{"id":10785,"date":"2024-09-23T14:20:57","date_gmt":"2024-09-23T12:20:57","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/?p=10785"},"modified":"2024-11-11T12:30:25","modified_gmt":"2024-11-11T11:30:25","slug":"x-bande-son-de-notre-psyche","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/x-bande-son-de-notre-psyche\/","title":{"rendered":"X, bande-son de notre psych\u00e9\u00a0!"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>\u00c0 quel point les musiques partag\u00e9es sur X (anciennement Twitter) trahissent-elles l&rsquo;\u00e9tat de sant\u00e9 mentale des utilisateurs<\/strong><strong>&nbsp;et utilisatrices<\/strong><strong>&nbsp;? C\u2019est la question d\u2019une \u00e9tude r\u00e9cente, co\u00e9crite par un groupe de sp\u00e9cialistes, dont Anahita Mehrpour, chercheuse au Centre LIVES et au laboratoire de psychologie sociale Unilaps de l\u2019UNIL.&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Avec les r\u00e9seaux sociaux, les barri\u00e8res de notre intimit\u00e9 ont saut\u00e9. Jusqu\u2019ici rien de neuf. Photos d\u00e9nud\u00e9es, partages de ressentis intimes, r\u00e9cits d\u2019anecdotes priv\u00e9es. Volontairement ou non, ce que l\u2019on publie en dit long sur la personne derri\u00e8re le pseudo. Mais r\u00e9alise-t-on r\u00e9ellement la port\u00e9e de ce que nous r\u00e9v\u00e9lons&nbsp;? Avons-nous conscience que parfois les \u00e9l\u00e9ments les moins significatifs d\u00e9voilent malgr\u00e9 tout quelques bribes d\u2019informations \u00e0 notre sujet&nbsp;? Une \u00e9tude men\u00e9e par plusieurs chercheurs d\u2019institutions internationales, dont l\u2019UNIL, et publi\u00e9e r\u00e9cemment dans la revue&nbsp;<em><a href=\"https:\/\/www.sciencedirect.com\/science\/article\/abs\/pii\/S0306457323000067?via%3Dihub\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Information Processing and Management<\/a><\/em> s\u2019est justement pench\u00e9e sur la question du partage de musiques sur les r\u00e9seaux sociaux, avec un focus particulier sur X, anciennement Twitter&nbsp;<em>(voir encadr\u00e9)<\/em>. Cette recherche explore la relation entre les pr\u00e9f\u00e9rences musicales des utilisateurs et la pr\u00e9sence potentielle de troubles psychologiques. Alors, selon vous, la musique partag\u00e9e via ces plateformes informe-t-elle v\u00e9ritablement de la sant\u00e9 mentale des utilisateurs et utilisatrices&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Eh bien apparemment oui&nbsp;! Les r\u00e9sultats r\u00e9v\u00e8lent que \u00ab&nbsp;dans l\u2019ensemble&nbsp;les attributs musicaux des utilisateurs de Twitter permettent de d\u00e9duire leur \u00e9tat de sant\u00e9 mentale&nbsp;\u00bb. Les personnes souffrant de troubles psychologiques montrent ainsi des diff\u00e9rences dans leurs pr\u00e9f\u00e9rences musicales par rapport aux utilisateurs t\u00e9moins (ceux n\u2019ayant pas de trouble), et celles-ci se manifestent notamment dans les paroles des chansons partag\u00e9es, avec des variations dans le choix des mots, le style linguistique, les \u00e9motions exprim\u00e9es, ainsi que les th\u00e8mes abord\u00e9s. Plus surprenant encore, des diff\u00e9rences notables s\u2019expriment aussi d\u2019un trouble \u00e0 l\u2019autre.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Interrog\u00e9e sur le sujet, Anahita Mehrpour, doctorante doublement affili\u00e9e au sein du <a href=\"https:\/\/centre-lives.ch\/fr\" data-type=\"link\" data-id=\"https:\/\/centre-lives.ch\/fr\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">centre de recherche LIVES<\/a> et au <a href=\"https:\/\/applicationspub.unil.ch\/interpub\/noauth\/php\/Un\/UnUnite.php?UnId=251&amp;LanCode=37#:~:text=Pr\u00e9sentation,entre%20groupes%20et%20entre%20individus\" data-type=\"link\" data-id=\"https:\/\/applicationspub.unil.ch\/interpub\/noauth\/php\/Un\/UnUnite.php?UnId=251&amp;LanCode=37#:~:text=Pr\u00e9sentation,entre%20groupes%20et%20entre%20individus\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">laboratoire de psychologie sociale Unilaps<\/a> de l\u2019Institut de psychologie de l\u2019UNIL et coautrice de l\u2019\u00e9tude, nuance toutefois&nbsp;: \u00ab&nbsp;Il s\u2019agit d\u2019une \u00e9tude observationnelle et non exp\u00e9rimentale, soit une \u00e9tude dans laquelle nous avons recueilli sans intervenir ni manipuler les donn\u00e9es. Les r\u00e9sultats sont ainsi descriptifs et ne permettent pas d\u2019\u00e9tablir une relation de cause \u00e0 effet entre les variables \u00e9tudi\u00e9es.&nbsp;\u00bb Les r\u00e9sultats sont&nbsp;donc vrais uniquement&nbsp;dans le contexte pr\u00e9cis de cette \u00e9tude et des utilisateurs analys\u00e9s.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\"><strong>Pr\u00e8s de 4000 profils \u00e0 la loupe<\/strong><\/h5>\n\n\n\n<p>Au total, l\u2019\u00e9quipe de recherche a analys\u00e9 les publications de 1519 utilisateurs et utilisatrices d\u00e9clarant souffrir de troubles psychologiques (d\u00e9pression, troubles bipolaires, anxi\u00e9t\u00e9, panique, stress post-traumatique et \u00e9tat limite). Ceux-ci affirmaient avoir re\u00e7u le diagnostic d\u2019un professionnel. Les scientifiques ont ensuite compar\u00e9 ces profils \u00e0 2480 utilisateurs contr\u00f4les, et les r\u00e9sultats ont de quoi retenir l\u2019attention.<\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p>\u00ab Les personnes mentalement vuln\u00e9rables affichent des musiques au vocabulaire plus sp\u00e9cifique et limit\u00e9. \u00bb<\/p>\n<cite><strong>Anahita Mehrpour, doctorante en psychologie \u00e0 l\u2019UNIL<\/strong><\/cite><\/blockquote>\n\n\n\n<p>Tandis que \u00ab&nbsp;les utilisateurs contr\u00f4les pr\u00e9sentent des go\u00fbts musicaux vari\u00e9s, les personnes mentalement vuln\u00e9rables affichent des musiques au vocabulaire plus sp\u00e9cifique et limit\u00e9, explique Anahita Mehrpour. G\u00e9n\u00e9ralement, les personnes en souffrance ont tendance \u00e0 utiliser la musique comme une aide ou une forme de protection, alors que les personnes en bonne sant\u00e9 mentale consomment plut\u00f4t de la musique pour se distraire.&nbsp;\u00bb De plus, les personnes souffrant de troubles psychologiques \u00e9coutent davantage de musique exprimant des difficult\u00e9s dans les relations humaines ou qui refl\u00e8te un \u00e9tat int\u00e9rieur, comme un flot de pens\u00e9es ou d\u2019\u00e9motions. Elles semblent d\u2019ailleurs pr\u00e9f\u00e9rer ce type de musique aux morceaux plus g\u00e9n\u00e9raux que tout le monde \u00e9coute.<\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\"><strong>Troublantes paroles<\/strong><\/h5>\n\n\n\n<p>Les r\u00e9sultats de l\u2019\u00e9tude montrent \u00e9galement une r\u00e9currence de certains mots dans les paroles de musiques partag\u00e9es par les utilisateurs en lien avec certains troubles. Par exemple&nbsp;: \u00ab&nbsp;On trouve davantage de mots de d\u00e9nonciation et de haine dans les paroles de musiques partag\u00e9es par les personnes souffrant d\u2019un trouble de la personnalit\u00e9, d\u00e9taille la sp\u00e9cialiste. L\u2019angoisse ressort aussi de mani\u00e8re plus forte dans les musiques partag\u00e9es par les personnes atteintes d\u2019un trouble de la personnalit\u00e9 borderline.&nbsp;\u00bb L\u2019\u00e9tude \u00e9tablit aussi que le trouble de stress post-traumatique semble quant \u00e0 lui li\u00e9 au mot&nbsp;<em>alone<\/em>&nbsp;(\u00ab&nbsp;seul&nbsp;\u00bb). Les mots&nbsp;<em>anxiety<\/em>&nbsp;(\u00ab&nbsp;anxi\u00e9t\u00e9&nbsp;\u00bb) et&nbsp;<em>hope<\/em>&nbsp;(\u00ab&nbsp;espoir&nbsp;\u00bb) contribuent positivement \u00e0 la pr\u00e9diction d\u2019un trouble, \u00e0 l\u2019inverse des mots&nbsp;<em>friends<\/em>&nbsp;(\u00ab&nbsp;amis&nbsp;\u00bb),&nbsp;<em>overcome<\/em>&nbsp;(\u00ab&nbsp;surmonter&nbsp;\u00bb) et<em>&nbsp;love<\/em>&nbsp;(\u00ab&nbsp;amour&nbsp;\u00bb).&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p>\u00ab\u00a0La musique est l\u2019outil le moins cher que les gens utilisent pour r\u00e9guler leurs \u00e9motions. C\u2019est accessible, c\u2019est partout, donc ils peuvent l\u2019utiliser comme un m\u00e9canisme de compensation.\u00a0\u00bb<\/p>\n<cite><strong>Anahita Mehrpour, doctorante en psychologie \u00e0 l\u2019UNIL<\/strong><\/cite><\/blockquote>\n\n\n\n<p>De plus, contrairement aux id\u00e9es re\u00e7ues, les r\u00e9sultats de l\u2019\u00e9tude ont \u00e9galement mis en \u00e9vidence que les personnes souffrant de d\u00e9pression \u00e9coutent surtout de la musique joyeuse. \u00ab&nbsp;Peut-\u00eatre est-ce une strat\u00e9gie de compensation&nbsp;?&nbsp;\u00bb&nbsp;interroge la psychologue, rappelant n\u00e9anmoins que&nbsp;\u00ab&nbsp;les profils analys\u00e9s appartenaient tous \u00e0 des utilisateurs qui affirmaient b\u00e9n\u00e9ficier d\u2019un soutien th\u00e9rapeutique. Ce qui expliquerait au moins en partie ce r\u00e9sultat.&nbsp;\u00bb Anahita Mehrpour conclut&nbsp;: \u00ab&nbsp;La musique est l\u2019outil le moins cher que les gens utilisent pour r\u00e9guler leurs \u00e9motions. C&rsquo;est accessible, c&rsquo;est partout, donc ils peuvent l&rsquo;utiliser comme un m\u00e9canisme de compensation.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group has-light-background-background-color has-background\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<h5 class=\"wp-block-heading\"><strong>Pourquoi X&nbsp;?<\/strong><\/h5>\n\n\n\n<p>De prime abord, X n\u2019est certes pas le r\u00e9seau social le plus musical qui soit. Lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019associer musiques et r\u00e9seaux sociaux, TikTok, Instagram ou m\u00eame Facebook viennent alors plus naturellement \u00e0 l\u2019esprit. Plateformes sur lesquelles les publications ont la forme de photos ou de vid\u00e9os post\u00e9es souvent avec une musique en fond. Alors pourquoi orienter l\u2019\u00e9tude sur X&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>D\u2019une part parce qu\u2019il fallait un r\u00e9seau social sur lequel les profils et leurs contenus sont publics. \u00ab&nbsp;Nous ne voulions pas demander aux gens de mani\u00e8re directe&nbsp;: \u00ab Quelle musique \u00e9coutez-vous ? \u00bb explique Anahita Mehrpour. Nous voulions que la d\u00e9marche soit spontan\u00e9e, et surtout dans un environnement exp\u00e9rimental naturel.&nbsp;\u00bb De plus, sur ces r\u00e9seaux sociaux, notamment Instagram, la d\u00e9sirabilit\u00e9 sociale est un facteur d\u2019utilisation d\u00e9terminant. \u00ab&nbsp;Les gens tendent \u00e0 poster uniquement des images d\u2019eux ou de leur vie qui sont socialement d\u00e9sirables.&nbsp;\u00bb Bien plus que sur X, o\u00f9 \u00ab&nbsp;le rapport \u00e0 la d\u00e9sirabilit\u00e9 est diff\u00e9rent. Et o\u00f9 il y a quelque chose de plus imm\u00e9diat et spontan\u00e9 dans la mani\u00e8re de poster.&nbsp;\u00bb<\/p>\n<\/div><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c0 quel point les musiques partag\u00e9es sur X (ex-Twitter) trahissent-elles l&rsquo;\u00e9tat de sant\u00e9 mentale des utilisateurs et utilisatrices ?<\/p>\n","protected":false},"author":1002589,"featured_media":10797,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","_uag_custom_page_level_css":"","footnotes":""},"categories":[9,109,110],"tags":[231,386,314,27],"class_list":{"0":"post-10785","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-recherche","8":"category-sante","9":"category-societe","10":"tag-numerique","11":"tag-psychologie","12":"tag-recherche","13":"tag-these-de-doctorat"},"uagb_featured_image_src":{"full":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2024\/09\/anahita_mehrpour-0667.jpg",1200,700,false],"thumbnail":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2024\/09\/anahita_mehrpour-0667-150x150.jpg",150,150,true],"medium":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2024\/09\/anahita_mehrpour-0667-300x175.jpg",300,175,true],"medium_large":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2024\/09\/anahita_mehrpour-0667-768x448.jpg",580,338,true],"large":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2024\/09\/anahita_mehrpour-0667-1024x597.jpg",580,338,true],"1536x1536":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2024\/09\/anahita_mehrpour-0667.jpg",1200,700,false],"2048x2048":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2024\/09\/anahita_mehrpour-0667.jpg",1200,700,false],"post-thumbnail":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2024\/09\/anahita_mehrpour-0667.jpg",1200,700,false],"chaplin_preview_image_low_resolution":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2024\/09\/anahita_mehrpour-0667-540x315.jpg",540,315,true],"chaplin_preview_image_high_resolution":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2024\/09\/anahita_mehrpour-0667-1080x630.jpg",1080,630,true],"chaplin_fullscreen":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2024\/09\/anahita_mehrpour-0667.jpg",1200,700,false],"gform-image-choice-sm":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2024\/09\/anahita_mehrpour-0667.jpg",300,175,false],"gform-image-choice-md":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2024\/09\/anahita_mehrpour-0667.jpg",400,233,false],"gform-image-choice-lg":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2024\/09\/anahita_mehrpour-0667.jpg",600,350,false],"mailpoet_newsletter_max":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2024\/09\/anahita_mehrpour-0667.jpg",1200,700,false]},"uagb_author_info":{"display_name":"Ga\u00eblle Monayron","author_link":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/author\/gmonayro\/"},"uagb_comment_info":0,"uagb_excerpt":"\u00c0 quel point les musiques partag\u00e9es sur X (ex-Twitter) trahissent-elles l'\u00e9tat de sant\u00e9 mentale des utilisateurs et utilisatrices ?","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10785","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1002589"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=10785"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10785\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":10798,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10785\/revisions\/10798"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/media\/10797"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=10785"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=10785"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=10785"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}