{"id":11987,"date":"2025-02-24T11:45:06","date_gmt":"2025-02-24T10:45:06","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/?p=11987"},"modified":"2025-04-28T13:15:42","modified_gmt":"2025-04-28T11:15:42","slug":"au-croisement-des-neurodivergences","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/au-croisement-des-neurodivergences\/","title":{"rendered":"Au croisement des neurodivergences"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Parmi les projets soutenus par le programme UCreate, celui de Sarah Amrein et Lisa Garrelts vise \u00e0 am\u00e9liorer la vie des personnes neurodivergentes confront\u00e9es \u00e0 une soci\u00e9t\u00e9 indiff\u00e9rente \u00e0 leurs probl\u00e8mes. Rencontre.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Sarah Amrein vit depuis l\u2019enfance avec un trouble du d\u00e9ficit de l\u2019attention (TDAH), diagnostiqu\u00e9 il y a deux ans seulement. Sa condition ne l\u2019a pas emp\u00each\u00e9e d\u2019obtenir un Master en biologie m\u00e9dicale \u00e0 l\u2019UNIL. \u00ab&nbsp;Le&nbsp;bachelor avec sa succession d\u2019examens a \u00e9t\u00e9 plus difficile, car j\u2019ai tendance \u00e0 laisser passer le temps jusqu\u2019au dernier moment, ce qui n\u2019est pas id\u00e9al pour se pr\u00e9parer&nbsp;\u00bb, raconte-t-elle. \u00c0 37 ans, la Zurichoise travaille comme consultante pour une soci\u00e9t\u00e9 active dans la recherche sur les maladies orphelines. Elle \u00e9value les m\u00e9dicaments dans ce domaine et conseille les acheteurs.<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s ce mandat, que fera-t-elle&nbsp;? \u00ab&nbsp;Je ne le sais pas encore, mais j\u2019ai besoin d\u2019\u00eatre stimul\u00e9e, voire de ressentir une pression au travail car si je reste chez moi, je me disperse, c\u2019est comme s\u2019il y avait un petit enfant dans ma t\u00eate qui me pousse tout le temps \u00e0 faire autre chose&nbsp;\u00bb, d\u00e9crit-elle. Depuis quatre mois, elle prend chaque matin une mol\u00e9cule \u2013 la lisdexamf\u00e9tamine \u2013 qui augmente sa concentration. \u00ab&nbsp;Savoir pourquoi je fonctionne ainsi m\u2019aide et je pense qu\u2019il faut vraiment am\u00e9liorer le diagnostic chez les enfants tr\u00e8s actifs dans leur t\u00eate, ce n\u2019est pas simplement une affaire de ritaline. Sur moi par exemple la ritaline n\u2019a pas march\u00e9&nbsp;\u00bb, explique-t-elle.<\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\"><strong>Un fonctionnement d\u00e9concertant<\/strong><\/h5>\n\n\n\n<p>\u00c0 bient\u00f4t 35 ans, Lisa Garrelts s\u2019est \u00e9mancip\u00e9e du cadre strict d\u2019une entreprise, qu\u2019elle a bien connu comme sp\u00e9cialiste du leadership, du changement et des ressources humaines, d\u00e9couvreuse de talents et coach. Apr\u00e8s une longue exp\u00e9rience \u00e0 travers diff\u00e9rentes organisations et plusieurs pays, cette Allemande \u00e9tablie \u00e0 Zurich travaille maintenant chez elle, bien consciente d\u2019avoir un fonctionnement c\u00e9r\u00e9bral d\u00e9concertant dans une soci\u00e9t\u00e9 qu\u2019elle juge tr\u00e8s mal inform\u00e9e au sujet des neurodivergences.<\/p>\n\n\n\n<p>Depuis qu\u2019elle a \u00e9t\u00e9 diagnostiqu\u00e9e, il y a seulement trois ans, elle affiche son autisme sans d\u00e9tour&nbsp;et revendique une compl\u00e8te libert\u00e9 dans l\u2019organisation de son temps et l\u2019exploration de sa cr\u00e9ativit\u00e9. \u00ab&nbsp;Je suis bourr\u00e9e d\u2019\u00e9nergie et au travail j\u2019explique les choses tr\u00e8s vite, il faut suivre car je ne vais pas tout le temps r\u00e9p\u00e9ter, or les gens neurotypiques pensent un peu trop \u00e0 eux-m\u00eames au lieu de rechercher la s\u00e9curit\u00e9 et la joie pour tous&nbsp;\u00bb, constate-t-elle. Elle a trouv\u00e9 la recette qui lui convient&nbsp;: bien manger, pas de m\u00e9dicament, se promener avec son chien, soulever des poids. Le yoga lui para\u00eet ennuyeux, en revanche&#8230;<\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\"><strong>S\u2019informer et se rencontrer<\/strong><\/h5>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Nous ne sommes bien \u00e9videmment pas oppos\u00e9es aux m\u00e9dicaments mais chacun doit trouver le sien avec un dosage appropri\u00e9, et parfois on peut vivre sans, en apprenant \u00e0 r\u00e9duire ses propres sympt\u00f4mes&nbsp;\u00bb, pr\u00e9cise Lisa, qui a entra\u00een\u00e9 son amie Sarah dans l\u2019aventure de&nbsp;<em>NeuroMynds,<\/em>&nbsp;une plateforme \u00e9lectronique destin\u00e9e \u00e0 mettre en relation les personnes neurodivergentes entre elles, d\u2019une part, et d\u2019autre part avec les soutiens appropri\u00e9s, coachs et autres sp\u00e9cialistes capables de les aider \u00e0 s\u2019int\u00e9grer dans la vie professionnelle, \u00e0 s\u2019organiser au quotidien et tout simplement \u00e0 aller mieux.&nbsp;<em>NeuroMynds<\/em>&nbsp;pr\u00e9sentera en outre une dimension informative et un forum pour se connecter entre pairs. \u00ab&nbsp;Contrairement au Royaume-Uni ou \u00e0 l\u2019Allemagne, et bien s\u00fbr \u00e0 la Californie, o\u00f9 la recherche sur le sujet est nettement plus active, y compris sur les m\u00e9dicaments, la Suisse reste \u00e0 la tra\u00eene s\u2019agissant des neurodivergences&nbsp;\u00bb, estiment-elles.<\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\"><strong>Une aide rapide et adapt\u00e9e \u00e0 la demande<\/strong><\/h5>\n\n\n\n<p>Leur plateforme vise \u00e0 offrir un point d\u2019entr\u00e9e centralis\u00e9 vers la prise en charge des probl\u00e8mes rencontr\u00e9s par les neurodivergents. \u00ab&nbsp;Les cas sont divers, on peut m\u00eame combiner comme moi autisme et TDAH, et le diagnostic est trop lent, les patients rencontrent un sp\u00e9cialiste ici, un autre ailleurs, c\u2019est compliqu\u00e9, d\u00e9cousu, les h\u00f4pitaux psychiatriques sont surcharg\u00e9s par les cas les plus s\u00e9v\u00e8res, j\u2019ai m\u00eame rencontr\u00e9 des personnes au bord du suicide qui ne savaient pas o\u00f9 aller&nbsp;\u00bb, poursuit Lisa Garrelts. Leur propre exp\u00e9rience entre solitude, lenteur, incompr\u00e9hension, t\u00e2tonnements et autres erreurs d\u2019aiguillage guide leur d\u00e9marche. \u00ab&nbsp;Les comorbidit\u00e9s telles que l\u2019anxi\u00e9t\u00e9, les phobies sociales, les troubles obsessionnels compulsifs ou encore la prise de poids exigent peut-\u00eatre de voir plusieurs sp\u00e9cialistes, mais il faut une vision d\u2019ensemble,&nbsp;qui manque cruellement&nbsp;\u00bb, compl\u00e8te Sarah Amrein. Surtout pour les cas jug\u00e9s moins graves, \u00ab&nbsp;qui passent facilement inaper\u00e7us, alors que la personne se sent livr\u00e9e \u00e0 elle-m\u00eame et incapable d\u2019affronter les exigences d\u00e9courageantes de la soci\u00e9t\u00e9&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\"><strong>Rassembler des talents sur une seule plateforme<\/strong><\/h5>\n\n\n\n<p>Concr\u00e8tement, chaque coach certifi\u00e9 dans toute une vari\u00e9t\u00e9 de domaines en lien avec la probl\u00e9matique des neurodivergences&nbsp;devrait c\u00e9der sur ses consultations une commission de 30% aux gestionnaires de la plateforme. \u00ab&nbsp;Nous voulons offrir des solutions rapides et flexibles, adapt\u00e9es aux personnes confront\u00e9es \u00e0 un bouillonnement int\u00e9rieur qui peut d\u00e9border, \u00e0 tout moment, surtout dans un contexte&nbsp;o\u00f9 le soutien et l\u2019information restent trop souvent fragment\u00e9s, d\u2019un acc\u00e8s usant et compliqu\u00e9&nbsp;\u00bb, pr\u00e9cise Lisa Garrelts, qui r\u00e9sume le projet d\u2019une formule&nbsp;: \u00ab&nbsp;Kill the problems with skills.&nbsp;\u00bb On comprend bien qu\u2019il s\u2019agit d\u2019\u0153uvrer en compl\u00e9ment \u00e0 la psychiatrie et non pas contre elle, dans ses marges ou ses absences, mais le projet doit encore s\u2019affiner pour offrir une v\u00e9ritable compl\u00e9mentarit\u00e9&nbsp;et permettre ainsi aux personnes concern\u00e9es par une neurodivergence et ses \u00e9ventuelles comorbidit\u00e9s d\u2019acqu\u00e9rir une meilleure connaissance d\u2019elles-m\u00eames gr\u00e2ce \u00e0 une prise en charge holistique, et dans la perspective de contribuer \u00e0 leur propre traitement en am\u00e9liorant leur qualit\u00e9 de vie.<\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\"><strong>Le soutien du programme UCreate<\/strong><\/h5>\n\n\n\n<p>Ce projet a d\u00e9croch\u00e9, avec 35 autres, le soutien du <a href=\"https:\/\/ucreate.ch\/notre-equipe\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Hub\u00a0entrepreneuriat et\u00a0innovation de l\u2019UNIL<\/a>, sous la forme d\u2019une phase exploratoire propos\u00e9e dans l\u2019espace collectif et cr\u00e9atif de la Villanova. Lisa et Sarah ont ainsi pu b\u00e9n\u00e9ficier d\u2019un coaching individuel et en groupe, \u00e0 travers des ateliers et de multiples \u00e9changes avec des professionnels du campus et d\u2019autres horizons. Lors de leur passage final devant un jury, elles ont r\u00e9ussi \u00e0 placer\u00a0<em>NeuroMynds<\/em>\u00a0parmi les <a href=\"https:\/\/www.unil.ch\/news\/fr\/1736349526260\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">dix projets s\u00e9lectionn\u00e9s en phase 2<\/a>. Cette \u00e9tape permet, notamment, d\u2019acc\u00e9der \u00e0 un soutien financier de l\u2019UNIL, pouvant aller selon les projets jusqu\u2019\u00e0 10&rsquo;000 francs pour la mise au point d\u2019un prototype \u00e0 tester dans la r\u00e9alit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Responsable du <a href=\"https:\/\/ucreate.ch\/projets-ucreate-alumni\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">programme UCreate<\/a>, Anne Liquois indique que cette phase doit permettre de pr\u00e9ciser les mod\u00e8les d\u2019affaires, d\u2019exp\u00e9rimenter la viabilit\u00e9 sociale et \u00e9conomique de chaque projet et d\u2019assurer leur insertion dans un \u00e9cosyst\u00e8me. Au terme de ce processus d\u2019acc\u00e9l\u00e9ration, les participants sont amen\u00e9s \u00e0 pr\u00e9senter un pitch final devant un parterre de professionnels internes et externes \u00e0 l\u2019UNIL et d\u2019anciens b\u00e9n\u00e9ficiaires d\u2019UCreate. \u00ab\u00a0C\u2019est aussi l\u2019occasion de mettre les nouveaux venus en contact avec d\u2019autres organismes de soutien \u00e0 l\u2019entrepreneuriat pour les faire b\u00e9n\u00e9ficier d\u2019un accompagnement et d\u2019un r\u00e9seau par-del\u00e0 notre programme\u00a0\u00bb, pr\u00e9cise Anne Liquois.<\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\"><strong>Une mentor en marketing digital<\/strong><\/h5>\n\n\n\n<p>Pour les aider \u00e0 franchir cette phase 2, un coach est attribu\u00e9 \u00e0 chaque \u00e9quipe. Dans le cas de Sarah et de Lisa, il s\u2019agit d\u2019une jeune femme de leur \u00e2ge qui les a pr\u00e9c\u00e9d\u00e9es dans l\u2019aventure entrepreneuriale. Dipl\u00f4m\u00e9e de HEC Lausanne, Amrita Etchepareborda a cr\u00e9\u00e9&nbsp;<em>Check Your Health&nbsp;<\/em>autour de l\u2019id\u00e9e d\u2019un pr\u00e9l\u00e8vement facilit\u00e9 \u00e0 domicile, d\u2019une analyse de l\u2019\u00e9chantillon en laboratoire et de r\u00e9sultats sous&nbsp;cinq&nbsp;jours sur une plateforme s\u00e9curis\u00e9e, en cas de suspicion de diverses maladies contagieuses ou hormonales. En outre, elle dirige une agence de marketing digital, une exp\u00e9rience qui sera sans doute tr\u00e8s utile aux deux porteuses du projet&nbsp;<em>NeuroMynds,<\/em>&nbsp;dans la perspective de lancer leur plateforme sur le march\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 Zurich, Lisa Garrelts et Sarah Amrein s\u2019appr\u00eatent donc \u00e0 entamer cette derni\u00e8re s\u00e9quence avec une \u00e9nergie communicative. \u00ab&nbsp;Nous avons d\u00e9j\u00e0 constitu\u00e9 une petite \u00e9quipe pour mettre au point notre plateforme sur le plan visuel et technique&nbsp;\u00bb, glisse Lisa, qui s\u2019immerge aussi pleinement dans l\u2019\u00e9laboration d\u2019un r\u00e9seau de sp\u00e9cialistes dans le domaine des neurodivergences. On ne peut que leur souhaiter une belle r\u00e9ussite en compl\u00e9ment&nbsp;des&nbsp;offres de sant\u00e9 en psychiatrie, mais aussi hors des sentiers battus.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un projet soutenu par UCreate souhaite am\u00e9liorer la vie des personnes neurodivergentes confront\u00e9es \u00e0 une soci\u00e9t\u00e9 indiff\u00e9rente. 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