{"id":924,"date":"2019-11-15T14:22:18","date_gmt":"2019-11-15T13:22:18","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/?p=924"},"modified":"2024-02-01T15:15:29","modified_gmt":"2024-02-01T14:15:29","slug":"narrateur-non-fiable-unreliable-narrator","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/2019\/11\/narrateur-non-fiable-unreliable-narrator\/","title":{"rendered":"Narrateur non fiable \/ Unreliable Narrator"},"content":{"rendered":"<p>Par Frank Wagner<\/p>\n<p>La notion de \u00ab narrateur non fiable \u00bb recouvre les divers cas de figure o\u00f9, face \u00e0 un r\u00e9cit de fiction, le lecteur est conduit \u00e0 douter du bien-fond\u00e9 de la confiance qu\u2019il est <em>a priori <\/em>cens\u00e9 \u00e9prouver \u00e0 l\u2019\u00e9gard de l\u2019instance narrative. Le premier \u00e0 l\u2019avoir th\u00e9oris\u00e9e, dans une perspective rh\u00e9torique, est Wayne Clayton Booth (1961\u00a0; 1977). Dans ses travaux, la question appara\u00eet en fait comme un simple corollaire de r\u00e9flexions plus g\u00e9n\u00e9rales sur l\u2019<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/2019\/12\/auteur-implicite-implied-author\/\"><em>auteur implicite<\/em><\/a> (\u00ab\u00a0<em>implied author<\/em>\u00a0\u00bb), qu\u2019il pr\u00e9sente comme un \u00ab\u00a0second moi\u00a0\u00bb de l\u2019auteur r\u00e9el, avec lequel dialogue le lecteur. <!--more-->Le constat de discordances axiologiques dans certains r\u00e9cits le conduit alors \u00e0 affirmer\u00a0ceci :<\/p>\n<blockquote><p>[\u2026] je dirai d\u2019un narrateur qu\u2019il est <em>digne de confiance <\/em>(<em>reliable<\/em>) quand il parle ou agit en accord avec les valeurs de l\u2019\u0153uvre (ce qui revient \u00e0 dire\u00a0: avec les normes implicites de l\u2019auteur<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a>), et je le dirai <em>indigne de confiance<\/em> (<em>unreliable<\/em>) dans le cas contraire. (Booth 1977\u00a0: 105).<\/p><\/blockquote>\n<p>Cette premi\u00e8re d\u00e9finition du narrateur <em>non fiable<\/em> \u2013 traduction fran\u00e7aise la plus fr\u00e9quente de \u00ab\u00a0<em>unreliable\u00a0<\/em>\u00bb \u2013 rel\u00e8ve d\u2019une th\u00e9orie de l\u2019\u00e9cart, puisque le d\u00e9faut de fiabilit\u00e9 d\u00e9pend d\u2019un d\u00e9calage entre narrateur et <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/2019\/12\/auteur-implicite-implied-author\/\">auteur implicite<\/a>, le second se d\u00e9solidarisant de fa\u00e7on plus ou moins perceptible du premier. Booth signale en outre la diversit\u00e9 des manifestations textuelles du proc\u00e9d\u00e9, du <em>mensonge<\/em> \u00e0 la <em>m\u00e9prise<\/em>, de m\u00eame que la pluralit\u00e9 de ses effets. Toutefois, en d\u00e9pit de leurs diff\u00e9rences, il insiste sur le fait que toutes ces configurations \u00ab\u00a0exigent beaucoup plus de perspicacit\u00e9 de la part du lecteur que ne l\u2019exige une narration en laquelle on se fie au narrateur\u00a0\u00bb (Booth 1977<em>\u00a0<\/em>: 107).<\/p>\n<p>Pour n\u2019\u00eatre pas exempte de d\u00e9fauts, dus \u00e0 la propension de Booth \u00e0 raisonner en termes psychologiques ou \u00e9thiques, cette r\u00e9flexion pionni\u00e8re n\u2019en a pas moins connu une consid\u00e9rable post\u00e9rit\u00e9 : par exemple chez William Riggan (1981), dont les recherches sur le narrateur non fiable dans le (seul) r\u00e9cit \u00e0 la premi\u00e8re personne consistent en une expansion de l\u2019\u00e9bauche typologique de Booth, sous forme de distinctions entre picaros, fous, na\u00effs et clowns ; ou encore chez Francis Langevin (2011), classant les narrateurs-personnages non fiables sous les auspices des deux figures tut\u00e9laires de Lazarillo et d\u2019\u00c9pim\u00e9nide-le-Cr\u00e9tois. L\u2019influence s\u2019en fait \u00e9galement sentir chez les tenants de la narratologie structurale, d\u00e8s lors qu\u2019ils reprennent \u00e0 leur compte la distinction de l\u2019auteur r\u00e9el, de l\u2019<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/2019\/12\/auteur-implicite-implied-author\/\">auteur implicite<\/a> et du narrateur. Tel est le cas de Dorrit Cohn ([1999] 2001), estimant que le narrateur de <em>La Mort \u00e0 Venise<\/em> de Thomas Mann peut \u00eatre d\u00e9cr\u00e9t\u00e9 non fiable, en raison d\u2019un d\u00e9calage entre langage mim\u00e9tique (qui raconte l\u2019histoire) et commentaires \u00e9valuatifs (peu pertinents) du narrateur. Ses analyses ont le m\u00e9rite de nous rappeler que le narrateur non fiable n\u2019est pas n\u00e9cessairement un personnage de l\u2019histoire, donc une instance de type homodi\u00e9g\u00e9tique, mais qu\u2019il peut \u00e9galement se rencontrer, bien que plus rarement, en relation h\u00e9t\u00e9rodi\u00e9g\u00e9tique. Vincent Jouve (2001) le confirme, qui d\u00e9montre le manque de fiabilit\u00e9 du narrateur de <em>Belle du Seigneur<\/em> d\u2019Albert Cohen, \u00e0 partir des indices d\u2019ironie minant la parole de cette instance d\u00e8s lors suspecte\u00a0; avant de conclure en des termes que n\u2019aurait pas reni\u00e9s Booth\u00a0:\u00a0\u00ab\u00a0quand un narrateur appara\u00eet comme douteux, c\u2019est toujours par rapport aux normes d\u2019un <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/2019\/12\/auteur-implicite-implied-author\/\">auteur impliqu\u00e9<\/a> [ou implicite], c\u2019est-\u00e0-dire aux normes de l\u2019\u0153uvre\u00a0\u00bb (Jouve 2001\u00a0: 83).<\/p>\n<p>Pour autant, ce type de d\u00e9finition est loin de faire l\u2019unanimit\u00e9, comme l\u2019atteste la position concurrente d\u2019Ansgar N\u00fcnning (1999). Estimant pour sa part que la question centrale est celle des <em>crit\u00e8res <\/em>(en anglais\u00a0: \u00ab\u00a0<em>standards<\/em> \u00bb) fondant le diagnostic de non-fiabilit\u00e9, il d\u00e9nie fermement ce r\u00f4le de param\u00e8tre discriminant \u00e0 l\u2019auteur implicite, qu\u2019il consid\u00e8re \u00e0 la fois comme un fant\u00f4me anthropomorphis\u00e9\u00a0 et un passe-partout critique. D\u00e8s lors, il pr\u00e9conise de r\u00e9examiner la question dans une perspective cognitiviste, \u00e0 la lumi\u00e8re de la th\u00e9orie des \u00ab cadres \u00bb (\u00ab <em>frames<\/em> \u00bb). C\u2019est en effet selon lui en se r\u00e9f\u00e9rant \u00e0 un ensemble de pr\u00e9suppos\u00e9s, relevant pour partie de l\u2019exp\u00e9rience mondaine, pour partie de la connaissance de la litt\u00e9rature, que le lecteur ou le critique peut \u00eatre conduit \u00e0 consid\u00e9rer un narrateur comme non fiable. Autrement dit, selon N\u00fcnning, plut\u00f4t que d\u2019une r\u00e9alit\u00e9 textuelle objective, la postulation du d\u00e9faut de fiabilit\u00e9 de l\u2019instance narrative rel\u00e8ve d\u2019un <em>processus interpr\u00e9tatif<\/em> du lecteur ou du critique, <em>int\u00e9grant<\/em> (Yacobi 1981) ou <em>naturalisant <\/em>(Culler 1975) les \u00e9l\u00e9ments du texte qui, sans cela, lui para\u00eetraient incoh\u00e9rents, donc inassimilables. Aussi, en d\u00e9finitive, si un narrateur peut \u00eatre dit \u00ab non fiable \u00bb, ce n\u2019est pas par comparaison avec les normes et les valeurs de l\u2019<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/2019\/12\/auteur-implicite-implied-author\/\">auteur implicite<\/a>, mais avec un ensemble de connaissances pr\u00e9existantes du monde et de la litt\u00e9rature que poss\u00e8dent lecteurs et critiques. D\u00e8s lors, les narratologues n\u2019auraient d\u2019autre choix que de renoncer \u00e0 leurs pr\u00e9tentions \u00e0 l\u2019objectivit\u00e9.<\/p>\n<p>De prime abord, une telle position, s\u2019inscrivant dans les th\u00e9ories de la r\u00e9ception, para\u00eet totalement incompatible avec celle de Booth, qui participe quant \u00e0 elle des th\u00e9ories de l\u2019effet. Toutefois, en d\u00e9pit de sa dimension contre-intuitive, de l\u2019importance qu\u2019elle accorde aux lectures idiosyncrasiques (par exemple la r\u00e9ception du <em>Lolita<\/em> de Nabokov par un lecteur p\u00e9dophile), comme de ses implications potentiellement relativistes, la r\u00e9flexion de N\u00fcnning demeure sans conteste en prise sur la textualit\u00e9. C\u2019est ce qui lui permet de distinguer de fa\u00e7on d\u00e9cisive non-fiabilit\u00e9 <em>factuelle<\/em> (le narrateur d\u00e9forme les faits narr\u00e9s) et <em>id\u00e9ologique<\/em> (il d\u00e9fend des valeurs inusuelles)\u00a0; partant, dans sa terminologie, narrateur <em>non fiable<\/em> (\u00ab\u00a0<em>unreliable\u00a0\u00bb<\/em>) et\u00a0<em>indigne de confiance<\/em> (\u00ab\u00a0<em>untrustworthy\u00a0<\/em>\u00bb). En outre, dans le sillage des travaux d\u2019Ann Banfield ([1982] 1995) et de Monika Fludernik (1993), il met \u00e0 contribution la notion d\u2019<em>ironie dramatique<\/em> afin de rep\u00e9rer divers <em>indices<\/em> linguistiques et plus g\u00e9n\u00e9ralement textuels (contradictions internes, points de vue divergents, marques de subjectivit\u00e9, <em>etc.<\/em>) de non-fiabilit\u00e9. Enfin, sous l\u2019influence des observations de James Phelan (2005), la position de N\u00fcnning a graduellement \u00e9volu\u00e9, de sorte qu\u2019il finit par reconna\u00eetre \u00e0 son tour \u00ab l\u2019existence d\u2019un agent cr\u00e9ateur, qui nourrit le texte d\u2019un vaste ensemble de signaux explicites et d\u2019invitations suggestives en vue d\u2019attirer l\u2019attention des lecteurs sur la confession involontaire que livre le narrateur et sur son absence de fiabilit\u00e9 \u00bb (2005 : 104).<\/p>\n<p>S\u2019il para\u00eet utopique de pr\u00e9tendre r\u00e9concilier les th\u00e8ses de Booth et de N\u00fcnning, pour cause d\u2019irr\u00e9ductible divorce quant \u00e0 la notion d\u2019<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/2019\/12\/auteur-implicite-implied-author\/\">auteur implicite<\/a>, du moins leur confrontation permet-elle de mettre au jour les modes d\u2019approche envisageables pour traiter au mieux de la question du narrateur non fiable :<\/p>\n<ol>\n<li>rep\u00e9rer aussi pr\u00e9cis\u00e9ment et rigoureusement que possible les divers indices textuels de non-fiabilit\u00e9 (factuelle et\/ou id\u00e9ologique)\u00a0;<\/li>\n<li>analyser la fa\u00e7on dont lecteurs et critiques peuvent y r\u00e9agir en vertu de leurs syst\u00e8mes respectifs de normes et de valeurs, sans occulter le poids de l\u2019inscription historique (Vera N\u00fcnning 2004) ou des communaut\u00e9s interpr\u00e9tatives (Fish 1980).<\/li>\n<\/ol>\n<p>Telle est par exemple la position \u0153cum\u00e9nique ou syncr\u00e9tique adopt\u00e9e par Ana\u00efs Ol\u00e9ron dans une r\u00e9cente th\u00e8se de doctorat (2019), sous la double influence de la \u00ab critique polyphonique \u00bb appel\u00e9e de ses v\u0153ux par Rapha\u00ebl Baroni (2014 : 6), et de la \u00ab m\u00e9ta-herm\u00e9neutique \u00bb illustr\u00e9e par les travaux de Liesbeth Korthals Altes (2014, 2015). La question du narrateur non fiable constitue en effet une vive incitation \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir aux pr\u00e9suppos\u00e9s qui structurent nos interpr\u00e9tations ; et para\u00eet en outre susceptible d\u2019entrer en phase avec de plus g\u00e9n\u00e9rales r\u00e9flexions sur la mystification (Jeandillou 1994), la manipulation (Salmon 2007), la mauvaise foi (Decout 2015), ou encore l\u2019imposture (Decout 2018).<\/p>\n<p><strong>R\u00e9f\u00e9rences en anglais<\/strong><\/p>\n<p>Booth, Wayne C. (1961), <em>The Rhetoric of Fiction<\/em>, Chicago, University of Chicago Press.<\/p>\n<p>Culler, Jonathan (1974), \u201cThe Elusive Narrator\u201d, in <em>Flaubert. The Uses of Uncertainty<\/em>, Ithaca &amp; New York, Cornell University Press, p. 99-115.<\/p>\n<p>Culler, Jonathan (1975), <em>Structuralist Poetics<\/em> <em>: Structuralism, Linguistics and the Study of Literature<\/em>, Ithaca &amp; New York, Cornell University Press.<\/p>\n<p>Fish, Stanley (1980), <em>Is There A Text in This Class?<\/em> <em>The Authority of Interpretive Communities<\/em>, Cambridge &amp; London, Harvard University Press.<\/p>\n<p>Fludernik, Monika (1993), <em>The Fictions of Language and The Languages of Fiction: The Linguistic Representation of Speech and Consciousness<\/em>, London &amp; New York, Routledge.<\/p>\n<p>Fludernik, Monika (1996), <em>Towards A \u201cNatural\u201d Narratology<\/em>, London &amp; New York, Routledge.<\/p>\n<p>Fludernik, Monika (2000), \u201cBeyond Structuralism in Narratology: Recent Developments and New Horizons in Narrative Theory\u201d, <em>Anglistik<\/em>, n\u00b0 11 (1), p. 83-96.<\/p>\n<p>Fludernik, Monika (2001), \u201cNew Wine in Old Bottles? Voice, Focalization, and New Writing\u201d, <em>New Literary History<\/em>, n\u00b0 32 (3), p. 619-638.<\/p>\n<p>Korthals Altes, Liesbeth (2014), <em>Ethos and Narrative Interpretation. The Negotiation of Values in Fiction<\/em>, Lincoln &amp; London, University of Nebraska Press.<\/p>\n<p>Korthals Altes, Liesbeth (2015), \u201cWhat about The Default, or Interpretive Diversity? Some Reflections on Narrative (Un)reliability\u201d, in <em>Unreliable Narration and Trustworthiness. Intermedial and Interdisciplinary Perspectives<\/em>, V. N\u00fcnning (dir.), Berlin &amp; Boston, De Gruyter, p. 59-82.<\/p>\n<p>N\u00fcnning, Ansgar F. (1999), \u201cUnreliable, Compared To What? Towards A Cognitive Theory of Unreliable Narration\u201d, in <em>Grenz\u00fcberschreitungen: Narratologie in Kontext \/ Transcending Boundaries: Narratology in Context<\/em>, W. Gr\u00fcnzweig &amp; A. Solbach (dir.), T\u00fcbingen, Gunter Narr Verlag, p. 53-73.<\/p>\n<p>N\u00fcnning, Ansgar F. (2005), \u201cReconceptualizing Unreliable Narration: Synthesizing Cognitive and Rhetorical Approaches\u201d, in <em>A Companion to Narrative Theory<\/em>, J. Phelan &amp; P. Rabinowitz (dir.), Malden, Oxford &amp; Victoria, Blackwell Publishing, p. 89-107.<\/p>\n<p>N\u00fcnning, Vera (1998), \u201cUnreliable Narration and The Historical Variability of Values and Norms: <em>The Vicar of Wakefield <\/em>as a Test-case of a Cultural-Historical Narratology\u201d, <em>Style<\/em>, n\u00b0 38 (2), p. 236-252.<\/p>\n<p>N\u00fcnning, Vera (2015), \u201cReconceptualizing Fictional (Un)reliability and (Un)trustworthiness From a Multidisciplinary Perspective : Categories, Typology and Functions\u201d, in <em>Unreliable Narration and Trustworthiness. Intermedial and Interdisciplinary Perspectives<\/em>, V. N\u00fcnning (dir.), Berlin &amp; Boston, De Gruyter, p. 89-107.<\/p>\n<p>Olson, Greta (2003), \u201cReconsidering Unreliability: Faillible and Untrustworthy Narrators\u201d, <em>Narrative<\/em>, n\u00b0 11(1), p. 93-109.<\/p>\n<p>Phelan, James (2005), <em>Living to Tell About It: A Rhetoric and Ethics of Character Narration<\/em>, Ithaca, New York &amp; London, Cornell University Press.<\/p>\n<p>Riggan, William (1981), <em>Picaros, Madmen, Naifs and Clowns: The Unreliable First-Person Narrator<\/em>, Norman, University of Oklahoma Press.<\/p>\n<p>Vogt, Robert (2015), \u201cCombining Possible-Worlds Theory and Cognitive Theory: Towards an Explanatory Model for Ironic-Unreliable Narration, Ironic-Unreliable Focalization, Ambiguous-Unreliable and Alterated-Unreliable Narration in Literary Fiction\u201d, in <em>Unreliable Narration and Trustworthiness. Intermedial and Interdisciplinary Perspectives<\/em>, V. N\u00fcnning (dir.), Berlin &amp; Boston, De Gruyter, p. 131-154.<\/p>\n<p>Yacobi, Tamar (1981), \u201cFictional Reliability as A Communicative Problem\u201d, <em>Poetics Today<\/em>, n\u00b0 2 (2), p. 113-126.<\/p>\n<p>Yacobi, Tamar (2001), \u201cPackage Deals in Fictional Narrative: The Case of The Narrator\u2019s (Un)reliability\u201d, <em>Narrative<\/em>, n\u00b0 9, p. 223-229.<\/p>\n<p><strong>R\u00e9f\u00e9rences en fran\u00e7ais<\/strong><\/p>\n<p>Banfield, Ann (1995 [1982]), <em>Phrases sans paroles. Th\u00e9orie du r\u00e9cit et du style indirect libre<\/em>, Paris, Seuil.<\/p>\n<p>Baroni, Rapha\u00ebl (2014), \u201cLa guerre des voix. Critique polyphonique et divergences interpr\u00e9tatives dans l\u2019\u0153uvre de Michel Houellebecq\u201c, <em>COnTEXTES<\/em>, n\u00b0 4, en ligne, URL\u00a0: <a href=\"https:\/\/contextes.revues.org\/5979\">https:\/\/contextes.revues.org\/5979<\/a><\/p>\n<p>Baroni, Rapha\u00ebl (2016), \u00ab\u00a0Comment d\u00e9busquer la voix d\u2019un auteur dans sa fiction. Une \u00e9tude de quelques provocations de Michel Houellebecq\u00a0\u00bb, <em>Arborescences. Revue d\u2019\u00e9tudes fran\u00e7aises<\/em>, n\u00b0 6, en ligne, URL\u00a0: <a href=\"https:\/\/www.erudit.org\/fr\/revues\/arbo\/2016-n6-arbo02664\/1037505ar\/\">https:\/\/www.erudit.org\/fr\/revues\/arbo\/2016-n6-arbo02664\/1037505ar\/<\/a><\/p>\n<p>Booth, Wayne C. (1977 [1961]), \u00ab\u00a0Distance et point de vue\u00a0\u00bb, in <em>Po\u00e9tique du r\u00e9cit<\/em>, G. Genette &amp; T. Todorov (dir.), Paris, Seuil, p. 85-113.<\/p>\n<p>Cavillac, C\u00e9cilia (1995), \u00ab\u00a0Vraisemblance pragmatique et autorit\u00e9 fictionnelle\u00a0\u00bb, <em>Po\u00e9tique<\/em>, n\u00b0 101, p. 23-46<\/p>\n<p>Cohn, Dorrit (2001 [1999]), <em>Le Propre de la fiction<\/em>, Paris, Seuil.<\/p>\n<p>Decout, Maxime (2015), <em>En toute mauvaise foi. Sur un paradoxe litt\u00e9raire<\/em>, Paris, Minuit.<\/p>\n<p>Decout, Maxime (2018), <em>Pouvoirs de l\u2019imposture<\/em>, Paris, Minuit.<\/p>\n<p>Fortier, Frances &amp; Andr\u00e9e Mercier (2005), \u00ab\u00a0La Narration impossible. Conventions r\u00e9alistes, cat\u00e9gories narratologiques et enjeux esth\u00e9tiques\u00a0\u00bb, in <em>La Transmission narrative. Modalit\u00e9s du pacte romanesque contemporain<\/em>, F. Fortier &amp; A. Mercier (dir.), Qu\u00e9bec, Nota Bene, p. 333-355.<\/p>\n<p>Hamon, Philippe (1996), <em>L\u2019Ironie litt\u00e9raire. Essai sur les formes de l\u2019\u00e9criture oblique, <\/em>Paris, Hachette.<\/p>\n<p>Jouve, Vincent (2001), \u00ab\u00a0Qui parle dans le r\u00e9cit?\u00a0\u00bb, <em>Cahiers de narratologie<\/em>, n\u00b0 10 (2), p. 75-90.<\/p>\n<p>Jeandillou, Jean-Fran\u00e7ois (1994), <em>Esth\u00e9tique de la mystification: Tactique et strat\u00e9gie litt\u00e9raires<\/em>, Paris, Minuit.<\/p>\n<p>Langevin, Francis (2011), \u00ab\u00a0La posture exotique du narrateur-personnage. Inconfort et non-fiabilit\u00e9 dans quelques romans contemporains\u00a0\u00bb, in <em>La Transmission narrative. Modalit\u00e9s du pacte romanesque contemporain<\/em>, F. Fortier &amp; A. Mercier (dir.), Qu\u00e9bec, Nota Bene, p. 207-233.<\/p>\n<p>Maingueneau, Dominique (2004), <em>Le Discours litt\u00e9raire. Paratopie et sc\u00e8ne d\u2019\u00e9nonciation<\/em>, Paris, Armand Colin.<\/p>\n<p>N\u00fcnning, Ansgar (2018), \u00ab Pour une reconceptualisation de la narration non fiable : une double approche cognitive et rh\u00e9torique \u00bb, in <em>Introduction \u00e0 la narratologie postclassique. Les nouvelles directions de la recherche sur le r\u00e9cit<\/em>, traduit de l&rsquo;anglais par S. Patron, S. Patron (dir.), Villeneuve d\u2019Ascq, Presses universitaires du Septentrion, p. 121-146. URL: <a href=\"_wp_link_placeholder\" data-wplink-edit=\"true\">https:\/\/books.openedition.org\/septentrion\/19127?lang=fr<\/a><\/p>\n<p>Ol\u00e9ron, Ana\u00efs (2019), <em>La Fiabilit\u00e9 narrative en question(s), parcours textuels et libert\u00e9 du lecteur<\/em>, th\u00e8se de doctorat (in\u00e9dite), sous la direction de V. Jouve &amp; F. Wagner, Universit\u00e9 de Reims Champagne-Ardenne.<\/p>\n<p>Patron, Sylvie (2009), <em>Le Narrateur. Introduction \u00e0 la th\u00e9orie narrative<\/em>, Paris, Armand Colin.<\/p>\n<p>Salmon, Christian (2007), <em>Storytelling. La machine \u00e0 fabriquer des histoires et \u00e0 formater les esprits<\/em>, Paris, La D\u00e9couverte.<\/p>\n<p>Wagner, Frank (2011), \u00ab\u00a0Retours, tours et d\u00e9tours du r\u00e9cit. Aspects de la transmission narrative dans quelques romans fran\u00e7ais contemporains\u00a0\u00bb, <em>Po\u00e9tique<\/em>, n\u00b0 165, p. 3-20, en ligne, URL\u00a0: <a href=\"https:\/\/www.cairn.info\/revue-poetique-2011-1-page-3.htm\">https:\/\/www.cairn.info\/revue-poetique-2011-1-page-3.htm<\/a><\/p>\n<p>Wagner, Frank (2016), \u00ab\u00a0Quand le narrateur boit(e)\u2026 (R\u00e9flexions sur le narrateur non fiable et\/ou indigne de confiance)\u00a0\u00bb, <em>Arborescences. Revue d\u2019\u00e9tudes fran\u00e7aises<\/em>, n\u00b0 6, en ligne, URL\u00a0: <a href=\"https:\/\/www.erudit.org\/fr\/revues\/arbo\/2016-n6-arbo02664\/1037508ar\/\">https:\/\/www.erudit.org\/fr\/revues\/arbo\/2016-n6-arbo02664\/1037508ar\/<\/a><\/p>\n<p><strong>Note<\/strong><\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> Ou plut\u00f4t\u00a0: avec les normes de l\u2019auteur \u00ab\u00a0implicite\u00a0\u00bb (Patron 2009\u00a0: 144).<\/p>\n<p><strong>Pour citer cet article<\/strong><\/p>\n<p>Frank Wagner, \u00ab Narrateur non fiable \/ Unreliable Narrator \u00bb, <em>Glossaire du R\u00e9NaF<\/em>, mis en ligne le 15 novembre 2019, URL: <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/2019\/11\/narrateur-non-fiable-unreliable-narrator\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/2019\/11\/narrateur-non-fiable-unreliable-narrator\/<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par Frank Wagner La notion de \u00ab narrateur non fiable \u00bb recouvre les divers cas de figure o\u00f9, face \u00e0 un r\u00e9cit de fiction, le lecteur est conduit \u00e0 douter du bien-fond\u00e9 de la confiance qu\u2019il est a priori cens\u00e9<\/p>\n","protected":false},"author":1001512,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":{"0":"post-924","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","6":"category-glossaire"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/924","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1001512"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=924"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/924\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2269,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/924\/revisions\/2269"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=924"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=924"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=924"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}