{"id":1809,"date":"2022-01-11T16:33:55","date_gmt":"2022-01-11T15:33:55","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/?p=1809"},"modified":"2022-02-02T16:34:45","modified_gmt":"2022-02-02T15:34:45","slug":"narratologie-naturelle-natural-narratology","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/2022\/01\/narratologie-naturelle-natural-narratology\/","title":{"rendered":"Narratologie naturelle \/ Natural Narratology"},"content":{"rendered":"\n<p>Par Monika Fludernik<\/p>\n\n\n\n<p>Traduit de l\u2019anglais par Rapha\u00ebl Baroni<\/p>\n\n\n\n<p>Dans <em>Towards a \u00ab\u00a0Natural\u00a0\u00bb Narratology<\/em>, Monika Fludernik (1996) propose une approche des r\u00e9cits bas\u00e9e sur des param\u00e8tres cognitifs, et donc \u00ab\u00a0naturels\u00a0\u00bb, afin d\u2019\u00e9largir les mod\u00e8les narratologiques classiques (structuralistes) \u2013 Genette (1972), Stanzel (1984), Chatman (1978), Bal (1985), Rimmon-Kenan (1983) \u2013 pour aborder la fiction postmoderniste, laquelle n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 consid\u00e9r\u00e9e en d\u00e9tail par la th\u00e9orie du r\u00e9cit traditionnelle. En m\u00eame temps, l&rsquo;approche des r\u00e9cits d\u00e9crite dans <em>Towards a \u00ab\u00a0Natural\u00a0\u00bb Narratology<\/em> vise \u00e0 montrer l&rsquo;existence d&rsquo;une continuit\u00e9 entre la fiction et les r\u00e9cits conversationnels \u2013 \u00e9galement appel\u00e9s \u00ab\u00a0naturels\u00a0\u00bb par Pratt (1977) sur la base des travaux de Labov (1972) \u2013 ce qui permet d&rsquo;analyser le d\u00e9veloppement diachronique des r\u00e9cits du Moyen \u00c2ge \u00e0 nos jours, en se concentrant particuli\u00e8rement sur la fa\u00e7on dont les textes anglais vernaculaires de la fin du Moyen \u00c2ge et du d\u00e9but de la p\u00e9riode moderne ont adopt\u00e9 des structures narratives conversationnelles et les ont progressivement modifi\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n<p>Le terme <em>naturel<\/em> dans le titre de cette \u00e9tude est li\u00e9 \u00e0 trois domaines d&rsquo;usage et il est explicitement s\u00e9par\u00e9 d&rsquo;une conception normative de la naturalit\u00e9 (naturel vs non naturel). Tout d&rsquo;abord, Fludernik associe le terme \u00e0 la <em>narration naturelle<\/em>, une appellation d\u00e9signant les r\u00e9cits conversationnels qui se produisent naturellement. Il s&rsquo;agit d&rsquo;histoires produites oralement, centr\u00e9es sur les exp\u00e9riences v\u00e9cues par le narrateur (ou par quelqu&rsquo;un d&rsquo;autre, dans les r\u00e9cits men\u00e9s \u00e0 la troisi\u00e8me personne et qualifi\u00e9s de \u00ab\u00a0virariants\u00a0\u00bb<a href=\"#_ftn1\">[1]<\/a>) qui sont jug\u00e9s dignes d&rsquo;\u00eatre racont\u00e9e (<em><a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/www.lhn.uni-hamburg.de\/node\/30.html\" data-type=\"URL\" data-id=\"https:\/\/www.lhn.uni-hamburg.de\/node\/30.html\" target=\"_blank\">tellable<\/a><\/em>)  et encadr\u00e9es par une conversation en cours, au sein de laquelle l&rsquo;histoire apporte une contribution pertinente au r\u00e9cit, ce qui lui conf\u00e8re un <em>int\u00e9r\u00eat<\/em> (en anglais <em>a<\/em> <em>point<\/em>). Fludernik poursuit en introduisant le concept cl\u00e9 d&rsquo;<em>exp\u00e9rientialit\u00e9<\/em> sur la base de cette dynamique de la <em>racontabilit\u00e9<\/em> (<em><a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/www.lhn.uni-hamburg.de\/node\/30.html\" data-type=\"URL\" data-id=\"https:\/\/www.lhn.uni-hamburg.de\/node\/30.html\" target=\"_blank\">tellability<\/a><\/em>) et de l\u2019<em>int\u00e9r\u00eat <\/em>et elle le d\u00e9finit comme la caract\u00e9ristique d\u00e9terminante de la narrativit\u00e9. Dans son mod\u00e8le de <em>narratologie naturelle<\/em>, la narration naturelle, c&rsquo;est-\u00e0-dire conversationnelle, constitue un prototype de narration qui s&rsquo;applique \u00e9galement aux r\u00e9cits fictifs, \u00e9crits et litt\u00e9raires, bien que de mani\u00e8re plus complexe, \u00e9tendue ou modifi\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>La deuxi\u00e8me source du terme <em>naturel<\/em> provient de la linguistique cognitive, en particulier de la <em>nat\u00fcrlichkeitstheoretische Linguistik<\/em> de Wolfgang Dressler (1989) \u2013 en fran\u00e7ais, voir (Kilani &amp; Dressler 2005). Dans cette approche linguistique, la tendance de la langue \u00e0 adopter des param\u00e8tres par d\u00e9faut (en syntaxe, morphologie, phonologie, etc.) est consid\u00e9r\u00e9e comme \u00ab\u00a0naturelle\u00a0\u00bb dans la mesure o\u00f9 elle constitue le choix le plus courant pour les locuteurs. Les relations d&rsquo;iconicit\u00e9, par exemple la pr\u00e9f\u00e9rence pour l&rsquo;encha\u00eenement des r\u00e9cits d&rsquo;actions dans l&rsquo;ordre dans lequel ces actions se sont produites (veni, vidi, vici), sont des exemples de pr\u00e9f\u00e9rences \u00ab\u00a0naturelles\u00a0\u00bb. Le caract\u00e8re naturel tel qu&rsquo;il est employ\u00e9 par les linguistes \u2013 voir Bolinger (1977: x) \u2013 est li\u00e9 au cadre cognitif de la th\u00e9orie des prototypes et aux th\u00e9ories de l&rsquo;incarnation (<em>embodiment<\/em>) \u2013 issues de l&rsquo;ouvrage fondamental de George Lakoff, <em>Women, Fire and Dangerous Things<\/em> (1987). L&rsquo;incarnation constitue un \u00e9l\u00e9ment central de la narratologie naturelle.<\/p>\n\n\n\n<p>La troisi\u00e8me source du terme <em>naturel<\/em> provient de la <em>naturalisation<\/em>, un concept employ\u00e9 par Jonathan Culler (1975 : 134-60) pour caract\u00e9riser le processus de lissage des incoh\u00e9rences dans les r\u00e9cits par le lecteur. Tamar Yacobi (1987; 2001), dans son travail sur la <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/2019\/11\/narrateur-non-fiable-unreliable-narrator\/\">narration non fiable<\/a>, consid\u00e8re la th\u00e8se du manque de fiabilit\u00e9 comme une strat\u00e9gie pour rendre compte d\u2019une contradiction textuelle ou s\u00e9mantique, et ces strat\u00e9gies sont en fait des naturalisations qui tentent d&rsquo;expliquer les incoh\u00e9rences observ\u00e9es. La narratologie naturelle affirme que les lecteurs qui rencontrent des structures textuelles qui ne sont pas narratives (comme les listes, les formats de questions-r\u00e9ponses, les descriptions qui prennent le dessus sur le r\u00e9cit) naturalisent ces ph\u00e9nom\u00e8nes comme des r\u00e9cits en leur imposant un cadre narratif ou, pour reprendre les termes de Fludernik, en <em>narrativisant<\/em> un mat\u00e9riel textuel qui n&rsquo;est pas narratif en lui-m\u00eame. Ainsi, le format question-r\u00e9ponse de l&rsquo;\u00e9pisode \u00ab\u00a0Ithaque\u00a0\u00bb de l&rsquo;<em>Ulysse<\/em> de Joyce est g\u00e9n\u00e9ralement narrativis\u00e9 par les lecteurs lorsqu&rsquo;ils \u00e9tablissent quelles sont les actions (minimales) accomplies par Bloom et Stephen dans la cuisine de la maison de Bloom.<\/p>\n\n\n\n<p>La th\u00e8se de la <em>narrativisation<\/em> est \u00e0 l\u2019origine d\u2019un dissensus essentiel avec l&rsquo;\u00e9cole de la <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/2019\/08\/narratologie-non-naturelle-unnatural-narratology\/\">narratologie non naturelle<\/a> (<em>unnatural narratology<\/em>, qui s&rsquo;inspire de la narratologie naturelle)<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/wp-admin\/post.php?post=1809&amp;action=edit#_ftn1\">[3]<\/a>. Selon Jan Alber et Brian Richardson, la narratologie naturelle, bien qu&rsquo;elle se concentre sur le ph\u00e9nom\u00e8ne de la <em>naturalisation<\/em>, est incapable de prendre en compte de mani\u00e8re ad\u00e9quate des exp\u00e9riences radicales en mati\u00e8re de narration, puisqu&rsquo;elle tend \u00e0 r\u00e9duire les r\u00e9cits exp\u00e9rimentaux \u00e0 des cadres mim\u00e9tiques. Ils adoptent ainsi le point de vue d&rsquo;Andrew Gibson (1996), qui plaidait pour l\u2019\u00e9mergence d\u2019une version postmoderniste de la th\u00e9orie narrative. Selon Fludernik, la th\u00e9orie de la narrativisation telle qu\u2019elle est expos\u00e9e dans <em>Towards a \u00ab\u00a0Natural\u00a0\u00bb Narratology<\/em> est fond\u00e9e sur les pr\u00e9f\u00e9rences mim\u00e9tiques de la plupart des lecteurs. Cependant, un cadre cognitif renvoyant \u00e0 l&rsquo;\u00e9criture m\u00e9tafictionnelle peut \u00eatre ajout\u00e9 \u00e0 la narratologie naturelle pour tenir compte de l&rsquo;attention que certains (rares?) lecteurs portent aux mod\u00e8les narratifs naturellement impossibles ou ludiquement fantastiques et contre-intuitifs<a href=\"#_edn1\">[i]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Les principaux pr\u00e9ceptes de la narratologie naturelle peuvent \u00eatre r\u00e9sum\u00e9s comme suit :<\/p>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\"><li>La narrativit\u00e9 n&rsquo;est pas principalement constitu\u00e9e par l&rsquo;intrigue ou par l&rsquo;acte de raconter, ni par une conjonction des deux (comme le proposent Stanzel, Genette, Chatman et d&rsquo;autres), mais par l&rsquo;<em>exp\u00e9rientialit\u00e9<\/em>, c&rsquo;est-\u00e0-dire par la relation dynamique entre la <em>racontabilit\u00e9<\/em> et l\u2019<em>int\u00e9r\u00eat<\/em>. Cette th\u00e8se, qui marginalise l&rsquo;intrigue et met l&rsquo;accent sur la repr\u00e9sentation de l&rsquo;esprit, a \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s controvers\u00e9e, mais des d\u00e9finitions plus r\u00e9centes de la narrativit\u00e9 par Werner Wolf et Marie-Laure Ryan, qui se concentrent sur l&rsquo;illusion esth\u00e9tique (Wolf 1993, 2013) et la cr\u00e9ation de mondes fictionnels (Wolf 2003 ; Ryan 2006 ; Herman 2009, Herman et al. 2012) ont \u00e9t\u00e9 beaucoup plus encline \u00e0 accueillir le concept d&rsquo;exp\u00e9rientialit\u00e9.<\/li><li>La narration repose sur des param\u00e8tres cognitifs qui permettent aux conteurs et \u00e0 leurs auditeurs de comprendre le monde (qu&rsquo;il soit factuel ou fictif) en termes de cadres ou de scripts. Ce premier niveau de compr\u00e9hension correspond au niveau de la <em>mim\u00e9sis I<\/em> de Ric\u0153ur (1983).<\/li><li>Dans le processus de la lecture des r\u00e9cits, ou de leur r\u00e9ception, trois niveaux suppl\u00e9mentaires, bas\u00e9s sur des param\u00e8tres cognitifs, sont impliqu\u00e9s. Il y a d\u2019abord le second niveau des situations narratives, qui met en lumi\u00e8re diff\u00e9rentes mani\u00e8res d\u2019acc\u00e9der au monde fictionnel \u2013 Fludernik distingue ici : RACONTER, FAIRE L\u2019EXP\u00c9RIENCE DE, PERCEVOIR et R\u00c9FL\u00c9CHIR (Fudernik 1996 : 50). Il s&rsquo;agit de diff\u00e9rentes formes de constitution de la conscience&nbsp;: au moyen du mode de la narration (RACONTER), au moyen de la conscience du protagoniste (FAIRE L\u2019EXP\u00c9RIENCE DE), au moyen de la conscience d&rsquo;un t\u00e9moin (PERCEVOIR) et au moyen de la narration autor\u00e9flexive (R\u00c9FL\u00c9CHIR). Le troisi\u00e8me niveau est celui des attentes li\u00e9es au genre, par exemple le cadre du <em>Bildungsroman<\/em> ou celui de la romance m\u00e9di\u00e9vale. Enfin, le quatri\u00e8me niveau est constitu\u00e9 par la <em>narrativisation<\/em>, c&rsquo;est-\u00e0-dire par la transposition cognitive du texte en r\u00e9cit, surtout si la structure de surface de ce texte n\u2019invite pas particuli\u00e8rement \u00e0 cette op\u00e9ration.<\/li><\/ol>\n\n\n\n<p>La <em>narrativit\u00e9<\/em> na\u00eet d&rsquo;une interaction entre un sujet qui constitue la base du r\u00e9cit, qui est constitu\u00e9 par l&rsquo;exp\u00e9rientialit\u00e9 humaine, et un processus de m\u00e9diation ou de narrativisation de ce sujet par le filtre de la conscience, en recourant \u00e0 une classification g\u00e9n\u00e9rique et \u00e0 des cadres tels que FAIRE L\u2019EXP\u00c9RIENCE DE ou PERCEVOIR. Le r\u00e9sultat de ce processus est la <em>narrativit\u00e9<\/em>, qui peut \u00eatre analys\u00e9e comme une <em>exp\u00e9rientialit\u00e9 m\u00e9diatis\u00e9e<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans ce mod\u00e8le, l&rsquo;incarnation joue un r\u00f4le central car la cognition humaine est bas\u00e9e sur notre corporalit\u00e9 et sur son positionnement dans un environnement. Cet aspect a fait l&rsquo;objet d&rsquo;une attention particuli\u00e8re de la part de narratologues cognitivistes tels que Karin Kukkonen ou Marco Caracciolo (Caracciolo 2014&nbsp;; 2016&nbsp;; 2020 ; Caracciolo &amp; Kukkonen 2014, 2021 ; Kukkonen 2019). Les cadres FAIRE L\u2019EXP\u00c9RIENCE DE et PERCEVOIR sont li\u00e9s aux mod\u00e8les de narration conversationnelle (r\u00e9cits personnels et r\u00e9cits de t\u00e9moins). Pour une explication plus approfondie, voir Fludernik (2018&nbsp;; 2010).<\/p>\n\n\n\n<p>La narratologie naturelle ne se contente pas de proposer une th\u00e9orie du r\u00e9cit qui, dans une certaine mesure, combine le mod\u00e8le de Stanzel avec des id\u00e9es issues des sciences cognitives et de l&rsquo;analyse du discours. Elle montre \u00e9galement comment analyser des r\u00e9cits qui s&rsquo;\u00e9cartent des normes du r\u00e9alisme, que ce soit en utilisant des pronoms bizarres pour d\u00e9signer les protagonistes (comme <em>vous<\/em> ou <em>on<\/em>), en racontant les actions avec des temps inhabituels (comme le futur ou les r\u00e9cits au conditionnel ou au pr\u00e9sent) ou en s\u2019appuyant sur des strat\u00e9gies narratives m\u00e9tafictionnelles, sur une \u00e9criture herm\u00e9tique ou sur des jeux de mots<a href=\"#_ftn1\">. <\/a>La discussion sur ces textes montre que les mod\u00e8les de narrativisation mim\u00e9tique sont facilement applicables \u00e0 la plupart de ces textes, mais pas \u00e0 tous. Les repr\u00e9sentants de la <a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/2019\/08\/narratologie-non-naturelle-unnatural-narratology\/\" data-type=\"URL\" data-id=\"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/2019\/08\/narratologie-non-naturelle-unnatural-narratology\/\" target=\"_blank\">narratologie non naturelle<\/a> diront qu&rsquo;en se concentrant sur la narrativisation, l&rsquo;importance de l&rsquo;exp\u00e9rimentation narrative est occult\u00e9e ou marginalis\u00e9e. Cependant, en supposant qu&rsquo;il existe des lecteurs susceptibles d\u2019appr\u00e9cier l&rsquo;\u00e9branlement des param\u00e8tres et des cadres habituels, on pourrait inclure un genre renvoyant \u00e0 ces textes et univers narratifs exp\u00e9rimentaux et non naturels qui r\u00e9pondrait \u00e0 ces go\u00fbts sans exiger l&rsquo;abandon de la th\u00e9orie de base comme mod\u00e8le utile pour analyser tous les types de r\u00e9cits. <\/p>\n\n\n\n<p>Enfin, dans les chapitres 2 \u00e0 5 de <em>Towards a \u00ab\u00a0Natural\u00a0\u00bb Narratology<\/em>, Fludernik propose \u00e9galement une analyse diachronique des r\u00e9cits litt\u00e9raires de langue anglaise en introduisant d&rsquo;abord un mod\u00e8le de narration conversationnelle d\u00e9riv\u00e9 des travaux de Labov, puis en montrant que ce mod\u00e8le peut \u00eatre retrouv\u00e9 dans les r\u00e9cits vernaculaires anglais de la fin du Moyen \u00c2ge et dans les premiers textes modernes. Fludernik avance ensuite la th\u00e8se selon laquelle ce mod\u00e8le r\u00e9siduel se dissout lentement sous l&rsquo;influence des mod\u00e8les de narration \u00e9crite italiens, fran\u00e7ais et latins et \u00e9volue progressivement vers des mod\u00e8les typiques du roman. Fludernik m\u00e8ne actuellement un projet intitul\u00e9 <a href=\"https:\/\/www.koselleckproject-diachronicnarratology.uni-freiburg.de\/\">Narratologie diachronique<\/a>, qui vise \u00e0 offrir une meilleure contextualisation et une analyse textuelle plus approfondie pour corroborer cette th\u00e8se. Entretemps, la dimension diachronique a gagn\u00e9 en importance dans la narratologie contemporaine (von Contzen 2014).<\/p>\n\n\n\n<p>Pour une critique et une \u00e9valuation du mod\u00e8le de la narratologie naturelle, on peut consulter le num\u00e9ro sp\u00e9cial du journal&nbsp;<a href=\"https:\/\/muse.jhu.edu\/issue\/38608\"><em>Partial Answers<\/em>&nbsp;<\/a>paru en 2018 d\u00e9di\u00e9 au vingti\u00e8me anniversaire de&nbsp;<em>Towards a \u2018Natural\u2019 Narratology<\/em>&nbsp;. Ce num\u00e9ro \u00e9dit\u00e9 par John Pier (2018) inclut des articles de Jonathan Culler, Dan Shen, Brian McHale, Karin Kukkonen et Jonas Grethlein, entre autres.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>R\u00e9f\u00e9rences<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Alber, Jan (2016), <em>Unnatural Narrative. Impossible Worlds in Fiction and Drama<\/em>, Lincoln, University of Nebraska Press.<\/p>\n\n\n\n<p><a><\/a>Alber, Jan &amp; R\u00fcdiger Heinze (dir.) (2011), <em>Unnatural Narratives \u2013 Unnatural Narratology<\/em>, Berlin, de Gruyter.<\/p>\n\n\n\n<p>Alber, Jan, Stefan Iversen, Henrik Skov Nielsen &amp; Brian Richardson (2010), \u00ab\u00a0Narratives, Unnatural Narratology: Beyond Mimetic Models\u00a0\u00bb, <em>Narrative,<\/em> n\u00b018 (2), p. 113-36.<\/p>\n\n\n\n<p>Alber, Jan, Stefan Iversen, Henrik Skov Nielsen &amp; Brian Richardson (2012), \u00ab\u00a0What is Unnatural about Unnatural Narratology? A Response to Monika Fludernik\u00a0\u00bb, <em>Narrative,<\/em> n\u00b020 (3), p. 371-82.<\/p>\n\n\n\n<p>Alber, Jan, Stefan Iversen, Henrik Skov Nielsen &amp; Brian Richardson (2013), \u00ab\u00a0What Really is Unnatural Narratology?\u00a0\u00bb, <em>Storyworlds,<\/em> n\u00b05, p. 101-118. (= Alber et al. 2013b)<\/p>\n\n\n\n<p>Alber, Jan, Henrik Skov Nielsen &amp; Brian Richardson (dir.) (2013), <em>A Poetics of Unnatural Narrative<\/em>, Columbus, The Ohio State Univerrsity Press. (= Alber et al. 2013a)<\/p>\n\n\n\n<p>Bal, Mieke (1985), <em>Narratology. Introduction to the Theory of Narrative<\/em>, trad. Christine van Boheemen, Toronto, University of Toronto Press.<\/p>\n\n\n\n<p>Bolinger, Dwight (1977), <em>Meaning and Form<\/em>, London, Longman.<\/p>\n\n\n\n<p>Caracciolo, Marco (2014), <em>The Experientiality of Narrative. An Enactivist<\/em> <em>Approach<\/em>, Berlin, de Gruyter.<\/p>\n\n\n\n<p>Caracciolo, Marco (2016), <em>Strange Narrators in Contemporary Fiction. Exploration in Readers&rsquo; Engagement with Characters<\/em>, Lincoln, Nebraska University Press.<\/p>\n\n\n\n<p>Caracciolo, Marco (2020), <em>Embodiment and the Cosmic Perspective in Twentieth-Century Fiction<\/em>, London, Routledge.<\/p>\n\n\n\n<p>Caracciolo, Marco &amp; Karin Kukkonen (dir.) (2014), \u02baCognitive Literary Study: Second Generation Approaches\u00a0\u00bb, <em>Style,<\/em> n\u00b048 (3).<\/p>\n\n\n\n<p>Caracciolo, Marco &amp; Karin Kukkonen (2021), <em>With Bodies: Narrative Theory and Embodied Cognition<\/em>, Columbus, Ohio State University Press.<\/p>\n\n\n\n<p>Chatman, Seymour (1978),<em> Story and Discourse. Narrative Structure in Fiction and Film<\/em>, Ithaca, Cornell University Press.<\/p>\n\n\n\n<p>Culler, Jonathan (1975), <em>Structuralist Poetics. Structuralism, Linguistics and the Study of Literature<\/em>, London, Routledge &amp; Kegan Paul.<\/p>\n\n\n\n<p>Dressler, Wolfgang U. (1989), \u00ab\u00a0Semiotische Parameter einer textlinguistischen Nat\u00fcrlichkeitstheorie\u00a0\u00bb, in <em>\u00d6sterreichische Akademie der Wissenschaften. <\/em><em>Philosophisch-Historische Klasse. Sitzungsberichte, 529<\/em>, Vienna, Verlag der \u00d6AW.<\/p>\n\n\n\n<p>Fludernik, Monika (1996),<em> Towards a &lsquo;Natural&rsquo; Narratology<\/em>, London, New York, Routledge.<\/p>\n\n\n\n<p>Fludernik, Monika (2003) \u00ab\u00a0Natural Narratology and Cognitive Parameters\u00a0\u00bb, in <em>Narrative Theory and the Cognitive Sciences<\/em>, David Herman (dir.), Stanford, CSLI [Center for the Study of Language and Information Stanford, California] Publications, p. 243-267.<\/p>\n\n\n\n<p>Fludernik, Monika (2010a), \u00ab\u00a0Naturalizing the Unnatural: A View from Blending Theory\u00a0\u00bb, <em>Journal of Literary Semantics,<\/em> n\u00b039 (1), p. 1-27.<\/p>\n\n\n\n<p>Fludernik, Monika (2010b), \u00ab\u00a0Towards a &lsquo;Natural&rsquo; Narratology: Frames and Pedagogy \u2013 A Reply to Nilli Diengott\u00a0\u00bb,<em>Journal of Literary Semantics, <\/em>n\u00b039 (2), p. 203-211.<\/p>\n\n\n\n<p>Fludernik, Monika (2012), \u00ab\u00a0How Natural is Unnatural Narratology; or, What is Unnatural about Unnatural Narratology?\u00a0\u00bb, <em>Narrative,<\/em> n\u00b020 (3), p. 357-370.<\/p>\n\n\n\n<p>Fludernik, Monika (2018), \u00ab\u00a0De la narratologie naturelle: une synth\u00e8se r\u00e9trospective.\u00a0\u00bb, in <em>Introduction \u00e0 la narratologie postclassique.<\/em> <em>Les nouvelles directions de la recherche sur le r\u00e9cit, <\/em>Silvie Patron (dir.), Villeneuve d&rsquo;Ascq, Presses universitaire du Septentrion, p. 69-94.<\/p>\n\n\n\n<p>Gibson, Andrew (1996), <em>Towards a Postmodern Theory of Narrative,<\/em> Edinburgh, Edinburgh University Press.<\/p>\n\n\n\n<p>Herman, David (2009), <em>Basic Elements of Narrative<\/em>, Oxford, Blackwell\/Wiley.<\/p>\n\n\n\n<p>Herman, David, James Phelan, Peter J. Rabinowitz, Brian Richardson &amp; Robyn Warhol (2012), <em>Narrative Theory: Core Concepts and Critical Debates<\/em>, Columbus, Ohio State University Press.<\/p>\n\n\n\n<p>Klauk, Tobias &amp; Tilmann K\u00f6ppe (2013), \u201cReassessing Unnatural Narratology: Problems and Prospects\u201d, <em>Storyworlds,<\/em> n\u00b05, p. 77-100.<\/p>\n\n\n\n<p>Kukkonen, Karin (2019), <em>4E Cognition and Eighteenth-Century Fiction: How the Novel Found its Feet, <\/em>Oxford,Oxford University Press.<\/p>\n\n\n\n<p>Labov, William (1972), <em>Language in the Inner City. Studies in the Black English Vernacular, <\/em>Philadelphia, University of Pennsylvania Press.<\/p>\n\n\n\n<p>Lakoff, George (1987), <em>Women, Fire, and Dangerous Things. What Categories Reveal about the Mind<\/em>, Chicago, University of Chicago Press.<\/p>\n\n\n\n<p>Petterson, Bo (2012), \u201cBeyond Anti-Mimetic Models: A Critique of Unnatural Narratology\u201d, in <em>Rethinking Mimesis: Concepts and Practices of Literary Representation<\/em>, S. Isomaa et al. (dir.), Cambridge, Cambridge Scholars Publishing, p. 73-92.<\/p>\n\n\n\n<p>Pier, John (2018) \u00ab\u00a0Two Decades after the Publication of Monika Fludernik\u2019s <em>Towards a \u2018Natural\u2019 Narratology<\/em>: Introduction to the Forum\u00a0\u00bb, <em>Partial Answers<\/em>, n\u00b0 16 (2), p. 239-242, DOI: <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1353\/pan.2018.0014\">10.1353\/pan.2018.0014<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>Pratt, Mary Louise (1977), <em>Toward a Speech Act Theory of Literary Discourse<\/em>, Bloomfield and London, Indiana University Press.<\/p>\n\n\n\n<p>Richardson, Brian (2006), <em>Unnatural Voices: Extreme Narration in Modern and Contemporary Fiction<\/em>, Columbus, Ohio State University Press.<\/p>\n\n\n\n<p>Richardson, Brian (2015), <em>Unnatural Narrative: Theory, History, and Practice<\/em>. Columbus, Ohio State University Press.<\/p>\n\n\n\n<p>Rimmon-Kenan, Shlomith (1983), <em>Narrative Fiction. Contemporary Poetics<\/em>, London, Methuen.<\/p>\n\n\n\n<p>Ryan, Marie-Laure (2006), <em>Avatars of Story<\/em>, Minneapolis, University of Minnesota Press.<\/p>\n\n\n\n<p>Stanzel, Franz Karl (1984), <em>A Theory of Narrative<\/em>, Cambridge, Cambridge University Press.<\/p>\n\n\n\n<p>von Contzen, Eva (2014), \u201cWhy We Need a Medieval Narratology: A Manifesto\u201d, <em>Diegesis,<\/em> n\u00b03 (2), p. 1-21, en ligne, URL: <a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/www.diegesis.uni-wuppertal.de\/index.php\/diegesis\/article\/view\/170\" target=\"_blank\">https:\/\/www.diegesis.uni-wuppertal.de\/index.php\/diegesis\/article\/view\/170<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>von Contzen, Eva (2017), \u00ab\u00a0Unnatural Narratology and Pre-Modern Narratives: Historicizing a Form\u00a0\u00bb, <em>Journal of Literary Semantics,<\/em> n\u00b046 (1), p. 1-23.<\/p>\n\n\n\n<p>Wolf, Werner (1993), <em>\u00c4sthetische Illusion und Illusionsdurchbrechung in der Erz\u00e4hlkunst. Theorie und Geschichte mit Schwerpunkt auf englischem illusionsst\u00f6renden Erz\u00e4hlen<\/em>, T\u00fcbingen, Niemeyer.<\/p>\n\n\n\n<p>Wolf, Werner (2003), \u00ab\u00a0Narrative and Narrativity: A Narratological Reconceptualization and its Applicability to the Visual Arts\u00a0\u00bb, <em>Word &amp; Image<\/em>, n\u00b019, p. 180-197.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Wolf, Werner (2013), \u00ab\u00a0Aesthetic Illusion\u00a0\u00bb, in <em>Immersion and Distance: Aesthetic Illusion in Literature and Other Media<\/em>, Walter Bernhart, Andreas Mahler &amp; Werner Wolf (dir.), Amsterdam, Rodopi, p. 1-63.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Yacobi, Tamar (1987), \u00ab\u00a0Narrative and Normative Patterns: On Interpreting Fiction\u00a0\u00bb, <em>Journal of Literary Studies,<\/em> n\u00b03, p. 18-41.<\/p>\n\n\n\n<p>Yacobi, Tamar (2001), \u00ab\u00a0Package-Deals in Fictional Narrative: The Case of the Narrator\u2019s (Un)reliability\u00a0\u00bb, <em>Narrative, <\/em>n\u00b09 (2), p. 223-29.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>R\u00e9f\u00e9rences en fran\u00e7ais<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Fludernik, Monika (2018), \u00ab\u00a0De la narratologie naturelle: une synth\u00e8se r\u00e9trospective\u00a0\u00bb, in <em>Introduction \u00e0 la narratologie postclassique.<\/em> <em>Les nouvelles directions de la recherche sur le r\u00e9cit, <\/em>S. Patron (dir), Villeneuve d&rsquo;Ascq, Presses universitaire du Septentrion, p. 69-94. URL: <a href=\"https:\/\/books.openedition.org\/septentrion\/19122\">https:\/\/books.openedition.org\/septentrion\/19122<\/a> <\/p>\n\n\n\n<p>Genette, G\u00e9rard (1972), <em>Figure III<\/em>, Paris, Seuil.<\/p>\n\n\n\n<p>Kilani, Marianne &amp; Wolfgang Dressler (2005), <em>Morphologie naturelle et flexion du verbe fran\u00e7ais<\/em>, T\u00fcbingen, Gunter Narr Verlag.<\/p>\n\n\n\n<p>Labov, Willian (1993), <em>Le Parler ordinaire: la langue dans les ghettos noirs des \u00c9tats-Unis<\/em>, Paris, Minuit.<\/p>\n\n\n\n<p>Richardson, Brian (2018). \u00ab\u00a0De la narratologie non naturelle\u00a0\u00bb, in <em>Introduction \u00e0 la narratologie postclassique. Les nouvelles directions de la recherche sur le r\u00e9cit<\/em>, traduit par Sylvie Patron \u00e0 partir d\u2019une premi\u00e8re version de Catherine Favier Kelly, S. Patron (dir.), Villeneuve d\u2019Ascq, Presses universitaires du Septentrion, p. 167-181.<\/p>\n\n\n\n<p>Ricoeur, Paul (1983), <em>Temps et r\u00e9cit<\/em>, Paris, Seuil.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Note<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/wp-admin\/post.php?post=1809&amp;action=edit#_ftnref1\">[1]<\/a> En anglais, dans le domaine de l\u2019analyse des r\u00e9cits conversationnels, on qualifie ces r\u00e9cits de <em>vicarious<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/wp-admin\/post.php?post=1809&amp;action=edit#_ednref1\">[2]<\/a> Pour une introduction \u00e0 la narratologie non naturelle, voir (Alber et al. 2010&nbsp;; 2013a&nbsp;; 2013b ; Alber &amp; Heinze 2011 ; Alber 2016 ; Richardson 2006&nbsp;; 2015&nbsp;; 2018). La narratologie non naturelle a \u00e9t\u00e9 discut\u00e9e de mani\u00e8re assez controvers\u00e9e \u2013 comparer Petterson (2012), Klauk (2013), von Contzen (2017) \u2013 et elle a fait l\u2019objet d\u2019un \u00e9change entre Fludernik (2010&nbsp;; 2012) et Alber et al. (2012).<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/wp-admin\/post.php?post=1809&amp;action=edit#_ftnref1\">[3]<\/a> En anglais, le mot <em>unnatural<\/em> (c\u2019est-\u00e0-dire anormal, contre-nature) a des connotations d\u2019\u00e9cart vis-\u00e0-vis d\u2019une norme; le terme&nbsp;<em>non-natural<\/em>, par contre, ne les a pas. C\u2019est pour cette raison que Fludernik pr\u00e9f\u00e8re l\u2019usage du second terme..<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Pour citer cet article<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Monika Fludernik (traduit de l\u2019anglais par Rapha\u00ebl Baroni), \u00ab&nbsp;Narratologie naturelle \/ Natural Narratology&nbsp;\u00bb, <em>Glossaire du R\u00e9NaF<\/em>, mis en ligne le 11 janvier 2022, URL: <a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/2022\/01\/narratologie-naturelle-natural-narratology\/\" target=\"_blank\">https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/2022\/01\/narratologie-naturelle-natural-narratology\/<\/a> <\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\" \/>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par Monika Fludernik Traduit de l\u2019anglais par Rapha\u00ebl Baroni Dans Towards a \u00ab\u00a0Natural\u00a0\u00bb Narratology, Monika Fludernik (1996) propose une approche des r\u00e9cits bas\u00e9e sur des param\u00e8tres cognitifs, et donc \u00ab\u00a0naturels\u00a0\u00bb, afin d\u2019\u00e9largir les mod\u00e8les narratologiques classiques (structuralistes) \u2013 Genette (1972),<\/p>\n","protected":false},"author":1001512,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":{"0":"post-1809","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","6":"category-glossaire"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1809","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1001512"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1809"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1809\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1809"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1809"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1809"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}