{"id":1247,"date":"2020-07-10T20:48:28","date_gmt":"2020-07-10T18:48:28","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/?p=1247"},"modified":"2020-07-11T11:17:58","modified_gmt":"2020-07-11T09:17:58","slug":"metalepse-metalepsis","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/2020\/07\/metalepse-metalepsis\/","title":{"rendered":"M\u00e9talepse \/ Metalepsis"},"content":{"rendered":"<p>Par Frank Wagner<\/p>\n<p>\u00c0 l\u2019origine, la <em>m\u00e9talepse <\/em>constitue une notion rh\u00e9torique (Genette 1972, Roussin 2005), d\u00e9finie comme \u00ab\u00a0une proposition [\u2026] [qui] consiste \u00e0 <em>substituer l\u2019expression indirecte \u00e0 l\u2019expression directe<\/em>\u00a0\u00bb (Fontanier (1830)\u00a01977\u00a0: 127). Toutefois, plus qu\u2019\u00e0 cette d\u00e9finition g\u00e9n\u00e9rale, la plupart des th\u00e9oriciens du r\u00e9cit se sont montr\u00e9s sensibles \u00e0 certains de ses sens rapport\u00e9s, comme \u00ab\u00a0le tour par lequel un po\u00e8te, un \u00e9crivain, est repr\u00e9sent\u00e9 ou se repr\u00e9sente comme produisant lui-m\u00eame ce qu\u2019il ne fait au fond que d\u00e9crire\u00a0\u00bb (Fontanier (1830)\u00a01977\u00a0: 128)\u00a0; ou encore celui \u00ab\u00a0par lequel [\u2026] au lieu de raconter simplement une chose qui se fait ou qui est faite, on commande, on ordonne qu\u2019elle se fasse\u00a0\u00bb (Fontanier (1830)\u00a01977\u00a0: 129). Telles sont du moins les acceptions d\u00e9riv\u00e9es du proc\u00e9d\u00e9 rh\u00e9torique sur lesquelles Genette met l\u2019accent au moment de forger la notion de <em>m\u00e9talepse narrative<\/em>, qui, dans <em>Figures III<\/em>, fait syst\u00e8me avec <em>analepse<\/em>, <em>prolepse<\/em>, <em>syllepse<\/em>, ou <em>paralepse.<\/em> Voici en quels termes le narratologue d\u00e9finit ce proc\u00e9d\u00e9\u00a0:<\/p>\n<blockquote><p>\u00ab\u00a0Le passage d\u2019un niveau narratif \u00e0 l\u2019autre ne peut en principe \u00eatre assur\u00e9 que par la narration [\u2026]. Toute autre forme de transit est, sinon toujours impossible, du moins toujours transgressive [\u2026]. [Par exemple] toute intrusion du narrateur ou du narrataire extradi\u00e9g\u00e9tique dans un univers di\u00e9g\u00e9tique (ou de personnages di\u00e9g\u00e9tiques dans un univers m\u00e9tadi\u00e9g\u00e9tique, etc.), ou inversement [\u2026]. Nous \u00e9tendrons \u00e0 toutes ces transgressions le terme de <em>m\u00e9talepse narrative.<\/em>\u00a0\u00bb (Genette 1972\u00a0: 244).<\/p><\/blockquote>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>Conform\u00e9ment \u00e0 l\u2019\u00e9tymologie (\u00ab\u00a0<em>m\u00e9ta-<\/em>\u00a0\u00bb\u00a0: \u00ab\u00a0au-del\u00e0\u00a0\u00bb\u00a0; \u00ab\u00a0<em>lambanein\u00a0<\/em>\u00bb\u00a0: \u00ab\u00a0prendre en charge\u00a0\u00bb), la m\u00e9talepse, ainsi d\u00e9finie, consiste bien \u00e0 assumer narrativement quelque \u00e9nonc\u00e9, en enfreignant la fronti\u00e8re cens\u00e9e s\u00e9parer deux niveaux narratifs. Aussi, nombre de narratologues (Wagner\u00a02002\u00a0; Meyer-Minnemann\u00a02005) ont-ils pris appui sur cette d\u00e9finition pour r\u00e9pertorier l\u2019ensemble des mouvements m\u00e9taleptiques susceptibles de se produire dans le r\u00e9cit de fiction<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a>, entre les niveaux extra-, intra- et m\u00e9tadi\u00e9g\u00e9tiques, parcourus selon une direction \u00ab\u00a0ascendante\u00a0\u00bb ou \u00e0 l\u2019inverse \u00ab\u00a0descendante\u00a0\u00bb. \u00c0 titre d\u2019exemple, un roman comme <em>Le Vol d\u2019Icare<\/em> de Queneau rec\u00e8le la majeure partie de ces variantes du proc\u00e9d\u00e9 (Wagner 2004). Pour compl\u00e9ter de telles op\u00e9rations de cadastrage, il devient en outre possible, comme le fait Meyer-Minnemann (2005), de distinguer m\u00e9talepses <em>verticales<\/em> (par exemple lors de passages du niveau intra- au niveau m\u00e9tadi\u00e9g\u00e9tique) et <em>horizontales<\/em> (par exemple lors de passages d\u2019un niveau m\u00e9tadi\u00e9g\u00e9tique \u00e0 l\u2019autre, lorsque deux m\u00e9tadi\u00e9g\u00e8ses distinctes sont pos\u00e9es)\u00a0; ou encore, selon la suggestion de Genette lui-m\u00eame (2004), de diff\u00e9rencier <em>m\u00e9talepses <\/em>(par exemple lors de passages du niveau extra- au niveau intradi\u00e9g\u00e9tique) et <em>antim\u00e9talepses<\/em> (par exemple lors de passages du niveau intra- au niveau extradi\u00e9g\u00e9tique).<\/p>\n<p>Toutefois, par-del\u00e0 l\u2019\u00e9tablissement de telles typologies<a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\">[2]<\/a>, il importe \u00e9galement de nuancer le caract\u00e8re \u00ab\u00a0transgressif\u00a0\u00bb de la m\u00e9talepse<a href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\">[3]<\/a>. C\u2019est ce que pr\u00e9conisait d\u00e8s l\u2019origine Genette, en en distinguant des manifestations somme toute \u00ab\u00a0banales et innocentes\u00a0\u00bb (Genette 1972\u00a0: 244) et des d\u00e9clinaisons beaucoup plus \u00ab\u00a0hardies\u00a0\u00bb (Genette 1972<em>\u00a0<\/em>: 245). Des premi\u00e8res participeraient par exemple les indications de r\u00e9gie assimilant les dur\u00e9es de l\u2019histoire et de la narration, comme dans cet exemple emprunt\u00e9 \u00e0 Balzac\u00a0: \u00ab\u00a0Pendant que le v\u00e9n\u00e9rable eccl\u00e9siastique monte les rampes d\u2019Angoul\u00eame, il n\u2019est pas inutile d\u2019expliquer [\u2026]\u00a0\u00bb\u00a0; des secondes les jeux temporels plus paradoxaux de Sterne, chez qui les interminables digressions de Tristram Shandy, narrateur extradi\u00e9g\u00e9tique, ont pour cons\u00e9quence de prolonger la sieste du personnage intradi\u00e9g\u00e9tique qu\u2019est monsieur Shandy p\u00e8re de plus d\u2019une heure (Genette\u00a01972\u00a0: 245). Encore la \u00ab\u00a0hardiesse\u00a0\u00bb du proc\u00e9d\u00e9 peut-elle para\u00eetre relative, si on la compare \u00e0 certaines de ses autres exploitations, comme dans la c\u00e9l\u00e8bre nouvelle de Cort\u00e1zar (\u00ab\u00a0Continuit\u00e9 des parcs\u00a0\u00bb), o\u00f9 un personnage intradi\u00e9g\u00e9tique est assassin\u00e9 par le personnage m\u00e9tadi\u00e9g\u00e9tique du roman qu\u2019il \u00e9tait en train de lire\u00a0; ou encore dans plusieurs romans de Robbe-Grillet (<em>Dans le labyrinthe<\/em>, <em>Projet pour une r\u00e9volution \u00e0 New-York<\/em>), o\u00f9 les personnages m\u00e9tadi\u00e9g\u00e9tiques d\u2019un tableau ou d\u2019une illustration de magazine se mettent \u00e0 \u00e9voluer au niveau intradi\u00e9g\u00e9tique. \u00c0 l\u2019examen, dans ces divers exemples, en d\u00e9pit de leurs ind\u00e9niables similitudes, l\u00e9gitimant leur regroupement sous la m\u00eame \u00e9tiquette, il semble bien que deux vari\u00e9t\u00e9s distinctes de m\u00e9talepses soient \u00e0 l\u2019\u0153uvre, les unes <em>in verbis<\/em>, les autres <em>in corpore<\/em> (Meyer-Minnemann\u00a02005). Ainsi, lorsque Tristram invite le lecteur \u00e0 aider \u00e0 mettre au lit monsieur Shandy p\u00e8re assoupi dans un fauteuil, la transgression de la fronti\u00e8re entre les niveaux concern\u00e9s demeure-t-elle purement d\u00e9clarative\u00a0; au lieu que chez Cort\u00e1zar, le passage d\u2019un niveau \u00e0 l\u2019autre peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme effectif. Pour rendre compte de cette diff\u00e9rence non n\u00e9gligeable, on distinguera donc avec Ryan (2005) les m\u00e9talepses <em>rh\u00e9toriques<\/em> (premier cas) et <em>ontologiques<\/em> (second cas) \u2013 les secondes pouvant \u00eatre per\u00e7ues comme plus transgressives, et en outre plus inqui\u00e9tantes, que les premi\u00e8res.<\/p>\n<p>En effet, qu\u2019on souscrive ou non \u00e0 une d\u00e9finition fonctionnelle du proc\u00e9d\u00e9, comme y invite Pardo-Jimenez (2012), force est de constater, du moins dans certaines de ses actualisations, l\u2019intensit\u00e9 de ses <em>effets<\/em>. Genette estime ainsi que le trouble induit par la m\u00e9talepse \u00ab\u00a0exc\u00e8de de beaucoup la simple \u201cambigu\u00eft\u00e9\u201d technique\u00a0\u00bb (1983\u00a0: 58)\u00a0; et ce, qu\u2019il rel\u00e8ve de l\u2019<em>humour<\/em> (Sterne, Diderot), du <em>fantastique<\/em> (Cort\u00e1zar), d\u2019un <em>mixte des deux <\/em>(Borges), ou encore d\u2019une <em>figuration de l\u2019imagination cr\u00e9atrice<\/em> (Giono) (1983\u00a0: 58). Lavocat rench\u00e9rit sur ce constat, et affirme pour sa part que \u00ab\u00a0l\u2019id\u00e9e d\u2019un \u00e9branlement cognitif est consubstantielle \u00e0 la m\u00e9talepse\u00a0\u00bb (2016\u00a0: 518). L\u2019auteur de <em>Figures III<\/em> l\u2019avait lui-m\u00eame tr\u00e8s t\u00f4t signal\u00e9, en des termes diff\u00e9rents, qu\u2019il importe de rappeler\u00a0:<\/p>\n<blockquote><p>Tous ces jeux manifestent par l\u2019intensit\u00e9 de leurs effets l\u2019importance de la limite qu\u2019ils s\u2019ing\u00e9nient \u00e0 franchir au m\u00e9pris de la vraisemblance, <em>et qui est pr\u00e9cis\u00e9ment la narration (ou la repr\u00e9sentation) elle-m\u00eame<\/em>\u00a0; fronti\u00e8re mouvante mais sacr\u00e9e entre deux mondes\u00a0: celui o\u00f9 l\u2019on raconte, celui que l\u2019on raconte. [\u2026] Le plus troublant de la m\u00e9talepse est bien dans cette hypoth\u00e8se inacceptable et insistante, que l\u2019extradi\u00e9g\u00e9tique est peut-\u00eatre toujours d\u00e9j\u00e0 di\u00e9g\u00e9tique, et que le narrateur et ses narrataires, c\u2019est-\u00e0-dire vous et moi, appartenons peut-\u00eatre encore \u00e0 quelque r\u00e9cit. (Genette 1972\u00a0: 245).<\/p><\/blockquote>\n<p>De cette inqui\u00e9tude port\u00e9e sur la ligne de partage entre les deux univers r\u00e9sulte la force pragmatique de la m\u00e9talepse, comme le pouvoir de fascination qu\u2019elle exerce sur les lecteurs, les critiques et les th\u00e9oriciens de la litt\u00e9rature\u00a0: au cours des derni\u00e8res d\u00e9cennies, rarement notion narratologique aura suscit\u00e9 un tel engouement. On peut donc l\u2019expliquer par la fa\u00e7on dont ce proc\u00e9d\u00e9 contribue \u00e0 poser la question primordiale de la ou des <em>fronti\u00e8res de la fiction. <\/em>\u00c0 cet \u00e9gard, la position de Genette est d\u2019ailleurs plus ambigu\u00eb qu\u2019on ne l\u2019affirme parfois, puisque, on l\u2019a vu, il insiste sur le caract\u00e8re <em>mouvant<\/em> de ladite fronti\u00e8re. Cette tendance de sa pens\u00e9e s\u2019accentuera en outre au fil du temps, et le conduira \u00e0 affirmer que \u00ab\u00a0toute fiction est tiss\u00e9e de m\u00e9talepses. Et toute r\u00e9alit\u00e9, quand elle se reconna\u00eet dans une fiction, et quand elle reconna\u00eet une fiction en son propre univers\u00a0\u00bb (2004\u00a0: 131). Cette lecture du ph\u00e9nom\u00e8ne n\u2019est en d\u00e9finitive pas si \u00e9loign\u00e9e que cela de celle de McHale (1987) consid\u00e9rant la m\u00e9talepse dans la litt\u00e9rature postmoderne comme un facteur de brouillage de la ligne de d\u00e9marcation entre fiction et r\u00e9alit\u00e9. Mais il est vrai que certains sont depuis lors all\u00e9s beaucoup plus loin, comme Bessi\u00e8re (2005) et Citton (2010), qui, \u00e0 partir de pr\u00e9suppos\u00e9s pourtant oppos\u00e9s, aboutissent tous deux \u00e0 la conclusion que tout r\u00e9cit de fiction est en son principe m\u00e9taleptique. \u00c0 l\u2019inverse, d\u00e9non\u00e7ant les risques de dissolution du concept par une telle extension, qu\u2019elle per\u00e7oit comme abusive, Lavocat d\u00e9fend l\u2019hypoth\u00e8se que le proc\u00e9d\u00e9 soulignerait paradoxalement l\u2019existence de la fronti\u00e8re entre fait et fiction, dont il ne proposerait selon les cas qu\u2019une transgression soit simul\u00e9e, soit fictive\u00a0; et estime en cons\u00e9quence que \u00ab\u00a0la m\u00e9talepse r\u00e9elle n\u2019existe pas\u00a0\u00bb (2016\u00a0: 518). On voit donc comment le proc\u00e9d\u00e9 narratologique qu\u2019est la m\u00e9talepse narrative se trouve au c\u0153ur des d\u00e9bats contemporains sur la fiction, et cristallise les dissensions entre panfictionnalistes et diff\u00e9rentialistes.<\/p>\n<p>Compte tenu de l\u2019importance \u00e9pist\u00e9mologique et existentielle de tels enjeux, on peut raisonnablement supposer que, en tant qu\u2019objet d\u2019\u00e9tude, la m\u00e9talepse a encore de beaux jours devant elle\u00a0; surtout si, comme il para\u00eet n\u00e9cessaire de le faire d\u00e9sormais, on ne l\u2019examine plus exclusivement dans le r\u00e9cit de fiction litt\u00e9raire, mais aussi dans d\u2019autres m\u00e9dias, dont elle joue sur les vecteurs d\u2019immersion (Schaeffer 1999) sp\u00e9cifiques. Le proc\u00e9d\u00e9 est en effet pr\u00e9sent dans des bandes dessin\u00e9es aussi vari\u00e9es que <em>Little Nemo in Slumberland<\/em>, <em>B\u00e9cassine<\/em>, <em>Achille Talon<\/em>, <em>Phil\u00e9mon<\/em>, <em>Deadpool<\/em>, <em>etc.<\/em>\u00a0\u2013 o\u00f9 il survient \u00e0 la crois\u00e9e de l\u2019iconique et du textuel<em>.<\/em> On le rencontre \u00e9galement tr\u00e8s fr\u00e9quemment au cin\u00e9ma (et ce, d\u00e8s les origines\u00a0: <em>Uncle Josh at The Moving Picture Show<\/em>, <em>Sherlock Junior<\/em>), l\u00e0 encore dans les esth\u00e9tiques les plus diverses, de <em>Huit et demi <\/em>\u00e0 <em>Inception<\/em>, en passant par <em>Rash\u00f4mon, La Rose Pourpre du Caire<\/em>, <em>Last Action Hero<\/em>, <em>etc.<\/em> \u2013 o\u00f9 il rev\u00eat en outre parfois l\u2019aspect sp\u00e9cifique de l\u2019\u00ab\u00a0effet<em> cam\u00e9o<\/em>\u00a0\u00bb, ou effet de pr\u00e9sence r\u00e9elle (Hitchcock dans ses films)\u00a0; m\u00eame si l\u2019on est en droit de se demander s\u2019il s\u2019agit encore l\u00e0 de m\u00e9talepses <em>stricto sensu<\/em>. Il peut \u00e9galement \u00eatre utile de s\u2019int\u00e9resser de plus pr\u00e8s \u00e0 ses d\u00e9clinaisons dans les <em>cartoons<\/em> de Tex Avery (Limoges 2011) et Chuck Jones, entre autres multiples exemples, o\u00f9 apparaissent de fa\u00e7on flagrante les liens entre ses propri\u00e9t\u00e9s d\u00e9nudantes et son potentiel comique. Enfin, il convient aussi d\u2019ausculter le proc\u00e9d\u00e9 dans les jeux vid\u00e9o, comme <em>Metal Gear Solid<\/em> <em>ou<\/em> <em>Sonic The Hedgehog <\/em>(Allain 2018), et plus g\u00e9n\u00e9ralement dans les fictions num\u00e9riques (Ca\u00efra 2011), o\u00f9 ses capacit\u00e9s d\u2019<em>\u00e9branlement cognitif<\/em> peuvent para\u00eetre encore accrues. \u00c0 cet \u00e9gard, la m\u00e9talepse narrative semble donc constituer un objet de choix pour le d\u00e9veloppement de cette narratologie <em>transm\u00e9diale<\/em> que, de nos jours, nombre de chercheurs (en particulier Baroni 2017) appellent de leurs v\u0153ux.<\/p>\n<p><strong>R\u00e9f\u00e9rences en fran\u00e7ais<\/strong><\/p>\n<p>Allain, S\u00e9bastien &amp; Nicolas Szilas (2012), \u00ab\u00a0Exploration de la m\u00e9talepse dans les \u00ab\u00a0serious games\u00a0\u00bb narratifs\u00a0\u00bb, <em>Sciences et technologies de l\u2019information et de la communication pour l\u2019\u00e9ducation et la formation<\/em>, n\u00b0 19, p. 135-136.<\/p>\n<p>Allain, S\u00e9bastien (2018), \u00ab\u00a0M\u00e9talepses du r\u00e9cit vid\u00e9oludique et reviviscence du sentiment de transgression\u00a0\u00bb, <em>Sciences du jeu<\/em>, n\u00b0 9. URL\u00a0: <a href=\"https:\/\/journals.openedition.org.sdj.909\">https:\/\/journals.openedition.org.sdj.909<\/a><\/p>\n<p>Baron, Christine (2005), \u00ab\u00a0Effet m\u00e9taleptique et statut des discours fictionnels\u00a0\u00bb, in <em>M\u00e9talepses. Entorses au pacte de la repr\u00e9sentation<\/em>, J. Pier &amp; J.-M. Schaeffer (dir.), Paris, \u00c9ditions de l\u2019EHESS, p. 295-310.<\/p>\n<p>Baroni, Rapha\u00ebl (2017), \u00ab\u00a0Pour une narratologie transm\u00e9diale\u00a0\u00bb, <em>Po\u00e9tique<\/em>, n\u00b0 182, p. 155-175.<\/p>\n<p>Bayard, Pierre (2015), <em>Aurais-je sauv\u00e9 Genevi\u00e8ve Dixmer\u00a0?<\/em>, Paris, Minuit, \u00ab\u00a0Paradoxe\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Bessi\u00e8re, Jean (2005), \u00ab\u00a0R\u00e9cit de fiction, transition discursive, pr\u00e9sentation actuelle du pass\u00e9, ou que le r\u00e9cit de fiction est toujours m\u00e9taleptique\u00a0\u00bb, in <em>M\u00e9talepses. Entorses au pacte de la repr\u00e9sentation<\/em>, J. Pier &amp; J.-M. Schaeffer (dir.), Paris, \u00c9ditions de l\u2019EHESS, p. 279-294.<\/p>\n<p>Bokobza Kahan, Mich\u00e8le (2009), \u00ab\u00a0M\u00e9talepse et image de soi de l\u2019auteur dans le r\u00e9cit de fiction\u00a0\u00bb, <em>Argumentation et analyse du discours<\/em>. URL\u00a0: <a href=\"https:\/\/journals.openedition.org\/aad\/671\">https:\/\/journals.openedition.org\/aad\/671<\/a><\/p>\n<p>Ca\u00efra, Olivier (2011), <em>D\u00e9finir la fiction\u00a0: du roman au jeu d\u2019\u00e9checs<\/em>, Paris, \u00c9ditions de l\u2019EHESS.<\/p>\n<p>Charles, Lise (2018), \u00ab\u00a0Parler \u00e0 des sourds. Les apostrophes m\u00e9taleptiques dans le roman du XVII<sup>e <\/sup>si\u00e8cle\u00a0\u00bb, <em>Dix-septi\u00e8me si\u00e8cle<\/em>, n\u00b0 279, p. 329-344.<\/p>\n<p>Citton, Yves (2010), <em>Mythocratie. <\/em>Storytelling <em>et imaginaire de gauche<\/em>, Paris, \u00c9ditions Amsterdam.<\/p>\n<p>Cohn, Dorrit (2005), \u00ab\u00a0M\u00e9talepse et mise en abyme\u00a0\u00bb, in <em>M\u00e9talepses. Entorses au pacte de la repr\u00e9sentation<\/em>, J. Pier &amp; J.-M. Schaeffer (dir.), Paris, \u00c9ditions de l\u2019EHESS, p. 121-130.<\/p>\n<p>Daunay, Bertrand (2017), \u00ab\u00a0La m\u00e9talepse du lecteur ou la porosit\u00e9 du m\u00e9tatexte\u00a0\u00bb, <em>Cahiers de narratologie<\/em>, n\u00b0 32. URL : <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.4000\/narratologie.7855\">https:\/\/doi.org\/10.4000\/narratologie.7855<\/a><\/p>\n<p>Delaune, Beno\u00eet (2008), \u00ab\u00a0La m\u00e9talepse filmique. De la transgression narrative \u00e0 l\u2019effet comique\u00a0\u00bb, <em>Po\u00e9tique<\/em>, n\u00b0 154, p. 147-160.<\/p>\n<p>Fontanier, Pierre ([1830] 1977), <em>Les Figures du discours<\/em>, Paris, Flammarion, \u00ab\u00a0Champs\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Fludernik, Monika (2005), \u00ab\u00a0Changement de sc\u00e8ne et mode m\u00e9taleptique\u00a0\u00bb, in <em>M\u00e9talepses. Entorses au pacte de la repr\u00e9sentation<\/em>, J. Pier &amp; J.-M. Schaeffer (dir.), Paris, \u00c9ditions de l\u2019EHESS, p. 73-94.<\/p>\n<p>Genette, G\u00e9rard (1972), <em>Figures III<\/em>, Paris, Seuil, \u00ab\u00a0Po\u00e9tique\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Genette, G\u00e9rard (1983), <em>Nouveau Discours du r\u00e9cit<\/em>, Paris, Seuil, \u00ab\u00a0Po\u00e9tique\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Genette, G\u00e9rard (2004), <em>M\u00e9talepse. De la figure \u00e0 la fiction<\/em>, Paris, Seuil, \u00ab\u00a0Po\u00e9tique\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Genette, G\u00e9rard (2005), \u00ab\u00a0De la figure \u00e0 la fiction\u00a0\u00bb, in <em>M\u00e9talepses. Entorses au pacte de la repr\u00e9sentation<\/em>, J. Pier &amp; J.-M. Schaeffer (dir.), Paris, \u00c9ditions de l\u2019EHESS, p. 21-35.<\/p>\n<p>Kindt, Tom (2005), \u00ab\u00a0L\u2019art de violer le contrat. Une comparaison entre la m\u00e9talepse et la non-fiabilit\u00e9 narrative\u00a0\u00bb, in <em>M\u00e9talepses. Entorses au pacte de la repr\u00e9sentation<\/em>, J. Pier &amp; J.-M. Schaeffer (dir.), Paris, \u00c9ditions de l\u2019EHESS, p. 167-178.<\/p>\n<p>Lavocat, Fran\u00e7oise (2016), <em>Fait et fiction. Pour une fronti\u00e8re<\/em>, Paris, Seuil, \u00ab\u00a0Po\u00e9tique\u00a0\u00bb. Voir en particulier le chapitre IV de la troisi\u00e8me et derni\u00e8re partie, \u00ab Fronti\u00e8res de la fiction et m\u00e9talepse\u00a0\u00bb, p. 474-520.<\/p>\n<p>Lutas, Liviu (2011), \u00ab\u00a0Sur la syllepse narrative. Un concept th\u00e9orique n\u00e9glig\u00e9\u00a0\u00bb, <em>Po\u00e9tique<\/em>, n\u00b0 168, p. 445-466.<\/p>\n<p>Meyer-Minnemann, Klaus (2005), \u00ab\u00a0Un proc\u00e9d\u00e9 narratif qui \u201cproduit un effet de bizarrerie\u201d\u00a0: la m\u00e9talepse litt\u00e9raire\u00a0\u00bb, in <em>M\u00e9talepses. Entorses au pacte de la repr\u00e9sentation<\/em>, J. Pier &amp; J.-M. Schaeffer (dir.), Paris, \u00c9ditions de l\u2019EHESS, p. 133-150.<\/p>\n<p>Montorsi, Francesco (2017), \u00ab\u00a0La m\u00e9talepse de r\u00e9gie dans le roman du XVI<sup>e <\/sup>si\u00e8cle\u00a0\u00bb, <em>Po\u00e9tique<\/em>, n\u00b0 181, p. 53-65.<\/p>\n<p>M\u00fcller, Hans-Harald (2005), \u00ab\u00a0\u201cL\u2019importance d\u2019une m\u00e9talepse se mesure \u00e0 son rendement narratif\u201d. \u00c0 propos du roman de Leo Perutz <em>La Troisi\u00e8me Balle<\/em>\u00a0\u00bb, in <em>M\u00e9talepses. Entorses au pacte de la repr\u00e9sentation<\/em>, J. Pier &amp; J.-M. Schaeffer (dir.), Paris, \u00c9ditions de l\u2019EHESS, p. 179-188.<\/p>\n<p>Pardo-Jimenez, Pedro (2012), \u00ab\u00a0Pour une approche fonctionnelle de la m\u00e9talepse. Diderot avant <em>Jacques<\/em>\u00a0\u00bb, <em>Po\u00e9tique<\/em>, n\u00b0 170, p. 163-176.<\/p>\n<p>Pennanech, Florian (2010), \u00ab\u00a0La m\u00e9talepse, ou le malin g\u00e9nie de la fiction\u00a0\u00bb, <em>Le Nouveau Magazine litt\u00e9raire<\/em>, n\u00b0 499, p. 80-82.<\/p>\n<p>Pier, John, (2005) \u00ab\u00a0M\u00e9talepse et hi\u00e9rarchies narratives\u00a0\u00bb, in <em>M\u00e9talepses. Entorses au pacte de la repr\u00e9sentation<\/em>, J. Pier &amp; J.-M. Schaeffer (dir.), Paris, \u00c9ditions de l\u2019EHESS, p. 247-261.<\/p>\n<p>Pier, John &amp; Schaeffer, Jean-Marie (2005), \u00ab\u00a0Introduction. La m\u00e9talepse, aujourd\u2019hui\u00a0\u00bb, in <em>M\u00e9talepses. Entorses au pacte de la repr\u00e9sentation<\/em>, J. Pier &amp; J.-M. Schaeffer (dir.), Paris, \u00c9ditions de l\u2019EHESS, p. 7-15.<\/p>\n<p>Rabau Sophie (2005), \u00ab\u00a0Ulysse \u00e0 c\u00f4t\u00e9 d\u2019Hom\u00e8re. Interpr\u00e9tation et transgression des fronti\u00e8res \u00e9nonciatives\u00a0\u00bb, in <em>M\u00e9talepses. Entorses au pacte de la repr\u00e9sentation<\/em>, J. Pier &amp; J.-M. Schaeffer (dir.), Paris, \u00c9ditions de l\u2019EHESS, p. 59-72.<\/p>\n<p>Roussin Philippe (2005), \u00ab\u00a0Rh\u00e9torique de la m\u00e9talepse, \u00e9tats de cause, typologie, r\u00e9cit\u00a0\u00bb, in <em>M\u00e9talepses. Entorses au pacte de la repr\u00e9sentation<\/em>, J. Pier &amp; J.-M. Schaeffer (dir.), Paris, \u00c9ditions de l\u2019EHESS, p. 37-58.<\/p>\n<p>Ryan, Marie-Laure (2005), \u00ab\u00a0Logique culturelle de la m\u00e9talepse, ou la m\u00e9talepse dans tous ses \u00e9tats\u00a0\u00bb, in <em>M\u00e9talepses. Entorses au pacte de la repr\u00e9sentation<\/em>, J. Pier &amp; J.-M. Schaeffer (dir.), Paris, \u00c9ditions de l\u2019EHESS, p. 201-223.<\/p>\n<p>Salvan, Genevi\u00e8ve (2008) \u00ab\u00a0Dire d\u00e9cal\u00e9 et s\u00e9lection de point de vue dans la m\u00e9talepse\u00a0\u00bb, <em>Langue fran\u00e7aise<\/em>, n\u00b0 160, p. 73-87.<\/p>\n<p>Schaeffer, Jean-Marie (1999), <em>Pourquoi la fiction\u00a0?<\/em>, Paris, Seuil, \u00ab\u00a0Po\u00e9tique\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Schaeffer, Jean-Marie (2005), \u00ab\u00a0M\u00e9talepse et immersion fictionnelle\u00a0\u00bb, in <em>M\u00e9talepses. Entorses au pacte de la repr\u00e9sentation<\/em>, J. Pier &amp; J.-M. Schaeffer (dir.), Paris, \u00c9ditions de l\u2019EHESS, p. 323-334.<\/p>\n<p>Schlickers, Sabine (2005), \u00ab\u00a0Inversions, transgressions, paradoxes et bizarreries. La m\u00e9talepse dans les litt\u00e9ratures espagnole et fran\u00e7aise\u00a0\u00bb, in <em>M\u00e9talepses. Entorses au pacte de la repr\u00e9sentation<\/em>, J. Pier &amp; J.-M. Schaeffer (dir.), Paris, \u00c9ditions de l\u2019EHESS, p. 151-166.<\/p>\n<p>Wagner Frank (2002), \u00ab\u00a0Glissements et d\u00e9phasages. Note sur la m\u00e9talepse narrative\u00a0\u00bb, <em>Po\u00e9tique<\/em>, n\u00b0 130, p. 235-253.<\/p>\n<p>Wagner Frank (2004), \u00ab\u00a0<em>Le Vol d\u2019Icare<\/em>, ou la m\u00e9talepse dans tous ses \u00e9tats\u00a0\u00bb, <em>Les Amis de Valentin Br\u00fb<\/em> (Nouvelle S\u00e9rie), n\u00b0 36-37, p. 39-54.<\/p>\n<p>Willis, Louis-Paul (2011), \u00ab\u00a0Vers un \u201cNouveau Hollywood\u201d\u00a0? Consid\u00e9rations sur la m\u00e9talepse dans le cin\u00e9ma populaire contemporain\u00a0\u00bb, <em>Kinephanos<\/em>. URL\u00a0: <a href=\"https:\/\/www.kinephanos.ca\/2011\/metalepse\/\">https:\/\/www.kinephanos.ca\/2011\/metalepse\/<\/a><\/p>\n<p><strong>R\u00e9f\u00e9rences en anglais<\/strong><\/p>\n<p>Bell, Alice &amp; Jan Alber (2012), \u201cOntological Metalepsis and Unnatural Narratology\u201d, <em>Journal of Narrative Theory<\/em>, n\u00b0 42 (2), p. 166-192.<\/p>\n<p>Bell, Alice (2016), \u201cInteractional Metalepsis and Unnatural Narratology\u201d, <em>Narrative<\/em>, n\u00b0 24 (3), p. 294-310.<\/p>\n<p>Cohn, Dorrit &amp; Lewis S. Gleich (2012), \u201cMetalepsis and Mise en Abyme\u201d, <em>Narrative<\/em>, n\u00b0 20 (1), p. 105-114.<\/p>\n<p>De Jong, Ir\u00e8ne J.-F. (2011), \u00ab\u00a0The Shield of Achilles : From Metalepsis to Mise en Abyme\u201d, <em>Ramus<\/em>, n\u00b0 40 (1), p. 1-14.<\/p>\n<p>Dole\u017eel, Lubomir (1998), <em>Heterocosmica : Fiction and Possible Worlds<\/em>, Baltimore &amp; London, The Johns Hopkins University Press.<\/p>\n<p>Ferguson, Sam (2012), \u201cMetalepsis and the <em>auteur suppos\u00e9<\/em> in Raymond Queneau\u2019s <em>\u0152uvres compl\u00e8tes de Sally Mara<\/em>\u201d, <em>French Studies<\/em>, n\u00b0 66 (2), p. 178-192.<\/p>\n<p>Fludernik, Monika (2003a), \u201cScene Shift, Metalepsis, and the Metaleptic Mode\u201d,<em> Style<\/em>, n\u00b0 37, p. 382-400.<\/p>\n<p>Fludernik, Monika (2003b), \u201cMetanarrative and Metafictional Commentary: From Metadiscursivity to Metanarration and Metafiction\u201d, <em>Poetica, <\/em>n\u00b0 35 (1-2), p. 1-39.<\/p>\n<p>Hanebeck, Julian (2017), <em>Understanding Metalepsis: The Hermeneutics of Narrative Transgression<\/em>, Berlin &amp; Boston, De Gruyter, \u201cNarratologia\u201d.<\/p>\n<p>Harpold, Terry (2007), \u201cScrew the Grue: Mediality, Metalepsis, Recapture\u201d, <em>Game Studies<\/em>, n\u00b07 (1). URL: <a href=\"https:\/\/gamestudies.org\/0701\/article\/harpold\">https:\/\/gamestudies.org\/0701\/article\/harpold<\/a><\/p>\n<p>Herman, David (1997), \u201cToward a formal Description of Narrative Metalepsis\u201d, <em>Journal of Literary Semantics<\/em>, n\u00b0 26 (2), p. 132-152.<\/p>\n<p>Imhof, R\u00fcdiger (1990), \u201cChinese Box: Flann O\u2019Brien in the Metafiction of Alasdair Gray, John Fowles, and Robert Coover\u201d, <em>Eire-Ireland<\/em>: <em>A Journal of Irish Studies<\/em>, n\u00b0 25 (1), p. 64-79.<\/p>\n<p>Klimeck, Sonja (2011), \u201cMetalepsis in Fantasy Fiction\u201d, in <em>Metalepsis in Popular Culture<\/em>, K. Kukkonen &amp; S. Klimeck (dir.), Berlin, De Gruyter, p. 22-40.<\/p>\n<p>Kukkonen, Karin &amp; Sonja Klimeck (dir.) (2011), <em>Metalepsis in Popular Culture<\/em>, Berlin, De Gruyter<em>.<\/em><\/p>\n<p>Levin, Yael (2016), \u201cMetalepsis and The Author Figure in Modernist and Postmodernist Ficion\u201d, <em>Twentieth-Century Literature<\/em>, n\u00b0 62 (3), p. 289-308.<\/p>\n<p>Limoges, Jean-Marc (2011), \u201cMetalepsis in the Cartoons of Tex Avery. Expanding the Boundaries of Transgression\u201d, in <em>Metalepsis in Popular Culture<\/em>, K. Kukkonen &amp; S. Klimeck (dir.), Berlin, De Gruyter, p. 196-212.<\/p>\n<p>Lutas, Liviu (2011), \u201cMetalepsis in Detective Fiction\u201d, in <em>Metalepsis in Popular Culture<\/em>, K. Kukkonen &amp; S. Klimeck (dir.), Berlin, De Gruyter, p. 41-64.<\/p>\n<p>Malina, Debra (2002), <em>Breaking the Frame: Metalepsis and the Construction of the Subject<\/em>, Columbus, Ohio State University Press.<\/p>\n<p>McHale, Brian (1987), <em>Postmodernist Fiction<\/em>, New York, Methuen.<\/p>\n<p>Maher, Daniel (2002), \u201cPrecious Time: Pushing the Limits of Narrative in the Seventeenth Century\u201d, <em>Narrative<\/em>, n\u00b0 10 (2), p. 128-139.<\/p>\n<p>Nanta, Ruurd (2013), \u201cThe Concept of \u2018Metalepsis\u2019: From Rhetoric to the Theory of Allusion and to Narratology\u201d, in <em>\u00dcber die Grenze, Metalepse in Text- und Bieldmedien des Altertums<\/em>, U. E. Eisen &amp; P. Von M\u00f6llendorff (dir.), Berlin, De Gruyter, p. 469-482.<\/p>\n<p>Nelles, William (1997), <em>Frameworks. Narrative Levels and Embedded Narrative<\/em>, New York, Peter Lang.<\/p>\n<p>Nelles, William (dir.) (2002), <em>Narrative Dynamics: Essays on Time, Plot, and Frames<\/em>, Columbus, Ohio State University Press, p. 339-353.<\/p>\n<p>N\u00fcnning, Ansgar (2005), \u201cOn Metanarrative: Towards a Definition, a Typology and an Outline of the Functions of Metanarrative Commentary\u201d, in <em>The Dynamics of Narrative Form. Studies in Anglo-American Narratology<\/em>, J. Pier (dir.), Berlin &amp; New York, De Gruyter, p. 11-57.<\/p>\n<p>Pier, John (1995), \u201cComposition and Metalepsis in <em>Tristram Shandy<\/em>\u201d, <em>GRAAT<\/em>, n\u00b0 13, p. 87-104.<\/p>\n<p>Pier, John (2016), \u201cMetalepsis\u201d, in <em>The Living Handbook of Narratology<\/em>: <a href=\"https:\/\/www.lhn.uni-hamburg.de\/node\/51.html\">https:\/\/www.lhn.uni-hamburg.de\/node\/51.html<\/a><\/p>\n<p>Prince, Gerald (2006), \u201cDisturbing Frames\u201d, <em>Poetics Today<\/em>, n\u00b0 27, p. 625-630.<\/p>\n<p>Richardson, Brian (2000), \u201cNarrative Poetics and Postmodern Transgression: Theorizing the Collapse of Time, Voice and Frame\u201d, <em>Narrative<\/em>, n\u00b0 8 (1), p. 23-42.<\/p>\n<p>Richardson, Brian (2006), <em>Unnatural Voices: Extreme Narration in Modern and Contemporary Fiction<\/em>, Columbus, Ohio State University Press.<\/p>\n<p>Rimmon-Kenan, Shlomith ([1983] 2002), <em>Narrative Fiction: Contemporary Poetics<\/em>, London &amp; New York, Methuen.<\/p>\n<p>Ryan, Marie-Laure (1991), <em>Possible Worlds, Artificial Intelligence and Narrative Theory<\/em>, Bloomington, Indiana University Press.<\/p>\n<p>Ryan, Marie-Laure (2004), \u201cMetaleptic Machines\u201d, <em>Semiotica<\/em>, n\u00b0 150, p. 439-469.<\/p>\n<p>Turner, Mark &amp; Gilles Fauconnier (1999), \u201cA Mechanism of Creativity\u201d, <em>Poetics Today<\/em>, n\u00b0 20 (3), p. 397-418.<\/p>\n<p>Wolf, Werner (2005), \u201cMetalepsis as a Transgeneric and Transmedial Phenomenon: A Case Study of the Possibilities of \u2018Exporting\u2019 Narratological Concepts\u201d, in <em>Narratology Beyond Literary Criticism: Mediality, Disciplinarity<\/em>, J. C. Meister, T. Kindt &amp; W. Schernus (dir.), Berlin, De Gruyter, p. 83-107.<\/p>\n<p>Wolf, Werner (2013), \u201cUnnatural Metalepsis and Immersion: Necessarily Incompatible?\u201d, in <em>A Poetics of Unnatural Narrative<\/em>, J. Alber, H. Skov Nielsen &amp; B. Richardson (dir.), Columbus, Ohio State University Press, p. 94-141.<\/p>\n<p><strong>Notes<\/strong><\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> M\u00eame si Genette (1972\u00a0: 245) mentionne Pirandello, il conviendrait d\u2019accorder des analyses sp\u00e9cifiques aux m\u00e9talepses survenant dans les textes dramatiques et\/ou dans les repr\u00e9sentations sc\u00e9niques auxquelles ils donnent lieu.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> \u00c9ventuellement compl\u00e9t\u00e9es par des tentatives d\u2019historicisation du ph\u00e9nom\u00e8ne (Wagner 2002, Fludernik\u00a02005). Il peut en effet \u00eatre fructueux de rep\u00e9rer les \u00e9poques et\/ou les esth\u00e9tiques o\u00f9 les m\u00e9talepses tendent \u00e0 se multiplier (\u00ab\u00a0antiromans\u00a0\u00bb des XVII<sup>e <\/sup>et XVIII<sup>e <\/sup>si\u00e8cles, \u00ab\u00a0Nouveau Roman\u00a0\u00bb, fictions postmodernes) ou \u00e0 l\u2019inverse se rar\u00e9fier (classicisme, r\u00e9alisme, naturalisme).<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref3\" name=\"_ftn3\">[3]<\/a> D\u2019autant que le proc\u00e9d\u00e9 ne vise pas toujours \u00e0 ob\u00e9rer l\u2019illusion r\u00e9f\u00e9rentielle. Il advient \u00e0 l\u2019inverse qu\u2019il tende \u00e0 intensifier l\u2019immersion fictionnelle du lecteur (Schlickers\u00a02005, Schaeffer\u00a02005).<\/p>\n<p><strong>Pour citer cet article<\/strong><\/p>\n<p>Frank Wagner, \u00ab M\u00e9talepse \/ Metalepsis \u00bb, <em>Glossaire du R\u00e9NaF<\/em>, mis en ligne le 10 juillet 2020, URL: <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/2020\/07\/metalepse-metalepsis\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/2020\/07\/metalepse-metalepsis\/<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par Frank Wagner \u00c0 l\u2019origine, la m\u00e9talepse constitue une notion rh\u00e9torique (Genette 1972, Roussin 2005), d\u00e9finie comme \u00ab\u00a0une proposition [\u2026] [qui] consiste \u00e0 substituer l\u2019expression indirecte \u00e0 l\u2019expression directe\u00a0\u00bb (Fontanier (1830)\u00a01977\u00a0: 127). Toutefois, plus qu\u2019\u00e0 cette d\u00e9finition g\u00e9n\u00e9rale, la plupart<\/p>\n","protected":false},"author":1001512,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[1,4,3],"tags":[],"class_list":{"0":"post-1247","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","6":"category-uncategorized","7":"category-actualites-du-natrans","8":"category-glossaire"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1247","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1001512"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1247"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1247\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1247"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1247"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1247"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}