Le premier indice de l’existence des bactériophages remonte en 1895. Ernest Hanbury Hankin, un bactériologiste anglais, travaille en Inde sur le choléra qui fait des ravages. Alors qu’il était raisonnable de penser que le Gange, fleuve sacré des Hindous auquel la population confiait ses morts et dans lequel tout le monde se lavait, était infesté de microbes, les expériences d’Hankin révélèrent qu’il était en réalité beaucoup moins sale que ses équivalents européens ! Il en conclura que les eaux du Gange recèlent un « agent antiseptique exerçant une action bactéricide puissante sur le microbe du choléra ».

En 1915, l’anglais Frederick William Twort découvre l’existence de particules antimicrobiennes mais qu’il suggère être d’origine enzymatique.

C’est en 1917, que Felix d’Hérelle fait la découverte majeure de l’existence de virus antibactériens, les bactériophages.

Aussitôt découverts, les bactériophages furent immédiatement utilisés en thérapie humaine a pour traiter les infections bactériennes. Mais suite à la découverte et la commercialisation des antibiotiques, ils restèrent dans l’ombre en Occident jusqu’à la fin des années 70, date à laquelle ils tombèrent dans l’oubli.

Depuis toujours disponible dans les pays de l’Europe de l’Est, la phagothérapie est aujourd’hui sérieusement reconsidérée en Occident.