{"id":2462,"date":"2025-04-09T15:00:28","date_gmt":"2025-04-09T13:00:28","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/?p=2462"},"modified":"2025-04-09T15:00:29","modified_gmt":"2025-04-09T13:00:29","slug":"produits-derives-et-culture-materielle-appel-a-contribution","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/2025\/04\/produits-derives-et-culture-materielle-appel-a-contribution\/","title":{"rendered":"Produits d\u00e9riv\u00e9s et culture mat\u00e9rielle (appel \u00e0 contribution)"},"content":{"rendered":"\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>\u201cProduits d\u00e9riv\u00e9s et culture mat\u00e9rielle. Extension du domaine de la fiction\u201d<\/strong><\/li>\n\n\n\n<li><strong><em>Cahiers de Narratologie<\/em><\/strong><\/li>\n\n\n\n<li><strong>\u00c9ch\u00e9ances des propositions : 1er juin 2025<\/strong><\/li>\n\n\n\n<li><strong>Date de parution : septembre 2026<\/strong><\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>Dirig\u00e9 par Marie Bastien (UCLouvain), S\u00e9bastien Fevry (UCLouvain) et Aur\u00e9lie Huz (Universit\u00e9 Paris Nanterre)<\/p>\n\n\n\n<p>De la pipe ancienne qu\u2019aurait pu fumer Sherlock Holmes aux accessoires et cosplays arbor\u00e9s par les fans de <em>Star Trek<\/em>, en passant par la tasse floqu\u00e9e aux armoiries de Poudlard, les objets qui font r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 des mondes de fiction sont nombreux. Qu\u2019ils se pr\u00e9sentent comme des accessoires de manipulation ludique et esth\u00e9tique (tels les jeux, les jouets, les figurines), des mat\u00e9riaux citationnels (les produits \u00e0 l\u2019effigie d\u2019un personnage) ou des supports d\u2019\u00e9tiquetage renvoyant \u00e0 une identit\u00e9 encore plus l\u00e2che (les produits au logo Disney), tous ces objets t\u00e9moignent \u00e0 leur fa\u00e7on de l\u2019omnipr\u00e9sence et du polymorphisme, dans notre quotidien, des fictions, de leurs histoires et de leurs personnages.<\/p>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n<p>Le sens de ces objets est indissociable de la puissance des industries culturelles qui, depuis longtemps, d\u00e9veloppent des logiques de production s\u00e9rielle et de d\u00e9clinaison transm\u00e9diatique caract\u00e9ristiques de la <em>pop culture<\/em> (Letourneux, 2017, 2020). Depuis les ann\u00e9es 1970-1980, les ph\u00e9nom\u00e8nes de concentration dans les industries cr\u00e9atives ont accentu\u00e9 des strat\u00e9gies visant \u00e0 constituer, \u00e0 diffuser et \u00e0 faire fructifier des marques commerciales (Disney, Warner Bros) et fictionnelles (Marvel, Star Wars), parfois inextricablement li\u00e9es (Laurichesse, 2012, 2013&nbsp;; Letourneux, 2023). Ces marques culturelles ont fr\u00e9quemment emprunt\u00e9 le mode d\u2019organisation et la dynamique de production de la franchise (Johnson 2013), qui consiste \u00e0 exploiter et \u00e0 rentabiliser la notori\u00e9t\u00e9 d\u2019un univers g\u00e9n\u00e9ralement fictionnel, \u00e0 travers une multitude de d\u00e9clinaisons souvent transm\u00e9diatiques, dont la fid\u00e9lit\u00e9 au nom et aux valeurs de la marque fictionnelle est garantie par les outils juridiques du <em>trademark<\/em> (protection de la marque d\u00e9pos\u00e9e), du <em>copyright<\/em> (protection de l\u2019\u0153uvre) et du <em>licensing<\/em> (droit d\u2019exploitation). Ces \u00ab&nbsp;univers-marques&nbsp;\u00bb (Letourneux, 2023), n\u00e9s dans leur grande majorit\u00e9 de l\u2019industrie cin\u00e9matographique, ou pour s\u2019y int\u00e9grer (Broug\u00e8re, 2019), favorisent certaines formes d\u2019architecture narrative (comme le <em>transmedia storytelling<\/em> \u2013 Jenkins, 2006&nbsp;; Bahuaud, 2013), une conception de la fiction et de la marque comme mondes (Besson, 2015) et une dynamique cr\u00e9ative anticipant d\u00e8s le d\u00e9part la commercialisation d\u2019extensions transm\u00e9diatiques (Boillat, 2006&nbsp;; Laurichesse, 2013).<\/p>\n\n\n\n<p>Le terme assez g\u00e9n\u00e9ral de produits d\u00e9riv\u00e9s peut ainsi regrouper des produits pr\u00e9sentant une trame narrative explicite (novellisations, jeux vid\u00e9o ou bandes dessin\u00e9es accompagnant la sortie de tel ou tel blockbuster), mais aussi des jouets, figurines, costumes, ainsi que toute une gamme d\u2019objets utilitaires associ\u00e9s au <em>merchandising <\/em>(stylos, t-shirts, mugs, affiches, <em>goodies<\/em>\u2026), dont le lien \u00e0 l\u2019univers de la fiction para\u00eet plus l\u00e2che, mais qui promettent un plaisir de contact prolong\u00e9 avec lui, selon la nouvelle formule du marketing \u00ab&nbsp;relationnel, exp\u00e9rientiel et participatif&nbsp;\u00bb (Laurichesse, 2012).<\/p>\n\n\n\n<p>Les produits d\u00e9riv\u00e9s qui nous int\u00e9ressent dans le cadre de ce dossier rel\u00e8vent davantage de la seconde cat\u00e9gorie, \u00e0 savoir les objets (ou images) extraits des mondes fictionnels qui se caract\u00e9risent par leur dimension mat\u00e9rielle, ainsi que par leur aspect ludique et\/ou utilitaire. De tels objets ont \u00e9t\u00e9 peu abord\u00e9s par les recherches issues des \u00e9tudes litt\u00e9raires, des <em>Media studies<\/em> ou des <em>Cultural studies<\/em> portant sur les cultures m\u00e9diatiques et populaires. Nous proposons donc de r\u00e9fl\u00e9chir, depuis ces champs de recherche, \u00e0 la mani\u00e8re dont la mat\u00e9rialit\u00e9 des produits d\u00e9riv\u00e9s associ\u00e9s aux univers de fiction, notamment franchis\u00e9s, oblige \u00e0 renouveler les approches du r\u00e9cit, de la fiction et du monde telles qu\u2019elles se sont structur\u00e9es jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent dans ces recherches.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce faisant, ce dossier prend pour point de d\u00e9part l\u2019importance \u00e0 accorder aux objets ordinaires de la culture mat\u00e9rielle, y compris (voire surtout) lorsqu\u2019ils sont impens\u00e9s, jug\u00e9s banals, indignes d\u2019int\u00e9r\u00eat ou ill\u00e9gitimes (Bonnot, 2014), dans la mesure o\u00f9, \u00e9tant au c\u0153ur de notre soci\u00e9t\u00e9 de consommation, ils en r\u00e9v\u00e8lent le fonctionnement (Galluzzo, 2022). Depuis la fin des ann\u00e9es 1980 (Appadurai, 1986&nbsp;; Kopytoff, 1986&nbsp;; Miller, 1987, 2008&nbsp;; Bonnot, 2002, 2014&nbsp;; Latour, 1994&nbsp;; Blandin, 2002), anthropologues et sociologues se sont en effet empar\u00e9s de la mat\u00e9rialit\u00e9 des objets, des choses, des marchandises, pour en explorer les valeurs sociales et symboliques (Barthes, 1957&nbsp;; Baudrillard, 1968). Les recherches sur les cultures m\u00e9diatiques&nbsp;ont \u00e9galement pris ce tournant mat\u00e9riel, qu\u2019il s\u2019agisse de th\u00e9oriser une \u00ab&nbsp;po\u00e9tique historique du support&nbsp;\u00bb (Th\u00e9renty, 2009), de faire l\u2019arch\u00e9ologie des dispositifs m\u00e9diatiques et de leurs s\u00e9ries culturelles (Gaudreault et Marion 2006&nbsp;; Fevry et Marion, 2022), de \u00ab&nbsp;remat\u00e9rialiser&nbsp;\u00bb l\u2019\u00e9tude de la bande dessin\u00e9e en englobant les innombrables objets culturels qui la font vivre (Lesage et Suvilay, 2019), de scruter les \u00ab&nbsp;choses&nbsp;\u00bb (Cross, 2001) des cultures d\u2019enfance et de jeunesse (Kline 1995&nbsp;; Seiter 1995&nbsp;; Broug\u00e8re 2003, 2008&nbsp;; Letourneux, 2011), de partir sur les \u00ab&nbsp;traces des usages&nbsp;\u00bb (Letourneux et Savoie, 2024) ou de repenser le <em>storytelling<\/em> en termes de mat\u00e9rialit\u00e9 (Iversen et Van Tassel, 2025). Mais la mat\u00e9rialit\u00e9 propre aux diff\u00e9rents types de produits d\u00e9riv\u00e9s invite \u00e0 creuser ces perspectives pour entrer plus syst\u00e9matiquement dans la question des fonctions et fonctionnements ludiques, narratifs et fictionnels de ces objets.<\/p>\n\n\n\n<p>En effet, ce dossier ambitionne de r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 une articulation op\u00e9ratoire entre la mat\u00e9rialit\u00e9 des produits d\u00e9riv\u00e9s, leurs contextes de production, de diffusion et de consommation, et la production de significations de l\u2019ordre du r\u00e9cit et de la fiction \u2013 mais qui peuvent aussi solliciter d\u2019autres modalit\u00e9s d\u2019appropriation. D\u00e9j\u00e0 bien trait\u00e9, le cas des jouets est ici \u00e9clairant. \u00c0 la fois supports du jeu et de la repr\u00e9sentation (Broug\u00e8re, 2008), les jouets pr\u00e9sentent une mat\u00e9rialit\u00e9 dot\u00e9e d\u2019une valeur r\u00e9f\u00e9rentielle, qui incorpore des r\u00e9cits potentiels&nbsp;: ces derniers sont d\u00e9cod\u00e9s et appropri\u00e9s par les joueur\u00b7euses lors de performances de <em>mimicry<\/em> relevant du m\u00eame r\u00e9gime de \u00ab&nbsp;feintise ludique partag\u00e9e&nbsp;\u00bb (Schaeffer, 1999) que les fictions narratives \u00e0 r\u00e9cits ferm\u00e9s (Letourneux, 2008&nbsp;; Dauphragne, 2011&nbsp;; Broug\u00e8re, 2019), et mobilisant souvent des intertextes g\u00e9n\u00e9riques st\u00e9r\u00e9otyp\u00e9s (aventure, western, sentimental\u2026) qui colorent le jouet d\u2019un halo narratif ou th\u00e9matique suggestif (Letourneux, 2004). Mais les jouets peuvent contribuer autrement au r\u00e9cit et \u00e0 la fiction, lorsqu\u2019un \u00ab&nbsp;acte de r\u00e9f\u00e9rence&nbsp;\u00bb les associe sciemment \u00e0 une fiction pr\u00e9existante et qu\u2019ils sont utilis\u00e9s pour enrichir un univers imaginaire en personnages secondaires, mat\u00e9riau encyclop\u00e9dique, \u00e9pisodes narratifs, comme c\u2019est le cas pour les figurines \u00ab&nbsp;Star Wars&nbsp;\u00bb (Boillat, 2006). Enfin, leur mat\u00e9rialit\u00e9 implique un rapport atemporel, spatialis\u00e9 et objectivant \u00e0 la fiction qu\u2019ils rendent tangible&nbsp;et dont ils \u00e9tendent la pr\u00e9sence dans l\u2019espace public et priv\u00e9, jouant d\u2019une porosit\u00e9 entre le r\u00e9el et la fiction dont ils sont \u00e0 la fois des traces et des signes.<\/p>\n\n\n\n<p>En s\u2019inspirant de telles perspectives, comment comprendre, au-del\u00e0 des seuls jouets, la participation des produits d\u00e9riv\u00e9s mat\u00e9riels aux logiques fictionnelles et narratives, notamment lorsqu\u2019ils ne sont pas con\u00e7us pour des usages ludiques&nbsp;? Comment prendre en compte leurs propri\u00e9t\u00e9s s\u00e9miotiques et physiques dans l\u2019analyse narratologique ? En quel sens pourrait-on dire que la commercialisation d\u2019un artefact de Choixpeau magique, d\u2019une peluche d\u2019Hedwige ou d\u2019un T-shirt \u00e0 l\u2019effigie de Harry Potter contribuent \u00e0 \u00e9tendre un \u00ab&nbsp;storyworld&nbsp;\u00bb (monde narratif) pr\u00e9existant, celui de la fiction comme celui de la marque \u00ab&nbsp;Harry Potter&nbsp;\u00bb (Ryan et Thon, 2014&nbsp;; Goudmand, 2019)&nbsp;? S\u2019agit-il d\u2019une contribution \u00e0 l\u2019\u00ab&nbsp;archidi\u00e9g\u00e8se&nbsp;\u00bb (Baroni, 2019)&nbsp;? Et cette contribution est-elle de l\u2019ordre de l\u2019encyclop\u00e9die fictionnelle, de l\u2019architecture narrative, d\u2019une relation exp\u00e9rientielle au monde, ou m\u00eame d\u2019un sentiment d\u2019agentivit\u00e9&nbsp;? Quels en seraient les ressorts pragmatiques, cognitifs et affectifs, comme l\u2019a interrog\u00e9 la narratologie postclassique (Baroni, 2017b, 2018)&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Face aux questionnements soulev\u00e9s par de tels objets, peut-\u00eatre faut-il avancer d\u2019autres concepts que ceux g\u00e9n\u00e9ralement associ\u00e9s aux mondes narratifs et \u00e0 leurs logiques d\u2019expansion et d\u2019enrichissement, que la pens\u00e9e du transmedia storytelling a mis au premier plan (Jenkins 2006). En quoi les produits d\u00e9riv\u00e9s engagent-ils d\u2019autres modes de relation \u00e0 la culture m\u00e9diatique \u2013 citationnels, identitaires, affectifs, f\u00e9tichistes, voire m\u00e9tadiscursifs&nbsp;? En quoi s\u2019av\u00e8rent-ils embl\u00e9matiques de la logique d\u2019autonomisation et de recyclage des \u00ab \u00e9l\u00e9ments d\u2019attraction \u00bb qui caract\u00e9rise la culture m\u00e9diatique postmoderne selon Azuma, et dans laquelle la mont\u00e9e en puissance des objets et des images, arrach\u00e9s \u00e0 leurs fictions sp\u00e9cifiques et compil\u00e9s \u00e0 travers un principe de \u00ab banque de donn\u00e9es \u00bb, met \u00e0 mal l\u2019unit\u00e9 et le principe des r\u00e9cits (Azuma 2008)&nbsp;? Qu\u2019apporte alors aussi une r\u00e9flexion orient\u00e9e par le r\u00e9gime postfordiste des fictions s\u00e9rielles, dans lequel la culture m\u00e9diatique et ses objets donnent lieu \u00e0 des investissements distinctifs et engagent une relation esth\u00e9tis\u00e9e et singularis\u00e9e aux biens de consommation (Letourneux 2020) ?<\/p>\n\n\n\n<p>Ces questions, qui t\u00e9moignent d\u2019un espace de recherche et de r\u00e9flexion encore largement \u00e0 construire, invitent les contributions \u00e0 ce num\u00e9ro \u00e0 s\u2019engouffrer dans la br\u00e8che ouverte par la mat\u00e9rialit\u00e9 pour interroger le rapport qu\u2019entretiennent les produits d\u00e9riv\u00e9s avec la fiction, le r\u00e9cit et la pluralit\u00e9 de nos modes de consommation culturelle. Elles pourront emprunter, sans exhaustivit\u00e9, les axes de r\u00e9flexion suivants.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Axe 1 : Histoire et arch\u00e9ologie m\u00e9diatique des produits d\u00e9riv\u00e9s<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Les contributions \u00e0 cet axe viseront \u00e0 remettre en perspective le concept de produit d\u00e9riv\u00e9 \u00e0 la lumi\u00e8re de ses \u00e9volutions. Dans quelle mesure les objets qualifi\u00e9s de produits d\u00e9riv\u00e9s par le pass\u00e9, comme la bande dessin\u00e9e (Lesage et Suvilay, 2019), le sont-ils encore&nbsp;? Comment l\u2019int\u00e9gration des produits d\u00e9riv\u00e9s dans le mod\u00e8le narratif et \u00e9conomique de la culture populaire et m\u00e9diatique a-t-il \u00e9volu\u00e9 avec les franchises transm\u00e9diatiques&nbsp;? Les propositions pourront en outre relever de l\u2019arch\u00e9ologie m\u00e9diatique en se penchant sur des objets oubli\u00e9s comme les objets utilitaires commercialis\u00e9s depuis le xix<sup>e<\/sup> si\u00e8cle et d\u00e9rivant des univers des grands romans populaires (Gondolo della Riva, 1973).<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Axe 2&nbsp;:&nbsp; Narrativit\u00e9 et sp\u00e9cificit\u00e9s s\u00e9miotiques des produits d\u00e9riv\u00e9s<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Autour de cet axe s\u2019articuleront les contributions cherchant \u00e0 montrer comment l\u2019\u00e9tude des produits d\u00e9riv\u00e9s participe \u00e0 renouveler notre compr\u00e9hension du r\u00e9cit. Il s\u2019agira, par exemple, de r\u00e9fl\u00e9chir, avec la narratologie transm\u00e9diale (Baroni, 2017a&nbsp;; Baroni et Goudmand, 2019), aux sp\u00e9cificit\u00e9s s\u00e9miotiques, techniques et communicationnelles des produits d\u00e9riv\u00e9s par rapport \u00e0 d\u2019autres m\u00e9dias. Quelle typologie en proposer et sur quels crit\u00e8res ? En particulier, comment envisager la mani\u00e8re dont certains produits d\u00e9riv\u00e9s associent des objets physiques (mug, coussin) et des images supports de r\u00e9f\u00e9rences culturelles (Quilici, 2022) ? En outre, quelles sont les affordances narratives qui permettent d\u2019en d\u00e9coder le sens (Broug\u00e8re, 2003)&nbsp;? S\u2019agit-il alors de reconsid\u00e9rer le r\u00e9cit sous un angle neuf, plus combinatoire (Cuvelier, 2011) ou relationnel (Latour, 1994)&nbsp;? Cet axe sera aussi l\u2019occasion de mieux articuler les potentialit\u00e9s narratives et\/ou immersives des produits d\u00e9riv\u00e9s aux vis\u00e9es \u00e9ditoriales et aux strat\u00e9gies de production, lesquelles sont souvent converties par les industries culturelles en composantes di\u00e9g\u00e9tiques de l\u2019univers fictionnel lui-m\u00eame (Letourneux, 2017).<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Axe 3&nbsp;: Usages et exp\u00e9riences des produits d\u00e9riv\u00e9s<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Dans un troisi\u00e8me axe, il s\u2019agira d\u2019interroger la fa\u00e7on dont les usages sont partie prenante de l\u2019existence mat\u00e9rielle des produits d\u00e9riv\u00e9s dans la mesure o\u00f9 ils sont susceptibles de concr\u00e9tiser des exp\u00e9riences et des significations plurielles \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur d\u2019un cadre globalement d\u00e9termin\u00e9 par les strat\u00e9gies industrielles (Letourneux et Savoie, 2024). Comment les gestes de mise en espace, de manipulation, de sc\u00e9narisation y contribuent-ils&nbsp;? Quelles mises en discours les relaient&nbsp;? Quels r\u00f4les jouent les paratextes verbaux et iconographiques de ces objets dans l\u2019orientation des pratiques&nbsp;? Quelles formes d\u2019appropriation ou de d\u00e9tournement peut-on rep\u00e9rer, qu\u2019elles soient collectives (comme chez les fans) ou plus individuelles et difficiles \u00e0 saisir (comme dans les bricolages d\u2019amateur\u00b7rices) ? Les articles pourront aussi se pencher sur toute la gamme d\u2019\u00e9motions (notamment la nostalgie) suscit\u00e9es non seulement par la possession de ces objets, mais aussi par leur recherche et \u00e9ventuellement leur perte ou leur alt\u00e9ration. Nous encourageons vivement les contributeur\u00b7rices \u00e0 explorer les r\u00e9ceptions et les usages de ces objets par d\u2019autres publics que les enfants ou les fans, cela pour \u00e9clairer nos rapports anodins et impens\u00e9s aux fictions, \u00e0 l\u2019image de l\u2019anthropologie des objets quotidiens chez Miller (2008).<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Axe 4&nbsp;: Conservation, collection, exposition&nbsp;: organisation mat\u00e9rielle de la mat\u00e9rialit\u00e9<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Enfin, un dernier axe invitera \u00e0 se concentrer sur la fa\u00e7on dont le rapport aux produits d\u00e9riv\u00e9s suppose en lui-m\u00eame une organisation, voire une gestion, mat\u00e9rielle et spatiale (vitrines, socles, accrochages\u2026), plus ou moins contrainte (taille, nombre, espace disponible, mobilier, visibilit\u00e9\u2026). \u00c0 quelles strat\u00e9gies r\u00e9pondent les pratiques de collection ou de mise en exposition&nbsp;? Quels enjeux identitaires peuvent y \u00eatre impliqu\u00e9s (Sfez, 2008&nbsp;; Huz, 2024)&nbsp;? Il s\u2019agira de pr\u00eater attention aux modalit\u00e9s concr\u00e8tes d\u2019agencement des objets, entre extraction d\u2019\u00e9l\u00e9ments fictionnels et immersion dans la fiction (Jenkins, 2006&nbsp;; Winkin, 2002). Les contributions pourront \u00e9galement interroger la dimension corporelle et intime des produits d\u00e9riv\u00e9s, puisque certains d\u2019entre eux (pyjamas, chaussons, objets de d\u00e9coration <em>cozy<\/em>) impliquent moins une logique d\u2019exposition qu\u2019une pratique d\u2019habillement (de soi, de son chez-soi), voire d\u2019incorporation, v\u00e9cue sur le mode du bien-\u00eatre et du r\u00e9confort familier.<\/p>\n\n\n\n<p>Les diff\u00e9rents axes pr\u00e9sent\u00e9s ci-dessus peuvent \u00e9videmment \u00eatre amen\u00e9s \u00e0 se recouper selon l\u2019approche disciplinaire envisag\u00e9e, le corpus ou le cadre th\u00e9orique choisi. Pour faire place \u00e0 cette diversit\u00e9 des perspectives, les propositions pourront relever de plusieurs champs disciplinaires dans la mesure o\u00f9 elles portent leur int\u00e9r\u00eat sur l\u2019\u00e9tude des m\u00e9dias, de la culture populaire et de la fiction&nbsp;: <em>Cultural studies<\/em>,<em> Media studies<\/em>, \u00e9tudes litt\u00e9raires,<em> Film<\/em>, <em>Series <\/em>et <em>Game studies<\/em>, sociologie, anthropologie culturelle, sciences de l\u2019information et de la communication, th\u00e9orie de la fiction, etc., permettront d\u2019explorer de mani\u00e8re compl\u00e9mentaire les pistes de cet appel. Par ailleurs, nous encourageons vivement les propositions, qu\u2019elles soient th\u00e9oriques, \u00e9pist\u00e9mologiques ou empiriques, \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir aux m\u00e9thodologies \u00e0 forger, adapter ou r\u00e9utiliser lorsqu\u2019il s\u2019agit de questionner les liens entre objets, mat\u00e9rialit\u00e9 et r\u00e9cits fictionnels.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Soumission des propositions (1<sup>er<\/sup> juin 2025)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Les propositions de contributions, en fran\u00e7ais uniquement, sont attendues avant le 1<sup>er<\/sup> juin 2025. Celles-ci devront comprendre le titre et le r\u00e9sum\u00e9 de la proposition (30&nbsp;000 \u00e0 50&nbsp;000 signes espaces comprises) ainsi qu\u2019une bibliographie et seront accompagn\u00e9es d\u2019une br\u00e8ve notice biobibliographique (10&nbsp;000 signes espaces comprises).<\/p>\n\n\n\n<p>Les propositions seront envoy\u00e9es aux adresses suivantes&nbsp;: <a href=\"mailto:marie.bastien@uclouvain.be\">marie.bastien@uclouvain.be<\/a>&nbsp;; <a href=\"mailto:sebastien.fevry@uclouvain.be\">sebastien.fevry@uclouvain.be<\/a> et <a href=\"mailto:ahuz@parisnanterre.fr\">ahuz@parisnanterre.fr<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Merci de pr\u00e9ciser l\u2019axe ou les axes dans le(s)quel(s) s\u2019inscrit votre proposition ainsi que votre affiliation (universit\u00e9\/laboratoire de rattachement). Le retour sur les propositions sera fait aux alentours du 15&nbsp;juin 2025.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Calendrier<\/strong><\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Envoi des propositions : 1er juin 2025<\/li>\n\n\n\n<li>Annonce des r\u00e9sultats de la s\u00e9lection des propositions : 15 juin 2025<\/li>\n\n\n\n<li>Soumission des textes complets \u00e0 des fins d\u2019\u00e9valuation : 15 octobre 2025<\/li>\n\n\n\n<li>Publication des textes retenus par le comit\u00e9 de r\u00e9daction : septembre 2026<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p><strong>Bibliographie<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Appadurai, Arjun (dir.) (1986). <em>The Social Life of Things: Commodities in Cultural Perspective<\/em>, Cambridge, Cambridge University Press. DOI : <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1017\/CBO9780511819582\">https:\/\/doi.org\/10.1017\/CBO9780511819582<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Azuma, Hiroki (2008 [2001]). <em>G\u00e9n\u00e9ration otaku. Les enfants de la postmodernit\u00e9<\/em>, Paris, Hachette Litt\u00e9ratures.<\/p>\n\n\n\n<p>Bahuaud, Myriam (2013). \u00ab&nbsp;Transmedia storytelling&nbsp;: quand l\u2019histoire se con\u00e7oit et se construit comme une licence &nbsp;\u00bb,&nbsp;<em>Terminal<\/em>, n\u00b0&nbsp;112, 2013, p.&nbsp;77-88. DOI&nbsp;: <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.4000\/terminal.552\">https:\/\/doi.org\/10.4000\/terminal.552<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Baroni, Rapha\u00ebl (2017a). \u00ab&nbsp;Pour une narratologie transm\u00e9diale&nbsp;\u00bb, <em>Po\u00e9tique<\/em>, n\u00b0&nbsp;182, p.&nbsp;155-175.<\/p>\n\n\n\n<p>Baroni, Rapha\u00ebl (2017b). <em>Les Rouages de l\u2019intrigue. Les outils de narratologie postclassique pour l\u2019analyse des textes litt\u00e9raires<\/em>, Gen\u00e8ve, Slatkine, coll. \u00ab&nbsp;\u00c9rudition&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Baroni, Rapha\u00ebl (2018). \u00ab&nbsp;Narratologie postclassique \/ Postclassical Narratology&nbsp;\u00bb, <em>R\u00e9seau des Narratologues Francophones<\/em> [En ligne], 10 septembre 2018. URL&nbsp;: <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/2018\/09\/narratologie-postclassique-postclassical-narratology\/\">https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/2018\/09\/narratologie-postclassique-postclassical-narratology\/<\/a> (consult\u00e9 le 31 mars 2025).<\/p>\n\n\n\n<p>Baroni, Rapha\u00ebl (2019). \u00ab&nbsp;La dimension paratextuelle et l\u2019intrigue des r\u00e9cits transm\u00e9diatiques&nbsp;\u00bb, <em>Interf\u00e9rences litt\u00e9raires\/Literaire interferenties<\/em>, n\u00b0 23, 2019, p. 194-208.<\/p>\n\n\n\n<p>Baroni, Rapha\u00ebl et Goudmand, Ana\u00efs (2019). \u00ab&nbsp;Narratologie transm\u00e9diale \/ Transmedial Narratology&nbsp;\u00bb, <em>R\u00e9seau des Narratologues Francophones<\/em> [En ligne]. URL&nbsp;: <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/2019\/03\/narratologie-transmediale-transmedial-narratology\/\">https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/2019\/03\/narratologie-transmediale-transmedial-narratology\/<\/a> (consult\u00e9 le 31 mars 2025).<\/p>\n\n\n\n<p>Barthes, Roland (1957). <em>Mythologies<\/em>, Paris, Seuil.<\/p>\n\n\n\n<p>Baudrillard, Jean (1968). <em>Le Syst\u00e8me des objets<\/em>, Paris, Gallimard.<\/p>\n\n\n\n<p>Besson, Anne (2015). <em>Constellations. Des mondes fictionnels dans l\u2019imaginaire contemporain<\/em>, Paris, CNRS \u00c9ditions.<\/p>\n\n\n\n<p>Blandin, Bernard (2002). <em>La Construction du social par les objets<\/em>, Paris, Presses universitaires de France.<\/p>\n\n\n\n<p>Boillat, Alain (2006). \u00ab&nbsp;Du personnage \u00e0 la figurine\u202f: les produits d\u00e9riv\u00e9s de <em>Star Wars<\/em> comme expansion d\u2019un univers&nbsp;\u00bb, <em>D\u00e9cadrages. Cin\u00e9ma, \u00e0 travers champs<\/em>, n\u00b0&nbsp;8\u20119, p.&nbsp;106\u2011136. DOI&nbsp;: <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.4000\/decadrages.290\">https:\/\/doi.org\/10.4000\/decadrages.290<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Bonnot, Thierry (2002). <em>La Vie des objets. D\u2019ustensiles banals \u00e0 objets de collection<\/em>, Paris, \u00c9ditions de la Maison des sciences de l\u2019homme.<\/p>\n\n\n\n<p>Bonnot, Thierry (2014). <em>L\u2019Attachement aux choses<\/em>, Paris, CNRS \u00c9ditions.<\/p>\n\n\n\n<p>Broug\u00e8re, Gilles (2003). <em>Jouets et compagnie<\/em>, Paris, Stock.<\/p>\n\n\n\n<p>Broug\u00e8re, Gilles (2008). <em>La Ronde des jeux et des jouets. Harry, Pikachu, Superman et les autres<\/em>, Paris, \u00c9ditions Autrement.<\/p>\n\n\n\n<p>Broug\u00e8re, Gilles (2019). \u00ab&nbsp;Le jouet et la construction d\u2019univers fictionnels\u202f?&nbsp;\u00bb, <em>Revue de la BNF<\/em>, n\u00b0&nbsp;59\/2, p.&nbsp;80\u201187. DOI&nbsp;: <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.3917\/rbnf.059.0080\">https:\/\/doi.org\/10.3917\/rbnf.059.0080<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Cuvelier, Pierre (2011). \u00ab&nbsp;Jeu et fiction dans un jeu de cartes \u00e0 collectionner\u202f: le cas de <em>Magic<\/em><em>\u202f: l\u2019Assembl\u00e9e<\/em>&nbsp;\u00bb, <em>Stren\u00e6. Recherches sur les livres et objets culturels de l\u2019enfance<\/em> [En ligne], n\u00b0&nbsp;2. DOI&nbsp;: <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.4000\/strenae.305\">https:\/\/doi.org\/10.4000\/strenae.305<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Cross, Gary (2001). <em>Kids\u2019 Stuff: Toys and the Changing World of American Childhood<\/em>, Harvard University Press.<\/p>\n\n\n\n<p>Dauphragne, Antoine (2011). \u00ab&nbsp;Le sens de la fiction ludique\u202f: jeu, r\u00e9cit et effet de monde&nbsp;\u00bb, <em>Stren\u00e6. Recherches sur les livres et objets culturels de l\u2019enfance<\/em> [En ligne], n\u00b0&nbsp;2. DOI&nbsp;: <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.4000\/strenae.312\">https:\/\/doi.org\/10.4000\/strenae.312<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Dauphragne, Antoine (2012), \u00ab&nbsp;Les objets de la culture ludique enfantine : entre r\u00e9ifications et mises en fiction&nbsp;\u00bb, <em>Stren\u00e6. Recherches sur les livres et objets culturels de l\u2019enfance<\/em> [En ligne], n\u00b0&nbsp;4. DOI&nbsp;: <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.4000\/strenae.751\">https:\/\/doi.org\/10.4000\/strenae.751<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Fevry S\u00e9bastien, Marion Philippe (2022), \u00ab&nbsp;R\u00e9cit et projection lumineuse. Regard \u00e9pist\u00e9mologique sur la narrativit\u00e9 de la lanterne&nbsp;\u00bb, <em>Cahiers de Narratologie. Analyse et th\u00e9orie narratives<\/em> [En ligne], n\u00b0&nbsp;41, <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.4000\/narratologie.13397\">https:\/\/doi.org\/10.4000\/narratologie.13397<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Gaudreault Andr\u00e9, Marion Philippe (2006), \u00ab&nbsp;Cin\u00e9ma et g\u00e9n\u00e9alogie des m\u00e9dias&nbsp;\u00bb, <em>M\u00e9diaMorphoses <\/em>[En ligne], n\u00b0&nbsp;16, 2006, p. 24\u201130, <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.3406\/memor.2006.1124\">https:\/\/doi.org\/10.3406\/memor.2006.1124<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Galluzzo, Anthony (2022). <em>La Fabrique du consommateur<\/em><em>. Une histoire de la soci\u00e9t\u00e9 marchande<\/em>, Paris, Zones.<\/p>\n\n\n\n<p>Gondolo della Riva, Piero (1976). \u00ab&nbsp;Les jeux et les objets inspir\u00e9s du Tour du Monde en quatre-vingts jours&nbsp;\u00bb, <em>Revue des Lettres modernes<\/em>, n\u00b0 3 (456-461), p. 177-181.<\/p>\n\n\n\n<p>Goudmand, Ana\u00efs (2019). \u00ab&nbsp;Monde narratif \/ <em>Storyworld<\/em>&nbsp;\u00bb, <em>R\u00e9seau des Narratologues Francophones<\/em> [En ligne], URL&nbsp;: <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/2019\/02\/monde-narratif-storyworld\/\">https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/2019\/02\/monde-narratif-storyworld\/<\/a> (consult\u00e9 le 31 mars 2025).<\/p>\n\n\n\n<p>Huz, Aur\u00e9lie (2024). \u00ab&nbsp;Aimer la science-fiction en universitaire&nbsp;: biblioth\u00e8ques et traces domestiques des usages ordinaires du genre&nbsp;\u00bb, colloque <em>Traces et approches des usages dans la culture populaire et m\u00e9diatique (1880-2020)<\/em>, Chantal Savoie et Matthieu Letourneux (org.), Universit\u00e9 du Qu\u00e9bec \u00e0 Montr\u00e9al, 29-30 mai 2024.<\/p>\n\n\n\n<p>Iversen, Stefan et Van Tassel, Evan (2025, \u00e0 para\u00eetre). <em>The Materiality of Narrative Dynamics<\/em>. Berlin, De Gruyter.<\/p>\n\n\n\n<p>Jenkins, Henry (2006).<em>&nbsp;Convergence Culture: Where Old and New Media Collide<\/em>, New York, New York University Press.<\/p>\n\n\n\n<p>Johnson Derek (2013). <em>Media Franchising: Creative License and Collaboration in the Culture Industries<\/em>, New York, New York University Press.<\/p>\n\n\n\n<p>Kline, Stephen (1995). <em>Out of the Garden: Toys and Children\u2019s Culture in the Age of TV Marketing<\/em>, Londres\/New York, Verso.<\/p>\n\n\n\n<p>Kopytoff, Igor (1986). \u00ab&nbsp;The Cultural Biography of Things: Commoditization as Process&nbsp;\u00bb, dans Arjun Appadurai (dir.), <em>The Social Life of Things: Commodities in Cultural Perspective<\/em>, Cambridge, Cambridge University Press, p. 64\u201192. DOI : <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1017\/CBO9780511819582.004\">https:\/\/doi.org\/10.1017\/CBO9780511819582.004<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Latour, Bruno (1994). \u00ab&nbsp;Une sociologie sans objets ? Remarques sur l\u2019interobjectivit\u00e9&nbsp;\u00bb, <em>Sociologie du travail<\/em>, n\u00b0&nbsp;4\/94, p.&nbsp;587-607.<\/p>\n\n\n\n<p>Laurichesse, H\u00e9l\u00e8ne (2012). \u00ab&nbsp;\u00c0 la crois\u00e9e des univers du transm\u00e9dia, de la marque et de la franchise dans l\u2019industrie cin\u00e9matographie&nbsp;\u00bb, <em>Mise au Point<\/em>, n\u00b0&nbsp;4. DOI&nbsp;: <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.4000\/map.598\">https:\/\/doi.org\/10.4000\/map.598<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Laurichesse, H\u00e9l\u00e8ne (2013). \u00ab&nbsp;La marque dans les industries culturelles&nbsp;: une approche hybride et sp\u00e9cifique&nbsp;\u00bb, <em>Communication &amp; Management<\/em>, n\u00b0&nbsp;10(2), p.&nbsp;60\u201172. DOI&nbsp;: <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.3917\/comma.102.0060\">https:\/\/doi.org\/10.3917\/comma.102.0060<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Lesage, Sylvain et Suvilay, Bountavy (2019). \u00ab&nbsp;Introduction th\u00e9matique\u202f: Pour un tournant mat\u00e9riel des \u00e9tudes sur la bande dessin\u00e9e&nbsp;\u00bb, <em>Comicalit\u00e9s. \u00c9tudes de culture graphique<\/em>, dossier \u00ab&nbsp;Bande dessin\u00e9e et culture mat\u00e9rielle&nbsp;\u00bb. DOI&nbsp;: <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.4000\/comicalites.3692\">https:\/\/doi.org\/10.4000\/comicalites.3692<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Letourneux, Matthieu (2004). \u00ab&nbsp;Costumes de poup\u00e9es et panoplies narratives&nbsp;: les novellisations de Barbie&nbsp;\u00bb, colloque <em>L\u2019\u00c9dition pour la jeunesse entre h\u00e9ritage et culture de masse<\/em>, disponible sur HAL [En ligne], <a href=\"https:\/\/hal.science\/hal-00581054v1\">https:\/\/hal.science\/hal-00581054v1<\/a> (consult\u00e9 le 31 mars 2025).<\/p>\n\n\n\n<p>Letourneux, Matthieu (2008). \u00ab&nbsp;Le devenir livre des jeux et des jouets&nbsp;\u00bb, dans Gilles Broug\u00e8re, <em>La Ronde des jeux et des jouets. Harry, Pikachu, Superman et les autres<\/em>, Paris, \u00c9ditions Autrement, p. 77-91.<\/p>\n\n\n\n<p>Letourneux, Matthieu (dir.) (2011). \u00ab&nbsp;Les formes de la fiction dans la culture pour la jeunesse. Introduction&nbsp;\u00bb, <em>Stren\u00e6<\/em>, n\u00b0&nbsp;2, dossier \u00ab&nbsp;Les formes de la fiction dans la culture pour la jeunesse&nbsp;\u00bb<em>.<\/em> DOIT&nbsp;: <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.4000\/strenae.434\">https:\/\/doi.org\/10.4000\/strenae.434<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Letourneux, Matthieu (2017). <em>Fictions \u00e0 la cha\u00eene<\/em><em>\u202f: Litt\u00e9ratures s\u00e9rielles et culture m\u00e9diatique<\/em>. Paris, Seuil, coll. \u00ab&nbsp;Po\u00e9tique&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Letourneux, Matthieu (2020). \u00ab&nbsp;Penser les fictions s\u00e9rielles en r\u00e9gime postfordiste&nbsp;\u00bb, <em>Cahiers de Narratologie<\/em> [En ligne], n\u00b0&nbsp;37. DOI&nbsp;: <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.4000\/narratologie.10488\">https:\/\/doi.org\/10.4000\/narratologie.10488<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Letourneux, Matthieu (2023). \u00ab&nbsp;Marque et fiction&nbsp;: logiques de monde dans les franchises contemporaines&nbsp;\u00bb, communication au s\u00e9minaire <em>Recherches contemporaines en narratologie<\/em>, CRAL\/EHESS, 2022-2023 (\u00ab&nbsp;Raconter\/construire des mondes&nbsp;\u00bb), s\u00e9ance du 7 mars 2023.<\/p>\n\n\n\n<p>Letourneux, Matthieu et Savoie, Chantal (2024) (dir.). Colloque <em>Traces et approches des usages dans la culture populaire et m\u00e9diatique (1880-2020)<\/em>, Universit\u00e9 du Qu\u00e9bec \u00e0 Montr\u00e9al, 28-30 mai 2014.<\/p>\n\n\n\n<p>Miller, Daniel (1987). <em>Materiel Culture and Mass Consumption<\/em>, Oxford, Blackwell.<\/p>\n\n\n\n<p>Miller, Daniel (2008).&nbsp;<em>The Comfort of Things<\/em>, Cambridge, Polity press.<\/p>\n\n\n\n<p>Quilici, Antoine (2022).&nbsp;\u00ab&nbsp;L\u2019esth\u00e9tique des produits d\u00e9riv\u00e9s&nbsp;\u00bb, <em>Nouvelle revue d\u2019esth\u00e9tique<\/em>, n\u00b0&nbsp;29(1), p.&nbsp;49\u201157. DOI : <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.3917\/nre.029.0049\">https:\/\/doi.org\/10.3917\/nre.029.0049<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Ryan, Marie-Laure et Thon, Jean-No\u00ebl (dir.) (2014), <em>Storyworlds Across Media. Toward a Media-Conscious Narratology<\/em>, Lincoln\/London, University of Nebraska Press, coll. \u00ab&nbsp;Frontiers of Narrative&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Schaeffer, Jean-Marie (1999). <em>Pourquoi la fiction ?<\/em>, Paris, Seuil, coll. \u00ab&nbsp;Po\u00e9tique&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Seiter, Ellen (1995). <em>Sold Separately: Children and Parents in Consumer Culture<\/em>, New Brunswick, Rutgers University Press.<\/p>\n\n\n\n<p>Sfez, G\u00e9raldine (2008). \u00ab&nbsp;Les biblioth\u00e8ques\u202f: Des identit\u00e9s-palimpsestes&nbsp;\u00bb, <em>Conserveries m\u00e9morielles, <\/em>n\u00b0&nbsp;5, p.&nbsp;9-19. URL: <a href=\"https:\/\/journals.openedition.org\/cm\/131\">https:\/\/journals.openedition.org\/cm\/131<\/a> (consult\u00e9 le 31 mars 2025).<\/p>\n\n\n\n<p>Th\u00e9renty, Marie-\u00c8ve (2009). \u00ab&nbsp;Pour une po\u00e9tique historique du support&nbsp;\u00bb, <em>Romantisme<\/em>, n\u00b0&nbsp;143(1), p.&nbsp;109\u2011115. DOI&nbsp;: <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.3917\/rom.143.0109\">https:\/\/doi.org\/10.3917\/rom.143.0109<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Winkin, Yves (2002), \u00ab&nbsp;Propositions pour une anthropologie de l\u2019enchantement&nbsp;\u00bb, dans Fathi Triki (dir.), <em>Unit\u00e9-diversit\u00e9. Les identit\u00e9s culturelles dans le jeu de la mondialisation<\/em>, Paris, L\u2019Harmattan, coll. \u00ab&nbsp;Logiques sociales&nbsp;\u00bb, p. 169-179.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-lpcm wp-block-embed-lpcm\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<blockquote class=\"wp-embedded-content\" data-secret=\"hzbFBnUwfG\"><a href=\"https:\/\/lpcm.hypotheses.org\/37901\">Appel \u00e0 contributions : Produits d\u00e9riv\u00e9s et culture mat\u00e9rielle. Extension du domaine de la fiction (Cahiers de narratologie)<\/a><\/blockquote><iframe loading=\"lazy\" class=\"wp-embedded-content\" sandbox=\"allow-scripts\" security=\"restricted\" style=\"position: absolute; visibility: hidden;\" title=\"\u00ab\u00a0Appel \u00e0 contributions : Produits d\u00e9riv\u00e9s et culture mat\u00e9rielle. 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