{"id":10855,"date":"2024-09-23T12:15:18","date_gmt":"2024-09-23T10:15:18","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/?p=10855"},"modified":"2024-11-11T10:27:48","modified_gmt":"2024-11-11T09:27:48","slug":"refaire-notre-monde","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/refaire-notre-monde\/","title":{"rendered":"Refaire notre monde  aux limites plan\u00e9taires"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>De nos jours il ne suffit plus de refaire \u00ab&nbsp;le&nbsp;\u00bb monde comme s\u2019il s\u2019agissait uniquement d\u2019une toile de fond impos\u00e9e par d\u2019autres. Le festival \u00c9cotopiales, nouveau venu \u00e0 l\u2019UNIL, invite \u00e0 un effort collectif pour r\u00e9investir \u00ab&nbsp;notre&nbsp;\u00bb monde au croisement des sciences et des arts.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Au Centre de comp\u00e9tences en durabilit\u00e9 (CCD), Colin Pahlisch coordonne l\u2019ORIA \u2013 pour Observatoire des R\u00e9cits et des Imaginaires de l\u2019Anthropoc\u00e8ne. L\u2019\u00e9v\u00e9nement qu\u2019il coorganise&nbsp;sous l\u2019intitul\u00e9 \u00c9cotopiales (1<sup>er<\/sup>&nbsp;et 2 novembre 2024) met l\u2019accent avec plusieurs chercheurs et chercheuses sur l\u2019\u00e9cologie dans ses dimensions environnementale, sociale et psychique, pour citer F\u00e9lix Guattari, un auteur qu\u2019il affectionne. \u00ab&nbsp;C\u2019est le rapport au lieu, aux autres et \u00e0 soi&nbsp;\u00bb, r\u00e9sume-t-il.<\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">Un \u00e9v\u00e9nement universitaire et populaire<\/h5>\n\n\n\n<p>Si le sous-titre des \u00c9cotopiales \u2013 Festival des r\u00e9cits et des imaginaires \u00e9cologiques \u2013 renvoie d\u2019abord aux \u00e9tudes de Lettres, il faut souligner le caract\u00e8re interdisciplinaire et interfacultaire de l\u2019\u00e9v\u00e9nement, ainsi que sa double dimension universitaire et populaire. Sans \u00e9clairage scientifique, la cr\u00e9ativit\u00e9 artistique autour des questions \u00e9cologiques pourrait s\u2019enliser dans l\u2019\u00e9co-anxi\u00e9t\u00e9 ou la pure \u00e9vasion&nbsp;; il s\u2019agit d\u00e8s lors de lui apporter un cadre de r\u00e9flexion lors d\u2019une premi\u00e8re journ\u00e9e d\u00e9di\u00e9e \u00e0 la recherche, le 1er novembre.<\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">Conf\u00e9rences et tables rondes<\/h5>\n\n\n\n<p>Trois experts lanceront le festival au Vortex&nbsp;: Jan Blanc (UNIL) pour explorer les repr\u00e9sentations du sujet dans l\u2019histoire de l\u2019art, Pierre Schoentjes (Universit\u00e9 de Gand) pour questionner la litt\u00e9rature environnementale \u00ab&nbsp;entre opportunit\u00e9 et opportunisme&nbsp;\u00bb, ainsi que Val\u00e9rie Chansigaud (Universit\u00e9 Paris Cit\u00e9) pour exposer l\u2019histoire longue de l\u2019imaginaire \u00e9cologique sous l\u2019angle politique. <\/p>\n\n\n\n<p>Se d\u00e9pla\u00e7ant dans l\u2019apr\u00e8s-midi \u00e0 l\u2019Amphimax, l\u2019\u00e9v\u00e9nement permettra ensuite de faire dialoguer des chercheurs et chercheuses en Lettres, SSP, FBM, HEC, FDCA et FGSE&nbsp;autour de quatre tables rondes d\u00e9di\u00e9es aux r\u00e9cits de la post-croissance, aux interrelations r\u00e9elles ou fantasm\u00e9es avec la \u00ab&nbsp;nature&nbsp;\u00bb \u00e0 travers les disciplines et les \u00e2ges, \u00e0 la sant\u00e9 physique et mentale confront\u00e9e elle aussi aux limites plan\u00e9taires, ainsi qu\u2019aux d\u00e9fis sociaux et politiques dans un contexte mondial boulevers\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">Isabelle Stengers et Alice Carab\u00e9dian sur sc\u00e8ne<\/h5>\n\n\n\n<p>Cette premi\u00e8re journ\u00e9e sera suivie d\u2019une soir\u00e9e exceptionnelle au Th\u00e9\u00e2tre Vidy-Lausanne, qui permettra d\u2019entendre Isabelle Stengers, dont la pens\u00e9e philosophique s\u2019est \u00e9labor\u00e9e au prisme d\u2019un savoir cosmopolitique, scientifique, technologique et critique des catastrophes contemporaines, et Alice Carab\u00e9dian, qui propose une utopie politique radicale pour affronter les crises de notre temps \u00e0 partir des imaginaires de la science-fiction. Une double rencontre qui promet de partager en public des intuitions puissantes, voire d\u00e9rangeantes, apr\u00e8s une journ\u00e9e de la recherche aussi exigeante que stimulante.<\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">Divers ateliers de cr\u00e9ation&nbsp;<\/h5>\n\n\n\n<p>Avec une s\u00e9rie d\u2019ateliers destin\u00e9s au grand public (samedi 2 novembre), le festival veut favoriser la r\u00e9flexion personnelle sur les possibilit\u00e9s d\u2019\u00e9chapper \u00e0 la fatalit\u00e9 climatique et aux d\u00e9sastres \u00e9cologiques associ\u00e9s \u00e0 nos modes de vie. Comment surmonter notre inaction, mais \u00e9galement nos appr\u00e9hensions envers des choix in\u00e9dits qui pourraient para\u00eetre aussi inqui\u00e9tants que les maux \u00e0 combattre, sinon en essayant d\u2019enchanter cette \u00e9pineuse perspective&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Quatre ateliers permettront d\u2019explorer nos possibles \u00e0 travers le cin\u00e9ma associ\u00e9 \u00e0 l\u2019environnement (histoire et initiation au sc\u00e9nario), la bande dessin\u00e9e (\u00e9changes graphiques, humoristiques, musicaux et cocr\u00e9ation d\u2019une fresque), le jeu de r\u00f4le (participation accessible \u00e0 une aventure climatique et h\u00e9ro\u00efque) ou encore l\u2019\u00e9criture collective, en divers lieux inspirants et sous l\u2019impulsion artistique et\/ou th\u00e9orique de guides rompus \u00e0 ce type d\u2019exercices.<\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">De nombreux partenaires<\/h5>\n\n\n\n<p>Ces deux journ\u00e9es initi\u00e9es par le CCD et l\u2019ORIA ne seraient pas possibles sous cette forme ambitieuse sans l\u2019appui d\u2019un Conseil scientifique interdisciplinaire ainsi que le soutien de nombreux partenaires dont La Grange UNIL, divers services de l\u2019UNIL, le Th\u00e9\u00e2tre Vidy-Lausanne, Plateforme 10, BDFIL, La Cin\u00e9math\u00e8que Suisse, Le Cin\u00e9matographe, l\u2019association ARS Ludendi ou encore le studio d\u2019\u00e9criture La Zac au Village lacustre de Gletterens.<\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">Histoire de monstre et drame familial<\/h5>\n\n\n\n<p>La plupart des \u00e9v\u00e9nements et toutes les activit\u00e9s diurnes s\u2019annoncent gratuits (sur inscription). La soir\u00e9e de cl\u00f4ture \u00e0 la Cin\u00e9math\u00e8que Suisse est payante avec la projection d\u2019un film cor\u00e9en qui m\u00e9lange histoire de monstre, pollution envahissante et drame familial,&nbsp;<em>The Host<\/em>, de Bong Joon-ho (\u00e0 qui l\u2019on doit aussi la Palme d\u2019Or cannoise&nbsp;<em>Parasite).&nbsp;<\/em><\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">Un enjeu d\u00e9mocratique<\/h5>\n\n\n\n<p>Selon Colin Pahlisch, cette premi\u00e8re \u00e9dition des \u00c9cotopiales a \u00e9t\u00e9 con\u00e7ue pour valoriser et susciter les recherches scientifiques autour des r\u00e9cits et des imaginaires&nbsp;men\u00e9es dans la perspective des limites plan\u00e9taires, mais aussi pour r\u00e9pondre \u00e0 une demande estudiantine soucieuse de penser des futurs alternatifs et durables. L\u2019\u00e9v\u00e9nement associe \u00e9galement les gymnases du canton par le biais de la formation continue et s\u2019ouvre, comme on l\u2019a vu, largement \u00e0 la population. \u00ab&nbsp;Le&nbsp;renouvellement de nos imaginaires para\u00eet n\u00e9cessaire pour construire un monde commun. C\u2019est un enjeu d\u00e9mocratique&nbsp;\u00bb,&nbsp;conclut-il.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-border-background-color has-background\"><a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ecotopiales\/\" data-type=\"link\" data-id=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ecotopiales\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Programme complet et inscriptions aux \u00e9v\u00e9nements\u00a0 <\/a><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les limites plan\u00e9taires sollicitent nos imaginaires scientifiques et artistiques. Le festival \u00c9cotopiales \u00e9claire et accompagne ce ph\u00e9nom\u00e8ne.<\/p>\n","protected":false},"author":1002082,"featured_media":10843,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","_uag_custom_page_level_css":"","footnotes":""},"categories":[101,104,23,106,110],"tags":[207,381,408,221],"class_list":{"0":"post-10855","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-culture","8":"category-environnement","9":"category-evenements","10":"category-lettres","11":"category-societe","12":"tag-art-et-science","13":"tag-environnement","14":"tag-evenement","15":"tag-festival"},"uagb_featured_image_src":{"full":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2024\/09\/colin_pahlisch-3302.jpg",1200,700,false],"thumbnail":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2024\/09\/colin_pahlisch-3302-150x150.jpg",150,150,true],"medium":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2024\/09\/colin_pahlisch-3302-300x175.jpg",300,175,true],"medium_large":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2024\/09\/colin_pahlisch-3302-768x448.jpg",580,338,true],"large":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2024\/09\/colin_pahlisch-3302-1024x597.jpg",580,338,true],"1536x1536":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2024\/09\/colin_pahlisch-3302.jpg",1200,700,false],"2048x2048":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2024\/09\/colin_pahlisch-3302.jpg",1200,700,false],"post-thumbnail":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2024\/09\/colin_pahlisch-3302.jpg",1200,700,false],"chaplin_preview_image_low_resolution":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2024\/09\/colin_pahlisch-3302-540x315.jpg",540,315,true],"chaplin_preview_image_high_resolution":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2024\/09\/colin_pahlisch-3302-1080x630.jpg",1080,630,true],"chaplin_fullscreen":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2024\/09\/colin_pahlisch-3302.jpg",1200,700,false],"gform-image-choice-sm":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2024\/09\/colin_pahlisch-3302.jpg",300,175,false],"gform-image-choice-md":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2024\/09\/colin_pahlisch-3302.jpg",400,233,false],"gform-image-choice-lg":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2024\/09\/colin_pahlisch-3302.jpg",600,350,false],"mailpoet_newsletter_max":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2024\/09\/colin_pahlisch-3302.jpg",1200,700,false]},"uagb_author_info":{"display_name":"Nadine Richon Salzmann","author_link":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/author\/nrichon\/"},"uagb_comment_info":0,"uagb_excerpt":"Les limites plan\u00e9taires sollicitent nos imaginaires scientifiques et artistiques. 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