{"id":1329,"date":"2020-10-06T12:26:35","date_gmt":"2020-10-06T10:26:35","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/?p=1329"},"modified":"2020-10-06T12:26:37","modified_gmt":"2020-10-06T10:26:37","slug":"res-futurae-n19-series-televisees-de-science-fiction-appel-a-contributions","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/2020\/10\/res-futurae-n19-series-televisees-de-science-fiction-appel-a-contributions\/","title":{"rendered":"ReS Futurae n\u00b019, S\u00e9ries t\u00e9l\u00e9vis\u00e9es de science-fiction (appel \u00e0 contributions)"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Appel \u00e0 contributions pour le dossier du n\u00b019 de&nbsp;<em>ReS Futurae<\/em>&nbsp;(2022)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Dossier dirig\u00e9 par Florent Favard, IECA univ. de Lorraine (<a>favard.florent@gmail.com<\/a>) et\u00a0H\u00e9l\u00e8ne Machinal, UBO (<a>ln.machinal@gmail.com<\/a>)<\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u00c9ch\u00e9ances<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Les propositions de contribution (env. 250 mots), accompagn\u00e9es d\u2019une br\u00e8ve bio-bibliographie, doivent parvenir aux deux responsables le&nbsp;<strong>15 d\u00e9cembre 2020<\/strong>&nbsp;au plus tard. Une premi\u00e8re version des articles devra \u00eatre rendue le 15 juin 2021, pour une parution au premier semestre 2022.<\/p>\n\n\n\n<p>Les auteurs sont invit\u00e9s \u00e0 consulter les&nbsp;<a href=\"https:\/\/journals.openedition.org\/resf\/2218\">consignes aux auteurs<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Argument<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Si la science-fiction est pr\u00e9sente \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision depuis ses d\u00e9buts, elle a gagn\u00e9 en visibilit\u00e9 sur le \u00ab petit \u00e9cran \u00bb au fil des d\u00e9cennies, profitant, comme d\u2019autres genres t\u00e9l\u00e9visuels, de l\u2019augmentation de la production annuelle des s\u00e9ries t\u00e9l\u00e9vis\u00e9es atteignant des \u00ab pics \u00bb sans cesse d\u00e9pass\u00e9s. Au sein de cette nouvelle forme d\u2019expression et de consommation de la culture populaire, le \u00ab supergenre \u00bb qu\u2019est la science-fiction (Gunn) s\u2019impose notamment depuis la fin des ann\u00e9es 1990 et le d\u00e9but des ann\u00e9es 2000 comme une valeur s\u00fbre. Cette recrudescence du genre sous forme s\u00e9rielle dans le contexte ultra contemporain de la culture de l\u2019\u00e9cran (Serroy, Lipovetsky), de l\u2019hyperconnectivit\u00e9 (Gervais) et de la cr\u00e9ation de mondes imaginaires transm\u00e9diatiques (Besson) marqu\u00e9s par une forte interm\u00e9dialit\u00e9 (Cornillon), m\u00e9rite une analyse plus approfondie.<\/p>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n<p>Cette nouvelle livraison de&nbsp;<em>Res Futurae<\/em>&nbsp;propose donc d\u2019analyser le genre de la science-fiction \u00e0 l\u2019aune de la s\u00e9rialit\u00e9 t\u00e9l\u00e9visuelle, en repla\u00e7ant ces deux \u00e9l\u00e9ments au sein d\u2019une dialectique pour explorer la dynamique entre une forme narrative et un genre fictionnel, et la relation de mutuel b\u00e9n\u00e9fice qui se tisse entre eux, au sein d\u2019un contexte transm\u00e9dial et transm\u00e9diatique. Il s\u2019agira donc de r\u00e9pondre \u00e0 deux questions entrem\u00eal\u00e9es : qu\u2019est-ce que le genre de la SF apporte \u00e0 la s\u00e9rialit\u00e9 t\u00e9l\u00e9visuelle ? Qu\u2019est-ce que la s\u00e9rialit\u00e9 t\u00e9l\u00e9visuelle apporte au genre de la SF ?<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019une des sp\u00e9cificit\u00e9s de la forme s\u00e9rielle contemporaine tient dans le fait que les s\u00e9ries contemporaines s\u2019inscrivent d\u00e9sormais dans un mode de narration complexe (Mittell) et qu\u2019elles proposent des mondes possibles (Ryan ; Boillat) au pouvoir immersif (Besson, 2015) de plus en plus intense. Incarnation audiovisuelle des fictions \u00e0 la cha\u00eene typiques de notre culture marchande et m\u00e9diatique (Letourneux), les s\u00e9ries, et notamment celles qui appartiennent aux genres de l\u2019imaginaire, r\u00e9investissent autant la forme du pulp que celle du cycle (para)litt\u00e9raire (Besson, 2009), suspendue entre r\u00e9p\u00e9tition et variation (Eco), \u00e9pisodique et feuilletonnant (Cornillon), retour du m\u00eame et \u00ab pulsion de compl\u00e9tude \u00bb. La r\u00e9flexivit\u00e9 des s\u00e9ries contemporaines, et notamment des s\u00e9ries de science-fiction, typique de la culture populaire contemporaine (Dunne), serait par exemple le signe d\u2019un r\u00e9tr\u00e9cissement du \u00ab temps du d\u00e9lai \u00bb (Anders) qui s\u00e9pare le pr\u00e9sent spectatoriel des projections de divers possibles que l\u2019imaginaire scientifique propose.<\/p>\n\n\n\n<p>Les mondes science-fictionnels t\u00e9l\u00e9vis\u00e9s se construisent de mani\u00e8re centrifuge et it\u00e9rative \u00e0 partir du novum (Suvin) ; une construction d\u2019autant plus complexe qu\u2019elle s\u2019op\u00e8re sur le principe de l\u2019\u00e9conomie prospective du r\u00e9cit (Escola), sur la m\u00e9connaissance du futur de la narration, soumis aux improvisations, r\u00e9visions et al\u00e9as du contexte de production et de r\u00e9ception. En d\u00e9coulent des mythologies s\u00e9rielles labyrinthiques et r\u00e9flexives dont l\u2019\u00e9mergence et la d\u00e9finition sont sp\u00e9cifiquement li\u00e9es au genre de la science-fiction dans le contexte d\u2019\u00e9criture et de production anglo-saxon (Favard, 2018).<\/p>\n\n\n\n<p>Ces mythologies complexes mobilisent notamment des intrigues non-lin\u00e9aires via le voyage dans le temps : le statut d\u00e9j\u00e0 trouble de la prolepse de toute s\u00e9rie t\u00e9l\u00e9vis\u00e9e (Ames ; Jost) se retrouve alors diffract\u00e9 par les s\u00e9ries de science-fiction, qui brouillent les liens de causalit\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9chelle d\u2019un \u00e9pisode ou de plusieurs saisons (Favard, 2018 ; 2019), comme c\u2019est le cas dans&nbsp;<em>Babylon 5<\/em>&nbsp;ou&nbsp;<em>12 Monkeys,<\/em>&nbsp;interrogeant d\u2019autant plus la capacit\u00e9 des sc\u00e9naristes \u00e0 pr\u00e9voir la poursuite de l\u2019intrigue feuilletonnante dans un contexte concurrentiel o\u00f9 une s\u00e9rie peut \u00eatre annul\u00e9e du jour au lendemain.<\/p>\n\n\n\n<p>Se pose aussi, pour beaucoup d\u2019adaptations ou continuations s\u00e9rielles, la question des transferts esth\u00e9tiques et narratifs plus larges, qui peuvent avoir trait \u00e0 la l\u00e9gitimation de la s\u00e9rie gr\u00e2ce \u00e0 une aura litt\u00e9raire \u2013 par exemple Harlan Ellison, consultant cr\u00e9atif sur&nbsp;<em>Babylon 5<\/em>, agissant comme la caution litt\u00e9raire d\u00e9signant la s\u00e9rie comme de la SF intellectuelle, et non de la sci-fi populaire. Que l\u2019on pense aussi \u00e0&nbsp;<em>The Expanse<\/em>, dans la droite ligne du \u00ab naturalisme \u00bb pr\u00f4n\u00e9 par&nbsp;<em>Battlestar Galactica<\/em>, proposant une fresque science-fictionnelle aussi ambitieuse que&nbsp;<em>Game of Thrones<\/em>&nbsp;(ce qui n\u2019est pas \u00e9tonnant lorsqu\u2019on sait que l\u2019un des deux auteurs des romans dont la s\u00e9rie est adapt\u00e9e fut l\u2019assistant de George R. R. Martin). La forme totalisante du cycle litt\u00e9raire de science-fiction p\u00e8se plus que jamais sur les s\u00e9ries de science-fiction contemporaines. La reprise et\/ou l\u2019adaptation d\u2019\u0153uvres qui ont marqu\u00e9 l\u2019histoire de la SF (<em>Westworld, The Handmaid\u2019s Tale, The Man in the High Castle, Philip K. Dick\u2019s Electric Dreams, Star Trek Discovery, Stargate Universe<\/em>) atteste aussi une tendance \u00e0 la recontextualisation qui demande \u00e0 \u00eatre analys\u00e9e de mani\u00e8re approfondie. Ces \u00e9changes m\u00e8nent in\u00e9vitablement \u00e0 l\u2019exploration des limites de certaines formes \u2013 on songera par exemple \u00e0&nbsp;<em>Stargate SG-1<\/em>&nbsp;r\u00e9volutionnant les pr\u00e9misses propos\u00e9es par le film de Roland Emmerich, parce que sa forme lui permet de devenir un space-opera militaire pulp \u2013, et aux questions formul\u00e9es par la narratologie transm\u00e9diale ou les recherches portant sur la riche interm\u00e9dialit\u00e9 des formes de repr\u00e9sentation contemporaines.<\/p>\n\n\n\n<p>De m\u00eame, le&nbsp;<em>transmedia storytelling<\/em>&nbsp;peut offrir un angle d\u2019approche \u00e0 l\u2019\u00e8re de la culture de la convergence, d\u2019autant qu\u2019il repose lui-m\u00eame sur la s\u00e9rialit\u00e9 (Jenkins) ; cette dispersion d\u2019\u00e9l\u00e9ments narratifs sur plusieurs m\u00e9dias, lorsqu\u2019il s\u2019agit de \u00ab&nbsp;<em>fantastic transmedia<\/em>&nbsp;\u00bb, centr\u00e9 sur les genres de l\u2019imaginaire (Harvey), pose alors, toujours sous l\u2019\u00e9gide de Jenkins, la question de l\u2019\u00e9quilibre entre la coh\u00e9rence souvent recherch\u00e9e par les mythologie t\u00e9l\u00e9visuelle et la multiplicit\u00e9 permise par les univers science-fictionnels, autorisant des variations temporelles, uchroniques, transdimensionnelles, \u00e0 m\u00eame de pousser encore plus loin la relation maximale au monde propos\u00e9e par les univers de la culture populaire (Peyron).<\/p>\n\n\n\n<p>On peut aussi se demander si les s\u00e9ries de super-h\u00e9ros sont \u00e0 classer dans la cat\u00e9gorie des s\u00e9ries de science-fiction ? Cette inclusion impliquerait un vaste \u00e9largissement de la d\u00e9finition du genre de la SF De surcro\u00eet, on peut questionner leurs apports en termes purement science-fictionnels. Quand&nbsp;<em>The Flash<\/em>&nbsp;joue avec les univers parall\u00e8les de mani\u00e8re fascinante, convoquant diff\u00e9rentes versions des personnages \u00e0 la mani\u00e8re de&nbsp;<em>Fringe<\/em>, ou quand&nbsp;<em>Legion<\/em>&nbsp;et&nbsp;<em>Watchmen<\/em>&nbsp;revisitent l\u2019esth\u00e9tique r\u00e9trofuturiste ou uchronique, combien de s\u00e9ries de super-h\u00e9ros, aussi fascinantes soient-elles \u2013 que l\u2019on pense \u00e0&nbsp;<em>Arrow<\/em>&nbsp;ou&nbsp;<em>The Boys<\/em>&nbsp;\u2013 emploient le vocabulaire de la science-fiction comme un moyen plut\u00f4t qu\u2019une fin ? Loin d\u2019exclure les \u00ab voisines \u00bb des s\u00e9ries de SF que sont les s\u00e9ries de super-h\u00e9ros, la question ram\u00e8ne sur le devant de la sc\u00e8ne la tr\u00e8s forte hybridit\u00e9 et les riches porosit\u00e9s de la science-fiction envisag\u00e9e comme \u00ab supergenre \u00bb (Gunn).<\/p>\n\n\n\n<p>Des particularit\u00e9s de l\u2019esth\u00e9tique science-fictionnelle trouvent des \u00e9chos dans la forme s\u00e9rielle t\u00e9l\u00e9visuelle. \u00c0 une \u00e9poque o\u00f9 l\u2019on interroge la proximit\u00e9 de certains aspects de nos soci\u00e9t\u00e9s et cultures avec l\u2019imaginaire cyberpunk, les questionnements sur l\u2019identit\u00e9 humaine soulign\u00e9s par les \u201caugmentations\u201d que les biotechnologies pourraient apporter \u00e0 l\u2019\u00eatre humain (qu\u2019elles touchent au corps ou \u00e0 l\u2019esprit) ont \u00e9galement conduit \u00e0 un cort\u00e8ge de figurations du posthumain sur la sc\u00e8ne s\u00e9rielle ; des repr\u00e9sentations qui ne sont pas toujours nouvelles, puisque Philip K. Dick, par exemple, \u00e9crit&nbsp;<em>Do Androids Dream of Electric Sheep?<\/em>&nbsp;d\u00e8s 1966. La dialectique de l\u2019identit\u00e9 et de l\u2019alt\u00e9rit\u00e9 ne se pense plus dans les m\u00eames termes, puisque les s\u00e9ries de SF contemporaines sont d\u00e9sormais porteuses de questionnements culturels et politiques (<em>race, class, gender<\/em>) et reformulent les peurs associ\u00e9es \u00e0 un devenir posthumain.<\/p>\n\n\n\n<p>On note aussi la r\u00e9surgence de certains courants sp\u00e9cifiques de la SF dans les s\u00e9ries contemporaines, avec l\u2019exemple du cyberpunk (<em>Altered Carbon<\/em>), du&nbsp;<em>space opera<\/em>&nbsp;(<em>The Expanse, Dark Matter<\/em>), ou encore l\u2019introduction d\u2019une esth\u00e9tique sp\u00e9cifique qui \u00e9voque les ann\u00e9es 1970 (Maniac, Legion). Plus g\u00e9n\u00e9ralement, les s\u00e9ries acqui\u00e8rent une tendance \u00e0 l\u2019hybridation des genres, avec des fictions qui rel\u00e8vent de la SF et de l\u2019enqu\u00eate polici\u00e8re (<em>Almost Human<\/em>), de la SF et du fantastique \u2013 voire de l\u2019horreur (<em>Fringe<\/em>) \u2013 ou de la SF et de la fantasy (<em>Maniac, Dirk Gently<\/em>). La tendance \u00e0 la dystopie, typique de la culture populaire en g\u00e9n\u00e9rale \u00e0 l\u2019aube du XXIe si\u00e8cle, est aussi un \u00e9l\u00e9ment-cl\u00e9 de la science-fiction t\u00e9l\u00e9visuelle contemporaine, pouss\u00e9e jusqu\u2019\u00e0 un certain acad\u00e9misme, ou contrecarr\u00e9e par une vague optimiste, hopepunk, incarn\u00e9e par exemple, non sans une ren\u00e9gociation douloureuse, par&nbsp;<em>Star Trek: Discovery<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>Ces vastes mondes fictionnels \u00e9mergent \u00e0 pr\u00e9sent au sein d\u2019une production internationale, posant aujourd\u2019hui plus que jamais la question des circulations narratives et esth\u00e9tiques dans les espaces culturels. \u00c0 l\u2019h\u00e9g\u00e9monie de l\u2019industrie culturelle am\u00e9ricaine r\u00e9pond par exemple une production europ\u00e9enne dispers\u00e9e, o\u00f9 la science-fiction t\u00e9l\u00e9visuelle h\u00e9rite parfois d\u2019une longue histoire : c\u2019est le cas en Grande-Bretagne, o\u00f9&nbsp;<em>Doctor Who<\/em>&nbsp;s\u2019impose comme figure de proue d\u2019une riche production. Dans d\u2019autre cas, le genre peine \u00e0 trouver sa place, \u00e0 l\u2019image de la France o\u00f9 les productions des grandes cha\u00eenes ne sont pas toujours \u00e0 la hauteur de leurs ambitions (et de l\u2019histoire du genre dans la litt\u00e9rature francophone) en termes d\u2019esth\u00e9tique, de narration ou encore de budget, et o\u00f9 la webs\u00e9rie devient le vivier cr\u00e9atif alternatif d\u2019une science-fiction hexagonale, par exemple avec le&nbsp;<em>Visiteur du Futur<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>Au-del\u00e0 des adaptations plus ou moins r\u00e9ussies, comme&nbsp;<em>\u00c4kta m\u00e4nniskor<\/em>&nbsp;devenant&nbsp;<em>Humans<\/em>, ou litigieuses, \u00e0 l\u2019image de&nbsp;<em>El Ministerio del tiempo<\/em>&nbsp;face \u00e0&nbsp;<em>Timeless<\/em>, se pose la question de la dimension transnationale des services de SVoD (Jenner), qui rendent visibles et financent une production locale tout en l\u2019adaptant \u00e0 un march\u00e9 global, par exemple avec l\u2019adaptation d\u2019<em>Osmosis<\/em>&nbsp;de Arte \u00e0 Netflix. De m\u00eame, la relative invisibilit\u00e9 de l\u2019afrofuturisme t\u00e9l\u00e9visuel \u00e0 l\u2019\u00e9chelle internationale (l\u00e0 o\u00f9 d\u2019autres arts s\u2019en emparent, y compris le cin\u00e9ma) interroge la pertinence de la forme s\u00e9rielle audiovisuelle pour certaines veines de la science-fiction localis\u00e9es g\u00e9ographiquement ou culturellement ; ailleurs, les dramas chinois de science-fiction mettant en sc\u00e8ne le voyage dans le temps partagent avec les s\u00e9ries historiques les m\u00eames contraintes en termes de repr\u00e9sentation des figures historiques, strictement surveill\u00e9es par les organes de censure.<\/p>\n\n\n\n<p>La SF a toujours contenu une part cons\u00e9quente de critique sociale et plus pr\u00e9cis\u00e9ment socio-politique (Jameson, 2005 ; Parrinder) puisqu\u2019elle rel\u00e8ve d\u2019une esth\u00e9tique de l\u2019anamorphose (Machinal, 2020) et que la r\u00e9flexivit\u00e9 qui la caract\u00e9rise pousse \u00e0 envisager les futurs possibles qu\u2019elle repr\u00e9sente comme des devenirs de l\u2019humain et de son environnement. De m\u00eame que l\u2019on a qualifi\u00e9 le SF de futur ant\u00e9rieur (Aron, 1948), expression qui souligne le paradoxe temporel sur lequel repose le genre, l\u2019anamorphose implique un double regard conditionn\u00e9 par un changement de posture scopique.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans nos soci\u00e9t\u00e9s contemporaines, la culture de l\u2019\u00e9cran et les devenirs posthumains de l\u2019esp\u00e8ce, tout comme les perspectives de cataclysmes et l\u2019\u00e9mergence de soci\u00e9t\u00e9s de contr\u00f4le remettent sur le devant de la sc\u00e8ne des enjeux socio-politiques d\u2019actualit\u00e9. De fait, la science-fiction s\u00e9rielle a connu une expansion cons\u00e9quente ces derni\u00e8res ann\u00e9es et il serait pertinent d\u2019interroger les sp\u00e9cificit\u00e9s de la fiction t\u00e9l\u00e9visuelle de SF dans ce contexte.&nbsp;<em>The Handmaid\u2019s Tale, The OA, The Expanse, Orphan Black, Mr Robot, Black Mirror<\/em>&nbsp;ou&nbsp;<em>The Leftovers<\/em>&nbsp;attestent de ce renouveau et permettent \u00e0 la fois d\u2019exposer des d\u00e9rives soci\u00e9tales et politiques possibles et de s\u2019interroger sur les effets de miroir entre fiction et r\u00e9el.<\/p>\n\n\n\n<p>Le \u00ab futur ant\u00e9rieur \u00bb (Langlet ; St Gelais) \u2013 qui fonde la dimension paradoxale d\u2019un genre dont les repr\u00e9sentations s\u2019appuient sur deux temporalit\u00e9s qui ne doivent pas pouvoir entrer en contact \u2013 dispara\u00eet lorsque la spectature mesure combien les univers fictifs, comme celui de Black Mirror, ne sont gu\u00e8re \u00e9loign\u00e9s de son propre contexte\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Nous proposons pour ce num\u00e9ro plusieurs axes de r\u00e9flexion et d\u2019analyse :<\/p>\n\n\n\n<p>\u2013 Axe s\u00e9rialit\u00e9 : centr\u00e9 sur les relations entre science-fiction et s\u00e9rialit\u00e9 au prisme de consid\u00e9rations esth\u00e9tiques et narratologiques, notamment sur les \u00e9volutions de la science-fiction t\u00e9l\u00e9visuelle ; l\u2019impact de la forme s\u00e9rielle sur la dimension g\u00e9n\u00e9rique, et son pendant, l\u2019incidence du genre sur la forme s\u00e9rielle en g\u00e9n\u00e9ral ; ou encore sur le pouvoir d\u2019immersion et la cr\u00e9ation de mondes fictionnels de l\u2019imaginaire en contexte s\u00e9riel.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2013 Axe g\u00e9n\u00e9rique : focalis\u00e9 sur l\u2019hybridation entre les genres, le renouvellement formel de crit\u00e8res d\u00e9terminants du genre tels que le novum ou le sense of wonder ; mais aussi les d\u00e9clinaisons g\u00e9n\u00e9riques de la science-fiction dans les s\u00e9ries (post-apo, dystopies, utopies, space opera, cyberpunk, etc), voire des analyses alliant dimension g\u00e9n\u00e9rique et contexte de production (par exemple, la science-fiction s\u00e9rielle selon Netflix, la science-fiction s\u00e9rielle \u00e0 la fran\u00e7aise, \u2026).<\/p>\n\n\n\n<p>\u2013 Axe repr\u00e9sentation : s\u2019interroger sur les probl\u00e9matiques socio-culturelles v\u00e9hicul\u00e9es par les s\u00e9ries de science-fiction, et leur fonction de critique sociale et de commentaire sur le monde contemporain : posthumanisme, virtualit\u00e9, intelligence artificielle, immortalit\u00e9, fin du monde\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>\u2013 Axe audiovisuel : port\u00e9 sur l\u2019image mouvante et le son, et notamment int\u00e9ress\u00e9 par la r\u00e9flexivit\u00e9, l\u2019image science-fictionnelle t\u00e9l\u00e9visuelle, l\u2019esth\u00e9tique (par exemple, le vintage chez&nbsp;<em>Maniac, Legion<\/em>), les nouveaux modes de diffusion, l\u2019interm\u00e9dialit\u00e9 et la transm\u00e9dialit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Une proposition peut se focaliser sur un axe ou bien viser la transversalit\u00e9 ; nous attendons seulement de chaque proposition qu\u2019elle valorise les intersections entre la dimension g\u00e9n\u00e9rique (la science-fiction) et la forme narrative (la s\u00e9rie t\u00e9l\u00e9vis\u00e9e) et se nourrisse des apports th\u00e9oriques de la recherche sur le genre de la SF comme sur la forme s\u00e9rielle.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Bibliographie :<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Melissa Ames (ed.),&nbsp;<em>Time in TV Narrative: Exploring Temporality in Twenty-First-Century Programming<\/em>, Jackson, University Press of Mississippi, 2012<\/p>\n\n\n\n<p>G\u00fcnther Anders,&nbsp;<em>Le temps de la fin<\/em>, L\u2019Herne, 1960 (2007)<\/p>\n\n\n\n<p>Sylvie Bauer, H\u00e9l\u00e8ne Machinal et Denis Mellier, Paradoxes de l\u2019espace-temps, Otrante n\u00b0 46, Paris, Kim\u00e9, 2019.<\/p>\n\n\n\n<p>Anne Besson.&nbsp;<em>Constellations : Des mondes fictionnels dans l\u2019imaginaire contemporain.<\/em>&nbsp;Paris : CNRS \u00c9ditions, 2015<\/p>\n\n\n\n<p>Anne Besson,&nbsp;<em>D\u2019Asimov \u00e0 Tolkien : Cycles et s\u00e9ries dans la litt\u00e9rature de genre<\/em>, Paris, CNRS-Editions, 2004<\/p>\n\n\n\n<p>Alain Boillat,&nbsp;<em>Cin\u00e9ma, machine \u00e0 mondes. Essai sur les films \u00e0 univers multiples,<\/em>&nbsp;Ch\u00eane-Bourg, Georg, 2014<\/p>\n\n\n\n<p>Isabelle Boof-Vermesse &amp; J-F Chassay,&nbsp;<em>Mutations 2 : Homme\/machine, Otrante n\u00b0 43,<\/em>&nbsp;Paris, Kim\u00e9, 2018.<\/p>\n\n\n\n<p>Marta Boni,&nbsp;<em>World Building. Transmedia, Fans, Industries<\/em>, Amsterdam, Amsterdam University Press, 2017.<\/p>\n\n\n\n<p>Jean-Fran\u00e7ois Chassay et Bertrand Gervais,&nbsp;<em>Des fins et des temps. Les limites de l\u2019imaginaire,<\/em>&nbsp;Montr\u00e9al, Figura, 2005.<\/p>\n\n\n\n<p>Claire Cornillon,&nbsp;<em>S\u00e9rialit\u00e9 et Transm\u00e9dialit\u00e9 : Infinis des fictions contemporaines,<\/em>&nbsp;Paris, Honor\u00e9 Champion, 2018<\/p>\n\n\n\n<p>J. Donnelly, Philip Hayward (eds.),&nbsp;<em>Music in Science Fiction Television, New York<\/em>, Routledge, 2013<\/p>\n\n\n\n<p>Michael Dunne,&nbsp;<em>Metapop: Self-referentiality in Contemporary American Popular Culture<\/em>, Jackson, University Press of Mississippi, 1992<\/p>\n\n\n\n<p>Jean-Paul Eng\u00e9libert,&nbsp;<em>Apocalypse sans royaume. Politique des fictions de la fin du monde, xxe-xxie si\u00e8cles,<\/em>&nbsp;Paris, Classique Garnier, 2013<\/p>\n\n\n\n<p>Marc Escola, \u00ab Le clou de Tchekhov. Retours sur le principe de causalit\u00e9 r\u00e9gressive \u00bb, Fabula, 2010,&nbsp;<a href=\"https:\/\/www.fabula.org\/atelier.php?Principe_de_causalite_regressive\">https:\/\/www.fabula.org\/atelier.php?Principe_de_causalite_regressive<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>Jean-Pierre Esquenazi,&nbsp;<em>Les S\u00e9ries t\u00e9l\u00e9vis\u00e9es : L\u2019Avenir du cin\u00e9ma ?<\/em>, Paris, Armand Colin, 2010<\/p>\n\n\n\n<p>Florent Favard,&nbsp;<em>\u00c9crire une s\u00e9rie TV : La Promesse d\u2019un d\u00e9nouement<\/em>, Tours, PUFR, 2019.<\/p>\n\n\n\n<p>Florent Favard,<em>&nbsp;Le R\u00e9cit dans les s\u00e9ries de science-fiction : De Star Trek \u00e0 X-Files<\/em>, Paris, Armand Colin, 2018<\/p>\n\n\n\n<p>Bertrand Gervais,&nbsp;<em>Logiques de l\u2019imaginaire, Tome I, II et III<\/em>, Montr\u00e9al, Le Quartanier, 2007, 2008, 2009.<\/p>\n\n\n\n<p>Bertrand Gervais et als,&nbsp;<em>Soif de r\u00e9alit\u00e9<\/em>, Paris, Nota Bene, 2019<\/p>\n\n\n\n<p>Marina Grishakova, Marie-Laure Ryan (eds.),&nbsp;<em>Intermediality and Storytelling<\/em>, Berlin, De Gruyter, 2010<\/p>\n\n\n\n<p>James Gunn, Matthew Candelaria (\u00e9ds.).&nbsp;<em>Speculations on speculation: Theories of Science Fiction.<\/em>&nbsp;Laham, Toronto, Oxford : The Scarecrow Press, 2005<\/p>\n\n\n\n<p>Colin B. Harvey,&nbsp;<em>Fantastic Transmedia: Narrative, Play and Memory Across Science Fiction and Fantasy Storyworlds<\/em>, Basingstoke, Palgrave MacMillan, 2015<\/p>\n\n\n\n<p>Fredric Jameson,&nbsp;<em>Archeologies of the Future<\/em>, London &amp; NY, Verso, 2005<\/p>\n\n\n\n<p>Fredric Jameson, \u00ab Future City \u00bb,&nbsp;<em>New Left Review<\/em>, n\u00b021, 2003<\/p>\n\n\n\n<p>Henry Jenkins,&nbsp;<em>Convergence culture: Where Old and New media Collide, Londres<\/em>, New York, NYU Press, 2006<\/p>\n\n\n\n<p>Mareike Jenner,&nbsp;<em>Netflix and the Re-invention of Television<\/em>, Palgrave MacMillan, 2018<\/p>\n\n\n\n<p>Jan Johnson-Smith,&nbsp;<em>American science fiction TV: Star Trek, Stargate and beyond<\/em>, Londres, New York, I.B. Tauris, 2004<\/p>\n\n\n\n<p>Fran\u00e7ois Jost, \u00ab Repenser le futur avec les s\u00e9ries. Essai de narratologie compar\u00e9e \u00bb,&nbsp;<em>T\u00e9l\u00e9vision<\/em>, no 7, 2016, p. 13-30<\/p>\n\n\n\n<p>Marie-Christine Lambert-Perreault, J\u00e9r\u00f4me-Olivier Allard, Elaine Despr\u00e9s et Simon Harel,&nbsp;<em>T\u00e9l\u00e9 en s\u00e9ries,<\/em>&nbsp;Montr\u00e9al, XYZ, 2018<\/p>\n\n\n\n<p>Ir\u00e8ne Langlet,&nbsp;<em>Le recueil litt\u00e9raire: Pratiques et th\u00e9orie d\u2019une forme<\/em>, Rennes, PUR, 2003 (2016)<\/p>\n\n\n\n<p>Matthieu Letourneux,&nbsp;<em>Fictions \u00e0 la cha\u00eene. Litt\u00e9ratures s\u00e9rielles et culture m\u00e9diatique,<\/em>&nbsp;Paris, Le Seuil, coll. \u00ab Po\u00e9tique \u00bb, 2017<\/p>\n\n\n\n<p>H\u00e9l\u00e8ne Machinal,&nbsp;<em>Posthumains en s\u00e9rie, les d\u00e9tectives du futur<\/em>, Presses universitaires F. Rabelais, coll. S\u00e9rial, 2020.<\/p>\n\n\n\n<p>H\u00e9l\u00e8ne Machinal &amp; Monica Michlin (eds.),&nbsp;<em>Posthumains en s\u00e9ries, TVSeries<\/em>, n\u00b014, 2018, https:\/\/journals.openedition.org\/tvseries\/2757<\/p>\n\n\n\n<p>H\u00e9l\u00e8ne Machinal, Isabelle Boof-Vermesse, Matthieu Freyheit,&nbsp;<em>Hybridit\u00e9s posthumaines \u2013 cyborgs, mutants, hackers<\/em>, Paris, Orizons, 2018<\/p>\n\n\n\n<p>H\u00e9l\u00e8ne Machinal &amp; Elaine Despr\u00e9s (eds.),&nbsp;<em>L\u2019imaginaire en s\u00e9ries I, Otrante<\/em>, n\u00b0 42, Paris, Kim\u00e9, 2017<\/p>\n\n\n\n<p>H\u00e9l\u00e8ne Machinal et J-F Chassay (eds.),&nbsp;<em>Mutations I : corps posthumains, Otrante<\/em>, n\u00b0 38, Paris, Kim\u00e9, 2015<\/p>\n\n\n\n<p>Denis Mellier, \u00ab Boucles critiques et m\u00e9talepses st\u00e9riles: quelle(s) r\u00e9fl\u00e9xivit\u00e9(s) en r\u00e9gime pop? \u00bb, colloque \u00ab Pop 2018: Genres, recyclages, franchises, fans \u00bb, UQAM, 2018,&nbsp;<a href=\"https:\/\/oic.uqam.ca\/fr\/conferences\/boucles-critiques-et-metalepses-steriles-quelles-reflexivites-en-regime-pop\">https:\/\/oic.uqam.ca\/fr\/conferences\/boucles-critiques-et-metalepses-steriles-quelles-reflexivites-en-regime-pop<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>Jason Mittell, Complex TV:&nbsp;<em>The Poetics of Contemporary Television Storytelling<\/em>, New York, Londres, New York University Press, 2015<\/p>\n\n\n\n<p>Patrick Parrinder,&nbsp;<em>Learning from Other Worlds, Estrangement, Cognition, and the Politics of Science Fiction and Utopia<\/em>, Duke University Press, 2001.<\/p>\n\n\n\n<p>David Peyron,<em>&nbsp;Culture geek<\/em>, Paris, FYP \u00e9ditions, 2013<\/p>\n\n\n\n<p>Marie-Laure Ryan (ed.),&nbsp;<em>Narrative across Media. The Languages of Storytelling<\/em>, University of Nebraska Press, 2004<\/p>\n\n\n\n<p>Marie-Laure Ryan,&nbsp;<em>Possible Worlds, Artificial Intelligence, and Narrative Theory<\/em>, Indiana University Press, 1992<\/p>\n\n\n\n<p>Richard Saint-Gelais, F<em>ictions transfuges : La Transfictionnalit\u00e9 et ses enjeux<\/em>, Paris, \u00c9ditions du Seuil, 2011<\/p>\n\n\n\n<p>Richard Saint-Gelais,&nbsp;<em>L\u2019Empire du pseudo. Modernit\u00e9s de la science-fiction<\/em>, Nota Bene, 1999<\/p>\n\n\n\n<p>Jean Serroy, Gilles Lipovetsky,&nbsp;<em>L\u2019\u00c9cran global<\/em>, Paris, Seuil, 2007<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/resf.hypotheses.org\/3948\">URL de r\u00e9f\u00e9rence\u00a0<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Appel \u00e0 contributions pour le dossier du n\u00b019 de&nbsp;ReS Futurae&nbsp;(2022) Dossier dirig\u00e9 par Florent Favard, IECA univ. de Lorraine (favard.florent@gmail.com) et\u00a0H\u00e9l\u00e8ne Machinal, UBO (ln.machinal@gmail.com) \u00c9ch\u00e9ances Les propositions de contribution (env. 250 mots), accompagn\u00e9es d\u2019une br\u00e8ve bio-bibliographie, doivent parvenir aux deux<\/p>\n","protected":false},"author":1001953,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":{"0":"post-1329","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","6":"category-uncategorized"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1329","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1001953"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1329"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1329\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1329"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1329"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1329"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}