{"id":11460,"date":"2024-11-11T11:01:11","date_gmt":"2024-11-11T10:01:11","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/?p=11460"},"modified":"2024-12-16T11:19:24","modified_gmt":"2024-12-16T10:19:24","slug":"un-parcours-au-coeur-de-la-psychiatrie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/un-parcours-au-coeur-de-la-psychiatrie\/","title":{"rendered":"Un parcours au c\u0153ur de la psychiatrie"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Rencontre avec la professeure Kerstin von Plessen, cheffe du D\u00e9partement de psychiatrie du CHUV, \u00e0 l\u2019occasion des 150 ans de l\u2019h\u00f4pital de Cery.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019h\u00f4pital de Cery vient de f\u00eater ses 150 ans sous les couleurs de la science, lors d\u2019un symposium sur la psychiatrie \u00e0 travers le temps, puis avec la population vaudoise, invit\u00e9e sur les lieux lors d\u2019une journ\u00e9e portes ouvertes. L\u2019occasion de s\u2019entretenir avec la professeure Kerstin von Plessen, cheffe depuis ao\u00fbt 2021 du D\u00e9partement de psychiatrie du CHUV. Nous l\u2019avons rencontr\u00e9e sur le site r\u00e9cemment reconstruit de Cery, inaugur\u00e9 en septembre 2023.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Venant apr\u00e8s des pionniers comme Henri Preisig et Hans Steck, \u00e9paul\u00e9 par son \u00e9pouse Eva Steck-D\u00fcrrenmatt, un psychiatre comme Christian M\u00fcller et, plus r\u00e9cemment, le professeur Jacques Gasser, vous \u00eates la premi\u00e8re femme \u00e0 la t\u00eate du D\u00e9partement de psychiatrie&#8230;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Oui, les m\u00e9decins-cadres et les chefs de service sont encore plut\u00f4t des hommes, mais il ne faut pas oublier le r\u00f4le essentiel des femmes dans l\u2019histoire de la psychiatrie&nbsp;:&nbsp;vous avez mentionn\u00e9 Eva Steck, on peut penser \u00e0 quantit\u00e9 de soignantes, de proches-aidantes,&nbsp;et on voit depuis un certain temps un nombre parfois plus \u00e9lev\u00e9 de femmes dans les formations universitaires, que ce soit en sp\u00e9cialisation m\u00e9dicale de la psychiatrie et psychoth\u00e9rapie, en psychologie ou en sciences infirmi\u00e8res. Je relativiserais donc un peu ma propre situation \u00e0 la Facult\u00e9 de biologie et de m\u00e9decine, comme professeure ordinaire depuis 2017, directrice du Service universitaire de psychiatrie de l\u2019enfant et de l\u2019adolescent, puis, en effet, cheffe du D\u00e9partement de psychiatrie avec un bureau ici \u00e0 l\u2019h\u00f4pital de Cery, depuis le 1<sup>er<\/sup>ao\u00fbt 2021.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le p\u00e8re et le grand-p\u00e8re de Christian M\u00fcller \u00e9taient des psychiatres&nbsp;; lors du symposium du 4 octobre 2024, le neurologue Andreas J. Steck a \u00e9voqu\u00e9 sa vie d\u2019enfant quand son p\u00e8re dirigeait cet h\u00f4pital, o\u00f9 vivait alors toute la famille&#8230;&nbsp;Et vous&nbsp;?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Mon p\u00e8re aussi \u00e9tait psychiatre. Je pense que nous, enfants de psychiatres, avons baign\u00e9 dans une atmosph\u00e8re o\u00f9 les probl\u00e8mes psychiques relevaient de la normalit\u00e9, si j\u2019ose dire, sans aucune crainte ou g\u00eane \u00e0 c\u00f4toyer les personnes concern\u00e9es ou les \u00ab&nbsp;patients&nbsp;\u00bb. Andreas Steck nous a racont\u00e9 lors du jubil\u00e9 \u00e0 Cery avoir demand\u00e9 \u00e0 ses parents si c\u2019\u00e9tait vrai qu\u2019il y avait \u00ab&nbsp;des fous \u00e0 Cery&nbsp;\u00bb, uniquement parce qu\u2019il l\u2019avait entendu dire \u00e0 l\u2019\u00e9cole, alors que&nbsp;lui vivait sur le site. J\u2019ai c\u00f4toy\u00e9 tr\u00e8s jeune beaucoup de psychiatres, j\u2019ai pu \u00e9changer avec des \u00ab&nbsp;patients&nbsp;\u00bb hors de l\u2019h\u00f4pital, en psychiatrie communautaire dans des ateliers, alors pour moi c\u2019\u00e9tait une belle profession d\u00e8s le d\u00e9but de ma vie, \u00e7a l\u2019est encore&nbsp;!&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>En d\u00e9pit de l\u2019int\u00e9r\u00eat envers la sant\u00e9 mentale, \u00e9rig\u00e9e en cause nationale par exemple en France, par le nouveau premier ministre Michel Barnier, ou dans le canton de Vaud par la&nbsp;conseill\u00e8re d\u2019\u00c9tat Rebecca Ruiz, y a-t-il un probl\u00e8me de recrutement dans ce domaine&nbsp;?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>En psychiatrie, surtout en psychiatrie de l\u2019enfant et de l\u2019adolescent, oui, mais je pense que d\u2019autres sp\u00e9cialit\u00e9s hospitali\u00e8res vont \u00e9galement conna\u00eetre ce probl\u00e8me.&nbsp;Et puis le priv\u00e9 attire davantage, pas seulement sur le plan financier, il y a les horaires, les jours f\u00e9ri\u00e9s, les cong\u00e9s&nbsp;; il faut rendre l\u2019h\u00f4pital plus attractif en am\u00e9liorant les conditions de travail. La psychiatrie ne parle pas forc\u00e9ment aux jeunes, ce n\u2019est pas un probl\u00e8me nouveau, mais qui s\u2019aggrave. D\u00e8s lors, nous devons nous montrer plus actifs sur la formation et la cr\u00e9ation de conditions de travail attractives. Depuis quelques ann\u00e9es, le stage dans notre domaine, la psychiatrie, n\u2019est plus obligatoire pour les \u00e9tudiantes et \u00e9tudiants pr\u00e9gradu\u00e9s en m\u00e9decine, or il n\u2019y a rien de mieux pour conna\u00eetre et appr\u00e9cier la psychiatrie. Au regard de l\u2019importance et de l\u2019ampleur des maladies mentales, qui peuvent directement ou indirectement concerner toute la population, il faut urgemment r\u00e9introduire ces stages. Le m\u00e9tier permet d\u2019aller au bout des choses, de construire une relation avec le patient, de le suivre \u00e0 travers le temps dans le d\u00e9veloppement de sa personnalit\u00e9, de constater souvent une att\u00e9nuation des sympt\u00f4mes avec l\u2019\u00e2ge et d\u2019aider les personnes \u00e0 vivre le mieux possible avec leur maladie. Finalement, cela touche une grande partie de la population&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Hormis la gestion, vous enseignez aussi \u00e0 l\u2019UNIL&#8230;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Oui, je suis en train de pr\u00e9parer un cours sur les troubles externalis\u00e9s des enfants et des adolescents, par exemple&nbsp;le trouble d\u00e9ficitaire de l\u2019attention, avec ou sans hyperactivit\u00e9. Le TDAH est souvent \u00e0 l\u2019origine d\u2019autres probl\u00e8mes, par exemple la consommation de drogues, la d\u00e9scolarisation, voire la d\u00e9linquance, or on peut changer le parcours de ces jeunes avec une prise en charge pr\u00e9coce. Je m\u2019int\u00e9resse \u00e9galement beaucoup aux troubles alimentaires, qui ont souvent un ancrage biologique, et c\u2019est un cercle vicieux quand on sait que l\u2019anorexie va provoquer des changements dans le cerveau. Il y a donc beaucoup de choses \u00e0 faire dans ce domaine aussi.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Sur le plan de la psychopharmacologie, on a l\u2019impression d\u2019une stagnation depuis la d\u00e9couverte essentielle des neuroleptiques, qui pourtant ne ciblent pas avec pr\u00e9cision les diff\u00e9rents sympt\u00f4mes propres aux maladies du cerveau&#8230;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 Cery, nous avons une\u00a0unit\u00e9 de pharmacog\u00e9n\u00e9tique et de psychopharmacologie clinique, qui fait partie du Centre de neurosciences psychiatriques. Il est essentiel de travailler \u00e0 l\u2019interface entre la clinique et la recherche fondamentale. C\u2019est un domaine tr\u00e8s important et, malgr\u00e9 tout ce que nous savons aujourd\u2019hui sur le cerveau, nous ne pouvons pas parler en effet de progr\u00e8s fondamentaux n\u00e9cessaires au d\u00e9veloppement de nouveaux m\u00e9dicaments. Les progr\u00e8s des nouveaux neuroleptiques ont surtout concern\u00e9 leur profil de tol\u00e9rance, qui a \u00e9t\u00e9 fortement am\u00e9lior\u00e9 par rapport \u00e0 la premi\u00e8re g\u00e9n\u00e9ration. Les sympt\u00f4mes n\u00e9gatifs de la schizophr\u00e9nie restent toutefois insuffisamment cibl\u00e9s, m\u00eame par les nouvelles mol\u00e9cules. Mais la Food and Drug\u00a0Administration vient d\u2019approuver un nouveau neuroleptique avec un m\u00e9canisme d\u2019action diff\u00e9rent, pouvant agir sur les r\u00e9cepteurs muscariniques M1 et M4 localis\u00e9s dans le cerveau, sans bloquer les r\u00e9cepteurs dopaminergiques. D\u2019autres mol\u00e9cules sont \u00e9galement en cours de d\u00e9veloppement et laissent esp\u00e9rer l\u2019arriv\u00e9e de nouvelles alternatives th\u00e9rapeutiques dans la schizophr\u00e9nie<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Quels&nbsp;sont les autres domaines couverts \u00e0 Cery&nbsp;?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019esp\u00e8re ne rien oublier&nbsp;:&nbsp;de t\u00eate, nous avons donc la psychiatrie g\u00e9n\u00e9rale, la psychiatrie de l\u2019\u00e2ge avanc\u00e9, les troubles du spectre de l\u2019autisme et apparent\u00e9s, la psychiatrie communautaire, la psychiatrie enfants et adolescents, la psychiatrie p\u00e9nitentiaire y si\u00e8ge \u00e9galement, ainsi que le Centre des neurosciences psychiatriques, le Centre d&rsquo;\u00e9pid\u00e9miologie psychiatrique et de psychopathologie, l\u2019Institut universitaire de psychoth\u00e9rapie et l\u2019Institut de psychiatrie l\u00e9gale. Nous essayons de mettre les choses ensemble et c\u2019est la force d\u2019un h\u00f4pital universitaire. La science translationnelle va dans les deux sens, elle am\u00e9liore la prise en charge clinique mais garantit aussi un apport de la clinique \u00e0 la recherche fondamentale. Autrefois, la maladie mentale \u00e9tait per\u00e7ue comme une chose tr\u00e8s myst\u00e9rieuse, mystique et stigmatisante, aujourd\u2019hui on sait que cela se joue dans le cerveau, et dans les \u00e9motions de chacun. En outre on a compris qu\u2019il ne faut pas choisir entre la biologie et l\u2019environnement, que la g\u00e9n\u00e9tique peut \u00eatre influenc\u00e9e par l\u2019environnement, c\u2019est l\u2019\u00e9pig\u00e9n\u00e9tique, et \u00e7a individualise beaucoup ces maladies&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>On a parl\u00e9 de l\u2019h\u00f4pital mais que dire de la soci\u00e9t\u00e9&nbsp;? Pourrait-on imaginer par exemple un quota d\u2019emplois adapt\u00e9s au sein des entreprises, des institutions&nbsp;?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Absolument. Je crois beaucoup \u00e0 l\u2019int\u00e9gration par le travail pour mettre le focus sur le \u00ab&nbsp;r\u00e9tablissement&nbsp;\u00bb de la personne. \u00c0 l\u2019origine, d\u00e9j\u00e0, les pensionnaires \u00e0 Cery participaient aux travaux des champs, mais sur le site. J\u2019estime que notre soci\u00e9t\u00e9 dans son ensemble a besoin de toutes les mains&#8230; et de tous les cerveaux. Pr\u00e8s de 30% de la population est, ou sera un jour, concern\u00e9e par un probl\u00e8me psychique dans son parcours de vie. Nous devons profiter davantage de l\u2019ouverture propre \u00e0 notre \u00e9poque&nbsp;: les neurodivergences ne peuvent pas rester le parent pauvre de la diversit\u00e9. Elles trouveront toute leur place dans la cit\u00e9, \u00e0 condition d\u2019adapter la vie professionnelle et sociale. Je pense surtout aux personnes jeunes atteintes de troubles psychiques&nbsp;: c\u2019est tr\u00e8s important qu\u2019elles ne soient pas r\u00e9duites \u00e0 l\u2019univers de la maladie. Elles sont malades, certes, mais peuvent relever aussi d\u2019autres d\u00e9fis, vivre des exp\u00e9riences enrichissantes et faire des rencontres en&nbsp;dehors de leur limite qui est la maladie. L\u2019initiative autour des \u00ab&nbsp;pairs-praticiens&nbsp;\u00bb doit \u00eatre facilit\u00e9e dans l\u2019h\u00f4pital et dans tous les espaces de soins&nbsp;; il s\u2019agit de personnes concern\u00e9es par un trouble mental et form\u00e9es pour accompagner les patients. Le monde professionnel n\u2019est pas inaccessible si on prend en compte les adaptations respectives n\u00e9cessaires pour les troubles psychiques.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u00c0<\/strong><strong>&nbsp;quoi sert finalement un h\u00f4pital psychiatrique&nbsp;?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Il r\u00e9pond \u00e0 des situations aigu\u00ebs o\u00f9 les personnes ont besoin d\u2019\u00eatre prot\u00e9g\u00e9es et bien prises en charge. Il offre une intensit\u00e9 de soins qui n\u2019est pas possible dans un autre cadre. Il y a dans un h\u00f4pital toute une palette de th\u00e9rapies \u00e0 disposition de la personne quand il s\u2019agit de r\u00e9soudre une crise et redonner une nouvelle perspective. C\u2019est important \u00e9galement pour les proches de savoir qu\u2019il y a ici un endroit pour prendre en soin la crise. Le probl\u00e8me actuel vient non pas de l\u2019hospitalisation mais de sa bri\u00e8vet\u00e9, et du manque de lits au vu de la croissance des demandes et de la d\u00e9mographie dans le canton. On a l\u2019impression de n\u2019avoir pas toujours pu aider le patient ainsi que sa famille car \u00e7a va trop vite, il y a de l\u2019attente et pas suffisamment de moyens pour s\u2019assurer vraiment de la r\u00e9ussite d\u2019une sortie.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Cheffe du D\u00e9partement de psychiatrie du CHUV, la professeure Kerstin von Plessen nous offre son regard sur la maladie et le r\u00f4le de la psychiatrie.<\/p>\n","protected":false},"author":1002082,"featured_media":11404,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","_uag_custom_page_level_css":"","footnotes":""},"categories":[100,113,34,9,109,110],"tags":[],"class_list":{"0":"post-11460","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-biologie","8":"category-enseignement","9":"category-institution","10":"category-recherche","11":"category-sante","12":"category-societe"},"uagb_featured_image_src":{"full":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2024\/11\/kerstin_von_plessen-6656.jpg",1200,700,false],"thumbnail":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2024\/11\/kerstin_von_plessen-6656-150x150.jpg",150,150,true],"medium":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2024\/11\/kerstin_von_plessen-6656-300x175.jpg",300,175,true],"medium_large":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2024\/11\/kerstin_von_plessen-6656-768x448.jpg",580,338,true],"large":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2024\/11\/kerstin_von_plessen-6656-1024x597.jpg",580,338,true],"1536x1536":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2024\/11\/kerstin_von_plessen-6656.jpg",1200,700,false],"2048x2048":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2024\/11\/kerstin_von_plessen-6656.jpg",1200,700,false],"post-thumbnail":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2024\/11\/kerstin_von_plessen-6656.jpg",1200,700,false],"chaplin_preview_image_low_resolution":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2024\/11\/kerstin_von_plessen-6656-540x315.jpg",540,315,true],"chaplin_preview_image_high_resolution":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2024\/11\/kerstin_von_plessen-6656-1080x630.jpg",1080,630,true],"chaplin_fullscreen":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2024\/11\/kerstin_von_plessen-6656.jpg",1200,700,false],"gform-image-choice-sm":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2024\/11\/kerstin_von_plessen-6656.jpg",300,175,false],"gform-image-choice-md":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2024\/11\/kerstin_von_plessen-6656.jpg",400,233,false],"gform-image-choice-lg":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2024\/11\/kerstin_von_plessen-6656.jpg",600,350,false],"mailpoet_newsletter_max":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2024\/11\/kerstin_von_plessen-6656.jpg",1200,700,false]},"uagb_author_info":{"display_name":"Nadine Richon Salzmann","author_link":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/author\/nrichon\/"},"uagb_comment_info":0,"uagb_excerpt":"Cheffe du D\u00e9partement de psychiatrie du CHUV, la professeure Kerstin von Plessen nous offre son regard sur la maladie et le r\u00f4le de la psychiatrie.","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11460","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1002082"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=11460"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11460\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":11575,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11460\/revisions\/11575"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/media\/11404"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=11460"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=11460"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=11460"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}