{"id":219,"date":"2010-07-12T21:17:18","date_gmt":"2010-07-12T19:17:18","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/svsn\/?page_id=219"},"modified":"2025-12-16T15:55:37","modified_gmt":"2025-12-16T14:55:37","slug":"historique","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/svsn\/publications\/historique\/","title":{"rendered":"Historique"},"content":{"rendered":"<p>La presse scientifique sous forme de journaux p\u00e9riodiques est apparue beaucoup plus tard que la diffusion des monographies. Il semble qu&rsquo;on doive au m\u00e9decin Th\u00e9ophraste Renaudot la cr\u00e9ation du premier Journal, au sens moderne du terme, la Gazette de France, en 1631. De parution hebdomadaire, ce journal contenait des chroniques politiques, des textes administratifs et des comptes rendus des s\u00e9ances scientifiques qui se tenaient chez son fondateur. Plus tard, sous l&rsquo;impulsion de Denis de Sallo, conseiller au Parlement de Paris et ami des sciences, le projet d&rsquo;un p\u00e9riodique scientfique prit forme et Colbert, notamment pour la gloire du Royaume, accorda en 1665 la permission de publier le premier num\u00e9ro du Journal des Savants. Quelques mois plus tard parurent en Angleterre les Philosophical Transactions, reprises plus tard par la prestigieuse Royal Society. Ces deux p\u00e9riodiques sont d&rsquo;ailleurs toujours vivants. Puis apparurent peu \u00e0 peu d&rsquo;autres journaux dans divers pays d&rsquo;Europe, essentiellement en fran\u00e7ais et en latin, et leur nombre augmenta rapidement. L&rsquo;\u00e9change de publications de soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 soci\u00e9t\u00e9, \u00e0 part les lettres personnelles que les scientifiques s&rsquo;adressaient fr\u00e9quemment, devinrent rapidement le vecteur principal de la diffusion scientifique.<\/p>\n<p>La Soci\u00e9t\u00e9 vaudoise des Sciences naturelles, fond\u00e9e en 1819, commen\u00e7a ses activit\u00e9s uniquement sous forme de s\u00e9ances r\u00e9serv\u00e9es \u00e0 ses membres, tout comme les soci\u00e9t\u00e9s scientifiques de cette \u00e9poque. Ce n&rsquo;est qu&rsquo;en 1842 que le d\u00e9sir de voir publier les comptes rendus des s\u00e9ances et les \u00ab m\u00e9moires \u00bb se concr\u00e9tisa sous la forme d&rsquo;un Bulletin qui est toujours le n\u00f4tre aujourd&rsquo;hui. D\u00e8s cette \u00e9poque, l&rsquo;\u00e9change du Bulletin de la SVSN avec quelque 70 institutions enrichit rapidement la biblioth\u00e8que de la Soci\u00e9t\u00e9, sous forme de monographies et surtout de p\u00e9riodiques provenant de nombreux pays. En 1875, la SVSN est en relation avec 144 soci\u00e9t\u00e9s savantes. A propos des acquisitions d&rsquo;ouvrages, les comptes rendus des s\u00e9ances de l&rsquo;\u00e9poque contiennent parfois des mentions curieuses : \u00ab Le Minist\u00e8re fran\u00e7ais des affaires \u00e9trang\u00e8res demande l&rsquo;\u00e9change de ses publications contre le Bulletin \u00bb (1876) ; ou encore on note le \u00ab refus du American Journal of Sciences d&rsquo;entrer en \u00e9change avec notre Soci\u00e9t\u00e9 \u00bb. Le proc\u00e8s-verbal du 15 mai 1901 ne donne pas plus d&rsquo;\u00e9claircissement \u00e0 propos de cet \u00e9trange comportement.<\/p>\n<p>Peu \u00e0 peu la gestion de la biblioth\u00e8que devient lourde, d&rsquo;autant plus qu&rsquo;il ne peut \u00eatre question que de b\u00e9n\u00e9volat pour le biblioth\u00e9caire, les finances de la Soci\u00e9t\u00e9 \u00e9tant des plus modestes. Du 2 novembre 1882 au 7 novembre 1883, par exemple, la SVSN a re\u00e7u 275 ouvrages, des p\u00e9riodiques pour la plupart, et les proc\u00e8s-verbaux des s\u00e9ances mentionnent fr\u00e9quemment le manque de place et les affres du malheureux biblioth\u00e9caire : \u00ab Si nous n&rsquo;y prenons pas garde, la biblioth\u00e8que nous mangera \u00bb (Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale du 19 d\u00e9cembre 1894)&#8230; D\u00e8s 1857 d\u00e9j\u00e0, une commission s&rsquo;\u00e9tait occup\u00e9e du devenir de la biblioth\u00e8que de la SVSN et avait propos\u00e9 que \u00ab celle-ci se d\u00e9f\u00eet de sa biblioth\u00e8que en faveur de l&rsquo;Etat en retour d&rsquo;avantages qu&rsquo;il lui ferait \u00bb. Cette proposition fut rejet\u00e9e. En 1862, une nouvelle commission examina la possibilit\u00e9 de c\u00e9der la biblioth\u00e8que de la SVSN \u00e0 la \u00ab Biblioth\u00e8que cantonale \u00bb sous plusieurs conditions particuli\u00e8res, dont la prise en charge des co\u00fbts de r\u00e9ception des ouvrages et leur catalogage. La proposition n&rsquo;eut pas l&rsquo;heur de plaire \u00e0 la BC puisqu&rsquo;un peu plus tard, le Bureau de la SVSN revint \u00e0 la charge en proposant une cession totale \u00ab sans autres conditions que de la fondre dans la Biblioth\u00e8que cantonale \u00bb. Pour trancher la question, une s\u00e9ance sp\u00e9ciale fut mise sur pied&#8230;qui n&rsquo;aboutit, apr\u00e8s un vote, qu&rsquo;au r\u00e9sultat \u00ab de ne pas entrer en mati\u00e8re sur la proposition d&rsquo;ali\u00e9ner la biblioth\u00e8que de la Soci\u00e9t\u00e9 \u00bb! D&rsquo;autres p\u00e9rip\u00e9ties et conflits avec l&rsquo;Etat et la Biblioth\u00e8que cantonale \u00e9mailleront l&rsquo;histoire de la SVSN mais le probl\u00e8me sera peu \u00e0 peu r\u00e9solu et l&rsquo;accueil et le catalogage des p\u00e9riodiques seront entrepris par la BC.<\/p>\n<p>Avant cela, une solution pratique pour les utilisateurs avait pu \u00eatre trouv\u00e9e sous forme d&rsquo;un local situ\u00e9 Place de la Cath\u00e9drale n\u00b0 7 : \u00ab La salle des p\u00e9riodiques a \u00e9t\u00e9 ouverte le 17 avril 1901, \u00e0 2 heures \u00bb (sic !). Pour faciliter la consultation, un catalogue avait vu le jour d\u00e9j\u00e0 en 1859-1860, puis en 1878. D&rsquo;autres suivront en 1928 et 1936. Ce dernier, r\u00e9dig\u00e9 par S. Meylan, r\u00e9dactrice du Bulletin pendant plus de cinquante ans, compte 535 titres et donne les cotes SVSN et BC (Bull. SVSN vol. 59, no 238 : I-XXXVI). Plus tard, le rapport du comit\u00e9 pour 1956, sous la pr\u00e9sidence de D. Aubert, mentionne le travail consid\u00e9rable d\u00fb \u00e0 la r\u00e9ception des p\u00e9riodiques dont certains abonnements sont pay\u00e9s, \u00ab charge intol\u00e9rable \u00bb pour les finances de la SVSN. Il est fait \u00e9tat de la r\u00e9ception de plus de 700 titres totalisant environ 3000 livraisons par ann\u00e9e. Le m\u00eame rapport regrette que ces publications repr\u00e9sentent une richesse trop souvent ignor\u00e9e des membres, des usagers de la Biblioth\u00e8que et des Laboratoires universitaires. Enfin, il est mentionn\u00e9 que des contacts ont \u00e9t\u00e9 pris avec la direction de la BC pour mettre sur pied un catalogue complet qui puisse combler cette lacune.<\/p>\n<p>En 1978, r\u00e9alis\u00e9 par J.-P. Zr\u00ffd, alors pr\u00e9sident en exercice de la SVSN, un nouveau catalogue est \u00e9tabli, sous forme dactylographi\u00e9e et multicopi\u00e9e. Il r\u00e9pond encore une fois au d\u00e9sir de faire mieux conna\u00eetre l&rsquo;existence des p\u00e9riodiques \u00e0 disposition. Ce catalogue contient \u00e9galement les cotes de la Biblioth\u00e8que cantonale et universitaire (BCU).<br \/>\nLes nouvelles publications arriv\u00e9es depuis bient\u00f4t 25 ans ainsi que les possibilit\u00e9s actuelles de consultation informatique des catalogues de biblioth\u00e8que ont rendu n\u00e9cessaire une refonte compl\u00e8te du travail, que nous pr\u00e9sentons aujourd&rsquo;hui. L&rsquo;\u00e9dition de ce nouveau catalogue a \u00e9t\u00e9 rendue possible gr\u00e2ce \u00e0 une collaboration \u00e9troite et \u00e0 la saisie patiente et soigneuse des informations entreprise par la BCU. Riche de plus de 800 titres, le catalogue pr\u00e9sente des rubriques compl\u00e9t\u00e9es concernant les variations de titre, l&rsquo;\u00e9tat de la tomaison disponible, le n\u00b0 ISSN s&rsquo;il y a lieu, etc. Une l\u00e9gende de l&rsquo;organisation d&rsquo;une rubrique est donn\u00e9e ci-apr\u00e8s. Nous esp\u00e9rons ainsi avoir fait oeuvre utile en mettant \u00e0 disposition au sein m\u00eame du Bulletin la liste compl\u00e8te des p\u00e9riodiques re\u00e7us par la SVSN depuis plus de 150 ans.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La presse scientifique sous forme de journaux p\u00e9riodiques est apparue beaucoup plus tard que la diffusion des monographies. Il semble qu&rsquo;on doive au m\u00e9decin Th\u00e9ophraste Renaudot la cr\u00e9ation du premier Journal, au sens moderne du terme, la Gazette de France,<\/p>\n","protected":false},"author":253,"featured_media":0,"parent":4108,"menu_order":6,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"class_list":["post-219","page","type-page","status-publish"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/svsn\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/219","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/svsn\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/svsn\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/svsn\/wp-json\/wp\/v2\/users\/253"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/svsn\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=219"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/svsn\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/219\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":11808,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/svsn\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/219\/revisions\/11808"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/svsn\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/4108"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/svsn\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=219"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}