{"id":1235,"date":"2020-06-23T13:57:42","date_gmt":"2020-06-23T11:57:42","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/?p=1235"},"modified":"2020-07-06T11:22:22","modified_gmt":"2020-07-06T09:22:22","slug":"appel-a-communication-creativite-et-emergence-iconique-images-histoire-narrations","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/2020\/06\/appel-a-communication-creativite-et-emergence-iconique-images-histoire-narrations\/","title":{"rendered":"Cr\u00e9ativit\u00e9 et \u00e9mergence iconique: images, histoire, narrations (appel \u00e0 communication)"},"content":{"rendered":"<h3>Colloque<\/h3>\n<p><strong>10 et 11 d\u00e9cembre 2020<\/strong><\/p>\n<p>Organisation\u00a0: LIRCES UPR3159 et EUR CREATES, universit\u00e9 C\u00f4te d\u2019Azur et CRC, \u00c9cole des Mines Paris-Tech.<\/p>\n<p>Lieux\u00a0: EUR CREATES, Campus Carlone et \u00c9cole des Mines Paris Tech Sophia-Antipolis<\/p>\n<p><strong>Date limite d\u2019envoi des propositions\u00a0: 1<sup>er<\/sup> novembre 2020<\/strong><\/p>\n<p>Envoi des propositions \u00e0<\/p>\n<p>C\u00e9line Masoni-Lacroix\u00a0: <a href=\"mailto:Celine.MASONI-LACROIX@univ-cotedazur.fr\">Celine.MASONI-LACROIX@univ-cotedazur.fr \u00a0<\/a><\/p>\n<p>Marc Marti\u00a0: <a href=\"mailto:Marc.MARTI@univ-cotedazur.fr\">Marc.MARTI@univ-cotedazur.fr<\/a><\/p>\n<p>Franck Guarnieri\u00a0: <a href=\"mailto:Franck.Guarnieri@mines-paristech.fr\">Franck.Guarnieri@mines-paristech.fr<\/a><\/p>\n<h4>Contacts et renseignements<\/h4>\n<p>C\u00e9line Masoni-Lacroix\u00a0: <a href=\"mailto:Celine.MASONI-LACROIX@univ-cotedazur.fr\">Celine.MASONI-LACROIX@univ-cotedazur.fr \u00a0<\/a><\/p>\n<p>Marc Marti\u00a0: <a href=\"mailto:Marc.MARTI@univ-cotedazur.fr\">Marc.MARTI@univ-cotedazur.fr<\/a><\/p>\n<p>Franck Guarnieri\u00a0: <a href=\"mailto:Franck.Guarnieri@mines-paristech.fr\">Franck.Guarnieri@mines-paristech.fr<\/a><\/p>\n<h4>Texte de l\u2019appel<\/h4>\n<p>L\u2019image, des Lettres aux Arts, des Sciences Humaines et Sociales aux Sciences de l\u2019Ing\u00e9nieur, est un objet de recherche n\u00e9cessairement interdisciplinaire. Du sch\u00e9ma scientifique \u00e0 l\u2019\u0153uvre d\u2019art iconographique, audiovisuelle, vid\u00e9oludique, elle est un des supports privil\u00e9gi\u00e9s de la cr\u00e9ativit\u00e9 humaine, appr\u00e9hend\u00e9e dans son sens le plus large. Sans cesse r\u00e9invent\u00e9e et r\u00e9interpr\u00e9t\u00e9e, elle est le t\u00e9moin de nouveaux modes de pens\u00e9e et d\u2019action, de leur inscription dans le temps et de leur \u00e9mergence dans tous les champs de la connaissance.<!--more--><\/p>\n<p>L\u2019image est loin d\u2019avoir un simple rapport analogique avec la pens\u00e9e ou le r\u00e9el. En effet, elle poss\u00e8de aussi une capacit\u00e9 \u00e0 d\u00e9clencher la narration en \u00e9troite relation avec son contexte culturel, dans lequel sont immerg\u00e9s producteur et spectateur, gr\u00e2ce aussi \u00e0 sa capacit\u00e9 \u00e0 mobiliser des st\u00e9r\u00e9otypes relevant de l\u2019imaginaire social, ainsi qu\u2019\u00e0 la fa\u00e7on dont l\u2019image les donne \u00e0 voir et les repr\u00e9sente. Elle peut \u00eatre aussi, en ce sens, un facilitateur de la cognition sociale.<\/p>\n<p>Du point de vue de la m\u00e9thode, les travaux en s\u00e9miotique visuelle du groupe \u03bc (1992) ont r\u00e9form\u00e9 le syst\u00e8me des cat\u00e9gories rh\u00e9toriques saisissant ou \u00ab accommodant \u00bb la visualit\u00e9. Les th\u00e9ories faisant d\u00e9pendre l\u2019image du langage verbal ou de la suppos\u00e9e sp\u00e9cificit\u00e9 de leur semiosis ont ainsi \u00e9t\u00e9 d\u00e9pass\u00e9e. D\u2019Umberto Eco (1970) \u00e0 l\u2019\u00c9cole de Paris, de nombreuses recherches ont choisi d\u2019explorer plus avant la vis\u00e9e pragmatique de la s\u00e9miotique du groupe \u03bc. Cette ambition anime \u00e9galement ce colloque, qui convie des chercheurs de diff\u00e9rentes disciplines \u00e0 se saisir d\u2019images artistiques, m\u00e9diatiques et scientifiques, afin d\u2019interroger leur fabrication ou leur composition, ainsi que les sp\u00e9cificit\u00e9s socioculturelles et politiques de leur production ou de leur r\u00e9ception. Diff\u00e9rents axes pourront ainsi \u00eatre explor\u00e9s.<\/p>\n<ol>\n<li><strong> Un premier axe pourra analyser les modes et les op\u00e9rations de fabrication de l\u2019image.<\/strong> Une grammaire de la structure s\u00e9miotique de l\u2019image (Groupe \u03bc 1992) ou des r\u00e8gles de l\u2019\u00e9criture de l\u2019image, qui \u00e9tabliraient l\u2019existence d\u2019un langage sp\u00e9cifique aux images pourront \u00eatre (r\u00e9)interrog\u00e9es, dans leur disjonction avec les questions de perception et de lectures plurielles des images, ou en r\u00e9investissant ou d\u00e9passant comme l\u2019a fait Eco, la notion d\u2019image comme code. Quels dispositifs techniques et \u00e9ditoriaux, voire sociaux permettent de cr\u00e9er des images ? Avec quels effets sur les images produites dans les champs artistiques, m\u00e9diatiques et scientifiques (techniques des arts graphiques et des arts plastiques, techniques num\u00e9riques et cin\u00e9matographiques de fabrique de l\u2019image, techniques documentaires, journalistiques, publicitaires, techniques scientifiques et\/ou cartographiques, etc.) ? Selon quels \u00ab ph\u00e9nom\u00e8nes \u00bb de production de sens ?<\/li>\n<li><strong> Un deuxi\u00e8me axe pourrait questionner les modalit\u00e9s que les images mettent en \u0153uvre dans la repr\u00e9sentation des st\u00e9r\u00e9otypes<\/strong>, que ce soit en les reproduisant ou en mettant en place une distance critique vis-\u00e0-vis de ces derniers. Plus particuli\u00e8rement, on pourra s\u2019int\u00e9resser :<\/li>\n<\/ol>\n<ul>\n<li>\u00e0 la fa\u00e7on dont le st\u00e9r\u00e9otype, de fa\u00e7on paradoxale, est ancr\u00e9 \u00e0 la fois dans la monstration et la repr\u00e9sentation ;<\/li>\n<li>\u00e0 la fa\u00e7on dont le st\u00e9r\u00e9otype renvoie \u00e0 un r\u00e9cit fondateur, garant de l\u2019unit\u00e9 de groupe et \u00e0 la fa\u00e7on dont l\u2019image l\u2019articule ;<\/li>\n<li>aux modes de construction de l\u2019image par le st\u00e9r\u00e9otype et du st\u00e9r\u00e9otype par l\u2019image ; le st\u00e9r\u00e9otype pouvant tout \u00e0 la fois renvoyer \u00e0 une analogie\/repr\u00e9sentation comme \u00e0 une technique de fabrication de l\u2019image (cadrage ou disposition des \u00e9l\u00e9ments sur la surface de l\u2019image, par exemple) ;<\/li>\n<li>aux modes de repr\u00e9sentation par st\u00e9r\u00e9otypie des codes sociaux, de la norme, ou du genre et la fa\u00e7on dont l\u2019image les \u00ab naturalise \u00bb.<\/li>\n<\/ul>\n<ol start=\"3\">\n<li><strong> Le troisi\u00e8me axe pourra mettre en tension le caract\u00e8re fictif de l\u2019image en tant que signe et l\u2019image en tant qu\u2019objet social<\/strong>, afin de poser la question de son interpr\u00e9tation, \u00e0 partir de sa construction, de sa circulation et de sa fonction. Quels espaces de r\u00e9ception et d\u2019appropriation pour l\u2019image\u00a0? Quelles limites \u00e0 l\u2019interpr\u00e9tation de l\u2019image, des images ? Les espaces o\u00f9 ces op\u00e9rations se d\u00e9roulent pourront \u00eatre consid\u00e9r\u00e9s en lien avec la reconnaissance de st\u00e9r\u00e9otypes, l\u2019\u00e9laboration de normes ou leur d\u00e9tournement. Les possibilit\u00e9s sont ici nombreuses. Sans pr\u00e9tendre \u00e0 l\u2019exhaustivit\u00e9 on pourra songer : \u00e0 la circulation et \u00e0 la diffusion des images : S\u2019agit-il d\u2019images uniques ou propos\u00e9es dans le cadre d\u2019une s\u00e9rie ? Comment les images circulent-elles et ont-elles circul\u00e9\u00a0? Quels dispositifs sont mis en \u0153uvre pour leur r\u00e9ception ? \u00c9change-t-on des images comme on \u00e9change des r\u00e9cits ? Comment peuvent-elles donner lieu \u00e0 des rejets, r\u00e9appropriations, r\u00e9\u00e9laborations ou r\u00e9interpr\u00e9tations dans des groupes, ou des mani\u00e8res de faire (des images) qui ne sont pas au d\u00e9part ceux de leur contexte de production et de r\u00e9ception\u00a0?<\/li>\n<li><strong> Un dernier axe, qui pourrait nourrir de mani\u00e8re transversale les pr\u00e9c\u00e9dents ou configurer un horizon critique, am\u00e8nera \u00e0 r\u00e9interroger la visibilit\u00e9 et la signification<\/strong>. Sur les pas de Piaget, si on rend \u00e0 l\u2019image sa dimension spatio-temporelle cela change notre conception de sa signification. Autrement-dit, l\u2019image est un acte (Sartre : 1936). En filigrane, \u00e9merge la question de la construction de l\u2019exp\u00e9rience sensible, c\u2019est-\u00e0-dire encore des actes et des pratiques de repr\u00e9sentation, artistiques ou scientifiques, qui produisent des effets sur la sensibilit\u00e9, d\u2019une sensibilit\u00e9 historiquement construite, en \u00ab\u00a0formation\u00a0\u00bb. Peirce (1931), le fondateur de la s\u00e9miotique, ne pla\u00e7ait-il pas d\u2019ailleurs l\u2019esth\u00e9tique au fondement de l\u2019\u00e9thique et de la logique, de l\u2019action et de la connaissance ? Dans la lign\u00e9e de Benjamin (1969) et de Ranci\u00e8re (2000 et 2002), la fonction politique de l\u2019image, voire sa valeur d\u2019usage pourront \u00eatre questionn\u00e9es. Enfin, il pourrait \u00eatre int\u00e9ressant de confronter les \u00ab nouvelles \u00bb formes du visible et du dicible, qui remettent en question le \u00ab\u00a0r\u00e9gime repr\u00e9sentatif de l\u2019art\u00a0\u00bb (Ranci\u00e8re, 2002) aux images ou aux formes de visibilit\u00e9 non analogiques, voire anti-mim\u00e9tiques que les m\u00e9dias, les arts ou les sciences produisent, de les confronter aux formes de la narrativit\u00e9.<\/li>\n<\/ol>\n<p><strong>Bibliographie indicative<\/strong><\/p>\n<p>Amossy Ruth, Herschberg Pierrot Anne. 1997. <em>St\u00e9r\u00e9otypes et clich\u00e9s, langue, discours, soci\u00e9t\u00e9<\/em>. Paris, Nathan.<\/p>\n<p>Aubert, Jean-Paul. 2009. \u00ab Prol\u00e9gom\u00e8nes, Image et r\u00e9cit les limites du r\u00e9cit <em>\u00bb. Cahiers de Narratologie<\/em>, 16|URL : <a href=\"https:\/\/narratologie.revues.org\/1066\">https:\/\/narratologie.revues.org\/1066<\/a><\/p>\n<p>Barthes, Roland. 1964. \u00ab Rh\u00e9torique de l&rsquo;image \u00bb. <em>Communication<\/em>, 4 : 40-51.<\/p>\n<p>Benjamin, Walter. 1969. <em>Essais sur Bertolt Brecht<\/em>, Paris, Masp\u00e9ro, r\u00e9\u00e9dition Paris, La D\u00e9couverte, 2002.<\/p>\n<p>Bennequin, D., &amp; Berthoz, A. 2017. \u00ab Several Geometries for Movements Generations \u00bb. <em>Geometric and Numerical Foundations of Movements<\/em>. Springer International Publishing : 13-42.<\/p>\n<p>Boehm, Gottfried. \u00ab\u00a0Par-del\u00e0 le langage ? Remarques sur la logique des images\u00a0\u00bb, <em>Trivium <\/em>[En ligne], 1 | 2008. URL : <a href=\"https:\/\/trivium.revues.org\/252\">https:\/\/trivium.revues.org\/252<\/a><\/p>\n<p>Eco, Umberto. 1970. \u00ab S\u00e9miologie des messages visuels \u00bb, <em>Communication<\/em>, n\u00b015, L\u2019analyse des images : 11-51.<\/p>\n<p>Groupe \u03bc. 1992. <em>Trait\u00e9 du signe visuel : Pour une rh\u00e9torique de l\u2019image<\/em>, Paris, Seuil.<\/p>\n<p>Peirce, Charles S. 1931. <em>Collected Papers<\/em>, Vol. 1&amp;2, Cambridge, MA, Belknap Press, Harvard University Press.<\/p>\n<p>Ranci\u00e8re, Jacques. 2000. <em>Le partage du sensible : Esth\u00e9tique et politique<\/em>, Paris, La Fabrique.<\/p>\n<p>Ranci\u00e8re, Jacques. 2002. <em>Le destin des images<\/em>, Paris, La Fabrique.<\/p>\n<p>Sartre, Jean Paul. 1936. <em>L\u2019imagination<\/em>, Paris, PUF.<\/p>\n<p>Schaeffer, Jean-Marie. 2001. \u00ab Narration visuelle et interpr\u00e9tation \u00bb, in Mireille Ribi\u00e8re, Jan Baetens (\u00e9ds.) <em>Temps, narration et image fixe<\/em>, Amsterdam, Rodopi : 11-27.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Colloque 10 et 11 d\u00e9cembre 2020 Organisation\u00a0: LIRCES UPR3159 et EUR CREATES, universit\u00e9 C\u00f4te d\u2019Azur et CRC, \u00c9cole des Mines Paris-Tech. Lieux\u00a0: EUR CREATES, Campus Carlone et \u00c9cole des Mines Paris Tech Sophia-Antipolis Date limite d\u2019envoi des propositions\u00a0: 1er novembre<\/p>\n","protected":false},"author":1001953,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":{"0":"post-1235","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","6":"category-uncategorized"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1235","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1001953"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1235"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1235\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1235"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1235"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1235"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}