Portraits humains

Découvrez ici les témoignages de membres de la communauté universitaire sur leur propre vécu de la situation écologique actuelle. Qu’est-ce qui est difficile? Quelles sont leurs ressources pour dépasser ces difficultés?

« La rationalité scientifique n’étant pas suffisante à mobiliser qui que ce soit, la seule chose que je puisse faire aujourd’hui, c’est mobiliser le souvenir de cette douleur, quelle que soit son incongruité première, son caractère déplacé, voire sa bêtise. » Danielle

« L’autre moteur est lié à des rencontres. Notamment avec des jeunes, des étudiants, les enfants inquiets pour l’avenir de la planète et qui s’engagent pleinement, avec le cœur, mais aussi avec leur tête, car souvent ils connaissent très bien le sujet, mieux que beaucoup d’adultes. Ils méritent que nous les écoutions. » Nicolas

« Avec les autres rebelles, j’apprends, je comprends et je ressens l’urgence. Je me sens comme sortant d’un brouillard, comme si on m’avait menti pendant trop longtemps. » Célia

« A force de graphiques, aujourd’hui je ne vois aucune solution, aucun avenir, aucun espoir. Je ne suis pas triste pour autant, c’est comme ça. C’est tout. Alors j’avance tout de même, je ne baisse pas les bras, non pas pour éviter le pire mais pour tenter de le limiter. » Ben

« Depuis une année je médite souvent près de la Sorge. C’est un endroit extraordinaire, il y a une énergie incroyable. Le bruit de l’eau me détend. » Juliana

« D’autres peurs et préoccupations ont été fortement déplacées ou dissoutes par la perspective des difficultés – parmi lesquelles la nécessité symbolique de réussir telle carrière, ou de me conformer à certaines attentes. » Gérald

« Quand bien même je reste convaincu de l’importance de cette déconstruction radicale. Elle se manifeste pour l’heure encore en rupture, accompagnée par de l’impuissance. Seul ? Rien ne peut être fait. » Robert

« Entrer dans l’action me nourrit et m’apaise. J’essaye au quotidien de trouver une harmonie entre réponses aux valeurs que je défends et lâcher-prise. » Delphine

« Mon inquiétude face à ces éléments part d’un constat : il y a une lucidité partagée de la dévastation du monde, et un choix tout aussi lucide de la cacher. L’ignorance de la gravité actuelle de l’état du système-terre n’est pas naïve. Elle est volontaire. » Colin