{"id":484,"date":"2018-12-22T12:35:03","date_gmt":"2018-12-22T11:35:03","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/?p=484"},"modified":"2020-09-28T14:37:06","modified_gmt":"2020-09-28T12:37:06","slug":"disnarre-disnarrated","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/2018\/12\/disnarre-disnarrated\/","title":{"rendered":"Disnarr\u00e9 \/ Disnarrated"},"content":{"rendered":"<p>Par Gerald Prince<\/p>\n<p>Le disnarr\u00e9 inclut les \u00e9l\u00e9ments qui, dans un r\u00e9cit, se r\u00e9f\u00e8rent explicitement \u00e0 ce qui n\u2019a pas eu lieu mais qui aurait pu avoir lieu: \u201cil n\u2019aurait tenu qu\u2019\u00e0 moi d\u2019\u00eatre admise au secret des plus grandes magnificences int\u00e9rieures; mais je ne demandai pas \u00e0 voir si la splendeur de la chemise r\u00e9pondait \u00e0 celle de la jupe\u201d. Le disnarr\u00e9 comporte donc des expressions al\u00e9thiques de virtualit\u00e9 (inaccomplie) ou d\u2019impossibilit\u00e9, des expressions d\u00e9ontiques d\u2019interdiction (respect\u00e9e), des expressions de v\u0153ux non exauc\u00e9s, d\u2019espoirs tromp\u00e9s, de faux calculs et ainsi de suite.<\/p>\n<p><!--more-->Gerald Prince, qui d\u00e9finit la cat\u00e9gorie (1988, 1992: 28-38), employa \u00e9galement pour la d\u00e9signer les termes \u201calternarr\u00e9\u201d (1989, 2010) et \u201cd\u00e9narr\u00e9\u201d (1989, 1990). Mais il vaut mieux r\u00e9server \u201calternarr\u00e9\u201d pour les cas o\u00f9 le r\u00e9cit rapporte des \u00e9l\u00e9ments incompatibles et pourtant coexistants (\u201cJean \u00e9tait assis et il \u00e9tait debout\u201d) ou bien des listes d\u2019options diff\u00e9rentes mais consid\u00e9r\u00e9es comme \u00e9galement possibles (\u201cPeut-\u00eatre . . . ou peut-\u00eatre . . . ou peut-\u00eatre . . .\u201d). De m\u00eame, il vaut mieux r\u00e9server \u201cd\u00e9narr\u00e9\u201d pour les cas o\u00f9 le r\u00e9cit affirme certaines choses et les nie: \u201cLe 2 janvier, il a neig\u00e9 toute la journ\u00e9e \u00e0 Paris. Le 2 janvier, il n\u2019a pas du tout neig\u00e9 \u00e0 Paris\u201d (cf. McHale 1987: 99-106; Richardson 2006: 99-106). Il convient aussi de distinguer le disnarr\u00e9 du non-narr\u00e9 ou \u201cin\u00e9narr\u00e9\u201d, c\u2019est-\u00e0-dire de toutes les ellipses que l\u2019on trouve dans un r\u00e9cit, de tout ce qui est tu non pas \u00e0 cause d\u2019un aveuglement, d\u2019un refoulement, de l\u2019impuissance du narrateur, d\u2019une r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rique ou d\u2019une loi sociale, mais pour des raisons de rythme, de caract\u00e9risation, de suspense, de surprise, etc. En outre, il convient de le distinguer du non-narrable (ou in\u00e9narrable!), qui renferme tout ce qui, d\u2019apr\u00e8s un r\u00e9cit donn\u00e9, ne peut \u00eatre racont\u00e9 ou ne m\u00e9rite pas de l\u2019\u00eatre, soit qu\u2019il s\u2019agisse de quelque chose transgressant une quelconque loi, ou d\u00e9passant les pouvoirs de tout narrateur ou d\u2019un narrateur en particulier, ou encore n\u2019atteignant pas un niveau minimum de \u201cnarrabilit\u00e9\u201d. Enfin, il convient de noter que si le disnarr\u00e9 renvoie avant tout au domaine du narr\u00e9, s\u2019il se rapporte au racont\u00e9, il a des \u00e9quivalents dans le domaine du narrant ou du racontant (\u201cJ\u2019aurais pu le paraphraser mais je pr\u00e9f\u00e8re le citer&#8230;\u201d), dans celui de l\u2019argumentatif (\u201cJ\u2019ai choisi d\u2019invoquer l\u2019\u0153uvre de Marie mais j\u2019aurais pu invoquer sa conduite\u201d) ou dans celui du descriptif: \u201cCette couche aurait pu \u00eatre bord\u00e9e de roses mais elle ne l\u2019\u00e9tait pas\u201d (cf. Sareil 1987).<\/p>\n<p>Il est clair que le disnarr\u00e9 n\u2019est pas essentiel au r\u00e9cit: il n\u2019appara\u00eet gu\u00e8re dans bien des articles journalistiques et on ne le trouve pas dans une narration aussi fameuse que \u201cJe suis venu, j\u2019ai vu, j\u2019ai vaincu\u201d. Cependant, sa pertinence \u2013 voire son importance \u2013 narrative est incontestable. Le disnarr\u00e9 remplit en effet des fonctions tr\u00e8s diverses. C\u2019est ainsi qu\u2019il peut se faire instrument rythmique en venant ralentir de fa\u00e7on r\u00e9guli\u00e8re le d\u00e9ploiement de ce qui a eu lieu. Comme il relate souvent des esp\u00e9rances irrationnelles, des fantasmes extravagants, des projets malheureux et comme il se voit fr\u00e9quemment li\u00e9 \u00e0 l\u2019ignorance, \u00e0 la n\u00e9gligence ou \u00e0 des manques qui d\u00e9coulent d\u2019un traumatisme, d\u2019un d\u00e9lire, d\u2019une id\u00e9e fixe, il peut devenir proc\u00e9d\u00e9 de caract\u00e9risation des personnages. Il peut aussi aider \u00e0 d\u00e9finir un narrateur, son narrataire et leurs rapports. D\u2019autre part, le disnarr\u00e9, qui a de multiples affinit\u00e9s pour certains champs th\u00e9matiques et certains th\u00e8mes, notamment ceux qui impliquent la notion d\u2019inactualis\u00e9 (th\u00e8me des occasions manqu\u00e9es, des illusions perdues, des ambitions d\u00e9\u00e7ues), entretient \u00e9galement des rapports ind\u00e9niables avec les topoi, puisqu\u2019il permet de rejeter explicitement telle ou telle norme et de d\u00e9signer telle situation ou telle suite d\u2019\u00e9v\u00e9nements comme banale et donc, d\u2019une certaine fa\u00e7on, comme d\u00e9j\u00e0 topique (cf. Prince 1990). Par-dessus tout, sans doute, le disnarr\u00e9 peut servir \u00e0 mettre en relief la qualit\u00e9 du narrant (le r\u00e9cit \u00e9tant pr\u00e9cieux parce qu\u2019il \u201caurait pu \u00eatre racont\u00e9 de mani\u00e8re diff\u00e9rente et moins int\u00e9ressante\u201d) aussi bien que l\u2019int\u00e9r\u00eat du narr\u00e9 (ce qui est racont\u00e9 valant la peine de l\u2019\u00eatre parce que \u201ctout aurait pu \u00eatre diff\u00e9rent\u201d, parce que \u201cd\u2019ordinaire, tout est diff\u00e9rent\u201d, parce que \u201cjustement, c\u2019est cela qui est arriv\u00e9 et pas autre chose\u201d).<\/p>\n<p>De nombreux analystes du r\u00e9cit ont not\u00e9 et discut\u00e9 diff\u00e9rentes manifestations et diff\u00e9rents aspects du disnarr\u00e9 et de cat\u00e9gories similaires. William Labov, par exemple, a soulign\u00e9 l\u2019importance des \u201ccomparateurs\u201d, des expressions qui renvoient au \u201cnon-r\u00e9alis\u00e9\u201d et le comparent au \u201cr\u00e9alis\u00e9\u201d (1972: 380-87) et Marie-Laure Ryan a mis en relief les r\u00e9cits virtuels ench\u00e2ss\u00e9s, les repr\u00e9sentations narratives \u00e9chafaud\u00e9es par un personnage et figurant des situations et des \u00e9v\u00e9nements non-actualis\u00e9s dans la di\u00e9g\u00e8se (1986, 1991). Plus r\u00e9cemment, Hilary Dannenberg (2008) a \u00e9tudi\u00e9 le r\u00f4le des contrefactuels dans le d\u00e9ploiement du temps et de l\u2019espace narratifs et Robyn Warhol a examin\u00e9 les refus narratifs chez Jane Austen, Henry James, Charles Dickens et George Eliot (2007, 2010, 2013). D\u2019autre part, on a explor\u00e9 les tours et d\u00e9tours du disnarr\u00e9 non seulement dans la fiction romanesque et filmique (Shastri 2016), dans les <em>Dubliners<\/em> de James Joyce (Lindholm 2003), le <em>La La Land<\/em> de Damien Chazelle (Lambrou 2018), les \u0153uvres de Jhumpa Lahiri, Salman Rushdie et Arundhati Roy (Karttunen 2008) mais \u00e9galement dans des domaines aussi dissemblables que les textes picturaux (Sonesson 1997) et les r\u00e9cits m\u00e9dicaux sur l\u2019oncologie p\u00e9diatrique (Vindrola-Padros et Ginger A. Johnson 2014). En effet, quel que soit le (type de) r\u00e9cit o\u00f9 il appara\u00eet, le disnarr\u00e9 s\u2019av\u00e8re \u00eatre un guide de lecture qui permet au texte de mieux se situer, de mieux pr\u00e9ciser les significations qu\u2019il v\u00e9hicule et de mieux indiquer les valeurs qu\u2019il d\u00e9veloppe et auxquelles il aspire.<\/p>\n<p><strong>R\u00e9f\u00e9rences en anglais<\/strong><\/p>\n<p>Dannenberg, Hilary P. (2008), <em>Coincidence and Counterfactuality: Plotting Time and Space in Narrative Fiction<\/em>, Lincoln, University of Nebraska Press.<\/p>\n<p>Karttunen, Laura (2008), \u201cA Sociostylistic Perspective on Narratives and the Disnarrated: Lahiri, Roy, Rushdie\u201d, <em>Partial Answers: Journal of Literature and the History of Ideas<\/em>, n\u00b06, p. 419-441.<\/p>\n<p>Labov, William (1972), <em>Language in the Inner City<\/em>, Philadelphia, University of Pennsylvania Press.<\/p>\n<p>Lambrou, Marina (2018), \u201c<em>La La Land: Counterfactuality, Disnarration and the Forked (Motorway) Path<\/em>\u201d, in <em>Rethinking Language, Text and Context: Interdisciplinary Research in Stylistics in Honour of Michael Toolan<\/em>, R. Page, B. Busse &amp; N. N<strong>\u00c6<\/strong>rgaard (dir.), London, Routledge, p. 29-42.<\/p>\n<p>Lindholm, Howard (2003), \u201cPerhaps She Had Not Told Him all the Story: The Disnarrated in James Joyce\u2019s <em>Dubliners<\/em>\u201d, in <em>The Postmodern Short Story: Forms and Issues<\/em>, F. Iftekharuddin, J. Boyden, M. Rohrberger, J. Claudet (dir.), Westport, CT, Praeger, p. 207-220.<\/p>\n<p>McHale, Brian (1987), <em>Postmodernist Fiction<\/em>, New York, Methuen.<\/p>\n<p>Prince, Gerald (1988), \u201cThe Disnarrated\u201d, <em>Style<\/em>, n\u00b022, p. 1-8.<\/p>\n<p>Prince, Gerald (1992), <em>Narrative as Theme: Studies in French Fiction<\/em>, Lincoln, University of Nebraska Press.<\/p>\n<p>Richardson, Brian (2001), \u201cDenarration in Fiction: Erasing the Story in Beckett and Others\u201d, <em>Narrative<\/em>, n\u00b09, p. 168-175.<\/p>\n<p>Ryan, Marie-Laure (1986), \u201cEmbedded Narratives and Tellability\u201d, <em>Style<\/em>, n\u00b020, p. 319-340.<\/p>\n<p>Ryan, Marie-Laure (1991), <em>Possible Worlds, Artificial Intelligence, and Narrative Theory<\/em>, Bloomington, Indiana University Press.<\/p>\n<p>Shastri, Sudha (dir.) (2016), <em>Disnarration: The Unsaid Matters<\/em>, Hyderabad, Orient Blackswan.<\/p>\n<p>Sonesson, G\u00f6ran (1997), \u201cMute Narratives: New Issues in the Study of Pictorial Texts\u201d, in <em>Interarts Poetics: Acts of the Congress \u201cInterart Studies: New Perspectives,\u201d Lund, May 1995<\/em>, Ulla-Britta Lagerroth, Hans Lund &amp; Erik Hedling (dir.), Amsterdam, Rodopi, p. 243-252.<\/p>\n<p>Vindrola-Padros, Cecilia &amp; Ginger A. Johnson (2014), \u201cThe Narrated, Nonnarrated, and the Disnarrated: Conceptual Tools for Analyzing Narratives in Health Services Research\u201d, <em>Qualitative Health Research<\/em>, n\u00b024, p. 1603-1611.<\/p>\n<p>Warhol, Robyn (2013), \u201cIt is of Little Use for Me to tell You: George Eliot\u2019s Narrative Refusals\u201d, in <em>A Companion to George Eliot<\/em>, A. Anderson &amp; H. E. Shaw (dir.), London, Wiley, p. 46-61.<\/p>\n<p>Warhol, Robyn R. (2007), \u201cNarrative Refusals and Generic Transformation in Austen and James: What Doesn\u2019t Happen in <em>Northanger Abbey<\/em> and <em>The Spoils of Poynton<\/em>\u201d, <em>The Henry James Review<\/em>, n\u00b028, p. 259-268.<\/p>\n<p>Warhol-Down, Robyn (2010), \u201c\u2018What Might Have Been Is Not What Is\u2019: Dickens\u2019s Narrative Refusals\u201d, <em>Dickens Studies Annual<\/em>, n\u00b041, p. 45-59.<\/p>\n<p><strong>R\u00e9f\u00e9rences en fran\u00e7ais<\/strong><\/p>\n<p>Prince, Gerald (1989), \u201cL\u2019Alternarr\u00e9\u201d, <em>Strumenti Critici<\/em>, n\u00b04 (nuova serie), p. 223-231.<\/p>\n<p>Prince Gerald (1990), \u201cRemarques sur le topos et sur le d\u00e9narr\u00e9\u201d, in <em>La Naissance du roman en France<\/em>, N. Bourcier &amp; D. Trott (dir.), Paris-Seattle-T\u00fcbingen, Biblio 17 \/ Papers on Seventeenth Century Literature, p. 113-122.<\/p>\n<p>Prince, Gerald (2010), \u201cP\u00e9richronismes\u201d, <em>A Contrario<\/em>, n\u00b013, p. 9-18. En ligne, URL\u00a0: <a href=\"https:\/\/www.cairn.info\/revue-a-contrario-2010-1-page-9.htm\">https:\/\/www.cairn.info\/revue-a-contrario-2010-1-page-9.htm<\/a><\/p>\n<p>Sareil, Jean (1987), \u201cLa Description n\u00e9gative\u201d, <em>Romanic Review<\/em>, n\u00b078, p. 1-9.<\/p>\n<p>Wagner, Frank (2020), \u201c&rsquo;<span class=\"text\">Alternarr\u00e9&rsquo;, &lsquo;d\u00e9narr\u00e9&rsquo;, &lsquo;disnarr\u00e9&rsquo;: r\u00e9flexions \u00e0 partir d\u2019exemples contemporains<\/span>\u201d, <em>Cahiers de narratologie, <\/em>n\u00b0 37. En ligne, URL: <a href=\"https:\/\/journals.openedition.org\/narratologie\/10641\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">https:\/\/journals.openedition.org\/narratologie\/10641<\/a><\/p>\n<p><strong>Pour citer cet article<\/strong><\/p>\n<p>Gerald Prince, \u00ab\u00a0Disnarr\u00e9 \/ Disnarrated\u00a0\u00bb, <em>Glossaire du R\u00e9NaF<\/em>, mis en ligne le 22 d\u00e9cembre 2018, URL: <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/2018\/12\/disnarre-disnarrated\/\">https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/2018\/12\/disnarre-disnarrated\/<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par Gerald Prince Le disnarr\u00e9 inclut les \u00e9l\u00e9ments qui, dans un r\u00e9cit, se r\u00e9f\u00e8rent explicitement \u00e0 ce qui n\u2019a pas eu lieu mais qui aurait pu avoir lieu: \u201cil n\u2019aurait tenu qu\u2019\u00e0 moi d\u2019\u00eatre admise au secret des plus grandes<\/p>\n","protected":false},"author":1001512,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":{"0":"post-484","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","6":"category-glossaire"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/484","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1001512"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=484"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/484\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=484"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=484"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=484"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}