{"id":1417,"date":"2020-11-19T15:22:49","date_gmt":"2020-11-19T14:22:49","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/?p=1417"},"modified":"2020-11-19T15:22:51","modified_gmt":"2020-11-19T14:22:51","slug":"statut-du-personnage-dans-la-fiction-contemporaine-appel-a-contributions","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/2020\/11\/statut-du-personnage-dans-la-fiction-contemporaine-appel-a-contributions\/","title":{"rendered":"Statut du personnage dans la fiction contemporaine (appel \u00e0 contributions)"},"content":{"rendered":"\n<p><strong><a href=\"https:\/\/www.revue-critique-de-fixxion-francaise-contemporaine.org\/rcffc\/announcement\/view\/80\"><em>Fixxion<\/em> n\u00b023 : Statut du personnage dans la fiction contemporaine<\/a><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>coordonn\u00e9 par\u00a0Fr\u00e9d\u00e9ric Martin-Achard, Nathalie Pi\u00e9gay et Dominique Rabat\u00e9<\/p>\n\n\n\n<p>Date limite d&rsquo;envoi des propositions : <strong>1er d\u00e9cembre 2020. <\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Parmi les diff\u00e9rents \u00ab&nbsp;retours&nbsp;\u00bb qui caract\u00e9riseraient la situation actuelle de la litt\u00e9rature romanesque contemporaine, on cite volontiers une sorte de tierc\u00e9 o\u00f9 se retrouvent l\u2019auteur (ressuscit\u00e9 contre sa mort proclam\u00e9e par Barthes), la narration (r\u00e9habilit\u00e9e mais dans les creux d\u2019un grand r\u00e9cit d\u00e9faillant), le r\u00e9el (comme objet d\u2019une construction critique). Dans ces d\u00e9bats qui r\u00e9clament de sortir des slogans et de p\u00e9riodiser sans sch\u00e9matisme, il a \u00e9t\u00e9 en v\u00e9rit\u00e9 peu question d\u2019une autre figure du r\u00e9cit : le personnage. Pourtant, comme l\u2019auteur avant lui, les tenants des derni\u00e8res avant-gardes ont proclam\u00e9 sa mort (Ricardou&nbsp;1971)&nbsp;; comme l\u2019histoire, l\u2019engagement, la forme et le contenu, il a fait partie des notions d\u00e9cr\u00e9t\u00e9es \u00ab&nbsp;p\u00e9rim\u00e9es&nbsp;\u00bb par Robbe-Grillet (1957), apr\u00e8s avoir fait l\u2019objet du soup\u00e7on et de l\u2019incr\u00e9dulit\u00e9 du lecteur (Sarraute 1956). Mais, alors que ces diff\u00e9rentes notions ont \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9es \u00e0 nouveaux frais dans la prose contemporaine, le personnage romanesque suscite aujourd\u2019hui encore peu d\u2019int\u00e9r\u00eat et son \u00e9ventuelle r\u00e9habilitation ou refondation a \u00e9t\u00e9 peu comment\u00e9e par la critique universitaire.<\/p>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n<p>Une hypoth\u00e8se voudrait que le personnage contemporain ait retrouv\u00e9 plusieurs composantes de son \u00ab&nbsp;\u00e9tiquette&nbsp;\u00bb (Hamon&nbsp;1983), telles qu\u2019un nom propre, des qualifications, des caract\u00e9ristiques psychiques et physiques, mais pour mieux effacer ses contours, estomper ses diff\u00e9rents attributs. M. Biron (2005), partant de l\u2019exemple des romans de Houellebecq, fait de l\u2019effacement un de traits majeurs du personnage contemporain et de ce dernier un \u00ab&nbsp;individu non-conflictuel&nbsp;\u00bb, tandis que Audet et Xanthos (2014) y voient \u00ab&nbsp;un individu parfois faiblard dans son intentionnalit\u00e9 ou sa psychologie, parfois d\u00e9tr\u00f4n\u00e9 dans son r\u00f4le central de moteur du r\u00e9cit&nbsp;\u00bb. Trois caract\u00e9ristiques fondamentales de l\u2019individu moderne se trouveraient ainsi remises en question&nbsp;dans le personnage romanesque aujourd\u2019hui&nbsp;: son unit\u00e9, son identit\u00e9 narrative (Ric\u0153ur&nbsp;1990) et sa capacit\u00e9 \u00e0 \u00eatre accueilli par le langage. Ces \u00e9tudes convergent vers la double hypoth\u00e8se d\u2019une r\u00e9habilitation de la cat\u00e9gorie de personnage fictif et, conjointement, d\u2019une probl\u00e9matisation ou d\u2019une remise en question de la notion de personne ou d\u2019individu. Pour le dire autrement, le personnage contemporain serait pris dans une dialectique de r\u00e9surgence et de disparition.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Pour la th\u00e9orie litt\u00e9raire, le personnage fictif a longtemps fait figure de parent pauvre. Il est marginalis\u00e9 par la narratologie classique&nbsp;: Genette (1972) s\u2019int\u00e9resse avant tout aux rapports entre narrateur et personnage sous l\u2019angle de l\u2019information narrative, tandis que Chatman (1978) l\u2019exclut de son sch\u00e9ma de la communication narrative. Et s\u2019il est bien un trait commun aux diff\u00e9rentes approches th\u00e9oriques du personnage, c\u2019est la d\u00e9ploration initiale du peu d\u2019int\u00e9r\u00eat suscit\u00e9e par la notion, ainsi que de l\u2019insuffisance des r\u00e9sultats acquis jusque-l\u00e0. Todorov (1972) la tenait d\u00e9j\u00e0 pour une cat\u00e9gorie obscure de la po\u00e9tique, n\u00e9glig\u00e9e par les \u00e9crivains et les critiques&nbsp;; une d\u00e9cennie plus tard, Frow (1986) fait du personnage le concept le plus probl\u00e9matique et le moins th\u00e9oris\u00e9 des cat\u00e9gories de base de la narratologie, constat partag\u00e9 par Jouve (1992b) ; Lavocat (2016) enfin estime que \u00ab&nbsp;[l]a question du personnage est le meilleur r\u00e9v\u00e9lateur de la versatilit\u00e9 de la th\u00e9orie litt\u00e9raire et de son incapacit\u00e9 \u00e0 parvenir \u00e0 des r\u00e9sultats stables et partag\u00e9s.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Longtemps consid\u00e9r\u00e9 comme \u00ab&nbsp;\u00eatre de papier&nbsp;\u00bb, le personnage est un r\u00f4le narratif chez Propp (1928), un \u00ab&nbsp;actant&nbsp;\u00bb dans la s\u00e9mantique structurale (Greimas&nbsp;1966) ou un \u00ab&nbsp;signe&nbsp;\u00bb aboutissant \u00e0 une typologie tripartite (Hamon 1972). \u00c0 ces conceptions \u00ab&nbsp;non mim\u00e9tiques&nbsp;\u00bb (Margolin&nbsp;2005) et jug\u00e9es trop immanentistes, Jouve (1992a) oppose une approche fond\u00e9e sur la r\u00e9ception et la co-construction du personnage par le texte et sa lecture, g\u00e9n\u00e9rant ce qu\u2019apr\u00e8s Hamon (1983), il nomme un \u00ab&nbsp;effet-personnage&nbsp;\u00bb. Mais cette perspective a moins essaim\u00e9 \u00e0 ce jour que les conceptions \u00ab&nbsp;mim\u00e9tiques&nbsp;\u00bb ou \u00ab&nbsp;ontologiques&nbsp;\u00bb du personnage, qui b\u00e9n\u00e9ficient de l\u2019attrait pour les sciences cognitives, les th\u00e9ories de la fiction et la s\u00e9mantique des mondes possibles. La tendance dominante depuis les ann\u00e9es 1990 consid\u00e8re ainsi le personnage comme une \u00ab&nbsp;quasi-personne&nbsp;\u00bb (<em>quasi-person<\/em>) dans un monde narratif donn\u00e9 (<em>storyworld<\/em>) (Frow&nbsp;2014) ou un \u00ab&nbsp;individu&nbsp;non r\u00e9el&nbsp;\u00bb (<em>non actual individual<\/em>) dans un monde possible (Margolin&nbsp;1990). Ce sont d\u00e8s lors les conditions et modalit\u00e9s d\u2019existence du personnage, les types de propri\u00e9t\u00e9s (physiques, actancielles, sociales, mentales) qui le constituent comme l\u2019image d\u2019une personne possible, qui int\u00e9ressent la th\u00e9orie contemporaine. Pour Schaeffer (1995), il s\u2019agit d\u2019activit\u00e9 projective essentielle non seulement \u00e0 la cr\u00e9ation, mais \u00e0 la r\u00e9ception des r\u00e9cits.<\/p>\n\n\n\n<p>Une autre approche fond\u00e9e sur la psychologie cognitive et \u00e9volutionniste fait du personnage un support pour l\u2019exercice du&nbsp;<em>mind reading<\/em>, c\u2019est-\u00e0-dire l\u2019attribution d\u2019\u00e9tats mentaux \u00e0 des individus autres que soi&nbsp;; le personnage fictif permettrait ainsi de d\u00e9velopper la connaissance implicite que nous avons des \u00e9tats mentaux d\u2019autrui (Zunshine&nbsp;2006), de r\u00e9soudre, en les incarnant, probl\u00e8mes moraux et des situations \u00e9motionnelles, ou encore de satisfaire notre besoin de \u00ab&nbsp;ragots&nbsp;\u00bb (<em>gossip<\/em>) en \u00e9clairant la vie d\u2019autrui (Vermeule&nbsp;2010). On notera enfin un renouveau du personnage dans la narratologie postclassique, notamment dans l\u2019approche rh\u00e9torique qui s\u2019int\u00e9resse par exemple aux conversations entre personnages en tant que forme de narration (Patron&nbsp;2018).<\/p>\n\n\n\n<p>Quelques pistes de r\u00e9flexion et interrogations possibles&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>En \u00e9tudiant le statut du personnage dans les fictions actuelles, on s\u2019interrogera sur la persistance et la pertinence de notions telles que celle \u00ab&nbsp;d\u2019individu probl\u00e9matique&nbsp;\u00bb dont la \u00ab&nbsp;marche vers soi&nbsp;\u00bb constituait pour Lukacs (1920) \u00ab&nbsp;la forme int\u00e9rieure du roman&nbsp;\u00bb. Au contraire, doit-on envisager aujourd\u2019hui, comme le fait Biron&nbsp;(2005),&nbsp;de penser un \u00ab&nbsp;individu non-conflictuel&nbsp;\u00bb&nbsp;? Faut-il consid\u00e9rer, depuis&nbsp;<em>Les Choses<\/em>&nbsp;de Georges Perec, la condition de ce qu\u2019il faudrait appeler un individu statistique&nbsp;?&nbsp;Les romans contemporains proposent-ils des \u00ab&nbsp;fictions de la perte d\u2019identit\u00e9&nbsp;\u00bb (Ric\u0153ur&nbsp;1990), mettant en sc\u00e8ne des \u00eatres sans qualit\u00e9s ou sans propri\u00e9t\u00e9s, marginaux, figures interlopes ou \u00eatres de peu comme chez F. Bon, P. Chamoiseau, A. Kourouma, E. Dongala, L. Mauvignier, J. Serena, P. Modiano, O. Rosenthal, mais aussi N. Caligaris, Y. Ravey ou T. Viel ? Que penser des personnages qui organisent leur propre invisibilit\u00e9 comme, par exemple, chez E. Carr\u00e8re, Ch. Garcin, Ph. Vasset ou J. Alikavazovic&nbsp;? Quel r\u00f4le le surnaturel, le chamanisme ou les utopies scientifiques jouent-il dans la constitution de personnages \u00ab&nbsp;post-exotiques&nbsp;\u00bb (A. Volodine), posthumains (M. Houellebecq) ou pratiquant la transmigration des \u00e2mes (Ch. Garcin) ou des corps (A. Fleischer)&nbsp;? Quelle place faire aux personnages non-humains, animaux, vivants de toutes sortes, intelligences artificielles&nbsp;(A. Bello, A. Damasio, W. Mouawad)&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Sur le plan th\u00e9orique, on questionnera ce qui peut appara\u00eetre comme le passage d\u2019une quasi-abstraction structuraliste ou fonctionnaliste, luttant contre la tentation ontologique spontan\u00e9e, \u00e0 la quasi-personne des mondes possibles et des sciences cognitives. Quelles peuvent \u00eatre les apports et la pertinence d\u2019une approche ontologique du personnage pour le roman contemporain d\u2019expression fran\u00e7aise&nbsp;? Et, r\u00e9ciproquement, de quelle mani\u00e8re ce dernier peut-il contribuer \u00e0 repenser de fa\u00e7on th\u00e9orique la notion de personnage fictionnel&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>On pourra \u00e9galement privil\u00e9gier une approche linguistique, fond\u00e9e sur les modes de d\u00e9signation du personnage ou stylistique sur sa caract\u00e9risation. Corblin (1995) oppose le roman de la d\u00e9signation rigide (<em>L\u2019<\/em><em>\u00c9<\/em><em>ducation sentimentale<\/em>) au roman de la d\u00e9signation contingente (<em>Th\u00e9r\u00e8se Raquin<\/em>). Quels sont les modes de d\u00e9signation privil\u00e9gi\u00e9s aujourd\u2019hui et quelles en sont les cons\u00e9quences pour le statut du personnage&nbsp;? Apr\u00e8s la d\u00e9faillance du nom propre, du nouveau roman aux derni\u00e8res avant-gardes, la prose contemporaine pratique toutes sortes de brouillage onomastique troublant les modes de d\u00e9signation du personnage, chez M. Redonnet, J. Echenoz, A. Mabanckou, M. NDiaye, \u00c9. Chevillard, L. Trouillot, A. Volodine, J. Deck ou encore \u00c9d. Lev\u00e9. Observe-t-on de nouvelles formes de d\u00e9signation ou de caract\u00e9risation du personnage, chez A. Damasio par exemple&nbsp;? Peut-on d\u00e9celer une tension entre la d\u00e9signation probl\u00e9matique du personnage et une propension \u00e0 la disparition (Rabat\u00e9&nbsp;2015)&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Une autre piste possible se situerait du c\u00f4t\u00e9 des romans qui jouent sur l\u2019abolition de la hi\u00e9rarchie entre les personnages, que l\u2019on pense aux r\u00e9flexions m\u00e9tanarratives de Chevillard sur le personnage secondaire, ou au roman \u00ab&nbsp;choral&nbsp;\u00bb dans lequel l\u2019individu se fond dans un groupe, une communaut\u00e9 qui le subsume chez&nbsp;M. de Kerangal, Y. Lahens, L. Mauvignier, L. Miano, A. Bertina, V. Despentes ou Y. Pag\u00e8s. L\u2019abolition de la hi\u00e9rarchie entre les personnages s\u2019accompagne-t-elle n\u00e9cessairement d\u2019une plus faible individualisation de ceux-ci&nbsp;? Quel est le rapport du personnage romanesque contemporain au clich\u00e9 et au st\u00e9r\u00e9otype, ou \u00e0 d\u2019\u00e9ventuels proc\u00e9d\u00e9s de typification&nbsp;? Le roman contemporain, et en particulier celui mettant en sc\u00e8ne une communaut\u00e9 d\u2019individus, conna\u00eet-il&nbsp;<em>mutatis mutandis<\/em>&nbsp;un retour du personnage type&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Enfin, on pourra \u00e9tudier la pr\u00e9sence de personnages r\u00e9f\u00e9rentiels, historiques ou relevant de l\u2019histoire intime, dans des textes fictionnels, et les cons\u00e9quences de ce type de brouillage entre fictionnalit\u00e9 et factualit\u00e9 sur le statut du personnage romanesque, par exemple chez E. Carr\u00e8re, M. Cond\u00e9, P. Deville, J. Echenoz, G. Mac\u00e9, P. Michon, T. Mon\u00e9membo ou P. Quignard.<\/p>\n\n\n\n<p>Seront privil\u00e9gi\u00e9es les contributions ayant une port\u00e9e th\u00e9orique, stylistique ou linguistique, ou les approches transversales d\u2019un vaste corpus. Les \u00e9tudes monographiques, portant sur un auteur en particulier, ne seront prises en compte que si elles r\u00e9pondent \u00e0 une exigence th\u00e9orique ou stylistique et\/ou proposent une approche novatrice.<\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00c9ch\u00e9ance :&nbsp;<\/em><strong>1 d\u00e9cembre 2020<\/strong>.<em>Les propositions de contribution (environ 300 mots), portant sur les litt\u00e9ratures fran\u00e7aises et francophones doivent \u00eatre envoy\u00e9es en fran\u00e7ais ou en anglais, \u00e0<\/em>&nbsp;<a href=\"mailto:fixxion21@gmail.com?subject=Fixxion%2022%20:%20Proposition\">fixxion21@gmail.com<\/a>&nbsp;<em>(un r\u00e9dacteur vous inscrira comme auteur et vous enverra le gabarit MSWord de la revue).<\/em><em><br>Apr\u00e8s notification de la validation, le texte de l\u2019article d\u00e9finitif (saisi dans le gabarit Word et respectant les styles et consignes du&nbsp;<\/em><a href=\"https:\/\/www.revue-critique-de-fixxion-francaise-contemporaine.org\/rcffc\/about\/submissions#authorGuidelines\"><em>Protocole r\u00e9dactionnel<\/em><\/a><em>) est \u00e0 envoyer \u00e0&nbsp;<\/em><a href=\"mailto:fixxion21@gmail.com?subject=Fixxion%2022%20:%20Texte%20%20article\">fixxion21@gmail.com<\/a>&nbsp;<em>avant le&nbsp;<\/em><strong>15 juin 2021&nbsp;<\/strong><em>pour \u00e9valuation et relecture par les membres de la<\/em>&nbsp;Revue critique de fixxion fran\u00e7aise contemporaine<em>.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u00c9l\u00e9ments bibliographiques<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Ren\u00e9 Audet &amp; Nicolas Xanthos,&nbsp;<em>Le Roman contemporain au d\u00e9triment du personnage<\/em>,&nbsp;<em>L\u2019Esprit cr\u00e9ateur<\/em>, vol. 54, n\u00b0 1, 2014.<\/p>\n\n\n\n<p>Ren\u00e9 Audet &amp; Nicolas Xanthos,&nbsp;<em>Ce que le personnage contemporain dit \u00e0 la critique<\/em>, Presses de la Sorbonne Nouvelle, 2019.<\/p>\n\n\n\n<p>Yves Baudelle (dir.),&nbsp;<em>Onomastique romanesque<\/em>,&nbsp;<em>Narratologie<\/em>, n\u00ba&nbsp;9, 2008.<\/p>\n\n\n\n<p>Michel Biron, \u00ab&nbsp;L\u2019effacement du personnage contemporain&nbsp;\u00bb,&nbsp;<em>\u00c9tudes fran\u00e7aises<\/em>, vol.&nbsp;41, n\u00ba&nbsp;1, 2005, p.&nbsp;27-41.<\/p>\n\n\n\n<p>Bruno Blanckeman, \u00ab&nbsp;Stortytelling\/storyfailing&nbsp;? avatars du personnage dans le r\u00e9cit de fiction contemporain&nbsp;\u00bb,&nbsp;<em>Le Roman contemporain au d\u00e9triment du personnage<\/em>,&nbsp;<em>L\u2019Esprit cr\u00e9ateur<\/em>, vol. 54, n\u00b0 1, 2014, p.&nbsp;8-21.<\/p>\n\n\n\n<p>Seymour Chatman,&nbsp;<em>Story and Discourse. Narrative Structure in Fiction and Film<\/em>, Ithaca \u2013 London, Cornell University Press, 1978.<\/p>\n\n\n\n<p>Francis Corblin,&nbsp;<em>Les Formes de reprise dans le discours. Anaphores et cha\u00eenes de r\u00e9f\u00e9rence<\/em>, Rennes, PUR, 1995.<\/p>\n\n\n\n<p>Michel Erman,&nbsp;<em>Po\u00e9tique du personnage de roman<\/em>, Paris, Ellipses, 2006.<\/p>\n\n\n\n<p>John Frow, \u00ab&nbsp;Spectacle Binding: On Character&nbsp;\u00bb,&nbsp;<em>Poetics Today<\/em>, vol.&nbsp;7, n\u00ba&nbsp;2, 1986, p.&nbsp;227-250.<\/p>\n\n\n\n<p>John Frow,&nbsp;<em>Character &amp; Person<\/em>, Oxford, Oxford University Press, 2014.<\/p>\n\n\n\n<p>Martine de Gaudemar,&nbsp;<em>La Voix des personnages<\/em>, Paris, \u00c9ditions du Cerf, 2011.<\/p>\n\n\n\n<p>G\u00e9rard Genette,&nbsp;<em>Figures III<\/em>, Paris, Seuil, coll. \u00ab&nbsp;Po\u00e9tique&nbsp;\u00bb, 1972.<\/p>\n\n\n\n<p>Algirdas Julien Greimas,&nbsp;<em>S\u00e9mantique structurale<\/em>.&nbsp;<em>Recherche de m\u00e9thode<\/em>, Paris, Larousse, 1966.<\/p>\n\n\n\n<p>Philippe Hamon, \u00ab&nbsp;Pour un statut s\u00e9miologique du personnage&nbsp;\u00bb,&nbsp;<em>Litt\u00e9rature<\/em>, n\u00ba&nbsp;6, 1972, p.&nbsp;86-110.<\/p>\n\n\n\n<p>Philippe Hamon,&nbsp;<em>Le Personnel du roman<\/em>.&nbsp;<em>Le syst\u00e8me des personnages dans les&nbsp;<\/em>Rougon-Macquart<em>&nbsp;d\u2019\u00c9mile Zola<\/em>, Gen\u00e8ve, Droz, 1983.<\/p>\n\n\n\n<p>David Herman (\u00e9d.),&nbsp;<em>The Emergence of Mind<\/em>.&nbsp;<em>Representations of Consciousness in Narrative Discourse in English<\/em>, Lincoln, University of Nebraska Press, 2011.<\/p>\n\n\n\n<p>Fotis Jannidis,&nbsp;<em>Figur und Person<\/em>.&nbsp;<em>Beitrag zu einer historischen Narratologie<\/em>, Berlin, de Gruyter, 2004.<\/p>\n\n\n\n<p>Vincent Jouve,&nbsp;<em>L\u2019Effet-personnage dans le roman<\/em>, Paris, PUF, coll. \u00ab&nbsp;\u00c9criture&nbsp;\u00bb, 1992a.<\/p>\n\n\n\n<p>Vincent Jouve, \u00ab&nbsp;Pour une analyse de l\u2019effet-personnage&nbsp;\u00bb,&nbsp;<em>Litt\u00e9rature<\/em>, n\u00ba&nbsp;85, 1992b, p.&nbsp;103-111.<\/p>\n\n\n\n<p>G\u00e9rard Lavergne (\u00e9d.),&nbsp;<em>Le Personnage romanesque. Cahiers de narratologie<\/em>, 6, 1995.<\/p>\n\n\n\n<p>Fran\u00e7oise Lavocat,&nbsp;<em>Fait et fiction. Pour une fronti\u00e8re<\/em>, Paris, Seuil, coll.&nbsp;\u00ab&nbsp;Po\u00e9tique&nbsp;\u00bb, 2016, p.&nbsp;p. 345-379.<\/p>\n\n\n\n<p>Georg Lukacs,&nbsp;<em>La Th\u00e9orie du roman<\/em>&nbsp;[1920], Paris, Deno\u00ebl, 1968.<\/p>\n\n\n\n<p>Uri Margolin, \u00ab&nbsp;Individuals in Narrative Worlds&nbsp;: An Ontological Perspective&nbsp;\u00bb,&nbsp;<em>Narratology Revisited II. Poetics Today<\/em>, Vol. 11, n\u00ba&nbsp;4, 1990, p. 843-871.<\/p>\n\n\n\n<p>Uri Margolin, \u00ab&nbsp;Characters in literary narrative&nbsp;: Representation and signification&nbsp;\u00bb,&nbsp;<em>Semiotica<\/em>, n\u00ba&nbsp;106, 1995, p.&nbsp;373-392.<\/p>\n\n\n\n<p>Uri Margolin, \u00ab&nbsp;Character&nbsp;\u00bb, dans David Herman, Manfred Jahn &amp; Marie-Laure Ryan (\u00e9d.),&nbsp;<em>Routledge Encyclopedia of Narrative Theory<\/em>, Londres, Routledge, 2005, p.&nbsp;52-57.<\/p>\n\n\n\n<p>Sylvie Patron (dir.),&nbsp;<em>Introduction \u00e0 la narratologie postclassique<\/em>.&nbsp;<em>Les nouvelles directions de la recherche sur le r\u00e9cit<\/em>, Villeneuve-d\u2019Ascq, Presses Universitaires du Septentrion, 2018.<\/p>\n\n\n\n<p>Thomas Pavel,&nbsp;<em>Univers de la fiction<\/em>&nbsp;[1986], Paris, Seuil, coll.&nbsp;\u00ab&nbsp;Po\u00e9tique&nbsp;\u00bb, 1988.<\/p>\n\n\n\n<p>James Phelan,&nbsp;<em>Reading People, Reading Plots<\/em>.&nbsp;<em>Character, Progression and the Interpretation of Narrative<\/em>, Chicago, University of Chicago Press, 1989.<\/p>\n\n\n\n<p>Vladimir Propp,&nbsp;<em>Morphologie du conte<\/em>&nbsp;[1928], trad. Marguerite Derrida, Paris, Seuil, coll.&nbsp;\u00ab&nbsp;Points essais&nbsp;\u00bb, 2015.<\/p>\n\n\n\n<p>Dominique Rabat\u00e9,&nbsp;<em>D\u00e9sirs de dispara\u00eetre. Une travers\u00e9e du roman contemporain<\/em>, Rimouski, Tangence, coll.&nbsp;\u00ab&nbsp;Confluences&nbsp;\u00bb, 2015.<\/p>\n\n\n\n<p>Dominique Rabat\u00e9, \u00ab&nbsp;Affirmation ou effacement&nbsp;? Remarques sur le statut du personnage romanesque&nbsp;\u00bb,&nbsp;<em>Lendemains 150\/151<\/em>, T\u00fcbigen, novembre 2013, pages 36-43.<\/p>\n\n\n\n<p>Dominique Rabat\u00e9, \u00ab&nbsp;L\u2019individu contemporain et la trame narrative d\u2019une vie \u00bb in&nbsp;<em>Studi Francesi<\/em>, n\u00b0 175, mai 2015, pages 49-57.<\/p>\n\n\n\n<p>Jean Ricardou, \u00ab Mort du personnage fictif \u00bb,&nbsp;<em>Pour une th\u00e9orie du nouveau roman<\/em>, Paris, Dunod, 1971, p. 235-246.<\/p>\n\n\n\n<p>Paul Ric\u0153ur,&nbsp;<em>Soi-m\u00eame comme un autre<\/em>, Paris, Seuil, 1990.<\/p>\n\n\n\n<p>Alain Robbe-Grillet, \u00ab&nbsp;Sur quelques notions p\u00e9rim\u00e9es&nbsp;[1957]&nbsp;\u00bb,&nbsp;<em>Pour un nouveau roman<\/em>, Paris, Minuit, 1961, p.&nbsp;25-44.<\/p>\n\n\n\n<p>Nathalie Sarraute,&nbsp;<em>L\u2019\u00c8re du soup\u00e7on. Essais sur le roman<\/em>, Paris, Gallimard, 1956.<\/p>\n\n\n\n<p>Jean-Marie Schaeffer, \u00ab&nbsp;Personnage&nbsp;\u00bb, dans Oswald Ducrot &amp; Jean-Marie Schaeffer (dir.),&nbsp;<em>Nouveau Dictionnaire encyclop\u00e9dique des sciences du langage<\/em>, Paris, Seuil,1995, p.&nbsp;622-630.<\/p>\n\n\n\n<p>Tzvetan Todorov, \u00ab&nbsp;Personnage&nbsp;\u00bb, dans Tzvetan Todorov &amp; Oswald Ducrot,&nbsp;<em>Dictionnaire encyclop\u00e9dique des sciences du langage<\/em>, Paris, Seuil, 1972, p.&nbsp;286-292.<\/p>\n\n\n\n<p>Blakey Vermeule,&nbsp;<em>Why Do We Care about Literary Characters&nbsp;?<\/em>, Baltimore, The Johns Hopkins University Press, 2010.<\/p>\n\n\n\n<p>Lisa Zunshine,&nbsp;<em>Why We Read Fiction. Theory of Mind and The Novel<\/em>, Columbus, Ohio State University Press, 2006.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Fixxion n\u00b023 : Statut du personnage dans la fiction contemporaine coordonn\u00e9 par\u00a0Fr\u00e9d\u00e9ric Martin-Achard, Nathalie Pi\u00e9gay et Dominique Rabat\u00e9 Date limite d&rsquo;envoi des propositions : 1er d\u00e9cembre 2020. 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