{"id":2323,"date":"2024-09-17T15:22:07","date_gmt":"2024-09-17T13:22:07","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/?p=2323"},"modified":"2024-11-01T10:07:44","modified_gmt":"2024-11-01T09:07:44","slug":"heros-heroines-pouvoirs-dagir-annonce-de-cours","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/2024\/09\/heros-heroines-pouvoirs-dagir-annonce-de-cours\/","title":{"rendered":"H\u00e9ros\/H\u00e9ro\u00efnes. Pouvoir(s) d\u2019agir (annonce de cours)"},"content":{"rendered":"\n<h5 class=\"wp-block-heading\">S\u00e9minaire \u00ab\u00a0Recherches contemporaines en narratologie\u00a0\u00bb 2024\/2025 du Centre de recherches sur les arts et le langage (CNRS\/EHESS)<\/h5>\n\n\n\n<p>Co-organisateurs du s\u00e9minaire&nbsp;: Olivier Ca\u00efra (IUT Evry et EHESS), Thomas Conrad (ENS, Paris), Anne Duprat (Universit\u00e9 de Picardie-Jules Vernes\/IUF), Ana\u00efs Goudmand (Sorbonne Universit\u00e9), John Pier (Universit\u00e9 de Tours et CRAL), Philippe Roussin (CRAL\/CNRS)<\/p>\n\n\n\n<p>Site du s\u00e9minaire&nbsp;: <a href=\"https:\/\/narratologie.ehess.fr\/\">https:\/\/narratologie.ehess.fr\/<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>Le s\u00e9minaire se r\u00e9unit tous les quinze jours, les 1<sup>er<\/sup>, 3<sup>e<\/sup> et 5<sup>e<\/sup> mardi du mois, de 16h \u00e0 18h, \u00e0 l&rsquo;\u00c9cole Normale Sup\u00e9rieure, 45, rue d\u2019Ulm, 75005 Paris, France, Salle Celan.<\/p>\n\n\n\n<p>Le s\u00e9minaire se d\u00e9roulera en mode hybride (pr\u00e9sentiel + distanciel). Pour acc\u00e9der au distanciel par ce lien Zoom\u00a0: <a href=\"https:\/\/us02web.zoom.us\/j\/82482362974?pwd=Evak6Ib9yLzX2A0b1atmPYjqOYqB0l.1\">https:\/\/us02web.zoom.us\/j\/82482362974?pwd=Evak6Ib9yLzX2A0b1atmPYjqOYqB0l.1<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>En mettant cette ann\u00e9e l\u2019h\u00e9ro\u00efsme au centre de nos r\u00e9flexions, nous partageons la conviction que le terme a aujourd\u2019hui une actualit\u00e9 et une vitalit\u00e9 dans tous les secteurs de la cr\u00e9ation narrative, contrairement \u00e0 ce que le motif de la \u201cfin de l\u2019h\u00e9ro\u00efsme\u201d pourrait laisser penser. De quoi justifier de porter sur la notion un regard narratologique \u2013 \u00e0 la fois formel, historique, et critique, puisque les h\u00e9ros et h\u00e9ro\u00efnes sont le lieu o\u00f9 le r\u00e9cit articule les \u00e9v\u00e9nements et les valeurs, la capacit\u00e9 \u00e0 agir de certains personnages exceptionnels et leurs raisons d\u2019agir renvoyant \u00e0 des normes communes.<\/p>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n<p>Assur\u00e9ment, l\u2019h\u00e9ro\u00efsme est omnipr\u00e9sent dans la culture m\u00e9diatique contemporaine, sous la figure omnipr\u00e9sente du super-h\u00e9ros ou sous celles des protagonistes h\u00e9ro\u00efques des fictions de genre (fantasy, roman policier, science-fiction, etc.). Une telle prolif\u00e9ration h\u00e9ro\u00efque ne manque certes pas d\u2019interroger la d\u00e9finition m\u00eame de la notion : que ce soit par la promotion r\u00e9cente d\u2019une plus grande diversit\u00e9 d\u2019identit\u00e9s de race et de genre, avec notamment une f\u00e9minisation spectaculaire du personnel h\u00e9ro\u00efque ; ou par les variations autour des anti-h\u00e9ros, des h\u00e9ros involontaires, des groupes de h\u00e9ros ; ou encore par l\u2019exploration transfictionnelle de leur personnalit\u00e9 (versions alternatives, <em>origin stories<\/em>).<\/p>\n\n\n\n<p>Ailleurs, et jusque dans les formes les plus savantes des r\u00e9cits, est-il possible d\u2019\u00e9chapper tout \u00e0 fait \u00e0 l\u2019h\u00e9ro\u00efsme ? Le personnage est un foyer de notre attention aux r\u00e9cits, et sa mise en relief h\u00e9ro\u00efsante est un vecteur puissant de captation de notre int\u00e9r\u00eat par la sympathie et l\u2019admiration. La litt\u00e9rature ne cesse d\u00e9cid\u00e9ment de rejouer le \u00ab th\u00e8me du tra\u00eetre et du h\u00e9ros \u00bb cher \u00e0 Borges, m\u00eame sous les formes discr\u00e8tes du r\u00e9alisme et de la m\u00e9diocrit\u00e9. L\u2019h\u00e9ro\u00efsme reste un horizon de notre lecture \u2013 et cela en contradiction parfois flagrante avec nos convictions d\u00e9mocratiques et \u00e9galitaires. Il faudra analyser avec lucidit\u00e9 cette tension, que les r\u00e9cits peuvent mettre au jour, mais aussi dissimuler, \u00e0 moins encore qu\u2019ils ne la r\u00e9solvent dans des figures de \u201ch\u00e9ros ordinaire\u201d.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019h\u00e9ro\u00efsme est en effet un objet mouvant, intrins\u00e8quement li\u00e9 \u00e0 un contexte culturel et historique qui en transforment la valeur et le sens, au fil de red\u00e9finitions, de d\u00e9placements et de cr\u00e9ations incessantes.&nbsp; Dans cette perspective, on s\u2019int\u00e9ressera \u00e0 l\u2019\u00e9mergence de nouvelles figures h\u00e9ro\u00efques, aux processus par lesquels un nouveau type d\u2019h\u00e9ro\u00efsme appara\u00eet et s\u2019impose, bien souvent d\u2019abord comme une figure anti-h\u00e9ro\u00efque \u2013 d\u00e9risoire, ou marginale, ou immorale, ou triviale\u2026 La r\u00e9invention perp\u00e9tuelle au cours de l\u2019histoire des h\u00e9ro\u00efsmes f\u00e9minins, et leur opposition aux h\u00e9ro\u00efsmes virils selon des modalit\u00e9s toujours renouvel\u00e9es, sera \u00e0 ce titre particuli\u00e8rement int\u00e9ressante.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 travers cette question de l\u2019h\u00e9ro\u00efsme, c\u2019est la notion de personnage qui sera en ligne de mire. La th\u00e9orie narrative a souvent subordonn\u00e9 le personnage \u00e0 l\u2019intrigue, en l\u2019identifiant comme le sujet d\u2019une qu\u00eate (Propp, Greimas) ou comme le h\u00e9ros d\u2019un \u00ab monomythe \u00bb (Campbell). On choisira plut\u00f4t de voir le personnage comme le sujet et la source de son action, en lui rendant sa capacit\u00e9 \u00e0 agir (<em>agency<\/em>), qui permet son \u00e9valuation morale. Que peut le h\u00e9ros&nbsp;? Dans quelle mesure sa capacit\u00e9 \u00e0 agir est-elle limit\u00e9e, ou entrelac\u00e9e \u00e0 celle des autres personnages&nbsp;? Ce sont les formes narratives qui peuvent mettre en \u00e9vidence les h\u00e9ro\u00efsmes inaccomplis, virtuels, silencieux, ou les h\u00e9ro\u00efsmes collectifs d\u2019un groupe ou d\u2019une communaut\u00e9. Le r\u00e9cit est ainsi le lieu o\u00f9 le pouvoir d\u2019agir du h\u00e9ros est mis en question, contextualis\u00e9, renvoy\u00e9 \u00e0 un tissu de circonstances, de causes, d\u2019intentions et de cons\u00e9quences impr\u00e9vues, parmi lesquelles se jouent \u2013 ou se perdent \u2013 les valeurs que le r\u00e9cit pr\u00e9tend promouvoir.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Programme des s\u00e9ances<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Mardi 1<sup>er<\/sup> octobre<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Thomas Conrad (ENS, Paris)<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Introduction&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>et Jennifer Tamas (Rutgers University)<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;H\u00e9ro\u00efne ou Victime&nbsp;? Regards narratologiques de Perrault \u00e0 Breillat sur la femme de Barbe Bleue&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Mardi 15 octobre<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Florence Dupont (Universit\u00e9 Paris Cit\u00e9)<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;H\u00e9rakl\u00e8s, Alexandre, C\u00e9sar et les autres&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Mardi 5 novembre<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Olivier Ca\u00efra (IUT Evry et EHESS)<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;G\u00e9nies et surdou\u00e9s \u00e0 l&rsquo;\u00e9cran : comment l&rsquo;intelligence extr\u00eame transforme la notion d&rsquo;h\u00e9ro\u00efsme&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Mardi 19 novembre<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Jacques-David Ebguy (Universit\u00e9 Paris Cit\u00e9)<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Les h\u00e9ros de la vie moderne. H\u00e9ro\u00efsme et roman balzacien&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Mardi 3 d\u00e9cembre<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>H\u00e9l\u00e8ne Sellier (Universit\u00e9 Toulouse II Paul Sabatier)<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;H\u00e9ro\u00efsmes au f\u00e9minin dans les jeux vid\u00e9o et agentivit\u00e9 de la joueuse&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Mardi 17 d\u00e9cembre<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Anne Duprat (Universit\u00e9 Picardie-Jules Verne\/IUF) \u00ab&nbsp;L\u2019h\u00e9ro\u00efsme est-il personnel? l&rsquo;individuel et le collectif dans la constitution du personnage litt\u00e9raire (XVI<sup>e<\/sup>-XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cles)&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Mardi 21 janvier<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Cao Danhong (Nanjing University, Chine)<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;La narratologie \u2018chinoise\u2019 au carrefour de deux traditions&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Mardi 4 f\u00e9vrier<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Simon Br\u00e9an (Universit\u00e9 Sorbonne Nouvelle)<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Jouer au h\u00e9ros : mises en sc\u00e8ne contemporaines du devenir h\u00e9ro\u00efque&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Mardi 4 mars<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Sabine Chalvon Demersay (CNRS et EHESS)<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Le h\u00e9ros de s\u00e9rie t\u00e9l\u00e9vis\u00e9e et son \u00e9trange nature&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Mardi 18 mars<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Sarah Mallah (Universit\u00e9 Gustave Eiffel)<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Infra-h\u00e9ro\u00efsme, hyper-h\u00e9ro\u00efsme : quand la science-fiction joue avec ses codes&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Mardi 1<sup>er<\/sup> avril<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Beno\u00eet Hennaut (\u00c9cole nationale sup\u00e9rieure des arts visuels de La Cambre &#8211; Bruxelles)<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Des h\u00e9ros et des mythes \u00ab&nbsp;affaiblis&nbsp;\u00bb : retour sur les fondements radicaux<\/p>\n\n\n\n<p>du th\u00e9\u00e2tre de Romeo Castellucci dans les ann\u00e9es 1990&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Mardi 29 avril<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>John Pier (Universit\u00e9 de Tours et CRAL) Titre \u00e0 communiquer<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>S\u00e9minaire \u00ab\u00a0Recherches contemporaines en narratologie\u00a0\u00bb 2024\/2025 du Centre de recherches sur les arts et le langage (CNRS\/EHESS) Co-organisateurs du s\u00e9minaire&nbsp;: Olivier Ca\u00efra (IUT Evry et EHESS), Thomas Conrad (ENS, Paris), Anne Duprat (Universit\u00e9 de Picardie-Jules Vernes\/IUF), Ana\u00efs Goudmand (Sorbonne Universit\u00e9),<\/p>\n","protected":false},"author":1001512,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":{"0":"post-2323","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","6":"category-uncategorized"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2323","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1001512"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2323"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2323\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2329,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2323\/revisions\/2329"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2323"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2323"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2323"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}