Activités passées

Visites guidées

[/su_spoiler]
2022 – Visite géologique du Palais de Rumine

22 janvier 2022

Visite géologique du Palais de Rumine
En compagnie de Gilles Borel, directeur du Musée cantonal de géologie, venez découvrir l’histoire géologique et industrielle étonnante des roches de St-Triphon, Biasca et d’Ecosse qui constituent le Palais de Rumine.

Visite de l’exposition « Froid »

Visite de l’exposition ‘Froid’, proposée par les musées du Palais de Rumine.

Cette visite vous a plu, retrouvez  les informations sur les liens suivants:
https://www.unil.ch/files/live/sites/mcg/files/shared/Publications/Depliant_Rumine.pdf
https://www.unil.ch/mcg/home/menuinst/le-musee/publications/depliants-didactiques.html

2021 – Atelier de construction d'un hôtel à insectes

28 avril 2021

En partenariat avec les Musée et Jardins botaniques à Lausanne et la Société Vaudoise d’Entomologie
Ateliers pour les jeunes de 9-15 ans

Présentation de l’atelier :

Tu veux connaître les insectes et les aider à survivre en ville? Cet atelier est fait pour toi ! Pars à la découverte des insectes du Jardin botanique en compagnie de biologistes. Nous observerons les hôtes de l’hôtel à insectes et apprendrons à en fabriquer un pour aider les abeilles sauvages vivant près de chez toi. Tu repartiras avec ta petite maison à installer dans ton jardin ou sur ton balcon.

2020 – Ça grouille sous nos pieds (atelier autour des vers de terre)

20 septembre 2020

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est SVSN-1024x414.png.

En partenariat avec les Musée et Jardins botaniques à Lausanne.
Ateliers pour les jeunes de 8-12 ans.

Présentation de l’atelier :

Accompagnés de spécialistes, vous apprendrez tout sur la vie souterraine des lombrics.

Le sol sur lequel nous marchons au quotidien est un écosystème fragile qui nous rend bien des services. C’est grâce à lui que nous pouvons cultiver des légumes, planter des arbres, construire des cabanes ou encore jouer au foot ! Le sol sert aussi d’habitat pour de nombreux organismes, depuis le renard jusqu’au ver de terre. Souvent méconnu, les premières couches d’humus sont ainsi le réservoir d’une grande biodiversité que nous vous proposons de découvrir. Venez découvrir le sol et ses habitants au travers d’observations à la loupe, de petits bricolages ou encore grâce à la réalisation d’un lombricompost. Vous serez surpris de découvrir à quel point les habitants du sol sont variés et remplissent des fonctions essentielles à notre bien-être. C’est sûr, le sol est vivant !

2020 – Plateforme de séquençage de l’UNIL

12 février 2020

Par le Prof. Alexandre Reymond et le Dr Julien Marquis, UNIL

Présentation de la visite guidée :

Le séquençage du génome humain et les technologies mises au point pour y parvenir ont révolutionné la biologie d’aujourd’hui, par exemple dans le domaine de la santé personnalisée, de l’étude du microbiome ou encore la biologie de la conservation. Cette visite sera l’occasion de présenter ces technologies en évolution constante et d’illustrer comment elles sont exploitées dans la recherche actuelle.

Dans un premier temps, le Prof. Alexandre Reymond nous exposera quelques exemples concrets dans le domaine de la génétique des maladies rares. Puis, une visite de l’équipement de la plateforme de séquençage guidée par le Dr Julien Marquis nous permettra d’assister concrètement au déroulement des expériences.

2019 – Le Goût de la Science (dans la préparation du vin)

6 avril et 18 mai 2019

Au Château Rochefort, visite guidée par :

  • M. Enrico Antonioli, vigneron en charge du domaine
  • M. Markus Rienth, professeur de viticulture, Changins
  • M. Frédéric Lamy, maître d’enseignement en sciences du sol, Changins
  • Mme Pascale Deneulin, professeure en analyse sensorielle, Changins

Au Domaine du Burignon, visite guidée par :

  • M. Luc Dubouloz, vigneron en charge du domaine
  • M. Thomas Mumenthaler, géologue et co-rédacteur du livre « Roche et vin »
  • M. Markus Rienth, professeur de viticulture, Changins
  • M. Pierrick Rébénaque, adjoint scientifique en analyse sensorielle, Changins

En partenariat avec la Ville de Lausanne.

 

Présentation de la visite :

De la parcelle au flacon, le chemin est long et souvent mystérieux. Accompagnés de vignerons et de scientifiques, venez découvrir comment le travail d’un terroir, les caractéristiques d’un cépage et les processus de vinification se marient dans un vin.

 

Plus d’informations :

2018 – Jardin des plantes médicinales de la Fondation Gentiana à Leysin

2 juin 2018

Visite guidée par le Prof. Kurt Hostettmann

2018 – Laboratoire de machines hydrauliques de l’EPFL

25 avril 2018

Visite guidée

2018 – Exposition : Amiante ! Une fibre miraculeuse, naturelle, tueuse

18 janvier 2018

Visite guidée de l’exposition par M. Nicolas Meisser, conservateur de minéralogie et pétrographie.

2017 – Exposition : Ce que cachent les animaux

30 novembre 2017

Visite commentée de l’exposition et présentation de techniques de taxidermie.

2017 – Zoo de la Garenne

2 septembre 2017

Visite guidée

2017 – Tokamak de l’EPFL

24 janvier 2017

Visite guidée du tokamak de l’EPFL par le Dr Yves Martin, couplée à la conférence « Le soleil sur Terre, une source d’énergie : la fusion »

 

Excursions

2021 – Découverte des Lucioles

3 Juillet 2020

Visite du site de la Mauguettaz à Yvonand en compagnie d’Anne Freitag Conservatrice au Musée Cantonal de Zoologie.

Et conférence Online avec le Dr Pablo Duchèn, lauréat de la Bourse du 200ème de la SVSN. Il propose une découverte des lucioles et leur importance dans l’équilibre de notre écosystème. 

 

2020 – Découvertes pluridisciplinaires dans la région de l’embouchure de la Venoge

5 septembre 2020

 

Ile aux oiseaux, lac Léman (L.Maumary)
L’île aux oiseaux

Une journée proposée par :

 

Présentation de l’excursion :

Située sur la commune de Préverenges, le long du lac Léman, l’embouchure de la Venoge représente, et ce malgré sa taille modeste, un habitat préservé favorable à la biodiversité. Il y a bien sûr la réserve de l’île aux oiseaux qui, depuis 2001, constitue un lieu d’escale et de nidification important, éloigné de la rive, pour les limicoles, goélands, mouettes, sternes et autres oiseaux migrateurs. La rivière et ses alentours sont aussi le lieu de vie de nombre d’espèces sensibles, invertébrés aquatiques et poissons, castors, chauve-souris, insectes et lézards verts (l’une des dernières populations du canton).

Au programme :

  • Le rôle de ce milieu pour l’avifaune
  • La population de lézard vert et les plantes envahissantes de l’embouchure de la Venoge
  • La vie des insectes aquatiques de la Venoge
  • Observation des chauves-souris et des papillons de nuit
2020 – Nuit des Perséides : observation du ciel

12 août 2020

Perséides – © Nasa

Présentation de l’excursion :

Chaque année une pluie d’étoiles filantes transite dans notre ciel. Grâce au Projet Perséides, certaines communes vaudoises éteindront leur éclairage public ce qui favorisera la visibilité du phénomène.

Nous pourrons ainsi observer cet essaim de météores qui transitera dans notre ciel! Des conférences nous éclairerons sur le phénomène des Perséides ainsi que sur les divers effets de la pollution lumineuse. Ce sera l’occasion d’une belle (re)découverte de notre voie lactée.

Au programme :

  • Conférences sur le phénomène des Perséides et sur les enjeux de la pollution lumineuse
  • Observation du ciel avec la Société Vaudoise d’Astronomie
2019 – Aventures jurassiennes : sortie pluridisciplinaire

7 septembre 2019

Présentation de l’excursion :

Parfois, il faut choisir… les saxifrages boucs qui aiment les ambiances un peu boréales au fond des combes ? La  découverte des gouffres et des chauves-souris qu’ils abritent ? Le formidable réseau de la supercolonie de fourmis des bois ? La magie d’un ciel étoilé par l’oculaire d’un télescope ? … pas cette fois : nous vous proposons le tout en une seule journée dans le cadre magnifique du Parc naturel régional Jura vaudois !

 Au programme :

  • Découverte de la flore de la Combe des Amburnex (Saxifrage et projet de paléobotanique)
    Excursion guidée par Anne-Marie Rachoud-Schneider (palynologie), François Felber (botanique, Directeur des Musée et Jardins botaniques cantonaux) et Brahim Samba Bomou (géologie).
  • Observation de la supercolonie de fourmis des bois
    Excursion guidée par Anne Freitag (conservatrice au Musée de zoologie de Lausanne) et Arnaud Maeder (Directeur du Centre-nature BirdLife de La Sauge).
  • Visite du sous-sol jurassien : initiation à la spéléologie
    Initiation en partenariat avec le Groupe Patrimoine Vaudois de la Société Suisse de Spéléologie
  • Observation du swarming des chauves-souris
    Activité guidée par Vincent Sonnay et Robin Arnoux, biologistes
  • Observations astronomiques
    Activité en partenariat avec ASTROVAL, Association d’astronomie de la Vallée de Joux, grâce à qui vous pourrez profiter d’instruments d’observation à disposition.
2019 – Patrimoine erratique à Bex, Mies et Lignerolle

27 avril, 29 juin et 5 octobre 2019

Activitée guidée par :
– M. Jean-Luc Epard, géologue, Université de Lausanne
– M. Pierre Gex, géologue
– M. Mathias Vust, lichenologue

En collaboration avec :
– la Commune de Bex
– la Commune de Mies
– la Commune de Lignerolle

 

Présentation de l’excursion :

Veilleurs solitaires, les blocs erratiques ponctuent le territoire vaudois. Venez entendre les histoires que ces témoins d’un lointain passé glaciaire ont à nous raconter et laissez-vous séduire par les paysages de lichens à leur surface.

 

En savoir plus : 

Deux des intervenants à cette journée, Jean-Luc Epard et Pierre Gex, vous proposent d’en savoir plus sur la découverte des blocs erratiques de la région (dont certains ont été offerts à la SVSN) et leur contribution à la compréhension de la théorie glaciaire dans leur article « Un volcan, des blocs et la théorie glaciaire » publié sur le Géoblog de l’Université de Lausanne. Bonne lecture !

2018 – La Grande Cariçaie et son arrière-pays

1er septembre 2018

Excursion organisée par l’Union vaudoise des sociétés scientifiques (UVSS)

2018 – Identifier facilement les papillons de jour

17 juin 2018

Excursion guidée par MM. Vincent et Michel Baudraz

Un guide a été publié dans les Mémoires de la SVSN (2016) « Guide d’identification des papillons de jour de Suisse ».

2017 – Identifier facilement les papillons de jour

10 juin 2017 – Jura

26 août 2017 – Alpes

Excursion guidée par MM. Vincent et Michel BAUDRAZ

Un guide a été publié dans les Mémoires de la SVSN (2016) « Guide d’identification des papillons de jour de Suisse ».

2017 – Face au profil : les secrets du sol

13 mai 2017

Excursion guidée par le Dr Claire Le Bayon, liée à la conférence « Le sol est vivant: préservons-le ! »

 

Conférences

 

2021 – Une vie dédiée aux requins, Michael Scholl

16 juin 2021

Par Michael Scholl

Présentation de la conférence :

Si je vous dis ‘requin’… la première image dans votre tête est très probablement celle d’un requin énorme, bouche béante, dents acérées, fonçant vers une nageuse à la surface. Les Dents de la Mer ont malheureusement laissé une empreinte et une image stéréotypée de ces animaux marins. Aujourd’hui je vais vous présenter une autre impression, une vision plus réaliste de ce groupe de poissons cartilagineux qui présente des adaptations et une diversité impressionnante, et qui, aujourd’hui, fait face au plus grand défi de son histoire qui remonte à plus de 400 millions d’années.

Bien qu’ayant grandi sur les rives du Lac Léman, j’ai toujours été attiré par les océans, et plus particulièrement par les requins… un rêve d’enfant qui est devenu réalité. Les obstacles et les sacrifices personnels ont été nombreux, mais le support de mes parents et de mes amis m’a aidé à réaliser et vivre ma passion. Cette conférence présentera mon parcours depuis mes inspirations de Cousteau – les seuls documentaires de mon enfance sur les océans – et de l’impressionnant requin blanc du Musée de Zoologie – le plus grand exemplaire naturalisé au monde – à mon expérience avec les requins blancs – vivant cette fois – en Afrique du Sud. Une présentation de mes recherches en Afrique du Sud qui ont mené à plusieurs découvertes sur cette espèce de requins ainsi que l’établissement d’un outil innovateur utilisé couramment aujourd’hui. J’ai eu la chance de visiter des projets dans le monde entier et je vous présenterai certaines de ces rencontres insolites avec une diversité de formes, de tailles et d’adaptations de requins et de raies, dont certaines espèces sont parmi les vertébrés les plus menacés d’extinction.

Le parcours du Michael Scholl :

Michael a été le directeur de la Fondation Save Our Seas jusqu’à récemment, ce qui lui a permis de fusionner deux décennies d’expérience dans les domaines de la science, de la conservation et de l’éducation avec sa passion de toujours pour la conservation des requins et des océans. Michael a étudié à l’Université de Lausanne et a obtenu une licence en zoologie à l’Université d’Aberdeen en Écosse.
Sa première expérience de terrain avec les requins a débuté en 1995 avec les requins citron à la Bimini Biological Field Station aux Bahamas. Il a ensuite étudié la population des requins blancs autour de l’île de Dyer en Afrique du Sud, ainsi que leur écologie. Ses recherches sur la génétique, la télémétrie satellite et le « finprinting » ont joué un rôle essentiel dans la découverte d’un lien entre les populations de requins blancs d’Afrique du Sud et d’Australie. Ce travail a aussi été un facteur majeur dans la décision d’inscrire les requins blancs sur la liste de la CITES en 2004.

Michael a enseigné la biologie, les mathématiques et la physique dans une école à Lausanne, et a travaillé pour l’explorateur sud-africain Mike Horn dans le cadre de l’expédition « Pangaea », aidant les jeunes explorateurs du monde entier à mettre en place des projets environnementaux et sociaux. Au cours des dernières 25 années, sa carrière a évolué de la recherche pour s’orienter vers et se concentrer sur la conservation et la communication.

Il s’occupe actuellement, en tant que bénévole, de la communication pour le Groupe de Spécialistes des Requins (SSG) de la Commission de la Sauvegarde des Espèces (CSE) de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), et est à la recherche de sa prochaine aventure professionnelle en Suisse ou ailleurs dans le monde.

2021 – Expérimenter avec l'histoire : comprendre les savoirs passés par la pratique et le terrain, Dr.Dumas & Dr. Mihailescu

20 mai 2021

Par Dr Simon Dumas Primbault et Dr Ion Mihailescu

Présentation de la conférence :

Aborder la longue histoire des savoirs selon une perspective « expérimentale », en répliquant des instruments et des expériences allant de l’alchimie moderne à la thermodynamiques de Joule, permet de porter un œil différent sur la pratique de la science aujourd’hui.

Depuis deux décennies, les historien·ne·s des sciences et des savoirs ont entrepris de mettre l’archive en pratique en répliquant des instruments scientifiques, des expériences ou des expéditions. Comme les géographes du XIXe siècle qui ont sorti leur discipline du cabinet pour la porter sur le terrain, cette « histoire de plein vent » s’essaie à reproduire les objets et les pratiques traditionnellement rencontrés dans les sources écrites afin de mettre en lumière les gestes et les corps, l’usage des instruments et des matériaux dans la longue histoire des savoirs. Au-delà d’une « reconstruction historique » un peu nostalgique, la pratique de l’« histoire expérimentale » nécessite d’être toujours alerte aux approximations, aux traductions et aux anachronismes. Quels résultats nouveaux une telle approche permet-elle ? Comment se met-elle en œuvre ? Quelles vertus pédagogiques pour l’enseignement et la communication publique de l’histoire ?

Lors de cette conférence :

  1. Nous ferons tout d’abord un bref état de l’art des méthodes développées et des résultats obtenus par cette récente « histoire expérimentale » des savoirs. Des livres de recette de l’époque moderne aux expériences thermodynamiques de Joule, en passant par la réplication d’expériences d’alchimie, nous verrons ce qu’une approche pratique de l’histoire peut nous enseigner sur les savoirs tacites, les matériaux, les instruments.
  2. Dans un second temps, nous traiterons des vertus pédagogiques d’une telle approche pour l’enseignement de l’histoire dans une école d’ingénieurs comme l’École polytechnique fédérale de Lausanne. En abordant notamment quelques projets actuellement menés en autonomie par nos étudiants, nous verrons comment l’histoire expérimentale permet de mener de jeunes scientifiques à développer une façon historique de réfléchir à leur propre pratique.
  3. Enfin, nous présenterons un projet en cours au Laboratoire d’histoire des sciences et des techniques de l’EPFL permettant d’illustrer comment l’« histoire expérimentale » renouvelle également les formes de communication de l’histoire. Portant sur des expéditions d’histoire naturelle, de géologie et de physique de l’atmosphère menées au XVIIIe siècle sur le Mont Buet par des savants genevois, ce projet envisage de reproduire une ascension avec un baromètre d’époque et accompagnés d’artistes dans l’objectif de produire une exposition publique et itinérante.

Le parcours du Dr Simon Dumas Primbault et du Dr Ion Mihailescu :

Simon Dumas Primbault et Ion Mihailescu ont tous deux été formés à la physique (respectivement à l’École polytechnique et à la Columbia University) avant de se porter vers l’histoire des savoirs. Désormais postdoctorants au sein du Laboratoire d’histoire des sciences et des techniques (LHST) de l’EPFL, ils enseignent en tandem un cours de sciences humaines et sociales intitulé « Experimental History of Science » à des étudiants en master. Particulièrement intéressés par la matérialité des savoirs à travers l’histoire, ils sont en charge avec le Prof. Baudry de la valorisation de la Collection d’instruments scientifiques UNIL-EPFL et ont récemment lancé un projet d’histoire « de plein vent » visant à reproduire des expéditions genevoises de l’époque des Lumières sur le Mont Buet.

2021 – Les pesticides de synthèse, un mal nécessaire ou une erreur de parcours ?, Prof. Edward Mitchell

21 avril 2021

Par Prof. Edward Mitchell, professeur au Laboratoire de biodiversité du sol de l’Université de Neuchâtel

Présentation de la conférence :

Depuis l’origine de l’agriculture les paysans ont cherché diverses solutions au problème des ravageurs des récoltes. Le 20ème siècle a marqué un changement majeur avec l’utilisation massive de nouvelles molécules n’existant pas dans la nature : les pesticides de synthèse. Ces pesticides sont aujourd’hui omniprésents comme le démontre la contamination mondiale du miel par les insecticides néonicotinoïdes. Cette étude qui a révélé que 75% des miels du monde étaient contaminé par les néonicotinoïdes illustre comment les abeilles domestiques peuvent être utilisées comme sentinelles de la contamination de l’environnement par les pesticides. Les abeilles nous révèlent ici l’ampleur mondiale de la contamination par les pesticides. Ceci soulève des questions sur notre impact actuel sur l’environnement, en particulier sur la biodiversité mais aussi sur la santé humaine.

Les pesticides de synthèse sont considérés comme une des principales causes de la diminution de la biomasse des insectes, y compris celle des pollinisateurs, qui suscite actuellement une inquiétude croissante pour la conservation de la biodiversité ainsi que pour les services écosystémiques fournis par les pollinisateurs, avec des implications pour la production de cultures et l’économie. De nombreuses études démontrent également leur impact sur la santé humaine et en particulier leur rôle dans l’augmentation des cancers, troubles neurologiques et du développement.

L’utilisation des néonicotinoïdes en agriculture est à présent interdite ou fortement réduite dans plusieurs pays. De nombreux scandales démontrent l’ampleur de la contamination de l’eau souterraine, des cours d’eau, des sols, des plantes et animaux y compris les humains.

L’utilisation des pesticides est souvent présentée comme un mal nécessaire pour garantir la production alimentaire mondiale. Toutefois, ce dogme ne résiste pas à l’analyse, notamment en tenant compte de la conservation à long terme de la fertilité des sols et de la biodiversité, ainsi qu’en examinant les performances des pratiques agricoles alternatives.

Le peuple suisse se prononcera prochainement sur une initiative visant à interdire l’utilisation des pesticides de synthèse en Suisse ainsi que l’importation de denrées alimentaires produites avec ces pesticides. La Suisse a ainsi une chance unique de réorienter son agriculture et relever le défi d’assurer la production de nourriture sans nuire à l’environnement et à la santé humaine. Nous avons la capacité de le faire. En aurons-nous le courage ?

2021 – Les premiers mois du SARS-CoV-2 : apprivoiser l'incertitude dans les temps incertains, Dr. Julien Riou

18 mars 2021

Dr. Julien Riou (plus d’informations ci-dessous)

Présentation de la conférence :

Durant les semaines et mois suivant l’émergence du SARS-CoV-2 à Wuhan, en Chine, les scientifiques ont rapidement pris la mesure du risque posé par ce nouveau pathogène. Grâce aux données partielles provenant de Chine et du reste du monde, il a rapidement été clair que le SARS-CoV-2 était d’une part très transmissible et d’autre part causait une mortalité non négligeable. Malgré de nombreuses incertitudes, un fort consensus s’est créé au sein des spécialistes des maladies émergentes sur la nécessité d’actions fortes et précoces pour limiter les conséquences de cette pandémie à venir. Pourtant, dans la cacophonie qui a suivi il s’est avéré très difficile de convaincre le public, les autorités et même les cercles plus larges de chercheurs non spécialistes. Le débat public s’est concentré sur des déclarations à l’emporte-pièce, basées sur des opinions personnelles et des interprétations erronées, faisant preuve d’une confiance excessive malgré un fort niveau d’incertitude. Il semble important de tirer les leçons de ces échecs, et d’apprendre à apprivoiser et à communiquer l’incertitude inhérente aux situations de risque émergent.

Le parcours de Dr. Julien Riou :

J’ai une formation initiale de médecin de santé publique, puis j’ai réalisé une thèse de sciences en épidémiologie et biostatistiques à Sorbonne Université. J’ai travaillé sur plusieurs épidémies émergentes, comme le chikungunya, le Zika ou encore le MERS coronavirus. Je suis venu en Suisse en 2018 pour un post-doctorat à l’Institut de médecine sociale et préventive de l’Université de Berne. J’ai été très tôt impliqué dans la réponse à l’émergence du SARS-CoV-2, au niveau international avec la publication de plusieurs articles dans des journaux scientifiques, et en Suisse au sein d’abord de la Task Force Scientifique, puis en étant engagé à l’Office Fédéral de Santé Publique.

2020 – LéXPLORE : Exploration du Léman, Dr. Natacha Tofield-Pasche

7 octobre 2020

Dr. Natacha Tofield-Pasche, limnologiste, adjointe du Directeur pour le Centre de Limnologie de l’EPFL et cheffe du projet LéXPLORE.

Présentation de la conférence :

La plateforme LéXPLORE est une infrastructure novatrice, pour collecter des données à haute fréquence et pour développer de nouvelles technologies. Ancrée sur le lac Léman proche de Pully, elle est composée d’un ponton de 100 m2 et d’une zone de mesure protégée de ~15’000 m2. Ainsi, elle permet des mesures impossibles auparavant et en toute sécurité pour les chercheurs.

LéXPLORE est née d’un partenariat unique entre 5 institutions académiques, soit: l’EPFL, l’Eawag, l’Université de Genève, l’Université de Lausanne et le CARRTEL à Thonon-les-Bains. Ces collaborations encouragent des études multidisciplinaires avec des technologies de pointe. Actuellement, 18 projets de recherche prennent des mesures en parallèle. Certains projets se concentrent sur l’étude du fonctionnement de l’écosystème allant des bactéries, des moules, jusqu’aux poissons. D’autres recherches se focalisent sur les processus physiques et biogéochimiques ou sur le développement de nouvelles technologies. Grâce aux données récoltées, les chercheurs pourront modéliser les processus importants du lac, afin de mieux prédire l’évolution du lac face aux changements climatiques.

Dans cette présentation, vous allez découvrir les aspects techniques de la construction de LéXPLORE. Après une petite vidéo, je vous parlerai de la science des différents projets et des bénéfices possibles pour la population.

Plus d’informations :

2020 – Voyage au cœur des volcans, Dr. Julien Leuthold

30 janvier 2020

Gabbro-from-Rum-in-Scotland-Thin-Section_wikipedia

Le Dr. Leuthold est collaborateur scientifique au Fonds National Suisse pour la recherche scientifique. Sa présentation a porté sur les travaux qu’il a effectués en tant que chercheur senior à l’institut de géochimie et pétrochimie de l’ETHZ.  

Présentation de la conférence :

Il a nécessité des millions d’années pour qu’une croûte rigide se crée à la surface de la Terre, formée par la superposition de laves refroidies. Imaginez à quel point cela devait être apocalyptique ! Aujourd’hui, on trouve encore des poches de magma fondu dans la croûte terrestre, qui entrent périodiquement en éruption et offrent un aperçu de cette période primitive.

Il y a 60’000’000 ans, de très grosses éruptions ont eu lieu en Ecosse et au Groenland voisin (en lien avec l’ouverture de l’Atlantique Nord). Un des volcans ressemblait à un grand chaudron, d’un diamètre de 4km et d’une profondeur de 1km. Il était chauffé à des conditions extrêmes par des centaines d’injections de lave en provenance directe des profondeurs de la Terre, à plus de 1200°C. Les jeunes cristaux étaient refondus, dans une lutte entre cristallisation et fusion. Ces cristaux étaient déformés et leur composition était modifiée durant les périodes de réchauffement, refroidissement et compaction.

Le vent et la pluie écossaise ont finalement refroidi le chaudron et commencé à le fissurer. Des vallées offrent aujourd’hui l’accès aux parties les plus profondes. On peut y lire des histoires extraordinaires, écrites en lettres de cristaux ! Et qui sait… une histoire similaire pourrait bien se dérouler de nos jours au fond des océans et sous l’Islande…

Lors de cette conférence, nous jouerons avec les échelles de temps et d’espace. Je vous inviterai à lire les roches magmatiques et les cristaux qui les composent afin de décoder l’histoire des volcans et de leur chambre magmatique.

Recette du Gabbro à l’ancienne (cette recette vous permettra de mieux comprendre la formation des roches volcaniques et donc, l’histoire complexe des volcans) :

  • Préchauffer le four à 1200°C, dans un mélange de H2O-CO2
  • Placer un mélange de poudre de cristaux (olivine [MgO, SiO2], plagioclase [CaO, Al2O3, SiO2], clinopyroxene [CaO, MgO, SiO2], spinel [Al2O3, FeO]) au cœur du four et laisser fondre.
  • Après 10h de cuisson, plonger brusquement la gouttelette fondue dans l’eau
  • Comparer les nouveaux cristaux formés aux échantillons naturels.
2019 – Sociétés animales et sociétés humaines : les causes de leur succès, Prof. Laurent Keller

16 octobre 2019

Par le Prof. Laurent Keller, Département d’écologie et d’évolution de l’Université de Lausanne.
Conférence organisée en collaboration avec la Société Académique Vaudoise.

Présentation de la conférence :

Une caractéristique notable des fourmis est leur succès écologique. Elle occupent la plupart des terres émergées du Sahara à la Sibérie. Bien quelles ne représentent qu’un relativement faible pourcentage d’espèces, elles représentent environ 10% de la biomasse animale sur terre. Leur succès est du à leur vie sociale complexe. Mais comme toute espèces sociales il y a aussi des problèmes liés à la vie en groupe. Cet exposé fera le tour des mécanismes qui ont amené au succès écologique des fourmis, des autres espèces sociales et des humains.

2019 – Un prix Nobel ! Comment ? Pour quoi ?, Prof. Jacques Dubochet

13 mars 2019

Conférence du Prof. Hon. de l’UNIL Jacques Dubochet, Prix Nobel de Chimie

Présentation de la conférence :

Un prix Nobel, d’abord c’est beaucoup de chance et de bons collègues. Ensuite il faut de l’ambition et il faut y croire. Troisième ingrédient: se souvenir que le Prix se trouve rarement le long du chemin que tout le monde emprunte. La biographie de notre découverte illustre ces évidences.  

Le choc qui vient avec le prix, c’est la voix. Tout à coup, on vous écoute – ça, oui – et on vous croit supérieur – ça, non. Mon premier grand exercice, je l’ai fait à Stockholm le 8 décembre 2017. Depuis, je continue d’y travailler. D’une manière ou d’une autre, il porte sur la connaissance, ce bien commun qu’il faut défendre pour le bénéfice de tous. 

2019 – Des sociétés savantes aux sciences citoyennes, les enjeux d’une (re)démocratisation des sciences naturelles

16 février 2019

Symposium d’ouverture du bicentenaire de la SVSN, organisé avec :

Présentation du symposium :

« Et pourtant, elle tourne ! » aurait protesté Galilée… Développer de nouvelles idées, c’est rarement facile, savoir les élaborer puis les partager pour qu’elles bénéficient à la société est une tâche plus ardue encore. Aujourd’hui, une (re)démocratisation des sciences apparaît nécessaire pour vaincre les angoisses et incompréhensions suscitées par leur expertisation. A cet égard, les sociétés de sciences naturelles semblent plus que jamais avoir un rôle à jouer, et les démarches participatives leur offrent des perspectives réjouissantes !

Au programme :

  • Mots de bienvenue
    Vincent Sonnay, Président SVSN-UVSS
  • Le transhumanisme : technoprophétie ou arnaque mondialisée ? Quelques pistes de réflexion
    Philippe Glardon, Historien des sciences
  • Exposer des savoirs, fabriquer du sens, toucher les sensibilités
    Francesco Panese, Prof. en études sociales des sciences et de la médecine de l’UNIL
  • Sciences participatives et autres formes de recherche atypiques. Ou comment concilier excellence académique et pertinence sociale
    Alain Kaufmann, Sociologue et biologiste, directeur du ColLaboratoire de l’UNIL – Unité de recherche-action, collaborative et participative
  • Table ronde avec les conférenciers et Kevin Morisod, co-président des Jeunes Vert-e-s Suisses
    Animée par Laurent Bonnard, Journaliste à la retraite
  • Cartographie des fourmis du canton de Vaud : La science participative s’invite dans votre jardin
    Amaury Avril, Dr. ès science, myrmécologue

La réappropriation des sciences par le grand public étant au centre de ce symposium, un large temps dédié aux questions et à l’échange de point de vue est programmé au terme de chaque intervention.

 

Résumés des conférences :

2018 – Maladies rares et recherche fondamentale, Prof. Gisou van der Goot

13 décembre 2018

Conférence du Prof. Gisou van der Goot de l’EPFL

2018 – Gènes de l’immunité et évolution, Prof. Alicia Sanchez-Mazas

11 octobre 2018

Conférence de la Prof. Alicia Sanchez-Mazas de l’UNIGE

2018 – Mathématiques : le vrai peut quelquefois n’être pas vraisemblable, Prof. Dominique Arlettaz

11 septembre 2018

Conférence du Prof. Dominique Arlettaz

2018 – Un usage raisonné des plantes médicinales, Dr Jonathan Kissling

24 mai 2018

Conférence de Dr Jonathan Kissling

2018 – Une brève histoire des sexes, Prof. Nicolas Perrin

28 mars 2018

Conférence du Prof. Nicolas Perrin
Professeur à l’Université de Lausanne, département écologie & évolution, Biologie
Co-auteur de “The Evolution of Sex Determination” (2014)

Résumé de la conférence :

Le sexe exerce chez l’humain une fascination particulière. Peu d’espèces animales font preuve d’une sexualité aussi élaborée que la nôtre; les questions de genre occupent une place centrale dans toutes les cultures (à tel point que certaines langues, dont le français, attribuent même un genre aux noms communs…). En biologie, le sexe occupe également une place centrale et incontournable. La reproduction sexuée est notamment à la base de la définition des espèces.

Cependant, de nombreux aspects du sexe restent mystérieux, à commencer par sa fonction biologique exacte.

Cet exposé se limitera à aborder quelques questions relatives aux sexes biologiques (mâle/femelle). Dans un premier temps nous allons voir comment sont définis les sexes, comment et pourquoi ils sont apparus dans l’histoire de la vie, et pourquoi il n’y a en a que deux. Dans un second temps, nous nous intéresserons aux mécanismes responsables du déterminisme du sexe: qu’est ce qui fait qu’un individu donné se développe en mâle ou en femelle? Après un aperçu de l’extraordinaire diversité des mécanismes mis en œuvre dans la nature, et un bref historique de différentes théories proposées, nous verrons comment dessiner un modèle général capable d’intégrer les composantes à la fois génétiques et environnementales du déterminisme du sexe.

2019 – Success story de l’assainissement du Léman, Jean-Bernard Lachavanne

1er mars 2018

Conférence de M. Jean-Bernard Lachavanne

2018 – Projection du film Un besoin pressant

15 février 2018

Projection publique en présence du réalisateur, M. Alex Mayenfisch

Voir la bande annonce (YouTube)

2017 – Rosetta, Mars et l’émergence de la vie, Prof. Jean-Pierre Bibring

5 décembre 2017

Conférence du Prof. Jean-Pierre Bibring

2017 – Sur les traces de Paul Narbel, Mmes Saugy et Fornerod

16 novembre 2017

Présentation de Paul Narbel par Mmes Saugy et Fornerod, d’après le livre Imbos, chats-volants et tidlivuits.

2017 – Symposium sur les sciences participatives

4 novembre 2017

Rencontre organisée par l’Union vaudoise des sociétés scientifiques (UVSS).

2017 – Le sol est vivant: préservons-le !, Dr Claire Le Bayon

27 avril 2017

Conférence du Dr Claire Le Bayon, liée à l’excursion guidée « Face au profil : les secrets du sol »

2017 – Traçabilité de l’or : enjeux et techniques pour un commerce plus responsable, Dr Barbara Guénette-Beck

29 mars 2017

Conférence du Dr Barbara Guénette-Beck

2017 – État de la biodiversité en Suisse, Dr Glenn LITSIOS

9 février 2017

Conférence du Dr Glenn LITSIOS

Synthèse des résultats de la surveillance de la biodiversité.

2017 – Le soleil sur Terre, une source d’énergie : la fusion, Dr Yves Martin

24 janvier 2017

Conférence du Dr Yves Martin, couplée à une visite guidée du tokamak de l’EPFL.

Résumé de la conférence :

La fusion d’atomes légers constitue la source de l’énergie qui nous provient du Soleil. Reproduire une étoile sur Terre fournirait à l’humanité une énergie propre, sûre et abondante. Les physiciens du Swiss Plasma Center (SPC) de l’EPFL étudient comment porter ces atomes légers aux températures nécessaires, de l’ordre de 100 millions de degrés, en exploitant les propriétés de la nature telles que celles fournies par les plasmas et les champs magnétiques.

Après avoir introduit les notions de base, le Dr. Yves MARTIN, Adjoint du Directeur au SPC, présentera les contributions du SPC aux divers projets internationaux ainsi que la feuille de route visant à mettre en œuvre cette source d’énergie. Ensuite, la visite guidée permettra une description plus détaillée des techniques utilisées dans cette installation de recherche unique au monde.

Plus d’infos sur le conférencier :

Yves Martin a fait ses classes dans la région de Vevey, a étudié la physique à l’EPFL (1981-85) et a fait une thèse en physique des plasmas au CRPP (Centre de Recherches en Physique des Plasmas, ancien nom du SPC). Après un post-doc à San Diego (USA, 1992-93), il est revenu au CRPP afin de poursuivre ses travaux de recherche dans le domaine de la fusion. Depuis 2008, il est en charge de l’administration, des services techniques et de la communication du SPC.

 

Visites guidées

[/su_spoiler]
2022 – Visite géologique du Palais de Rumine

22 janvier 2022

Visite géologique du Palais de Rumine
En compagnie de Gilles Borel, directeur du Musée cantonal de géologie, venez découvrir l’histoire géologique et industrielle étonnante des roches de St-Triphon, Biasca et d’Ecosse qui constituent le Palais de Rumine.

Visite de l’exposition « Froid »

Visite de l’exposition ‘Froid’, proposée par les musées du Palais de Rumine.

Cette visite vous a plu, retrouvez  les informations sur les liens suivants:
https://www.unil.ch/files/live/sites/mcg/files/shared/Publications/Depliant_Rumine.pdf
https://www.unil.ch/mcg/home/menuinst/le-musee/publications/depliants-didactiques.html

2021 – Atelier de construction d'un hôtel à insectes

28 avril 2021

En partenariat avec les Musée et Jardins botaniques à Lausanne et la Société Vaudoise d’Entomologie
Ateliers pour les jeunes de 9-15 ans

Présentation de l’atelier :

Tu veux connaître les insectes et les aider à survivre en ville? Cet atelier est fait pour toi ! Pars à la découverte des insectes du Jardin botanique en compagnie de biologistes. Nous observerons les hôtes de l’hôtel à insectes et apprendrons à en fabriquer un pour aider les abeilles sauvages vivant près de chez toi. Tu repartiras avec ta petite maison à installer dans ton jardin ou sur ton balcon.

2020 – Ça grouille sous nos pieds (atelier autour des vers de terre)

20 septembre 2020

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est SVSN-1024x414.png.

En partenariat avec les Musée et Jardins botaniques à Lausanne.
Ateliers pour les jeunes de 8-12 ans.

Présentation de l’atelier :

Accompagnés de spécialistes, vous apprendrez tout sur la vie souterraine des lombrics.

Le sol sur lequel nous marchons au quotidien est un écosystème fragile qui nous rend bien des services. C’est grâce à lui que nous pouvons cultiver des légumes, planter des arbres, construire des cabanes ou encore jouer au foot ! Le sol sert aussi d’habitat pour de nombreux organismes, depuis le renard jusqu’au ver de terre. Souvent méconnu, les premières couches d’humus sont ainsi le réservoir d’une grande biodiversité que nous vous proposons de découvrir. Venez découvrir le sol et ses habitants au travers d’observations à la loupe, de petits bricolages ou encore grâce à la réalisation d’un lombricompost. Vous serez surpris de découvrir à quel point les habitants du sol sont variés et remplissent des fonctions essentielles à notre bien-être. C’est sûr, le sol est vivant !

2020 – Plateforme de séquençage de l’UNIL

12 février 2020

Par le Prof. Alexandre Reymond et le Dr Julien Marquis, UNIL

Présentation de la visite guidée :

Le séquençage du génome humain et les technologies mises au point pour y parvenir ont révolutionné la biologie d’aujourd’hui, par exemple dans le domaine de la santé personnalisée, de l’étude du microbiome ou encore la biologie de la conservation. Cette visite sera l’occasion de présenter ces technologies en évolution constante et d’illustrer comment elles sont exploitées dans la recherche actuelle.

Dans un premier temps, le Prof. Alexandre Reymond nous exposera quelques exemples concrets dans le domaine de la génétique des maladies rares. Puis, une visite de l’équipement de la plateforme de séquençage guidée par le Dr Julien Marquis nous permettra d’assister concrètement au déroulement des expériences.

2019 – Le Goût de la Science (dans la préparation du vin)

6 avril et 18 mai 2019

Au Château Rochefort, visite guidée par :

  • M. Enrico Antonioli, vigneron en charge du domaine
  • M. Markus Rienth, professeur de viticulture, Changins
  • M. Frédéric Lamy, maître d’enseignement en sciences du sol, Changins
  • Mme Pascale Deneulin, professeure en analyse sensorielle, Changins

Au Domaine du Burignon, visite guidée par :

  • M. Luc Dubouloz, vigneron en charge du domaine
  • M. Thomas Mumenthaler, géologue et co-rédacteur du livre « Roche et vin »
  • M. Markus Rienth, professeur de viticulture, Changins
  • M. Pierrick Rébénaque, adjoint scientifique en analyse sensorielle, Changins

En partenariat avec la Ville de Lausanne.

 

Présentation de la visite :

De la parcelle au flacon, le chemin est long et souvent mystérieux. Accompagnés de vignerons et de scientifiques, venez découvrir comment le travail d’un terroir, les caractéristiques d’un cépage et les processus de vinification se marient dans un vin.

 

Plus d’informations :

2018 – Jardin des plantes médicinales de la Fondation Gentiana à Leysin

2 juin 2018

Visite guidée par le Prof. Kurt Hostettmann

2018 – Laboratoire de machines hydrauliques de l’EPFL

25 avril 2018

Visite guidée

2018 – Exposition : Amiante ! Une fibre miraculeuse, naturelle, tueuse

18 janvier 2018

Visite guidée de l’exposition par M. Nicolas Meisser, conservateur de minéralogie et pétrographie.

2017 – Exposition : Ce que cachent les animaux

30 novembre 2017

Visite commentée de l’exposition et présentation de techniques de taxidermie.

2017 – Zoo de la Garenne

2 septembre 2017

Visite guidée

2017 – Tokamak de l’EPFL

24 janvier 2017

Visite guidée du tokamak de l’EPFL par le Dr Yves Martin, couplée à la conférence « Le soleil sur Terre, une source d’énergie : la fusion »

 

Excursions

2021 – Découverte des Lucioles

3 Juillet 2020

Visite du site de la Mauguettaz à Yvonand en compagnie d’Anne Freitag Conservatrice au Musée Cantonal de Zoologie.

Et conférence Online avec le Dr Pablo Duchèn, lauréat de la Bourse du 200ème de la SVSN. Il propose une découverte des lucioles et leur importance dans l’équilibre de notre écosystème. 

 

2020 – Découvertes pluridisciplinaires dans la région de l’embouchure de la Venoge

5 septembre 2020

 

Ile aux oiseaux, lac Léman (L.Maumary)
L’île aux oiseaux

Une journée proposée par :

 

Présentation de l’excursion :

Située sur la commune de Préverenges, le long du lac Léman, l’embouchure de la Venoge représente, et ce malgré sa taille modeste, un habitat préservé favorable à la biodiversité. Il y a bien sûr la réserve de l’île aux oiseaux qui, depuis 2001, constitue un lieu d’escale et de nidification important, éloigné de la rive, pour les limicoles, goélands, mouettes, sternes et autres oiseaux migrateurs. La rivière et ses alentours sont aussi le lieu de vie de nombre d’espèces sensibles, invertébrés aquatiques et poissons, castors, chauve-souris, insectes et lézards verts (l’une des dernières populations du canton).

Au programme :

  • Le rôle de ce milieu pour l’avifaune
  • La population de lézard vert et les plantes envahissantes de l’embouchure de la Venoge
  • La vie des insectes aquatiques de la Venoge
  • Observation des chauves-souris et des papillons de nuit
2020 – Nuit des Perséides : observation du ciel

12 août 2020

Perséides – © Nasa

Présentation de l’excursion :

Chaque année une pluie d’étoiles filantes transite dans notre ciel. Grâce au Projet Perséides, certaines communes vaudoises éteindront leur éclairage public ce qui favorisera la visibilité du phénomène.

Nous pourrons ainsi observer cet essaim de météores qui transitera dans notre ciel! Des conférences nous éclairerons sur le phénomène des Perséides ainsi que sur les divers effets de la pollution lumineuse. Ce sera l’occasion d’une belle (re)découverte de notre voie lactée.

Au programme :

  • Conférences sur le phénomène des Perséides et sur les enjeux de la pollution lumineuse
  • Observation du ciel avec la Société Vaudoise d’Astronomie
2019 – Aventures jurassiennes : sortie pluridisciplinaire

7 septembre 2019

Présentation de l’excursion :

Parfois, il faut choisir… les saxifrages boucs qui aiment les ambiances un peu boréales au fond des combes ? La  découverte des gouffres et des chauves-souris qu’ils abritent ? Le formidable réseau de la supercolonie de fourmis des bois ? La magie d’un ciel étoilé par l’oculaire d’un télescope ? … pas cette fois : nous vous proposons le tout en une seule journée dans le cadre magnifique du Parc naturel régional Jura vaudois !

 Au programme :

  • Découverte de la flore de la Combe des Amburnex (Saxifrage et projet de paléobotanique)
    Excursion guidée par Anne-Marie Rachoud-Schneider (palynologie), François Felber (botanique, Directeur des Musée et Jardins botaniques cantonaux) et Brahim Samba Bomou (géologie).
  • Observation de la supercolonie de fourmis des bois
    Excursion guidée par Anne Freitag (conservatrice au Musée de zoologie de Lausanne) et Arnaud Maeder (Directeur du Centre-nature BirdLife de La Sauge).
  • Visite du sous-sol jurassien : initiation à la spéléologie
    Initiation en partenariat avec le Groupe Patrimoine Vaudois de la Société Suisse de Spéléologie
  • Observation du swarming des chauves-souris
    Activité guidée par Vincent Sonnay et Robin Arnoux, biologistes
  • Observations astronomiques
    Activité en partenariat avec ASTROVAL, Association d’astronomie de la Vallée de Joux, grâce à qui vous pourrez profiter d’instruments d’observation à disposition.
2019 – Patrimoine erratique à Bex, Mies et Lignerolle

27 avril, 29 juin et 5 octobre 2019

Activitée guidée par :
– M. Jean-Luc Epard, géologue, Université de Lausanne
– M. Pierre Gex, géologue
– M. Mathias Vust, lichenologue

En collaboration avec :
– la Commune de Bex
– la Commune de Mies
– la Commune de Lignerolle

 

Présentation de l’excursion :

Veilleurs solitaires, les blocs erratiques ponctuent le territoire vaudois. Venez entendre les histoires que ces témoins d’un lointain passé glaciaire ont à nous raconter et laissez-vous séduire par les paysages de lichens à leur surface.

 

En savoir plus : 

Deux des intervenants à cette journée, Jean-Luc Epard et Pierre Gex, vous proposent d’en savoir plus sur la découverte des blocs erratiques de la région (dont certains ont été offerts à la SVSN) et leur contribution à la compréhension de la théorie glaciaire dans leur article « Un volcan, des blocs et la théorie glaciaire » publié sur le Géoblog de l’Université de Lausanne. Bonne lecture !

2018 – La Grande Cariçaie et son arrière-pays

1er septembre 2018

Excursion organisée par l’Union vaudoise des sociétés scientifiques (UVSS)

2018 – Identifier facilement les papillons de jour

17 juin 2018

Excursion guidée par MM. Vincent et Michel Baudraz

Un guide a été publié dans les Mémoires de la SVSN (2016) « Guide d’identification des papillons de jour de Suisse ».

2017 – Identifier facilement les papillons de jour

10 juin 2017 – Jura

26 août 2017 – Alpes

Excursion guidée par MM. Vincent et Michel BAUDRAZ

Un guide a été publié dans les Mémoires de la SVSN (2016) « Guide d’identification des papillons de jour de Suisse ».

2017 – Face au profil : les secrets du sol

13 mai 2017

Excursion guidée par le Dr Claire Le Bayon, liée à la conférence « Le sol est vivant: préservons-le ! »

 

Conférences

 

2021 – Une vie dédiée aux requins, Michael Scholl

16 juin 2021

Par Michael Scholl

Présentation de la conférence :

Si je vous dis ‘requin’… la première image dans votre tête est très probablement celle d’un requin énorme, bouche béante, dents acérées, fonçant vers une nageuse à la surface. Les Dents de la Mer ont malheureusement laissé une empreinte et une image stéréotypée de ces animaux marins. Aujourd’hui je vais vous présenter une autre impression, une vision plus réaliste de ce groupe de poissons cartilagineux qui présente des adaptations et une diversité impressionnante, et qui, aujourd’hui, fait face au plus grand défi de son histoire qui remonte à plus de 400 millions d’années.

Bien qu’ayant grandi sur les rives du Lac Léman, j’ai toujours été attiré par les océans, et plus particulièrement par les requins… un rêve d’enfant qui est devenu réalité. Les obstacles et les sacrifices personnels ont été nombreux, mais le support de mes parents et de mes amis m’a aidé à réaliser et vivre ma passion. Cette conférence présentera mon parcours depuis mes inspirations de Cousteau – les seuls documentaires de mon enfance sur les océans – et de l’impressionnant requin blanc du Musée de Zoologie – le plus grand exemplaire naturalisé au monde – à mon expérience avec les requins blancs – vivant cette fois – en Afrique du Sud. Une présentation de mes recherches en Afrique du Sud qui ont mené à plusieurs découvertes sur cette espèce de requins ainsi que l’établissement d’un outil innovateur utilisé couramment aujourd’hui. J’ai eu la chance de visiter des projets dans le monde entier et je vous présenterai certaines de ces rencontres insolites avec une diversité de formes, de tailles et d’adaptations de requins et de raies, dont certaines espèces sont parmi les vertébrés les plus menacés d’extinction.

Le parcours du Michael Scholl :

Michael a été le directeur de la Fondation Save Our Seas jusqu’à récemment, ce qui lui a permis de fusionner deux décennies d’expérience dans les domaines de la science, de la conservation et de l’éducation avec sa passion de toujours pour la conservation des requins et des océans. Michael a étudié à l’Université de Lausanne et a obtenu une licence en zoologie à l’Université d’Aberdeen en Écosse.
Sa première expérience de terrain avec les requins a débuté en 1995 avec les requins citron à la Bimini Biological Field Station aux Bahamas. Il a ensuite étudié la population des requins blancs autour de l’île de Dyer en Afrique du Sud, ainsi que leur écologie. Ses recherches sur la génétique, la télémétrie satellite et le « finprinting » ont joué un rôle essentiel dans la découverte d’un lien entre les populations de requins blancs d’Afrique du Sud et d’Australie. Ce travail a aussi été un facteur majeur dans la décision d’inscrire les requins blancs sur la liste de la CITES en 2004.

Michael a enseigné la biologie, les mathématiques et la physique dans une école à Lausanne, et a travaillé pour l’explorateur sud-africain Mike Horn dans le cadre de l’expédition « Pangaea », aidant les jeunes explorateurs du monde entier à mettre en place des projets environnementaux et sociaux. Au cours des dernières 25 années, sa carrière a évolué de la recherche pour s’orienter vers et se concentrer sur la conservation et la communication.

Il s’occupe actuellement, en tant que bénévole, de la communication pour le Groupe de Spécialistes des Requins (SSG) de la Commission de la Sauvegarde des Espèces (CSE) de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), et est à la recherche de sa prochaine aventure professionnelle en Suisse ou ailleurs dans le monde.

2021 – Expérimenter avec l'histoire : comprendre les savoirs passés par la pratique et le terrain, Dr.Dumas & Dr. Mihailescu

20 mai 2021

Par Dr Simon Dumas Primbault et Dr Ion Mihailescu

Présentation de la conférence :

Aborder la longue histoire des savoirs selon une perspective « expérimentale », en répliquant des instruments et des expériences allant de l’alchimie moderne à la thermodynamiques de Joule, permet de porter un œil différent sur la pratique de la science aujourd’hui.

Depuis deux décennies, les historien·ne·s des sciences et des savoirs ont entrepris de mettre l’archive en pratique en répliquant des instruments scientifiques, des expériences ou des expéditions. Comme les géographes du XIXe siècle qui ont sorti leur discipline du cabinet pour la porter sur le terrain, cette « histoire de plein vent » s’essaie à reproduire les objets et les pratiques traditionnellement rencontrés dans les sources écrites afin de mettre en lumière les gestes et les corps, l’usage des instruments et des matériaux dans la longue histoire des savoirs. Au-delà d’une « reconstruction historique » un peu nostalgique, la pratique de l’« histoire expérimentale » nécessite d’être toujours alerte aux approximations, aux traductions et aux anachronismes. Quels résultats nouveaux une telle approche permet-elle ? Comment se met-elle en œuvre ? Quelles vertus pédagogiques pour l’enseignement et la communication publique de l’histoire ?

Lors de cette conférence :

  1. Nous ferons tout d’abord un bref état de l’art des méthodes développées et des résultats obtenus par cette récente « histoire expérimentale » des savoirs. Des livres de recette de l’époque moderne aux expériences thermodynamiques de Joule, en passant par la réplication d’expériences d’alchimie, nous verrons ce qu’une approche pratique de l’histoire peut nous enseigner sur les savoirs tacites, les matériaux, les instruments.
  2. Dans un second temps, nous traiterons des vertus pédagogiques d’une telle approche pour l’enseignement de l’histoire dans une école d’ingénieurs comme l’École polytechnique fédérale de Lausanne. En abordant notamment quelques projets actuellement menés en autonomie par nos étudiants, nous verrons comment l’histoire expérimentale permet de mener de jeunes scientifiques à développer une façon historique de réfléchir à leur propre pratique.
  3. Enfin, nous présenterons un projet en cours au Laboratoire d’histoire des sciences et des techniques de l’EPFL permettant d’illustrer comment l’« histoire expérimentale » renouvelle également les formes de communication de l’histoire. Portant sur des expéditions d’histoire naturelle, de géologie et de physique de l’atmosphère menées au XVIIIe siècle sur le Mont Buet par des savants genevois, ce projet envisage de reproduire une ascension avec un baromètre d’époque et accompagnés d’artistes dans l’objectif de produire une exposition publique et itinérante.

Le parcours du Dr Simon Dumas Primbault et du Dr Ion Mihailescu :

Simon Dumas Primbault et Ion Mihailescu ont tous deux été formés à la physique (respectivement à l’École polytechnique et à la Columbia University) avant de se porter vers l’histoire des savoirs. Désormais postdoctorants au sein du Laboratoire d’histoire des sciences et des techniques (LHST) de l’EPFL, ils enseignent en tandem un cours de sciences humaines et sociales intitulé « Experimental History of Science » à des étudiants en master. Particulièrement intéressés par la matérialité des savoirs à travers l’histoire, ils sont en charge avec le Prof. Baudry de la valorisation de la Collection d’instruments scientifiques UNIL-EPFL et ont récemment lancé un projet d’histoire « de plein vent » visant à reproduire des expéditions genevoises de l’époque des Lumières sur le Mont Buet.

2021 – Les pesticides de synthèse, un mal nécessaire ou une erreur de parcours ?, Prof. Edward Mitchell

21 avril 2021

Par Prof. Edward Mitchell, professeur au Laboratoire de biodiversité du sol de l’Université de Neuchâtel

Présentation de la conférence :

Depuis l’origine de l’agriculture les paysans ont cherché diverses solutions au problème des ravageurs des récoltes. Le 20ème siècle a marqué un changement majeur avec l’utilisation massive de nouvelles molécules n’existant pas dans la nature : les pesticides de synthèse. Ces pesticides sont aujourd’hui omniprésents comme le démontre la contamination mondiale du miel par les insecticides néonicotinoïdes. Cette étude qui a révélé que 75% des miels du monde étaient contaminé par les néonicotinoïdes illustre comment les abeilles domestiques peuvent être utilisées comme sentinelles de la contamination de l’environnement par les pesticides. Les abeilles nous révèlent ici l’ampleur mondiale de la contamination par les pesticides. Ceci soulève des questions sur notre impact actuel sur l’environnement, en particulier sur la biodiversité mais aussi sur la santé humaine.

Les pesticides de synthèse sont considérés comme une des principales causes de la diminution de la biomasse des insectes, y compris celle des pollinisateurs, qui suscite actuellement une inquiétude croissante pour la conservation de la biodiversité ainsi que pour les services écosystémiques fournis par les pollinisateurs, avec des implications pour la production de cultures et l’économie. De nombreuses études démontrent également leur impact sur la santé humaine et en particulier leur rôle dans l’augmentation des cancers, troubles neurologiques et du développement.

L’utilisation des néonicotinoïdes en agriculture est à présent interdite ou fortement réduite dans plusieurs pays. De nombreux scandales démontrent l’ampleur de la contamination de l’eau souterraine, des cours d’eau, des sols, des plantes et animaux y compris les humains.

L’utilisation des pesticides est souvent présentée comme un mal nécessaire pour garantir la production alimentaire mondiale. Toutefois, ce dogme ne résiste pas à l’analyse, notamment en tenant compte de la conservation à long terme de la fertilité des sols et de la biodiversité, ainsi qu’en examinant les performances des pratiques agricoles alternatives.

Le peuple suisse se prononcera prochainement sur une initiative visant à interdire l’utilisation des pesticides de synthèse en Suisse ainsi que l’importation de denrées alimentaires produites avec ces pesticides. La Suisse a ainsi une chance unique de réorienter son agriculture et relever le défi d’assurer la production de nourriture sans nuire à l’environnement et à la santé humaine. Nous avons la capacité de le faire. En aurons-nous le courage ?

2021 – Les premiers mois du SARS-CoV-2 : apprivoiser l'incertitude dans les temps incertains, Dr. Julien Riou

18 mars 2021

Dr. Julien Riou (plus d’informations ci-dessous)

Présentation de la conférence :

Durant les semaines et mois suivant l’émergence du SARS-CoV-2 à Wuhan, en Chine, les scientifiques ont rapidement pris la mesure du risque posé par ce nouveau pathogène. Grâce aux données partielles provenant de Chine et du reste du monde, il a rapidement été clair que le SARS-CoV-2 était d’une part très transmissible et d’autre part causait une mortalité non négligeable. Malgré de nombreuses incertitudes, un fort consensus s’est créé au sein des spécialistes des maladies émergentes sur la nécessité d’actions fortes et précoces pour limiter les conséquences de cette pandémie à venir. Pourtant, dans la cacophonie qui a suivi il s’est avéré très difficile de convaincre le public, les autorités et même les cercles plus larges de chercheurs non spécialistes. Le débat public s’est concentré sur des déclarations à l’emporte-pièce, basées sur des opinions personnelles et des interprétations erronées, faisant preuve d’une confiance excessive malgré un fort niveau d’incertitude. Il semble important de tirer les leçons de ces échecs, et d’apprendre à apprivoiser et à communiquer l’incertitude inhérente aux situations de risque émergent.

Le parcours de Dr. Julien Riou :

J’ai une formation initiale de médecin de santé publique, puis j’ai réalisé une thèse de sciences en épidémiologie et biostatistiques à Sorbonne Université. J’ai travaillé sur plusieurs épidémies émergentes, comme le chikungunya, le Zika ou encore le MERS coronavirus. Je suis venu en Suisse en 2018 pour un post-doctorat à l’Institut de médecine sociale et préventive de l’Université de Berne. J’ai été très tôt impliqué dans la réponse à l’émergence du SARS-CoV-2, au niveau international avec la publication de plusieurs articles dans des journaux scientifiques, et en Suisse au sein d’abord de la Task Force Scientifique, puis en étant engagé à l’Office Fédéral de Santé Publique.

2020 – LéXPLORE : Exploration du Léman, Dr. Natacha Tofield-Pasche

7 octobre 2020

Dr. Natacha Tofield-Pasche, limnologiste, adjointe du Directeur pour le Centre de Limnologie de l’EPFL et cheffe du projet LéXPLORE.

Présentation de la conférence :

La plateforme LéXPLORE est une infrastructure novatrice, pour collecter des données à haute fréquence et pour développer de nouvelles technologies. Ancrée sur le lac Léman proche de Pully, elle est composée d’un ponton de 100 m2 et d’une zone de mesure protégée de ~15’000 m2. Ainsi, elle permet des mesures impossibles auparavant et en toute sécurité pour les chercheurs.

LéXPLORE est née d’un partenariat unique entre 5 institutions académiques, soit: l’EPFL, l’Eawag, l’Université de Genève, l’Université de Lausanne et le CARRTEL à Thonon-les-Bains. Ces collaborations encouragent des études multidisciplinaires avec des technologies de pointe. Actuellement, 18 projets de recherche prennent des mesures en parallèle. Certains projets se concentrent sur l’étude du fonctionnement de l’écosystème allant des bactéries, des moules, jusqu’aux poissons. D’autres recherches se focalisent sur les processus physiques et biogéochimiques ou sur le développement de nouvelles technologies. Grâce aux données récoltées, les chercheurs pourront modéliser les processus importants du lac, afin de mieux prédire l’évolution du lac face aux changements climatiques.

Dans cette présentation, vous allez découvrir les aspects techniques de la construction de LéXPLORE. Après une petite vidéo, je vous parlerai de la science des différents projets et des bénéfices possibles pour la population.

Plus d’informations :

2020 – Voyage au cœur des volcans, Dr. Julien Leuthold

30 janvier 2020

Gabbro-from-Rum-in-Scotland-Thin-Section_wikipedia

Le Dr. Leuthold est collaborateur scientifique au Fonds National Suisse pour la recherche scientifique. Sa présentation a porté sur les travaux qu’il a effectués en tant que chercheur senior à l’institut de géochimie et pétrochimie de l’ETHZ.  

Présentation de la conférence :

Il a nécessité des millions d’années pour qu’une croûte rigide se crée à la surface de la Terre, formée par la superposition de laves refroidies. Imaginez à quel point cela devait être apocalyptique ! Aujourd’hui, on trouve encore des poches de magma fondu dans la croûte terrestre, qui entrent périodiquement en éruption et offrent un aperçu de cette période primitive.

Il y a 60’000’000 ans, de très grosses éruptions ont eu lieu en Ecosse et au Groenland voisin (en lien avec l’ouverture de l’Atlantique Nord). Un des volcans ressemblait à un grand chaudron, d’un diamètre de 4km et d’une profondeur de 1km. Il était chauffé à des conditions extrêmes par des centaines d’injections de lave en provenance directe des profondeurs de la Terre, à plus de 1200°C. Les jeunes cristaux étaient refondus, dans une lutte entre cristallisation et fusion. Ces cristaux étaient déformés et leur composition était modifiée durant les périodes de réchauffement, refroidissement et compaction.

Le vent et la pluie écossaise ont finalement refroidi le chaudron et commencé à le fissurer. Des vallées offrent aujourd’hui l’accès aux parties les plus profondes. On peut y lire des histoires extraordinaires, écrites en lettres de cristaux ! Et qui sait… une histoire similaire pourrait bien se dérouler de nos jours au fond des océans et sous l’Islande…

Lors de cette conférence, nous jouerons avec les échelles de temps et d’espace. Je vous inviterai à lire les roches magmatiques et les cristaux qui les composent afin de décoder l’histoire des volcans et de leur chambre magmatique.

Recette du Gabbro à l’ancienne (cette recette vous permettra de mieux comprendre la formation des roches volcaniques et donc, l’histoire complexe des volcans) :

  • Préchauffer le four à 1200°C, dans un mélange de H2O-CO2
  • Placer un mélange de poudre de cristaux (olivine [MgO, SiO2], plagioclase [CaO, Al2O3, SiO2], clinopyroxene [CaO, MgO, SiO2], spinel [Al2O3, FeO]) au cœur du four et laisser fondre.
  • Après 10h de cuisson, plonger brusquement la gouttelette fondue dans l’eau
  • Comparer les nouveaux cristaux formés aux échantillons naturels.
2019 – Sociétés animales et sociétés humaines : les causes de leur succès, Prof. Laurent Keller

16 octobre 2019

Par le Prof. Laurent Keller, Département d’écologie et d’évolution de l’Université de Lausanne.
Conférence organisée en collaboration avec la Société Académique Vaudoise.

Présentation de la conférence :

Une caractéristique notable des fourmis est leur succès écologique. Elle occupent la plupart des terres émergées du Sahara à la Sibérie. Bien quelles ne représentent qu’un relativement faible pourcentage d’espèces, elles représentent environ 10% de la biomasse animale sur terre. Leur succès est du à leur vie sociale complexe. Mais comme toute espèces sociales il y a aussi des problèmes liés à la vie en groupe. Cet exposé fera le tour des mécanismes qui ont amené au succès écologique des fourmis, des autres espèces sociales et des humains.

2019 – Un prix Nobel ! Comment ? Pour quoi ?, Prof. Jacques Dubochet

13 mars 2019

Conférence du Prof. Hon. de l’UNIL Jacques Dubochet, Prix Nobel de Chimie

Présentation de la conférence :

Un prix Nobel, d’abord c’est beaucoup de chance et de bons collègues. Ensuite il faut de l’ambition et il faut y croire. Troisième ingrédient: se souvenir que le Prix se trouve rarement le long du chemin que tout le monde emprunte. La biographie de notre découverte illustre ces évidences.  

Le choc qui vient avec le prix, c’est la voix. Tout à coup, on vous écoute – ça, oui – et on vous croit supérieur – ça, non. Mon premier grand exercice, je l’ai fait à Stockholm le 8 décembre 2017. Depuis, je continue d’y travailler. D’une manière ou d’une autre, il porte sur la connaissance, ce bien commun qu’il faut défendre pour le bénéfice de tous. 

2019 – Des sociétés savantes aux sciences citoyennes, les enjeux d’une (re)démocratisation des sciences naturelles

16 février 2019

Symposium d’ouverture du bicentenaire de la SVSN, organisé avec :

Présentation du symposium :

« Et pourtant, elle tourne ! » aurait protesté Galilée… Développer de nouvelles idées, c’est rarement facile, savoir les élaborer puis les partager pour qu’elles bénéficient à la société est une tâche plus ardue encore. Aujourd’hui, une (re)démocratisation des sciences apparaît nécessaire pour vaincre les angoisses et incompréhensions suscitées par leur expertisation. A cet égard, les sociétés de sciences naturelles semblent plus que jamais avoir un rôle à jouer, et les démarches participatives leur offrent des perspectives réjouissantes !

Au programme :

  • Mots de bienvenue
    Vincent Sonnay, Président SVSN-UVSS
  • Le transhumanisme : technoprophétie ou arnaque mondialisée ? Quelques pistes de réflexion
    Philippe Glardon, Historien des sciences
  • Exposer des savoirs, fabriquer du sens, toucher les sensibilités
    Francesco Panese, Prof. en études sociales des sciences et de la médecine de l’UNIL
  • Sciences participatives et autres formes de recherche atypiques. Ou comment concilier excellence académique et pertinence sociale
    Alain Kaufmann, Sociologue et biologiste, directeur du ColLaboratoire de l’UNIL – Unité de recherche-action, collaborative et participative
  • Table ronde avec les conférenciers et Kevin Morisod, co-président des Jeunes Vert-e-s Suisses
    Animée par Laurent Bonnard, Journaliste à la retraite
  • Cartographie des fourmis du canton de Vaud : La science participative s’invite dans votre jardin
    Amaury Avril, Dr. ès science, myrmécologue

La réappropriation des sciences par le grand public étant au centre de ce symposium, un large temps dédié aux questions et à l’échange de point de vue est programmé au terme de chaque intervention.

 

Résumés des conférences :

2018 – Maladies rares et recherche fondamentale, Prof. Gisou van der Goot

13 décembre 2018

Conférence du Prof. Gisou van der Goot de l’EPFL

2018 – Gènes de l’immunité et évolution, Prof. Alicia Sanchez-Mazas

11 octobre 2018

Conférence de la Prof. Alicia Sanchez-Mazas de l’UNIGE

2018 – Mathématiques : le vrai peut quelquefois n’être pas vraisemblable, Prof. Dominique Arlettaz

11 septembre 2018

Conférence du Prof. Dominique Arlettaz

2018 – Un usage raisonné des plantes médicinales, Dr Jonathan Kissling

24 mai 2018

Conférence de Dr Jonathan Kissling

2018 – Une brève histoire des sexes, Prof. Nicolas Perrin

28 mars 2018

Conférence du Prof. Nicolas Perrin
Professeur à l’Université de Lausanne, département écologie & évolution, Biologie
Co-auteur de “The Evolution of Sex Determination” (2014)

Résumé de la conférence :

Le sexe exerce chez l’humain une fascination particulière. Peu d’espèces animales font preuve d’une sexualité aussi élaborée que la nôtre; les questions de genre occupent une place centrale dans toutes les cultures (à tel point que certaines langues, dont le français, attribuent même un genre aux noms communs…). En biologie, le sexe occupe également une place centrale et incontournable. La reproduction sexuée est notamment à la base de la définition des espèces.

Cependant, de nombreux aspects du sexe restent mystérieux, à commencer par sa fonction biologique exacte.

Cet exposé se limitera à aborder quelques questions relatives aux sexes biologiques (mâle/femelle). Dans un premier temps nous allons voir comment sont définis les sexes, comment et pourquoi ils sont apparus dans l’histoire de la vie, et pourquoi il n’y a en a que deux. Dans un second temps, nous nous intéresserons aux mécanismes responsables du déterminisme du sexe: qu’est ce qui fait qu’un individu donné se développe en mâle ou en femelle? Après un aperçu de l’extraordinaire diversité des mécanismes mis en œuvre dans la nature, et un bref historique de différentes théories proposées, nous verrons comment dessiner un modèle général capable d’intégrer les composantes à la fois génétiques et environnementales du déterminisme du sexe.

2019 – Success story de l’assainissement du Léman, Jean-Bernard Lachavanne

1er mars 2018

Conférence de M. Jean-Bernard Lachavanne

2018 – Projection du film Un besoin pressant

15 février 2018

Projection publique en présence du réalisateur, M. Alex Mayenfisch

Voir la bande annonce (YouTube)

2017 – Rosetta, Mars et l’émergence de la vie, Prof. Jean-Pierre Bibring

5 décembre 2017

Conférence du Prof. Jean-Pierre Bibring

2017 – Sur les traces de Paul Narbel, Mmes Saugy et Fornerod

16 novembre 2017

Présentation de Paul Narbel par Mmes Saugy et Fornerod, d’après le livre Imbos, chats-volants et tidlivuits.

2017 – Symposium sur les sciences participatives

4 novembre 2017

Rencontre organisée par l’Union vaudoise des sociétés scientifiques (UVSS).

2017 – Le sol est vivant: préservons-le !, Dr Claire Le Bayon

27 avril 2017

Conférence du Dr Claire Le Bayon, liée à l’excursion guidée « Face au profil : les secrets du sol »

2017 – Traçabilité de l’or : enjeux et techniques pour un commerce plus responsable, Dr Barbara Guénette-Beck

29 mars 2017

Conférence du Dr Barbara Guénette-Beck

2017 – État de la biodiversité en Suisse, Dr Glenn LITSIOS

9 février 2017

Conférence du Dr Glenn LITSIOS

Synthèse des résultats de la surveillance de la biodiversité.

2017 – Le soleil sur Terre, une source d’énergie : la fusion, Dr Yves Martin

24 janvier 2017

Conférence du Dr Yves Martin, couplée à une visite guidée du tokamak de l’EPFL.

Résumé de la conférence :

La fusion d’atomes légers constitue la source de l’énergie qui nous provient du Soleil. Reproduire une étoile sur Terre fournirait à l’humanité une énergie propre, sûre et abondante. Les physiciens du Swiss Plasma Center (SPC) de l’EPFL étudient comment porter ces atomes légers aux températures nécessaires, de l’ordre de 100 millions de degrés, en exploitant les propriétés de la nature telles que celles fournies par les plasmas et les champs magnétiques.

Après avoir introduit les notions de base, le Dr. Yves MARTIN, Adjoint du Directeur au SPC, présentera les contributions du SPC aux divers projets internationaux ainsi que la feuille de route visant à mettre en œuvre cette source d’énergie. Ensuite, la visite guidée permettra une description plus détaillée des techniques utilisées dans cette installation de recherche unique au monde.

Plus d’infos sur le conférencier :

Yves Martin a fait ses classes dans la région de Vevey, a étudié la physique à l’EPFL (1981-85) et a fait une thèse en physique des plasmas au CRPP (Centre de Recherches en Physique des Plasmas, ancien nom du SPC). Après un post-doc à San Diego (USA, 1992-93), il est revenu au CRPP afin de poursuivre ses travaux de recherche dans le domaine de la fusion. Depuis 2008, il est en charge de l’administration, des services techniques et de la communication du SPC.

 

Sciences participatives

2019-2020 – Opérations Fourmis : premier recensement participatif des fourmis vaudoises

Dès le printemps, les fourmis sont partout, dans les forêts, les prairies, les jardins, et parfois même jusque dans les cuisines. Malgré cette omniprésence, les connaissances fiables sur la diversité et la distribution des fourmis dans le canton de Vaud, et en Suisse, manquent. Ces informations sont pourtant essentielles pour connaître et préserver notre biodiversité.

Pour répondre à ce besoin, la Société Vaudoise des Sciences Naturelles, l’Université de Lausanne et le Musée de Zoologie de Lausanne ont proposé en 2019 Opération Fourmis, le premier recensement des fourmis vaudoises. Le projet reposait sur deux volets complémentaires:

  • une collecte participative, qui fait appel à toute personne intéressée à contribuer
  • un échantillonnage ciblé, planifié et mené par des spécialistes

Les résultats, qui combinent la puissance de la collecte participative et la structure de l’échantillonnage ciblé, ont permis d’élaborer une carte de distribution des espèces vaudoises, rares ou fréquentes, et de constituer une collection de référence conservée au Musée cantonal de zoologie de Lausanne. La carte et la collection représentent des outils de travail pour les chercheurs et les professionnels de l’environnement pour aborder des enjeux comme la protection des espèces et des milieux, la connaissance de la structure et du fonctionnement des
écosystèmes, l’évolution des espèces ou les impacts climatiques sur les communautés.

Plus d’informations :

Toutes les infos et actualités du projet : fourmisvaud.ch

Speed dating

Visites guidées

[/su_spoiler]
2022 – Visite géologique du Palais de Rumine

22 janvier 2022

Visite géologique du Palais de Rumine
En compagnie de Gilles Borel, directeur du Musée cantonal de géologie, venez découvrir l’histoire géologique et industrielle étonnante des roches de St-Triphon, Biasca et d’Ecosse qui constituent le Palais de Rumine.

Visite de l’exposition « Froid »

Visite de l’exposition ‘Froid’, proposée par les musées du Palais de Rumine.

Cette visite vous a plu, retrouvez  les informations sur les liens suivants:
https://www.unil.ch/files/live/sites/mcg/files/shared/Publications/Depliant_Rumine.pdf
https://www.unil.ch/mcg/home/menuinst/le-musee/publications/depliants-didactiques.html

2021 – Atelier de construction d'un hôtel à insectes

28 avril 2021

En partenariat avec les Musée et Jardins botaniques à Lausanne et la Société Vaudoise d’Entomologie
Ateliers pour les jeunes de 9-15 ans

Présentation de l’atelier :

Tu veux connaître les insectes et les aider à survivre en ville? Cet atelier est fait pour toi ! Pars à la découverte des insectes du Jardin botanique en compagnie de biologistes. Nous observerons les hôtes de l’hôtel à insectes et apprendrons à en fabriquer un pour aider les abeilles sauvages vivant près de chez toi. Tu repartiras avec ta petite maison à installer dans ton jardin ou sur ton balcon.

2020 – Ça grouille sous nos pieds (atelier autour des vers de terre)

20 septembre 2020

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est SVSN-1024x414.png.

En partenariat avec les Musée et Jardins botaniques à Lausanne.
Ateliers pour les jeunes de 8-12 ans.

Présentation de l’atelier :

Accompagnés de spécialistes, vous apprendrez tout sur la vie souterraine des lombrics.

Le sol sur lequel nous marchons au quotidien est un écosystème fragile qui nous rend bien des services. C’est grâce à lui que nous pouvons cultiver des légumes, planter des arbres, construire des cabanes ou encore jouer au foot ! Le sol sert aussi d’habitat pour de nombreux organismes, depuis le renard jusqu’au ver de terre. Souvent méconnu, les premières couches d’humus sont ainsi le réservoir d’une grande biodiversité que nous vous proposons de découvrir. Venez découvrir le sol et ses habitants au travers d’observations à la loupe, de petits bricolages ou encore grâce à la réalisation d’un lombricompost. Vous serez surpris de découvrir à quel point les habitants du sol sont variés et remplissent des fonctions essentielles à notre bien-être. C’est sûr, le sol est vivant !

2020 – Plateforme de séquençage de l’UNIL

12 février 2020

Par le Prof. Alexandre Reymond et le Dr Julien Marquis, UNIL

Présentation de la visite guidée :

Le séquençage du génome humain et les technologies mises au point pour y parvenir ont révolutionné la biologie d’aujourd’hui, par exemple dans le domaine de la santé personnalisée, de l’étude du microbiome ou encore la biologie de la conservation. Cette visite sera l’occasion de présenter ces technologies en évolution constante et d’illustrer comment elles sont exploitées dans la recherche actuelle.

Dans un premier temps, le Prof. Alexandre Reymond nous exposera quelques exemples concrets dans le domaine de la génétique des maladies rares. Puis, une visite de l’équipement de la plateforme de séquençage guidée par le Dr Julien Marquis nous permettra d’assister concrètement au déroulement des expériences.

2019 – Le Goût de la Science (dans la préparation du vin)

6 avril et 18 mai 2019

Au Château Rochefort, visite guidée par :

  • M. Enrico Antonioli, vigneron en charge du domaine
  • M. Markus Rienth, professeur de viticulture, Changins
  • M. Frédéric Lamy, maître d’enseignement en sciences du sol, Changins
  • Mme Pascale Deneulin, professeure en analyse sensorielle, Changins

Au Domaine du Burignon, visite guidée par :

  • M. Luc Dubouloz, vigneron en charge du domaine
  • M. Thomas Mumenthaler, géologue et co-rédacteur du livre « Roche et vin »
  • M. Markus Rienth, professeur de viticulture, Changins
  • M. Pierrick Rébénaque, adjoint scientifique en analyse sensorielle, Changins

En partenariat avec la Ville de Lausanne.

 

Présentation de la visite :

De la parcelle au flacon, le chemin est long et souvent mystérieux. Accompagnés de vignerons et de scientifiques, venez découvrir comment le travail d’un terroir, les caractéristiques d’un cépage et les processus de vinification se marient dans un vin.

 

Plus d’informations :

2018 – Jardin des plantes médicinales de la Fondation Gentiana à Leysin

2 juin 2018

Visite guidée par le Prof. Kurt Hostettmann

2018 – Laboratoire de machines hydrauliques de l’EPFL

25 avril 2018

Visite guidée

2018 – Exposition : Amiante ! Une fibre miraculeuse, naturelle, tueuse

18 janvier 2018

Visite guidée de l’exposition par M. Nicolas Meisser, conservateur de minéralogie et pétrographie.

2017 – Exposition : Ce que cachent les animaux

30 novembre 2017

Visite commentée de l’exposition et présentation de techniques de taxidermie.

2017 – Zoo de la Garenne

2 septembre 2017

Visite guidée

2017 – Tokamak de l’EPFL

24 janvier 2017

Visite guidée du tokamak de l’EPFL par le Dr Yves Martin, couplée à la conférence « Le soleil sur Terre, une source d’énergie : la fusion »

 

Excursions

2021 – Découverte des Lucioles

3 Juillet 2020

Visite du site de la Mauguettaz à Yvonand en compagnie d’Anne Freitag Conservatrice au Musée Cantonal de Zoologie.

Et conférence Online avec le Dr Pablo Duchèn, lauréat de la Bourse du 200ème de la SVSN. Il propose une découverte des lucioles et leur importance dans l’équilibre de notre écosystème. 

 

2020 – Découvertes pluridisciplinaires dans la région de l’embouchure de la Venoge

5 septembre 2020

 

Ile aux oiseaux, lac Léman (L.Maumary)
L’île aux oiseaux

Une journée proposée par :

 

Présentation de l’excursion :

Située sur la commune de Préverenges, le long du lac Léman, l’embouchure de la Venoge représente, et ce malgré sa taille modeste, un habitat préservé favorable à la biodiversité. Il y a bien sûr la réserve de l’île aux oiseaux qui, depuis 2001, constitue un lieu d’escale et de nidification important, éloigné de la rive, pour les limicoles, goélands, mouettes, sternes et autres oiseaux migrateurs. La rivière et ses alentours sont aussi le lieu de vie de nombre d’espèces sensibles, invertébrés aquatiques et poissons, castors, chauve-souris, insectes et lézards verts (l’une des dernières populations du canton).

Au programme :

  • Le rôle de ce milieu pour l’avifaune
  • La population de lézard vert et les plantes envahissantes de l’embouchure de la Venoge
  • La vie des insectes aquatiques de la Venoge
  • Observation des chauves-souris et des papillons de nuit
2020 – Nuit des Perséides : observation du ciel

12 août 2020

Perséides – © Nasa

Présentation de l’excursion :

Chaque année une pluie d’étoiles filantes transite dans notre ciel. Grâce au Projet Perséides, certaines communes vaudoises éteindront leur éclairage public ce qui favorisera la visibilité du phénomène.

Nous pourrons ainsi observer cet essaim de météores qui transitera dans notre ciel! Des conférences nous éclairerons sur le phénomène des Perséides ainsi que sur les divers effets de la pollution lumineuse. Ce sera l’occasion d’une belle (re)découverte de notre voie lactée.

Au programme :

  • Conférences sur le phénomène des Perséides et sur les enjeux de la pollution lumineuse
  • Observation du ciel avec la Société Vaudoise d’Astronomie
2019 – Aventures jurassiennes : sortie pluridisciplinaire

7 septembre 2019

Présentation de l’excursion :

Parfois, il faut choisir… les saxifrages boucs qui aiment les ambiances un peu boréales au fond des combes ? La  découverte des gouffres et des chauves-souris qu’ils abritent ? Le formidable réseau de la supercolonie de fourmis des bois ? La magie d’un ciel étoilé par l’oculaire d’un télescope ? … pas cette fois : nous vous proposons le tout en une seule journée dans le cadre magnifique du Parc naturel régional Jura vaudois !

 Au programme :

  • Découverte de la flore de la Combe des Amburnex (Saxifrage et projet de paléobotanique)
    Excursion guidée par Anne-Marie Rachoud-Schneider (palynologie), François Felber (botanique, Directeur des Musée et Jardins botaniques cantonaux) et Brahim Samba Bomou (géologie).
  • Observation de la supercolonie de fourmis des bois
    Excursion guidée par Anne Freitag (conservatrice au Musée de zoologie de Lausanne) et Arnaud Maeder (Directeur du Centre-nature BirdLife de La Sauge).
  • Visite du sous-sol jurassien : initiation à la spéléologie
    Initiation en partenariat avec le Groupe Patrimoine Vaudois de la Société Suisse de Spéléologie
  • Observation du swarming des chauves-souris
    Activité guidée par Vincent Sonnay et Robin Arnoux, biologistes
  • Observations astronomiques
    Activité en partenariat avec ASTROVAL, Association d’astronomie de la Vallée de Joux, grâce à qui vous pourrez profiter d’instruments d’observation à disposition.
2019 – Patrimoine erratique à Bex, Mies et Lignerolle

27 avril, 29 juin et 5 octobre 2019

Activitée guidée par :
– M. Jean-Luc Epard, géologue, Université de Lausanne
– M. Pierre Gex, géologue
– M. Mathias Vust, lichenologue

En collaboration avec :
– la Commune de Bex
– la Commune de Mies
– la Commune de Lignerolle

 

Présentation de l’excursion :

Veilleurs solitaires, les blocs erratiques ponctuent le territoire vaudois. Venez entendre les histoires que ces témoins d’un lointain passé glaciaire ont à nous raconter et laissez-vous séduire par les paysages de lichens à leur surface.

 

En savoir plus : 

Deux des intervenants à cette journée, Jean-Luc Epard et Pierre Gex, vous proposent d’en savoir plus sur la découverte des blocs erratiques de la région (dont certains ont été offerts à la SVSN) et leur contribution à la compréhension de la théorie glaciaire dans leur article « Un volcan, des blocs et la théorie glaciaire » publié sur le Géoblog de l’Université de Lausanne. Bonne lecture !

2018 – La Grande Cariçaie et son arrière-pays

1er septembre 2018

Excursion organisée par l’Union vaudoise des sociétés scientifiques (UVSS)

2018 – Identifier facilement les papillons de jour

17 juin 2018

Excursion guidée par MM. Vincent et Michel Baudraz

Un guide a été publié dans les Mémoires de la SVSN (2016) « Guide d’identification des papillons de jour de Suisse ».

2017 – Identifier facilement les papillons de jour

10 juin 2017 – Jura

26 août 2017 – Alpes

Excursion guidée par MM. Vincent et Michel BAUDRAZ

Un guide a été publié dans les Mémoires de la SVSN (2016) « Guide d’identification des papillons de jour de Suisse ».

2017 – Face au profil : les secrets du sol

13 mai 2017

Excursion guidée par le Dr Claire Le Bayon, liée à la conférence « Le sol est vivant: préservons-le ! »

 

Conférences

 

2021 – Une vie dédiée aux requins, Michael Scholl

16 juin 2021

Par Michael Scholl

Présentation de la conférence :

Si je vous dis ‘requin’… la première image dans votre tête est très probablement celle d’un requin énorme, bouche béante, dents acérées, fonçant vers une nageuse à la surface. Les Dents de la Mer ont malheureusement laissé une empreinte et une image stéréotypée de ces animaux marins. Aujourd’hui je vais vous présenter une autre impression, une vision plus réaliste de ce groupe de poissons cartilagineux qui présente des adaptations et une diversité impressionnante, et qui, aujourd’hui, fait face au plus grand défi de son histoire qui remonte à plus de 400 millions d’années.

Bien qu’ayant grandi sur les rives du Lac Léman, j’ai toujours été attiré par les océans, et plus particulièrement par les requins… un rêve d’enfant qui est devenu réalité. Les obstacles et les sacrifices personnels ont été nombreux, mais le support de mes parents et de mes amis m’a aidé à réaliser et vivre ma passion. Cette conférence présentera mon parcours depuis mes inspirations de Cousteau – les seuls documentaires de mon enfance sur les océans – et de l’impressionnant requin blanc du Musée de Zoologie – le plus grand exemplaire naturalisé au monde – à mon expérience avec les requins blancs – vivant cette fois – en Afrique du Sud. Une présentation de mes recherches en Afrique du Sud qui ont mené à plusieurs découvertes sur cette espèce de requins ainsi que l’établissement d’un outil innovateur utilisé couramment aujourd’hui. J’ai eu la chance de visiter des projets dans le monde entier et je vous présenterai certaines de ces rencontres insolites avec une diversité de formes, de tailles et d’adaptations de requins et de raies, dont certaines espèces sont parmi les vertébrés les plus menacés d’extinction.

Le parcours du Michael Scholl :

Michael a été le directeur de la Fondation Save Our Seas jusqu’à récemment, ce qui lui a permis de fusionner deux décennies d’expérience dans les domaines de la science, de la conservation et de l’éducation avec sa passion de toujours pour la conservation des requins et des océans. Michael a étudié à l’Université de Lausanne et a obtenu une licence en zoologie à l’Université d’Aberdeen en Écosse.
Sa première expérience de terrain avec les requins a débuté en 1995 avec les requins citron à la Bimini Biological Field Station aux Bahamas. Il a ensuite étudié la population des requins blancs autour de l’île de Dyer en Afrique du Sud, ainsi que leur écologie. Ses recherches sur la génétique, la télémétrie satellite et le « finprinting » ont joué un rôle essentiel dans la découverte d’un lien entre les populations de requins blancs d’Afrique du Sud et d’Australie. Ce travail a aussi été un facteur majeur dans la décision d’inscrire les requins blancs sur la liste de la CITES en 2004.

Michael a enseigné la biologie, les mathématiques et la physique dans une école à Lausanne, et a travaillé pour l’explorateur sud-africain Mike Horn dans le cadre de l’expédition « Pangaea », aidant les jeunes explorateurs du monde entier à mettre en place des projets environnementaux et sociaux. Au cours des dernières 25 années, sa carrière a évolué de la recherche pour s’orienter vers et se concentrer sur la conservation et la communication.

Il s’occupe actuellement, en tant que bénévole, de la communication pour le Groupe de Spécialistes des Requins (SSG) de la Commission de la Sauvegarde des Espèces (CSE) de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), et est à la recherche de sa prochaine aventure professionnelle en Suisse ou ailleurs dans le monde.

2021 – Expérimenter avec l'histoire : comprendre les savoirs passés par la pratique et le terrain, Dr.Dumas & Dr. Mihailescu

20 mai 2021

Par Dr Simon Dumas Primbault et Dr Ion Mihailescu

Présentation de la conférence :

Aborder la longue histoire des savoirs selon une perspective « expérimentale », en répliquant des instruments et des expériences allant de l’alchimie moderne à la thermodynamiques de Joule, permet de porter un œil différent sur la pratique de la science aujourd’hui.

Depuis deux décennies, les historien·ne·s des sciences et des savoirs ont entrepris de mettre l’archive en pratique en répliquant des instruments scientifiques, des expériences ou des expéditions. Comme les géographes du XIXe siècle qui ont sorti leur discipline du cabinet pour la porter sur le terrain, cette « histoire de plein vent » s’essaie à reproduire les objets et les pratiques traditionnellement rencontrés dans les sources écrites afin de mettre en lumière les gestes et les corps, l’usage des instruments et des matériaux dans la longue histoire des savoirs. Au-delà d’une « reconstruction historique » un peu nostalgique, la pratique de l’« histoire expérimentale » nécessite d’être toujours alerte aux approximations, aux traductions et aux anachronismes. Quels résultats nouveaux une telle approche permet-elle ? Comment se met-elle en œuvre ? Quelles vertus pédagogiques pour l’enseignement et la communication publique de l’histoire ?

Lors de cette conférence :

  1. Nous ferons tout d’abord un bref état de l’art des méthodes développées et des résultats obtenus par cette récente « histoire expérimentale » des savoirs. Des livres de recette de l’époque moderne aux expériences thermodynamiques de Joule, en passant par la réplication d’expériences d’alchimie, nous verrons ce qu’une approche pratique de l’histoire peut nous enseigner sur les savoirs tacites, les matériaux, les instruments.
  2. Dans un second temps, nous traiterons des vertus pédagogiques d’une telle approche pour l’enseignement de l’histoire dans une école d’ingénieurs comme l’École polytechnique fédérale de Lausanne. En abordant notamment quelques projets actuellement menés en autonomie par nos étudiants, nous verrons comment l’histoire expérimentale permet de mener de jeunes scientifiques à développer une façon historique de réfléchir à leur propre pratique.
  3. Enfin, nous présenterons un projet en cours au Laboratoire d’histoire des sciences et des techniques de l’EPFL permettant d’illustrer comment l’« histoire expérimentale » renouvelle également les formes de communication de l’histoire. Portant sur des expéditions d’histoire naturelle, de géologie et de physique de l’atmosphère menées au XVIIIe siècle sur le Mont Buet par des savants genevois, ce projet envisage de reproduire une ascension avec un baromètre d’époque et accompagnés d’artistes dans l’objectif de produire une exposition publique et itinérante.

Le parcours du Dr Simon Dumas Primbault et du Dr Ion Mihailescu :

Simon Dumas Primbault et Ion Mihailescu ont tous deux été formés à la physique (respectivement à l’École polytechnique et à la Columbia University) avant de se porter vers l’histoire des savoirs. Désormais postdoctorants au sein du Laboratoire d’histoire des sciences et des techniques (LHST) de l’EPFL, ils enseignent en tandem un cours de sciences humaines et sociales intitulé « Experimental History of Science » à des étudiants en master. Particulièrement intéressés par la matérialité des savoirs à travers l’histoire, ils sont en charge avec le Prof. Baudry de la valorisation de la Collection d’instruments scientifiques UNIL-EPFL et ont récemment lancé un projet d’histoire « de plein vent » visant à reproduire des expéditions genevoises de l’époque des Lumières sur le Mont Buet.

2021 – Les pesticides de synthèse, un mal nécessaire ou une erreur de parcours ?, Prof. Edward Mitchell

21 avril 2021

Par Prof. Edward Mitchell, professeur au Laboratoire de biodiversité du sol de l’Université de Neuchâtel

Présentation de la conférence :

Depuis l’origine de l’agriculture les paysans ont cherché diverses solutions au problème des ravageurs des récoltes. Le 20ème siècle a marqué un changement majeur avec l’utilisation massive de nouvelles molécules n’existant pas dans la nature : les pesticides de synthèse. Ces pesticides sont aujourd’hui omniprésents comme le démontre la contamination mondiale du miel par les insecticides néonicotinoïdes. Cette étude qui a révélé que 75% des miels du monde étaient contaminé par les néonicotinoïdes illustre comment les abeilles domestiques peuvent être utilisées comme sentinelles de la contamination de l’environnement par les pesticides. Les abeilles nous révèlent ici l’ampleur mondiale de la contamination par les pesticides. Ceci soulève des questions sur notre impact actuel sur l’environnement, en particulier sur la biodiversité mais aussi sur la santé humaine.

Les pesticides de synthèse sont considérés comme une des principales causes de la diminution de la biomasse des insectes, y compris celle des pollinisateurs, qui suscite actuellement une inquiétude croissante pour la conservation de la biodiversité ainsi que pour les services écosystémiques fournis par les pollinisateurs, avec des implications pour la production de cultures et l’économie. De nombreuses études démontrent également leur impact sur la santé humaine et en particulier leur rôle dans l’augmentation des cancers, troubles neurologiques et du développement.

L’utilisation des néonicotinoïdes en agriculture est à présent interdite ou fortement réduite dans plusieurs pays. De nombreux scandales démontrent l’ampleur de la contamination de l’eau souterraine, des cours d’eau, des sols, des plantes et animaux y compris les humains.

L’utilisation des pesticides est souvent présentée comme un mal nécessaire pour garantir la production alimentaire mondiale. Toutefois, ce dogme ne résiste pas à l’analyse, notamment en tenant compte de la conservation à long terme de la fertilité des sols et de la biodiversité, ainsi qu’en examinant les performances des pratiques agricoles alternatives.

Le peuple suisse se prononcera prochainement sur une initiative visant à interdire l’utilisation des pesticides de synthèse en Suisse ainsi que l’importation de denrées alimentaires produites avec ces pesticides. La Suisse a ainsi une chance unique de réorienter son agriculture et relever le défi d’assurer la production de nourriture sans nuire à l’environnement et à la santé humaine. Nous avons la capacité de le faire. En aurons-nous le courage ?

2021 – Les premiers mois du SARS-CoV-2 : apprivoiser l'incertitude dans les temps incertains, Dr. Julien Riou

18 mars 2021

Dr. Julien Riou (plus d’informations ci-dessous)

Présentation de la conférence :

Durant les semaines et mois suivant l’émergence du SARS-CoV-2 à Wuhan, en Chine, les scientifiques ont rapidement pris la mesure du risque posé par ce nouveau pathogène. Grâce aux données partielles provenant de Chine et du reste du monde, il a rapidement été clair que le SARS-CoV-2 était d’une part très transmissible et d’autre part causait une mortalité non négligeable. Malgré de nombreuses incertitudes, un fort consensus s’est créé au sein des spécialistes des maladies émergentes sur la nécessité d’actions fortes et précoces pour limiter les conséquences de cette pandémie à venir. Pourtant, dans la cacophonie qui a suivi il s’est avéré très difficile de convaincre le public, les autorités et même les cercles plus larges de chercheurs non spécialistes. Le débat public s’est concentré sur des déclarations à l’emporte-pièce, basées sur des opinions personnelles et des interprétations erronées, faisant preuve d’une confiance excessive malgré un fort niveau d’incertitude. Il semble important de tirer les leçons de ces échecs, et d’apprendre à apprivoiser et à communiquer l’incertitude inhérente aux situations de risque émergent.

Le parcours de Dr. Julien Riou :

J’ai une formation initiale de médecin de santé publique, puis j’ai réalisé une thèse de sciences en épidémiologie et biostatistiques à Sorbonne Université. J’ai travaillé sur plusieurs épidémies émergentes, comme le chikungunya, le Zika ou encore le MERS coronavirus. Je suis venu en Suisse en 2018 pour un post-doctorat à l’Institut de médecine sociale et préventive de l’Université de Berne. J’ai été très tôt impliqué dans la réponse à l’émergence du SARS-CoV-2, au niveau international avec la publication de plusieurs articles dans des journaux scientifiques, et en Suisse au sein d’abord de la Task Force Scientifique, puis en étant engagé à l’Office Fédéral de Santé Publique.

2020 – LéXPLORE : Exploration du Léman, Dr. Natacha Tofield-Pasche

7 octobre 2020

Dr. Natacha Tofield-Pasche, limnologiste, adjointe du Directeur pour le Centre de Limnologie de l’EPFL et cheffe du projet LéXPLORE.

Présentation de la conférence :

La plateforme LéXPLORE est une infrastructure novatrice, pour collecter des données à haute fréquence et pour développer de nouvelles technologies. Ancrée sur le lac Léman proche de Pully, elle est composée d’un ponton de 100 m2 et d’une zone de mesure protégée de ~15’000 m2. Ainsi, elle permet des mesures impossibles auparavant et en toute sécurité pour les chercheurs.

LéXPLORE est née d’un partenariat unique entre 5 institutions académiques, soit: l’EPFL, l’Eawag, l’Université de Genève, l’Université de Lausanne et le CARRTEL à Thonon-les-Bains. Ces collaborations encouragent des études multidisciplinaires avec des technologies de pointe. Actuellement, 18 projets de recherche prennent des mesures en parallèle. Certains projets se concentrent sur l’étude du fonctionnement de l’écosystème allant des bactéries, des moules, jusqu’aux poissons. D’autres recherches se focalisent sur les processus physiques et biogéochimiques ou sur le développement de nouvelles technologies. Grâce aux données récoltées, les chercheurs pourront modéliser les processus importants du lac, afin de mieux prédire l’évolution du lac face aux changements climatiques.

Dans cette présentation, vous allez découvrir les aspects techniques de la construction de LéXPLORE. Après une petite vidéo, je vous parlerai de la science des différents projets et des bénéfices possibles pour la population.

Plus d’informations :

2020 – Voyage au cœur des volcans, Dr. Julien Leuthold

30 janvier 2020

Gabbro-from-Rum-in-Scotland-Thin-Section_wikipedia

Le Dr. Leuthold est collaborateur scientifique au Fonds National Suisse pour la recherche scientifique. Sa présentation a porté sur les travaux qu’il a effectués en tant que chercheur senior à l’institut de géochimie et pétrochimie de l’ETHZ.  

Présentation de la conférence :

Il a nécessité des millions d’années pour qu’une croûte rigide se crée à la surface de la Terre, formée par la superposition de laves refroidies. Imaginez à quel point cela devait être apocalyptique ! Aujourd’hui, on trouve encore des poches de magma fondu dans la croûte terrestre, qui entrent périodiquement en éruption et offrent un aperçu de cette période primitive.

Il y a 60’000’000 ans, de très grosses éruptions ont eu lieu en Ecosse et au Groenland voisin (en lien avec l’ouverture de l’Atlantique Nord). Un des volcans ressemblait à un grand chaudron, d’un diamètre de 4km et d’une profondeur de 1km. Il était chauffé à des conditions extrêmes par des centaines d’injections de lave en provenance directe des profondeurs de la Terre, à plus de 1200°C. Les jeunes cristaux étaient refondus, dans une lutte entre cristallisation et fusion. Ces cristaux étaient déformés et leur composition était modifiée durant les périodes de réchauffement, refroidissement et compaction.

Le vent et la pluie écossaise ont finalement refroidi le chaudron et commencé à le fissurer. Des vallées offrent aujourd’hui l’accès aux parties les plus profondes. On peut y lire des histoires extraordinaires, écrites en lettres de cristaux ! Et qui sait… une histoire similaire pourrait bien se dérouler de nos jours au fond des océans et sous l’Islande…

Lors de cette conférence, nous jouerons avec les échelles de temps et d’espace. Je vous inviterai à lire les roches magmatiques et les cristaux qui les composent afin de décoder l’histoire des volcans et de leur chambre magmatique.

Recette du Gabbro à l’ancienne (cette recette vous permettra de mieux comprendre la formation des roches volcaniques et donc, l’histoire complexe des volcans) :

  • Préchauffer le four à 1200°C, dans un mélange de H2O-CO2
  • Placer un mélange de poudre de cristaux (olivine [MgO, SiO2], plagioclase [CaO, Al2O3, SiO2], clinopyroxene [CaO, MgO, SiO2], spinel [Al2O3, FeO]) au cœur du four et laisser fondre.
  • Après 10h de cuisson, plonger brusquement la gouttelette fondue dans l’eau
  • Comparer les nouveaux cristaux formés aux échantillons naturels.
2019 – Sociétés animales et sociétés humaines : les causes de leur succès, Prof. Laurent Keller

16 octobre 2019

Par le Prof. Laurent Keller, Département d’écologie et d’évolution de l’Université de Lausanne.
Conférence organisée en collaboration avec la Société Académique Vaudoise.

Présentation de la conférence :

Une caractéristique notable des fourmis est leur succès écologique. Elle occupent la plupart des terres émergées du Sahara à la Sibérie. Bien quelles ne représentent qu’un relativement faible pourcentage d’espèces, elles représentent environ 10% de la biomasse animale sur terre. Leur succès est du à leur vie sociale complexe. Mais comme toute espèces sociales il y a aussi des problèmes liés à la vie en groupe. Cet exposé fera le tour des mécanismes qui ont amené au succès écologique des fourmis, des autres espèces sociales et des humains.

2019 – Un prix Nobel ! Comment ? Pour quoi ?, Prof. Jacques Dubochet

13 mars 2019

Conférence du Prof. Hon. de l’UNIL Jacques Dubochet, Prix Nobel de Chimie

Présentation de la conférence :

Un prix Nobel, d’abord c’est beaucoup de chance et de bons collègues. Ensuite il faut de l’ambition et il faut y croire. Troisième ingrédient: se souvenir que le Prix se trouve rarement le long du chemin que tout le monde emprunte. La biographie de notre découverte illustre ces évidences.  

Le choc qui vient avec le prix, c’est la voix. Tout à coup, on vous écoute – ça, oui – et on vous croit supérieur – ça, non. Mon premier grand exercice, je l’ai fait à Stockholm le 8 décembre 2017. Depuis, je continue d’y travailler. D’une manière ou d’une autre, il porte sur la connaissance, ce bien commun qu’il faut défendre pour le bénéfice de tous. 

2019 – Des sociétés savantes aux sciences citoyennes, les enjeux d’une (re)démocratisation des sciences naturelles

16 février 2019

Symposium d’ouverture du bicentenaire de la SVSN, organisé avec :

Présentation du symposium :

« Et pourtant, elle tourne ! » aurait protesté Galilée… Développer de nouvelles idées, c’est rarement facile, savoir les élaborer puis les partager pour qu’elles bénéficient à la société est une tâche plus ardue encore. Aujourd’hui, une (re)démocratisation des sciences apparaît nécessaire pour vaincre les angoisses et incompréhensions suscitées par leur expertisation. A cet égard, les sociétés de sciences naturelles semblent plus que jamais avoir un rôle à jouer, et les démarches participatives leur offrent des perspectives réjouissantes !

Au programme :

  • Mots de bienvenue
    Vincent Sonnay, Président SVSN-UVSS
  • Le transhumanisme : technoprophétie ou arnaque mondialisée ? Quelques pistes de réflexion
    Philippe Glardon, Historien des sciences
  • Exposer des savoirs, fabriquer du sens, toucher les sensibilités
    Francesco Panese, Prof. en études sociales des sciences et de la médecine de l’UNIL
  • Sciences participatives et autres formes de recherche atypiques. Ou comment concilier excellence académique et pertinence sociale
    Alain Kaufmann, Sociologue et biologiste, directeur du ColLaboratoire de l’UNIL – Unité de recherche-action, collaborative et participative
  • Table ronde avec les conférenciers et Kevin Morisod, co-président des Jeunes Vert-e-s Suisses
    Animée par Laurent Bonnard, Journaliste à la retraite
  • Cartographie des fourmis du canton de Vaud : La science participative s’invite dans votre jardin
    Amaury Avril, Dr. ès science, myrmécologue

La réappropriation des sciences par le grand public étant au centre de ce symposium, un large temps dédié aux questions et à l’échange de point de vue est programmé au terme de chaque intervention.

 

Résumés des conférences :

2018 – Maladies rares et recherche fondamentale, Prof. Gisou van der Goot

13 décembre 2018

Conférence du Prof. Gisou van der Goot de l’EPFL

2018 – Gènes de l’immunité et évolution, Prof. Alicia Sanchez-Mazas

11 octobre 2018

Conférence de la Prof. Alicia Sanchez-Mazas de l’UNIGE

2018 – Mathématiques : le vrai peut quelquefois n’être pas vraisemblable, Prof. Dominique Arlettaz

11 septembre 2018

Conférence du Prof. Dominique Arlettaz

2018 – Un usage raisonné des plantes médicinales, Dr Jonathan Kissling

24 mai 2018

Conférence de Dr Jonathan Kissling

2018 – Une brève histoire des sexes, Prof. Nicolas Perrin

28 mars 2018

Conférence du Prof. Nicolas Perrin
Professeur à l’Université de Lausanne, département écologie & évolution, Biologie
Co-auteur de “The Evolution of Sex Determination” (2014)

Résumé de la conférence :

Le sexe exerce chez l’humain une fascination particulière. Peu d’espèces animales font preuve d’une sexualité aussi élaborée que la nôtre; les questions de genre occupent une place centrale dans toutes les cultures (à tel point que certaines langues, dont le français, attribuent même un genre aux noms communs…). En biologie, le sexe occupe également une place centrale et incontournable. La reproduction sexuée est notamment à la base de la définition des espèces.

Cependant, de nombreux aspects du sexe restent mystérieux, à commencer par sa fonction biologique exacte.

Cet exposé se limitera à aborder quelques questions relatives aux sexes biologiques (mâle/femelle). Dans un premier temps nous allons voir comment sont définis les sexes, comment et pourquoi ils sont apparus dans l’histoire de la vie, et pourquoi il n’y a en a que deux. Dans un second temps, nous nous intéresserons aux mécanismes responsables du déterminisme du sexe: qu’est ce qui fait qu’un individu donné se développe en mâle ou en femelle? Après un aperçu de l’extraordinaire diversité des mécanismes mis en œuvre dans la nature, et un bref historique de différentes théories proposées, nous verrons comment dessiner un modèle général capable d’intégrer les composantes à la fois génétiques et environnementales du déterminisme du sexe.

2019 – Success story de l’assainissement du Léman, Jean-Bernard Lachavanne

1er mars 2018

Conférence de M. Jean-Bernard Lachavanne

2018 – Projection du film Un besoin pressant

15 février 2018

Projection publique en présence du réalisateur, M. Alex Mayenfisch

Voir la bande annonce (YouTube)

2017 – Rosetta, Mars et l’émergence de la vie, Prof. Jean-Pierre Bibring

5 décembre 2017

Conférence du Prof. Jean-Pierre Bibring

2017 – Sur les traces de Paul Narbel, Mmes Saugy et Fornerod

16 novembre 2017

Présentation de Paul Narbel par Mmes Saugy et Fornerod, d’après le livre Imbos, chats-volants et tidlivuits.

2017 – Symposium sur les sciences participatives

4 novembre 2017

Rencontre organisée par l’Union vaudoise des sociétés scientifiques (UVSS).

2017 – Le sol est vivant: préservons-le !, Dr Claire Le Bayon

27 avril 2017

Conférence du Dr Claire Le Bayon, liée à l’excursion guidée « Face au profil : les secrets du sol »

2017 – Traçabilité de l’or : enjeux et techniques pour un commerce plus responsable, Dr Barbara Guénette-Beck

29 mars 2017

Conférence du Dr Barbara Guénette-Beck

2017 – État de la biodiversité en Suisse, Dr Glenn LITSIOS

9 février 2017

Conférence du Dr Glenn LITSIOS

Synthèse des résultats de la surveillance de la biodiversité.

2017 – Le soleil sur Terre, une source d’énergie : la fusion, Dr Yves Martin

24 janvier 2017

Conférence du Dr Yves Martin, couplée à une visite guidée du tokamak de l’EPFL.

Résumé de la conférence :

La fusion d’atomes légers constitue la source de l’énergie qui nous provient du Soleil. Reproduire une étoile sur Terre fournirait à l’humanité une énergie propre, sûre et abondante. Les physiciens du Swiss Plasma Center (SPC) de l’EPFL étudient comment porter ces atomes légers aux températures nécessaires, de l’ordre de 100 millions de degrés, en exploitant les propriétés de la nature telles que celles fournies par les plasmas et les champs magnétiques.

Après avoir introduit les notions de base, le Dr. Yves MARTIN, Adjoint du Directeur au SPC, présentera les contributions du SPC aux divers projets internationaux ainsi que la feuille de route visant à mettre en œuvre cette source d’énergie. Ensuite, la visite guidée permettra une description plus détaillée des techniques utilisées dans cette installation de recherche unique au monde.

Plus d’infos sur le conférencier :

Yves Martin a fait ses classes dans la région de Vevey, a étudié la physique à l’EPFL (1981-85) et a fait une thèse en physique des plasmas au CRPP (Centre de Recherches en Physique des Plasmas, ancien nom du SPC). Après un post-doc à San Diego (USA, 1992-93), il est revenu au CRPP afin de poursuivre ses travaux de recherche dans le domaine de la fusion. Depuis 2008, il est en charge de l’administration, des services techniques et de la communication du SPC.

 

Visites guidées

[/su_spoiler]
2022 – Visite géologique du Palais de Rumine

22 janvier 2022

Visite géologique du Palais de Rumine
En compagnie de Gilles Borel, directeur du Musée cantonal de géologie, venez découvrir l’histoire géologique et industrielle étonnante des roches de St-Triphon, Biasca et d’Ecosse qui constituent le Palais de Rumine.

Visite de l’exposition « Froid »

Visite de l’exposition ‘Froid’, proposée par les musées du Palais de Rumine.

Cette visite vous a plu, retrouvez  les informations sur les liens suivants:
https://www.unil.ch/files/live/sites/mcg/files/shared/Publications/Depliant_Rumine.pdf
https://www.unil.ch/mcg/home/menuinst/le-musee/publications/depliants-didactiques.html

2021 – Atelier de construction d'un hôtel à insectes

28 avril 2021

En partenariat avec les Musée et Jardins botaniques à Lausanne et la Société Vaudoise d’Entomologie
Ateliers pour les jeunes de 9-15 ans

Présentation de l’atelier :

Tu veux connaître les insectes et les aider à survivre en ville? Cet atelier est fait pour toi ! Pars à la découverte des insectes du Jardin botanique en compagnie de biologistes. Nous observerons les hôtes de l’hôtel à insectes et apprendrons à en fabriquer un pour aider les abeilles sauvages vivant près de chez toi. Tu repartiras avec ta petite maison à installer dans ton jardin ou sur ton balcon.

2020 – Ça grouille sous nos pieds (atelier autour des vers de terre)

20 septembre 2020

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est SVSN-1024x414.png.

En partenariat avec les Musée et Jardins botaniques à Lausanne.
Ateliers pour les jeunes de 8-12 ans.

Présentation de l’atelier :

Accompagnés de spécialistes, vous apprendrez tout sur la vie souterraine des lombrics.

Le sol sur lequel nous marchons au quotidien est un écosystème fragile qui nous rend bien des services. C’est grâce à lui que nous pouvons cultiver des légumes, planter des arbres, construire des cabanes ou encore jouer au foot ! Le sol sert aussi d’habitat pour de nombreux organismes, depuis le renard jusqu’au ver de terre. Souvent méconnu, les premières couches d’humus sont ainsi le réservoir d’une grande biodiversité que nous vous proposons de découvrir. Venez découvrir le sol et ses habitants au travers d’observations à la loupe, de petits bricolages ou encore grâce à la réalisation d’un lombricompost. Vous serez surpris de découvrir à quel point les habitants du sol sont variés et remplissent des fonctions essentielles à notre bien-être. C’est sûr, le sol est vivant !

2020 – Plateforme de séquençage de l’UNIL

12 février 2020

Par le Prof. Alexandre Reymond et le Dr Julien Marquis, UNIL

Présentation de la visite guidée :

Le séquençage du génome humain et les technologies mises au point pour y parvenir ont révolutionné la biologie d’aujourd’hui, par exemple dans le domaine de la santé personnalisée, de l’étude du microbiome ou encore la biologie de la conservation. Cette visite sera l’occasion de présenter ces technologies en évolution constante et d’illustrer comment elles sont exploitées dans la recherche actuelle.

Dans un premier temps, le Prof. Alexandre Reymond nous exposera quelques exemples concrets dans le domaine de la génétique des maladies rares. Puis, une visite de l’équipement de la plateforme de séquençage guidée par le Dr Julien Marquis nous permettra d’assister concrètement au déroulement des expériences.

2019 – Le Goût de la Science (dans la préparation du vin)

6 avril et 18 mai 2019

Au Château Rochefort, visite guidée par :

  • M. Enrico Antonioli, vigneron en charge du domaine
  • M. Markus Rienth, professeur de viticulture, Changins
  • M. Frédéric Lamy, maître d’enseignement en sciences du sol, Changins
  • Mme Pascale Deneulin, professeure en analyse sensorielle, Changins

Au Domaine du Burignon, visite guidée par :

  • M. Luc Dubouloz, vigneron en charge du domaine
  • M. Thomas Mumenthaler, géologue et co-rédacteur du livre « Roche et vin »
  • M. Markus Rienth, professeur de viticulture, Changins
  • M. Pierrick Rébénaque, adjoint scientifique en analyse sensorielle, Changins

En partenariat avec la Ville de Lausanne.

 

Présentation de la visite :

De la parcelle au flacon, le chemin est long et souvent mystérieux. Accompagnés de vignerons et de scientifiques, venez découvrir comment le travail d’un terroir, les caractéristiques d’un cépage et les processus de vinification se marient dans un vin.

 

Plus d’informations :

2018 – Jardin des plantes médicinales de la Fondation Gentiana à Leysin

2 juin 2018

Visite guidée par le Prof. Kurt Hostettmann

2018 – Laboratoire de machines hydrauliques de l’EPFL

25 avril 2018

Visite guidée

2018 – Exposition : Amiante ! Une fibre miraculeuse, naturelle, tueuse

18 janvier 2018

Visite guidée de l’exposition par M. Nicolas Meisser, conservateur de minéralogie et pétrographie.

2017 – Exposition : Ce que cachent les animaux

30 novembre 2017

Visite commentée de l’exposition et présentation de techniques de taxidermie.

2017 – Zoo de la Garenne

2 septembre 2017

Visite guidée

2017 – Tokamak de l’EPFL

24 janvier 2017

Visite guidée du tokamak de l’EPFL par le Dr Yves Martin, couplée à la conférence « Le soleil sur Terre, une source d’énergie : la fusion »

 

Excursions

2021 – Découverte des Lucioles

3 Juillet 2020

Visite du site de la Mauguettaz à Yvonand en compagnie d’Anne Freitag Conservatrice au Musée Cantonal de Zoologie.

Et conférence Online avec le Dr Pablo Duchèn, lauréat de la Bourse du 200ème de la SVSN. Il propose une découverte des lucioles et leur importance dans l’équilibre de notre écosystème. 

 

2020 – Découvertes pluridisciplinaires dans la région de l’embouchure de la Venoge

5 septembre 2020

 

Ile aux oiseaux, lac Léman (L.Maumary)
L’île aux oiseaux

Une journée proposée par :

 

Présentation de l’excursion :

Située sur la commune de Préverenges, le long du lac Léman, l’embouchure de la Venoge représente, et ce malgré sa taille modeste, un habitat préservé favorable à la biodiversité. Il y a bien sûr la réserve de l’île aux oiseaux qui, depuis 2001, constitue un lieu d’escale et de nidification important, éloigné de la rive, pour les limicoles, goélands, mouettes, sternes et autres oiseaux migrateurs. La rivière et ses alentours sont aussi le lieu de vie de nombre d’espèces sensibles, invertébrés aquatiques et poissons, castors, chauve-souris, insectes et lézards verts (l’une des dernières populations du canton).

Au programme :

  • Le rôle de ce milieu pour l’avifaune
  • La population de lézard vert et les plantes envahissantes de l’embouchure de la Venoge
  • La vie des insectes aquatiques de la Venoge
  • Observation des chauves-souris et des papillons de nuit
2020 – Nuit des Perséides : observation du ciel

12 août 2020

Perséides – © Nasa

Présentation de l’excursion :

Chaque année une pluie d’étoiles filantes transite dans notre ciel. Grâce au Projet Perséides, certaines communes vaudoises éteindront leur éclairage public ce qui favorisera la visibilité du phénomène.

Nous pourrons ainsi observer cet essaim de météores qui transitera dans notre ciel! Des conférences nous éclairerons sur le phénomène des Perséides ainsi que sur les divers effets de la pollution lumineuse. Ce sera l’occasion d’une belle (re)découverte de notre voie lactée.

Au programme :

  • Conférences sur le phénomène des Perséides et sur les enjeux de la pollution lumineuse
  • Observation du ciel avec la Société Vaudoise d’Astronomie
2019 – Aventures jurassiennes : sortie pluridisciplinaire

7 septembre 2019

Présentation de l’excursion :

Parfois, il faut choisir… les saxifrages boucs qui aiment les ambiances un peu boréales au fond des combes ? La  découverte des gouffres et des chauves-souris qu’ils abritent ? Le formidable réseau de la supercolonie de fourmis des bois ? La magie d’un ciel étoilé par l’oculaire d’un télescope ? … pas cette fois : nous vous proposons le tout en une seule journée dans le cadre magnifique du Parc naturel régional Jura vaudois !

 Au programme :

  • Découverte de la flore de la Combe des Amburnex (Saxifrage et projet de paléobotanique)
    Excursion guidée par Anne-Marie Rachoud-Schneider (palynologie), François Felber (botanique, Directeur des Musée et Jardins botaniques cantonaux) et Brahim Samba Bomou (géologie).
  • Observation de la supercolonie de fourmis des bois
    Excursion guidée par Anne Freitag (conservatrice au Musée de zoologie de Lausanne) et Arnaud Maeder (Directeur du Centre-nature BirdLife de La Sauge).
  • Visite du sous-sol jurassien : initiation à la spéléologie
    Initiation en partenariat avec le Groupe Patrimoine Vaudois de la Société Suisse de Spéléologie
  • Observation du swarming des chauves-souris
    Activité guidée par Vincent Sonnay et Robin Arnoux, biologistes
  • Observations astronomiques
    Activité en partenariat avec ASTROVAL, Association d’astronomie de la Vallée de Joux, grâce à qui vous pourrez profiter d’instruments d’observation à disposition.
2019 – Patrimoine erratique à Bex, Mies et Lignerolle

27 avril, 29 juin et 5 octobre 2019

Activitée guidée par :
– M. Jean-Luc Epard, géologue, Université de Lausanne
– M. Pierre Gex, géologue
– M. Mathias Vust, lichenologue

En collaboration avec :
– la Commune de Bex
– la Commune de Mies
– la Commune de Lignerolle

 

Présentation de l’excursion :

Veilleurs solitaires, les blocs erratiques ponctuent le territoire vaudois. Venez entendre les histoires que ces témoins d’un lointain passé glaciaire ont à nous raconter et laissez-vous séduire par les paysages de lichens à leur surface.

 

En savoir plus : 

Deux des intervenants à cette journée, Jean-Luc Epard et Pierre Gex, vous proposent d’en savoir plus sur la découverte des blocs erratiques de la région (dont certains ont été offerts à la SVSN) et leur contribution à la compréhension de la théorie glaciaire dans leur article « Un volcan, des blocs et la théorie glaciaire » publié sur le Géoblog de l’Université de Lausanne. Bonne lecture !

2018 – La Grande Cariçaie et son arrière-pays

1er septembre 2018

Excursion organisée par l’Union vaudoise des sociétés scientifiques (UVSS)

2018 – Identifier facilement les papillons de jour

17 juin 2018

Excursion guidée par MM. Vincent et Michel Baudraz

Un guide a été publié dans les Mémoires de la SVSN (2016) « Guide d’identification des papillons de jour de Suisse ».

2017 – Identifier facilement les papillons de jour

10 juin 2017 – Jura

26 août 2017 – Alpes

Excursion guidée par MM. Vincent et Michel BAUDRAZ

Un guide a été publié dans les Mémoires de la SVSN (2016) « Guide d’identification des papillons de jour de Suisse ».

2017 – Face au profil : les secrets du sol

13 mai 2017

Excursion guidée par le Dr Claire Le Bayon, liée à la conférence « Le sol est vivant: préservons-le ! »

 

Conférences

 

2021 – Une vie dédiée aux requins, Michael Scholl

16 juin 2021

Par Michael Scholl

Présentation de la conférence :

Si je vous dis ‘requin’… la première image dans votre tête est très probablement celle d’un requin énorme, bouche béante, dents acérées, fonçant vers une nageuse à la surface. Les Dents de la Mer ont malheureusement laissé une empreinte et une image stéréotypée de ces animaux marins. Aujourd’hui je vais vous présenter une autre impression, une vision plus réaliste de ce groupe de poissons cartilagineux qui présente des adaptations et une diversité impressionnante, et qui, aujourd’hui, fait face au plus grand défi de son histoire qui remonte à plus de 400 millions d’années.

Bien qu’ayant grandi sur les rives du Lac Léman, j’ai toujours été attiré par les océans, et plus particulièrement par les requins… un rêve d’enfant qui est devenu réalité. Les obstacles et les sacrifices personnels ont été nombreux, mais le support de mes parents et de mes amis m’a aidé à réaliser et vivre ma passion. Cette conférence présentera mon parcours depuis mes inspirations de Cousteau – les seuls documentaires de mon enfance sur les océans – et de l’impressionnant requin blanc du Musée de Zoologie – le plus grand exemplaire naturalisé au monde – à mon expérience avec les requins blancs – vivant cette fois – en Afrique du Sud. Une présentation de mes recherches en Afrique du Sud qui ont mené à plusieurs découvertes sur cette espèce de requins ainsi que l’établissement d’un outil innovateur utilisé couramment aujourd’hui. J’ai eu la chance de visiter des projets dans le monde entier et je vous présenterai certaines de ces rencontres insolites avec une diversité de formes, de tailles et d’adaptations de requins et de raies, dont certaines espèces sont parmi les vertébrés les plus menacés d’extinction.

Le parcours du Michael Scholl :

Michael a été le directeur de la Fondation Save Our Seas jusqu’à récemment, ce qui lui a permis de fusionner deux décennies d’expérience dans les domaines de la science, de la conservation et de l’éducation avec sa passion de toujours pour la conservation des requins et des océans. Michael a étudié à l’Université de Lausanne et a obtenu une licence en zoologie à l’Université d’Aberdeen en Écosse.
Sa première expérience de terrain avec les requins a débuté en 1995 avec les requins citron à la Bimini Biological Field Station aux Bahamas. Il a ensuite étudié la population des requins blancs autour de l’île de Dyer en Afrique du Sud, ainsi que leur écologie. Ses recherches sur la génétique, la télémétrie satellite et le « finprinting » ont joué un rôle essentiel dans la découverte d’un lien entre les populations de requins blancs d’Afrique du Sud et d’Australie. Ce travail a aussi été un facteur majeur dans la décision d’inscrire les requins blancs sur la liste de la CITES en 2004.

Michael a enseigné la biologie, les mathématiques et la physique dans une école à Lausanne, et a travaillé pour l’explorateur sud-africain Mike Horn dans le cadre de l’expédition « Pangaea », aidant les jeunes explorateurs du monde entier à mettre en place des projets environnementaux et sociaux. Au cours des dernières 25 années, sa carrière a évolué de la recherche pour s’orienter vers et se concentrer sur la conservation et la communication.

Il s’occupe actuellement, en tant que bénévole, de la communication pour le Groupe de Spécialistes des Requins (SSG) de la Commission de la Sauvegarde des Espèces (CSE) de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), et est à la recherche de sa prochaine aventure professionnelle en Suisse ou ailleurs dans le monde.

2021 – Expérimenter avec l'histoire : comprendre les savoirs passés par la pratique et le terrain, Dr.Dumas & Dr. Mihailescu

20 mai 2021

Par Dr Simon Dumas Primbault et Dr Ion Mihailescu

Présentation de la conférence :

Aborder la longue histoire des savoirs selon une perspective « expérimentale », en répliquant des instruments et des expériences allant de l’alchimie moderne à la thermodynamiques de Joule, permet de porter un œil différent sur la pratique de la science aujourd’hui.

Depuis deux décennies, les historien·ne·s des sciences et des savoirs ont entrepris de mettre l’archive en pratique en répliquant des instruments scientifiques, des expériences ou des expéditions. Comme les géographes du XIXe siècle qui ont sorti leur discipline du cabinet pour la porter sur le terrain, cette « histoire de plein vent » s’essaie à reproduire les objets et les pratiques traditionnellement rencontrés dans les sources écrites afin de mettre en lumière les gestes et les corps, l’usage des instruments et des matériaux dans la longue histoire des savoirs. Au-delà d’une « reconstruction historique » un peu nostalgique, la pratique de l’« histoire expérimentale » nécessite d’être toujours alerte aux approximations, aux traductions et aux anachronismes. Quels résultats nouveaux une telle approche permet-elle ? Comment se met-elle en œuvre ? Quelles vertus pédagogiques pour l’enseignement et la communication publique de l’histoire ?

Lors de cette conférence :

  1. Nous ferons tout d’abord un bref état de l’art des méthodes développées et des résultats obtenus par cette récente « histoire expérimentale » des savoirs. Des livres de recette de l’époque moderne aux expériences thermodynamiques de Joule, en passant par la réplication d’expériences d’alchimie, nous verrons ce qu’une approche pratique de l’histoire peut nous enseigner sur les savoirs tacites, les matériaux, les instruments.
  2. Dans un second temps, nous traiterons des vertus pédagogiques d’une telle approche pour l’enseignement de l’histoire dans une école d’ingénieurs comme l’École polytechnique fédérale de Lausanne. En abordant notamment quelques projets actuellement menés en autonomie par nos étudiants, nous verrons comment l’histoire expérimentale permet de mener de jeunes scientifiques à développer une façon historique de réfléchir à leur propre pratique.
  3. Enfin, nous présenterons un projet en cours au Laboratoire d’histoire des sciences et des techniques de l’EPFL permettant d’illustrer comment l’« histoire expérimentale » renouvelle également les formes de communication de l’histoire. Portant sur des expéditions d’histoire naturelle, de géologie et de physique de l’atmosphère menées au XVIIIe siècle sur le Mont Buet par des savants genevois, ce projet envisage de reproduire une ascension avec un baromètre d’époque et accompagnés d’artistes dans l’objectif de produire une exposition publique et itinérante.

Le parcours du Dr Simon Dumas Primbault et du Dr Ion Mihailescu :

Simon Dumas Primbault et Ion Mihailescu ont tous deux été formés à la physique (respectivement à l’École polytechnique et à la Columbia University) avant de se porter vers l’histoire des savoirs. Désormais postdoctorants au sein du Laboratoire d’histoire des sciences et des techniques (LHST) de l’EPFL, ils enseignent en tandem un cours de sciences humaines et sociales intitulé « Experimental History of Science » à des étudiants en master. Particulièrement intéressés par la matérialité des savoirs à travers l’histoire, ils sont en charge avec le Prof. Baudry de la valorisation de la Collection d’instruments scientifiques UNIL-EPFL et ont récemment lancé un projet d’histoire « de plein vent » visant à reproduire des expéditions genevoises de l’époque des Lumières sur le Mont Buet.

2021 – Les pesticides de synthèse, un mal nécessaire ou une erreur de parcours ?, Prof. Edward Mitchell

21 avril 2021

Par Prof. Edward Mitchell, professeur au Laboratoire de biodiversité du sol de l’Université de Neuchâtel

Présentation de la conférence :

Depuis l’origine de l’agriculture les paysans ont cherché diverses solutions au problème des ravageurs des récoltes. Le 20ème siècle a marqué un changement majeur avec l’utilisation massive de nouvelles molécules n’existant pas dans la nature : les pesticides de synthèse. Ces pesticides sont aujourd’hui omniprésents comme le démontre la contamination mondiale du miel par les insecticides néonicotinoïdes. Cette étude qui a révélé que 75% des miels du monde étaient contaminé par les néonicotinoïdes illustre comment les abeilles domestiques peuvent être utilisées comme sentinelles de la contamination de l’environnement par les pesticides. Les abeilles nous révèlent ici l’ampleur mondiale de la contamination par les pesticides. Ceci soulève des questions sur notre impact actuel sur l’environnement, en particulier sur la biodiversité mais aussi sur la santé humaine.

Les pesticides de synthèse sont considérés comme une des principales causes de la diminution de la biomasse des insectes, y compris celle des pollinisateurs, qui suscite actuellement une inquiétude croissante pour la conservation de la biodiversité ainsi que pour les services écosystémiques fournis par les pollinisateurs, avec des implications pour la production de cultures et l’économie. De nombreuses études démontrent également leur impact sur la santé humaine et en particulier leur rôle dans l’augmentation des cancers, troubles neurologiques et du développement.

L’utilisation des néonicotinoïdes en agriculture est à présent interdite ou fortement réduite dans plusieurs pays. De nombreux scandales démontrent l’ampleur de la contamination de l’eau souterraine, des cours d’eau, des sols, des plantes et animaux y compris les humains.

L’utilisation des pesticides est souvent présentée comme un mal nécessaire pour garantir la production alimentaire mondiale. Toutefois, ce dogme ne résiste pas à l’analyse, notamment en tenant compte de la conservation à long terme de la fertilité des sols et de la biodiversité, ainsi qu’en examinant les performances des pratiques agricoles alternatives.

Le peuple suisse se prononcera prochainement sur une initiative visant à interdire l’utilisation des pesticides de synthèse en Suisse ainsi que l’importation de denrées alimentaires produites avec ces pesticides. La Suisse a ainsi une chance unique de réorienter son agriculture et relever le défi d’assurer la production de nourriture sans nuire à l’environnement et à la santé humaine. Nous avons la capacité de le faire. En aurons-nous le courage ?

2021 – Les premiers mois du SARS-CoV-2 : apprivoiser l'incertitude dans les temps incertains, Dr. Julien Riou

18 mars 2021

Dr. Julien Riou (plus d’informations ci-dessous)

Présentation de la conférence :

Durant les semaines et mois suivant l’émergence du SARS-CoV-2 à Wuhan, en Chine, les scientifiques ont rapidement pris la mesure du risque posé par ce nouveau pathogène. Grâce aux données partielles provenant de Chine et du reste du monde, il a rapidement été clair que le SARS-CoV-2 était d’une part très transmissible et d’autre part causait une mortalité non négligeable. Malgré de nombreuses incertitudes, un fort consensus s’est créé au sein des spécialistes des maladies émergentes sur la nécessité d’actions fortes et précoces pour limiter les conséquences de cette pandémie à venir. Pourtant, dans la cacophonie qui a suivi il s’est avéré très difficile de convaincre le public, les autorités et même les cercles plus larges de chercheurs non spécialistes. Le débat public s’est concentré sur des déclarations à l’emporte-pièce, basées sur des opinions personnelles et des interprétations erronées, faisant preuve d’une confiance excessive malgré un fort niveau d’incertitude. Il semble important de tirer les leçons de ces échecs, et d’apprendre à apprivoiser et à communiquer l’incertitude inhérente aux situations de risque émergent.

Le parcours de Dr. Julien Riou :

J’ai une formation initiale de médecin de santé publique, puis j’ai réalisé une thèse de sciences en épidémiologie et biostatistiques à Sorbonne Université. J’ai travaillé sur plusieurs épidémies émergentes, comme le chikungunya, le Zika ou encore le MERS coronavirus. Je suis venu en Suisse en 2018 pour un post-doctorat à l’Institut de médecine sociale et préventive de l’Université de Berne. J’ai été très tôt impliqué dans la réponse à l’émergence du SARS-CoV-2, au niveau international avec la publication de plusieurs articles dans des journaux scientifiques, et en Suisse au sein d’abord de la Task Force Scientifique, puis en étant engagé à l’Office Fédéral de Santé Publique.

2020 – LéXPLORE : Exploration du Léman, Dr. Natacha Tofield-Pasche

7 octobre 2020

Dr. Natacha Tofield-Pasche, limnologiste, adjointe du Directeur pour le Centre de Limnologie de l’EPFL et cheffe du projet LéXPLORE.

Présentation de la conférence :

La plateforme LéXPLORE est une infrastructure novatrice, pour collecter des données à haute fréquence et pour développer de nouvelles technologies. Ancrée sur le lac Léman proche de Pully, elle est composée d’un ponton de 100 m2 et d’une zone de mesure protégée de ~15’000 m2. Ainsi, elle permet des mesures impossibles auparavant et en toute sécurité pour les chercheurs.

LéXPLORE est née d’un partenariat unique entre 5 institutions académiques, soit: l’EPFL, l’Eawag, l’Université de Genève, l’Université de Lausanne et le CARRTEL à Thonon-les-Bains. Ces collaborations encouragent des études multidisciplinaires avec des technologies de pointe. Actuellement, 18 projets de recherche prennent des mesures en parallèle. Certains projets se concentrent sur l’étude du fonctionnement de l’écosystème allant des bactéries, des moules, jusqu’aux poissons. D’autres recherches se focalisent sur les processus physiques et biogéochimiques ou sur le développement de nouvelles technologies. Grâce aux données récoltées, les chercheurs pourront modéliser les processus importants du lac, afin de mieux prédire l’évolution du lac face aux changements climatiques.

Dans cette présentation, vous allez découvrir les aspects techniques de la construction de LéXPLORE. Après une petite vidéo, je vous parlerai de la science des différents projets et des bénéfices possibles pour la population.

Plus d’informations :

2020 – Voyage au cœur des volcans, Dr. Julien Leuthold

30 janvier 2020

Gabbro-from-Rum-in-Scotland-Thin-Section_wikipedia

Le Dr. Leuthold est collaborateur scientifique au Fonds National Suisse pour la recherche scientifique. Sa présentation a porté sur les travaux qu’il a effectués en tant que chercheur senior à l’institut de géochimie et pétrochimie de l’ETHZ.  

Présentation de la conférence :

Il a nécessité des millions d’années pour qu’une croûte rigide se crée à la surface de la Terre, formée par la superposition de laves refroidies. Imaginez à quel point cela devait être apocalyptique ! Aujourd’hui, on trouve encore des poches de magma fondu dans la croûte terrestre, qui entrent périodiquement en éruption et offrent un aperçu de cette période primitive.

Il y a 60’000’000 ans, de très grosses éruptions ont eu lieu en Ecosse et au Groenland voisin (en lien avec l’ouverture de l’Atlantique Nord). Un des volcans ressemblait à un grand chaudron, d’un diamètre de 4km et d’une profondeur de 1km. Il était chauffé à des conditions extrêmes par des centaines d’injections de lave en provenance directe des profondeurs de la Terre, à plus de 1200°C. Les jeunes cristaux étaient refondus, dans une lutte entre cristallisation et fusion. Ces cristaux étaient déformés et leur composition était modifiée durant les périodes de réchauffement, refroidissement et compaction.

Le vent et la pluie écossaise ont finalement refroidi le chaudron et commencé à le fissurer. Des vallées offrent aujourd’hui l’accès aux parties les plus profondes. On peut y lire des histoires extraordinaires, écrites en lettres de cristaux ! Et qui sait… une histoire similaire pourrait bien se dérouler de nos jours au fond des océans et sous l’Islande…

Lors de cette conférence, nous jouerons avec les échelles de temps et d’espace. Je vous inviterai à lire les roches magmatiques et les cristaux qui les composent afin de décoder l’histoire des volcans et de leur chambre magmatique.

Recette du Gabbro à l’ancienne (cette recette vous permettra de mieux comprendre la formation des roches volcaniques et donc, l’histoire complexe des volcans) :

  • Préchauffer le four à 1200°C, dans un mélange de H2O-CO2
  • Placer un mélange de poudre de cristaux (olivine [MgO, SiO2], plagioclase [CaO, Al2O3, SiO2], clinopyroxene [CaO, MgO, SiO2], spinel [Al2O3, FeO]) au cœur du four et laisser fondre.
  • Après 10h de cuisson, plonger brusquement la gouttelette fondue dans l’eau
  • Comparer les nouveaux cristaux formés aux échantillons naturels.
2019 – Sociétés animales et sociétés humaines : les causes de leur succès, Prof. Laurent Keller

16 octobre 2019

Par le Prof. Laurent Keller, Département d’écologie et d’évolution de l’Université de Lausanne.
Conférence organisée en collaboration avec la Société Académique Vaudoise.

Présentation de la conférence :

Une caractéristique notable des fourmis est leur succès écologique. Elle occupent la plupart des terres émergées du Sahara à la Sibérie. Bien quelles ne représentent qu’un relativement faible pourcentage d’espèces, elles représentent environ 10% de la biomasse animale sur terre. Leur succès est du à leur vie sociale complexe. Mais comme toute espèces sociales il y a aussi des problèmes liés à la vie en groupe. Cet exposé fera le tour des mécanismes qui ont amené au succès écologique des fourmis, des autres espèces sociales et des humains.

2019 – Un prix Nobel ! Comment ? Pour quoi ?, Prof. Jacques Dubochet

13 mars 2019

Conférence du Prof. Hon. de l’UNIL Jacques Dubochet, Prix Nobel de Chimie

Présentation de la conférence :

Un prix Nobel, d’abord c’est beaucoup de chance et de bons collègues. Ensuite il faut de l’ambition et il faut y croire. Troisième ingrédient: se souvenir que le Prix se trouve rarement le long du chemin que tout le monde emprunte. La biographie de notre découverte illustre ces évidences.  

Le choc qui vient avec le prix, c’est la voix. Tout à coup, on vous écoute – ça, oui – et on vous croit supérieur – ça, non. Mon premier grand exercice, je l’ai fait à Stockholm le 8 décembre 2017. Depuis, je continue d’y travailler. D’une manière ou d’une autre, il porte sur la connaissance, ce bien commun qu’il faut défendre pour le bénéfice de tous. 

2019 – Des sociétés savantes aux sciences citoyennes, les enjeux d’une (re)démocratisation des sciences naturelles

16 février 2019

Symposium d’ouverture du bicentenaire de la SVSN, organisé avec :

Présentation du symposium :

« Et pourtant, elle tourne ! » aurait protesté Galilée… Développer de nouvelles idées, c’est rarement facile, savoir les élaborer puis les partager pour qu’elles bénéficient à la société est une tâche plus ardue encore. Aujourd’hui, une (re)démocratisation des sciences apparaît nécessaire pour vaincre les angoisses et incompréhensions suscitées par leur expertisation. A cet égard, les sociétés de sciences naturelles semblent plus que jamais avoir un rôle à jouer, et les démarches participatives leur offrent des perspectives réjouissantes !

Au programme :

  • Mots de bienvenue
    Vincent Sonnay, Président SVSN-UVSS
  • Le transhumanisme : technoprophétie ou arnaque mondialisée ? Quelques pistes de réflexion
    Philippe Glardon, Historien des sciences
  • Exposer des savoirs, fabriquer du sens, toucher les sensibilités
    Francesco Panese, Prof. en études sociales des sciences et de la médecine de l’UNIL
  • Sciences participatives et autres formes de recherche atypiques. Ou comment concilier excellence académique et pertinence sociale
    Alain Kaufmann, Sociologue et biologiste, directeur du ColLaboratoire de l’UNIL – Unité de recherche-action, collaborative et participative
  • Table ronde avec les conférenciers et Kevin Morisod, co-président des Jeunes Vert-e-s Suisses
    Animée par Laurent Bonnard, Journaliste à la retraite
  • Cartographie des fourmis du canton de Vaud : La science participative s’invite dans votre jardin
    Amaury Avril, Dr. ès science, myrmécologue

La réappropriation des sciences par le grand public étant au centre de ce symposium, un large temps dédié aux questions et à l’échange de point de vue est programmé au terme de chaque intervention.

 

Résumés des conférences :

2018 – Maladies rares et recherche fondamentale, Prof. Gisou van der Goot

13 décembre 2018

Conférence du Prof. Gisou van der Goot de l’EPFL

2018 – Gènes de l’immunité et évolution, Prof. Alicia Sanchez-Mazas

11 octobre 2018

Conférence de la Prof. Alicia Sanchez-Mazas de l’UNIGE

2018 – Mathématiques : le vrai peut quelquefois n’être pas vraisemblable, Prof. Dominique Arlettaz

11 septembre 2018

Conférence du Prof. Dominique Arlettaz

2018 – Un usage raisonné des plantes médicinales, Dr Jonathan Kissling

24 mai 2018

Conférence de Dr Jonathan Kissling

2018 – Une brève histoire des sexes, Prof. Nicolas Perrin

28 mars 2018

Conférence du Prof. Nicolas Perrin
Professeur à l’Université de Lausanne, département écologie & évolution, Biologie
Co-auteur de “The Evolution of Sex Determination” (2014)

Résumé de la conférence :

Le sexe exerce chez l’humain une fascination particulière. Peu d’espèces animales font preuve d’une sexualité aussi élaborée que la nôtre; les questions de genre occupent une place centrale dans toutes les cultures (à tel point que certaines langues, dont le français, attribuent même un genre aux noms communs…). En biologie, le sexe occupe également une place centrale et incontournable. La reproduction sexuée est notamment à la base de la définition des espèces.

Cependant, de nombreux aspects du sexe restent mystérieux, à commencer par sa fonction biologique exacte.

Cet exposé se limitera à aborder quelques questions relatives aux sexes biologiques (mâle/femelle). Dans un premier temps nous allons voir comment sont définis les sexes, comment et pourquoi ils sont apparus dans l’histoire de la vie, et pourquoi il n’y a en a que deux. Dans un second temps, nous nous intéresserons aux mécanismes responsables du déterminisme du sexe: qu’est ce qui fait qu’un individu donné se développe en mâle ou en femelle? Après un aperçu de l’extraordinaire diversité des mécanismes mis en œuvre dans la nature, et un bref historique de différentes théories proposées, nous verrons comment dessiner un modèle général capable d’intégrer les composantes à la fois génétiques et environnementales du déterminisme du sexe.

2019 – Success story de l’assainissement du Léman, Jean-Bernard Lachavanne

1er mars 2018

Conférence de M. Jean-Bernard Lachavanne

2018 – Projection du film Un besoin pressant

15 février 2018

Projection publique en présence du réalisateur, M. Alex Mayenfisch

Voir la bande annonce (YouTube)

2017 – Rosetta, Mars et l’émergence de la vie, Prof. Jean-Pierre Bibring

5 décembre 2017

Conférence du Prof. Jean-Pierre Bibring

2017 – Sur les traces de Paul Narbel, Mmes Saugy et Fornerod

16 novembre 2017

Présentation de Paul Narbel par Mmes Saugy et Fornerod, d’après le livre Imbos, chats-volants et tidlivuits.

2017 – Symposium sur les sciences participatives

4 novembre 2017

Rencontre organisée par l’Union vaudoise des sociétés scientifiques (UVSS).

2017 – Le sol est vivant: préservons-le !, Dr Claire Le Bayon

27 avril 2017

Conférence du Dr Claire Le Bayon, liée à l’excursion guidée « Face au profil : les secrets du sol »

2017 – Traçabilité de l’or : enjeux et techniques pour un commerce plus responsable, Dr Barbara Guénette-Beck

29 mars 2017

Conférence du Dr Barbara Guénette-Beck

2017 – État de la biodiversité en Suisse, Dr Glenn LITSIOS

9 février 2017

Conférence du Dr Glenn LITSIOS

Synthèse des résultats de la surveillance de la biodiversité.

2017 – Le soleil sur Terre, une source d’énergie : la fusion, Dr Yves Martin

24 janvier 2017

Conférence du Dr Yves Martin, couplée à une visite guidée du tokamak de l’EPFL.

Résumé de la conférence :

La fusion d’atomes légers constitue la source de l’énergie qui nous provient du Soleil. Reproduire une étoile sur Terre fournirait à l’humanité une énergie propre, sûre et abondante. Les physiciens du Swiss Plasma Center (SPC) de l’EPFL étudient comment porter ces atomes légers aux températures nécessaires, de l’ordre de 100 millions de degrés, en exploitant les propriétés de la nature telles que celles fournies par les plasmas et les champs magnétiques.

Après avoir introduit les notions de base, le Dr. Yves MARTIN, Adjoint du Directeur au SPC, présentera les contributions du SPC aux divers projets internationaux ainsi que la feuille de route visant à mettre en œuvre cette source d’énergie. Ensuite, la visite guidée permettra une description plus détaillée des techniques utilisées dans cette installation de recherche unique au monde.

Plus d’infos sur le conférencier :

Yves Martin a fait ses classes dans la région de Vevey, a étudié la physique à l’EPFL (1981-85) et a fait une thèse en physique des plasmas au CRPP (Centre de Recherches en Physique des Plasmas, ancien nom du SPC). Après un post-doc à San Diego (USA, 1992-93), il est revenu au CRPP afin de poursuivre ses travaux de recherche dans le domaine de la fusion. Depuis 2008, il est en charge de l’administration, des services techniques et de la communication du SPC.

 

Sciences participatives

2019-2020 – Opérations Fourmis : premier recensement participatif des fourmis vaudoises

Dès le printemps, les fourmis sont partout, dans les forêts, les prairies, les jardins, et parfois même jusque dans les cuisines. Malgré cette omniprésence, les connaissances fiables sur la diversité et la distribution des fourmis dans le canton de Vaud, et en Suisse, manquent. Ces informations sont pourtant essentielles pour connaître et préserver notre biodiversité.

Pour répondre à ce besoin, la Société Vaudoise des Sciences Naturelles, l’Université de Lausanne et le Musée de Zoologie de Lausanne ont proposé en 2019 Opération Fourmis, le premier recensement des fourmis vaudoises. Le projet reposait sur deux volets complémentaires:

  • une collecte participative, qui fait appel à toute personne intéressée à contribuer
  • un échantillonnage ciblé, planifié et mené par des spécialistes

Les résultats, qui combinent la puissance de la collecte participative et la structure de l’échantillonnage ciblé, ont permis d’élaborer une carte de distribution des espèces vaudoises, rares ou fréquentes, et de constituer une collection de référence conservée au Musée cantonal de zoologie de Lausanne. La carte et la collection représentent des outils de travail pour les chercheurs et les professionnels de l’environnement pour aborder des enjeux comme la protection des espèces et des milieux, la connaissance de la structure et du fonctionnement des
écosystèmes, l’évolution des espèces ou les impacts climatiques sur les communautés.

Plus d’informations :

Toutes les infos et actualités du projet : fourmisvaud.ch

Speed dating

2022 – Speed Dating scientifique

16 mai 2022

Sept personnes appartenant au monde de la science et passionnés par leur domaine, ont présenté chacun un objet, qui a suscité une discussion animée sur ces différents thèmes scientifiques. Les participants ont changé d’interlocuteur toutes les 10 min. Cette rencontre s’est terminée autour d’un verre de l’amitié.

Intervenants: Anouk Athanasiades – Biologiste – Chauves-souris, Alexandra Delacrétaz – Lauréate du Prix SVSN 2021 – Les tardigrades et leurs impressionnantes capacités de survie, Yohann Thenaisie – Lauréat de « Ma thèse en 180 secondes » – Connecter le cerveau à une intelligence artificielle pour soigner la maladie de Parkinson, Joy-Anne Salomon – Prix SVSN 2021- La communication chez les plantes, Mathias Vust – Biologiste – Lichens, Vincent Sonnay – Biologiste – Arborisation urbaine et changement climatique.


Café scientifique

2017 – OGM et biotechnologies : Que mangera le monde de demain ?

 

2 octobre 2017 – Café scientifique