":{"rendered":"\u00c9valuer le risque de suicide ne se fait plus comme avant"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Accompagner une personne en souffrance suicidaire est un exercice complexe et d\u00e9licat. Pour pr\u00e9venir le suicide, Laurent Michaud, m\u00e9decin-cadre dans le Service de psychiatrie de liaison, pr\u00e9conise de renoncer \u00e0 vouloir pr\u00e9dire le passage \u00e0 l\u2019acte et de privil\u00e9gier une approche centr\u00e9e sur la rencontre. <\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab Nous ne sommes pas tellement meilleurs que le hasard pour \u00e9valuer la probabilit\u00e9 statistique que quelqu&rsquo;un se suicide. \u00bb Laurent Michaud, m\u00e9decin-chef dans le Service de psychiatrie de liaison au CHUV ne baisse pas les bras pour autant. Car un accompagnement pour des personnes dans le besoin reste n\u00e9cessaire, mais surtout, possible et utile \u00e0 la pr\u00e9vention du suicide. Mais pour ce faire, un changement de paradigme est n\u00e9cessaire, estime-t-il. Il s\u2019agit de sortir de l\u2019id\u00e9e qu\u2019il est possible d\u2019identifier les individus les plus \u00e0 risque et de concentrer les soins sur ceux-ci, ce que confirme la recherche sur le sujet depuis plus de 50 ans. \u00ab Ann\u00e9e apr\u00e8s ann\u00e9e et article apr\u00e8s article, ce qu&rsquo;on voit est que \u00e7a ne marche pas. Pourquoi \u00e7a ne marche pas ? Parce que, fort heureusement, l&rsquo;occurrence de l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement est tr\u00e8s faible. Il y a 5000 personnes qui viennent aux urgences psychiatriques du CHUV par ann\u00e9e. Sur ces 5000, il y en a entre z\u00e9ro et dix qui, peut-\u00eatre dans les mois suivants, vont d\u00e9c\u00e9der par suicide. \u00bb La difficult\u00e9 de la pr\u00e9diction est non seulement due \u00e0 la raret\u00e9 de l\u2019acte, mais aussi \u00e0 son caract\u00e8re multifactoriel. De nombreuses variables peuvent en effet entrer en jeu, allant des facteurs sociaux aux troubles mentaux.<\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\"><strong>\u00c0 la recherche de la grille objective<\/strong><\/h5>\n\n\n\n<p>M\u00eame si l\u2019occurrence reste faible, tout le monde souhaiterait qu\u2019elle soit de z\u00e9ro. Pour limiter au maximum ce taux, il est naturel de souhaiter que les professionnels de la sant\u00e9 qui se retrouvent devant une personne en d\u00e9tresse sortent une grille d\u2019\u00e9valuation objective et cochent ses cases en fonction du comportement et de la sant\u00e9 de l\u2019individu. Ainsi, ces professionnels pourraient adopter une marche \u00e0 suivre afin que l\u2019aide soit optimale en prenant en compte les derni\u00e8res connaissances scientifiques. \u00ab&nbsp;Avoir des recommandations, une marche \u00e0 suivre et des mesures objectives du risque de suicide rassure souvent les institutions&nbsp;\u00bb, commente Laurent Michaud.<\/p>\n\n\n\n<p>Le probl\u00e8me r\u00e9side dans le fait que les grilles d\u2019\u00e9valuation d\u00e9velopp\u00e9es jusqu\u2019ici manquent non seulement d\u2019efficacit\u00e9, mais peuvent m\u00eame s\u2019av\u00e9rer \u00eatre contre-productives. Selon certains travaux tels que <a href=\"https:\/\/www.thelancet.com\/journals\/lanpsy\/article\/PIIS2215-0366(15)00051-6\/fulltext\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">ceux de Michael J. Smith<\/a>, une focalisation sur l\u2019\u00e9valuation du risque peut d\u00e9t\u00e9riorer la relation entre m\u00e9decins et patients et patientes. \u00ab\u00a0Avec un instrument, on va se focaliser l\u00e0-dessus et d\u00e9laisser le lien qu&rsquo;on va pouvoir cr\u00e9er avec la personne qui a besoin d\u2019aide et la construction de l&rsquo;alliance qui est n\u00e9cessaire et protectrice vis-\u00e0-vis du processus suicidaire.\u00a0\u00bb<\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\"><strong>Femmes, hommes, une in\u00e9galit\u00e9 d\u2019estimation<\/strong><\/h5>\n\n\n\n<p>Qui plus est, il a \u00e9t\u00e9 remarqu\u00e9 que l\u2019\u00e9valuation du risque d\u00e9pend de nombreux \u00e9l\u00e9ments, dont le genre des patient\u00b7es et m\u00eame celui des m\u00e9decins qui les \u00e9valuent. Il existe en effet un \u00ab\u00a0paradoxe du genre\u00a0\u00bb dans la suicidalit\u00e9 en Suisse, o\u00f9 les femmes ont tendance \u00e0 tenter plus souvent de se suicider (4,5% des femmes contre 3,3% des hommes en Suisse en 2022 selon l\u2019<a href=\"https:\/\/www.obsan.admin.ch\/fr\/publications\/2024-pensees-et-comportements-suicidaires\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Obsan<\/a>), mais les hommes d\u00e9c\u00e8dent trois fois plus du suicide (16,2 hommes contre 5,8 femmes pour 100\u2019000 habitant\u00b7es en 2022, toujours selon l\u2019<a href=\"https:\/\/www.obsan.admin.ch\/fr\/publications\/2024-pensees-et-comportements-suicidaires\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Obsan<\/a>). De nombreux \u00e9l\u00e9ments, majoritairement soci\u00e9taux, interviennent dans ce ph\u00e9nom\u00e8ne, explique le m\u00e9decin\u00a0: \u00ab\u00a0Les hommes vont g\u00e9n\u00e9ralement plus vite passer de l&rsquo;id\u00e9e \u00e0 l&rsquo;ex\u00e9cution. Ils vont aussi avoir plus de difficult\u00e9s que les femmes \u00e0 exprimer leur mal-\u00eatre, leurs \u00e9motions et \u00e0 demander de l&rsquo;aide.\u00a0 Une \u00e9ducation marqu\u00e9e par des repr\u00e9sentations st\u00e9r\u00e9otyp\u00e9es des r\u00f4les de genre explique probablement la surmortalit\u00e9 masculine plus que des facteurs biologiques.\u00a0\u00bb <\/p>\n\n\n\n<p>La prise en charge des patients et patientes qui montrent un risque de tentative de suicide pourrait aussi \u00eatre diff\u00e9rente en fonction du genre des m\u00e9decins qui sont en face, comme l\u2019a montr\u00e9 une r\u00e9cente recherche men\u00e9e par Mil\u00e8ne Barboteo \u00e0 l\u2019UNIL et supervis\u00e9e par Laurent Michaud <em>(voir encadr\u00e9).<\/em><strong><\/strong><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group has-light-background-background-color has-background is-vertical is-layout-flex wp-container-core-group-is-layout-8cf370e7 wp-block-group-is-layout-flex\">\n<p><strong><em>Le genre du ou de la m\u00e9decin influence l\u2019estimation du risque de suicide<\/em><\/strong><strong><em><\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.tandfonline.com\/doi\/full\/10.1080\/23311908.2024.2438433\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Une recherche<\/a> publi\u00e9e cette ann\u00e9e dans la revue <em>Cogent Psychology<\/em> a d\u00e9montr\u00e9 que le risque de faire une tentative de suicide est \u00e9valu\u00e9 diff\u00e9remment en fonction du genre des m\u00e9decins qui l\u2019estiment. Quatre cent sept m\u00e9decins suisses \u00e9taient invit\u00e9s \u00e0 lire des cas de patients ou patientes fictionnels et \u00e0 \u00e9valuer le risque d\u2019un suicide. R\u00e9sultat\u00a0: non seulement les m\u00e9decins hommes ont estim\u00e9 le risque plus bas que leurs coll\u00e8gues femmes, mais il y avait aussi une diff\u00e9rence en fonction de la similarit\u00e9 de genre entre m\u00e9decins et patient\u00b7es. Les m\u00e9decins jugeaient le risque comme \u00e9tant plus \u00e9lev\u00e9 pour des patients du m\u00eame genre, autant pour les femmes que les hommes. M\u00eame si les cas r\u00e9els restent tr\u00e8s diff\u00e9rents d\u2019un texte fictionnel, les auteurs concluent qu\u2019\u00ab\u00a0int\u00e9grer une sensibilisation aux biais potentiels relatifs \u00e0 ces caract\u00e9ristiques dans l\u2019\u00e9ducation m\u00e9dicale et les formations actuelles est crucial\u00a0\u00bb.<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\"><strong>Un changement de perspective n\u00e9cessaire<\/strong><\/h5>\n\n\n\n<p>M\u00eame si elle para\u00eet intuitivement b\u00e9n\u00e9fique, la recherche d\u2019objectivation du risque de suicide ne semble finalement pas l\u2019\u00eatre. Ce qui change compl\u00e8tement la prise en charge. \u00ab\u00a0On est vraiment en train de faire un changement majeur\u00a0\u00bb, commente le m\u00e9decin-chef dans le Service de psychiatrie de liaison. Celui d\u2019un passage d\u2019une tentative, vaine, d&rsquo;objectivation de l\u2019\u00e9valuation du risque du suicide \u00e0 une focalisation sur la rencontre humaine et l\u2019accompagnement\u00a0: \u00ab\u00a0On le voit dans la <a href=\"https:\/\/www.formation-continue-unil-epfl.ch\/faire-face-au-risque-suicidaire-devient-prevention-du-suicide-rencontrer-et-accompagner\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">formation continue universitaire<\/a> que l\u2019on donne depuis 20 ans. Elle s\u2019appelait auparavant \u00ab\u00a0Faire face au risque suicidaire\u00a0\u00bb et elle vient de changer de nom pour devenir \u00ab\u00a0Pr\u00e9vention du suicide\u00a0: rencontrer et accompagner\u00a0\u00bb.\u00a0\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Ce changement de paradigme est observ\u00e9 depuis quelques ann\u00e9es en Suisse romande ainsi que dans les pays anglo-saxons. Le mouvement n\u2019est cependant pas mondial, les \u00c9tats-Unis ayant tendance \u00e0 poursuivre des \u00e9tudes pour tenter d\u2019am\u00e9liorer les \u00e9valuations quantitatives. Depuis les d\u00e9buts de l\u2019histoire de la prise en charge de la suicidalit\u00e9, l\u2019approche d\u00e9pend de la route sinueuse qui slalome entre avanc\u00e9es scientifiques, aspects culturels, craintes et tabous.<strong><\/strong><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group has-buttons-text-color has-accent-background-color has-text-color has-background has-link-color wp-elements-5e87c3b98f0319f40c35275a23218059 is-vertical is-layout-flex wp-container-core-group-is-layout-8cf370e7 wp-block-group-is-layout-flex\">\n<p><strong>Besoin d\u2019aide&nbsp;?<\/strong><strong><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Si vous vous inqui\u00e9tez pour vous ou pour l\u2019un ou l\u2019une de vos proches, contactez de mani\u00e8re confidentielle 24h\/7j La Main tendue (appel au 143) ou la ligne d&rsquo;aide pour jeunes Pro Juventute (appel au 147).<\/p>\n\n\n\n<p>Retrouvez toutes les ressources d&rsquo;aide sur <a href=\"https:\/\/www.stopsuicide.ch\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">www.stopsuicide.ch<\/a>.<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group has-light-background-background-color has-background is-vertical is-layout-flex wp-container-core-group-is-layout-8cf370e7 wp-block-group-is-layout-flex\">\n<p><strong>Pour en savoir plus\u2026 <\/strong><strong><\/strong><\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><a href=\"https:\/\/www.obsan.admin.ch\/fr\/publications\/2024-pensees-et-comportements-suicidaires\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Le dernier rapport<\/a> de l\u2019Obsan sur les pens\u00e9es et comportements suicidaires en Suisse (2024)<\/li>\n\n\n\n<li>Barboteo, M., Lasserre, A. M., Studer, J., Brovelli, S., Clair, C., &amp; Michaud, L. (2025). \u00ab\u00a0Physician\u2019s and patient\u2019s gender influence on suicide risk assessment\u00a0: A cross-sectional study\u00a0\u00bb. <em>Cogent Psychology<\/em>, <em>12 <\/em>(1), 2438433.<\/li>\n\n\n\n<li>Michaud, L., Brovelli, S., &amp; Bourquin, C. (2021). \u00ab\u00a0Le paradoxe du genre dans le suicide\u00a0: des pistes explicatives et pas mal d\u2019incertitudes\u00a0\u00bb. <em>Revue m\u00e9dicale suisse<\/em>, <em>17<\/em>, 1265-7.<\/li>\n\n\n\n<li>Smith, M. J., Bouch, J., Bradstreet, S., Lakey, T., Nightingale, A., &amp; O&rsquo;Connor, R. C. (2015). \u00ab\u00a0Health services, suicide, and self-harm\u00a0: Patient distress and system anxiety\u00a0\u00bb. <em>The Lancet Psychiatry<\/em>, <em>2<\/em>(3), 275-280.<\/li>\n<\/ul>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pour pr\u00e9venir le suicide, le m\u00e9decin Laurent Michaud pr\u00e9conise de renoncer \u00e0 vouloir pr\u00e9dire le passage \u00e0 l\u2019acte.<\/p>\n","protected":false},"author":1002382,"featured_media":12037,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","_uag_custom_page_level_css":"","footnotes":""},"categories":[9,109],"tags":[194,411],"class_list":{"0":"post-12032","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-recherche","8":"category-sante","9":"tag-psychiatrie","10":"tag-sante-mentale"},"uagb_featured_image_src":{"full":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2025\/02\/laurent_michaud-8344.jpg",1200,700,false],"thumbnail":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2025\/02\/laurent_michaud-8344-150x150.jpg",150,150,true],"medium":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2025\/02\/laurent_michaud-8344-300x175.jpg",300,175,true],"medium_large":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2025\/02\/laurent_michaud-8344-768x448.jpg",580,338,true],"large":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2025\/02\/laurent_michaud-8344-1024x597.jpg",580,338,true],"1536x1536":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2025\/02\/laurent_michaud-8344.jpg",1200,700,false],"2048x2048":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2025\/02\/laurent_michaud-8344.jpg",1200,700,false],"post-thumbnail":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2025\/02\/laurent_michaud-8344.jpg",1200,700,false],"chaplin_preview_image_low_resolution":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2025\/02\/laurent_michaud-8344-540x315.jpg",540,315,true],"chaplin_preview_image_high_resolution":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2025\/02\/laurent_michaud-8344-1080x630.jpg",1080,630,true],"chaplin_fullscreen":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2025\/02\/laurent_michaud-8344.jpg",1200,700,false],"gform-image-choice-sm":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2025\/02\/laurent_michaud-8344.jpg",300,175,false],"gform-image-choice-md":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2025\/02\/laurent_michaud-8344.jpg",400,233,false],"gform-image-choice-lg":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2025\/02\/laurent_michaud-8344.jpg",600,350,false],"mailpoet_newsletter_max":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2025\/02\/laurent_michaud-8344.jpg",1200,700,false]},"uagb_author_info":{"display_name":"Marion de Vevey","author_link":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/author\/mdeveve1\/"},"uagb_comment_info":0,"uagb_excerpt":"Pour pr\u00e9venir le suicide, le m\u00e9decin Laurent Michaud pr\u00e9conise de renoncer \u00e0 vouloir pr\u00e9dire le passage \u00e0 l\u2019acte.","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/12032","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1002382"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=12032"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/12032\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":12083,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/12032\/revisions\/12083"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/media\/12037"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=12032"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=12032"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=12032"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}