{"id":1071,"date":"2020-02-04T20:05:08","date_gmt":"2020-02-04T19:05:08","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/?p=1071"},"modified":"2022-10-21T15:29:30","modified_gmt":"2022-10-21T13:29:30","slug":"small-stories-small-stories","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/2020\/02\/small-stories-small-stories\/","title":{"rendered":"Small Stories \/ Small Stories"},"content":{"rendered":"<p>Par Alexandra Georgakopoulou et Sylvie Patron<\/p>\n<p>Le concept de <em>small stories<\/em> (\u00ab petites histoires \u00bb, \u00ab petits r\u00e9cits \u00bb, \u00ab micro-r\u00e9cits \u00bb, aucune traduction n\u2019est vraiment ad\u00e9quate) a \u00e9t\u00e9 introduit dans la discussion scientifique par Michael Bamberg et Alexandra Georgakopoulou (voir Bamberg 2004, 2007 [2006]; Georgakopoulou 2006a, 2007 [2006b], 2007; Bamberg et Georgakopoulou 2008). Il d\u00e9signe \u00ab un ensemble d\u2019activit\u00e9s narratives sous-repr\u00e9sent\u00e9es, comme les r\u00e9cits d\u2019\u00e9v\u00e9nements en cours, d\u2019\u00e9v\u00e9nements futurs et hypoth\u00e9tiques, d\u2019\u00e9v\u00e9nements partag\u00e9s (connus), mais aussi les allusions \u00e0 des r\u00e9cits, les r\u00e9cits diff\u00e9r\u00e9s ou encore les refus de raconter \u00bb (Georgakopoulou 2007 [2006b]: 122; 2007: vii; Bamberg &amp; Georgakopoulou 2008: 381). Ces activit\u00e9s narratives sont sous-repr\u00e9sent\u00e9es ou ne sont pas consid\u00e9r\u00e9es comme des r\u00e9cits dans l\u2019analyse narrative traditionnelle h\u00e9rit\u00e9e des travaux de William Labov et dans tous les travaux sur les r\u00e9cits de vie bas\u00e9s sur des entretiens de recherche. Le but de la <em>small stories<\/em> <em>research<\/em> est de d\u00e9placer l\u2019attention, auparavant centr\u00e9e sur les r\u00e9cits de soi, r\u00e9cits longs, pris en charge par un narrateur unique, consacr\u00e9s \u00e0 des \u00e9v\u00e9nements pass\u00e9s non partag\u00e9s, vers les r\u00e9cits souvent courts et fragment\u00e9s que l\u2019on trouve dans les environnements interactionnels de tous les jours, et particuli\u00e8rement aujourd\u2019hui sur les r\u00e9seaux sociaux. Les <em>small stories<\/em> se distinguent des <em>big stories<\/em> par leur contenu, peu d\u00e9velopp\u00e9 et en apparence anodin, relevant de l\u2019exp\u00e9rience quotidienne, mais aussi par leur structure: elles ne remplissent pas toujours les crit\u00e8res textuels identifi\u00e9s pour le r\u00e9cit, peuvent porter non sur des \u00e9v\u00e9nements pass\u00e9s mais sur des \u00e9v\u00e9nements en cours ou situ\u00e9s dans un futur proche, contiennent g\u00e9n\u00e9ralement une action ou une \u00ab\u00a0complication\u00a0\u00bb minimales, sont co-construites par les participants (les interactions entre participants \u00e9tant parfois plus importantes que les \u00e9v\u00e9nements rapport\u00e9s). Elles peuvent se d\u00e9rouler dans des lieux et des contextes diff\u00e9rents et ont un caract\u00e8re incomplet et fragmentaire si on les analyse dans le cadre d\u2019un seul \u00e9v\u00e9nement de parole.<!--more--><\/p>\n<p>Les <em>small stories<\/em> avaient d\u2019abord \u00e9t\u00e9 appel\u00e9es <em>narratives-in-interaction<\/em> (Georgakopoulou 2006a; voir aussi Bamberg 2004). Cependant, le terme restait trop descriptif; en particulier, il ne permettait pas de faire appara\u00eetre et de d\u00e9noncer les biais de l\u2019analyse narrative traditionnelle. \u00ab\u00a0Le terme <em>small stories<\/em> a donc \u00e9t\u00e9 choisi en fin de compte pour rendre cette d\u00e9claration pol\u00e9mique plus percutante: si les <em>\u201cbig stories\u201d<\/em> avaient fait l\u2019objet d\u2019analyses d\u00e9taill\u00e9es, le moment \u00e9tait venu d\u2019examiner les histoires n\u00e9glig\u00e9es qui, d\u2019une certaine mani\u00e8re, se trouvaient \u00eatre aussi des petites histoires, litt\u00e9ralement parlant \u00bb (Georgakopoulou 2015: 256). Par <em>small stories<\/em>, il faut donc entendre \u00e0 la fois des r\u00e9cits courts (sens litt\u00e9ral de \u00ab\u00a0petits\u00a0\u00bb) et des r\u00e9cits dont l\u2019\u00e9tude comporte une dimension critique (\u00ab\u00a0petits\u00a0\u00bb par opposition aux \u00ab\u00a0grands\u00a0\u00bb r\u00e9cits). Georgakopoulou insiste sur le fait que \u00ab<em>\u00a0<\/em>la longueur n\u2019est pas l\u2019\u00e9l\u00e9ment d\u00e9terminant dans la description de<em>\u00a0small<\/em>. Cette petitesse r\u00e9sume plut\u00f4t le caract\u00e8re fugace des r\u00e9cits dans les moments d\u2019interaction, le fait qu\u2019ils sont ench\u00e2ss\u00e9s dans des contextes locaux, leur aptitude \u00e0 condenser et \u00e0 \u00e9voquer, d\u2019une fa\u00e7on clairement r\u00e9f\u00e9rentielle, des interactions et des r\u00e9cits ant\u00e9rieurs, ainsi que l\u2019attention que doit pr\u00eater l\u2019analyste \u00e0 l\u2019\u00e9mergence d\u2019intrigues dans le microcosme de l\u2019exp\u00e9rience quotidienne\u00a0\u00bb (Georgakopoulou 2020: 22). La probl\u00e9matique des <em>small stories<\/em> se distingue ainsi fondamentalement de celle des \u00ab\u00a0r\u00e9cits minimaux\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>L\u2019ouvrage majeur de la <em>small stories research <\/em>est <em>Small<\/em> <em>Stories, Interaction and Identities<\/em> d\u2019Alexandra Georgakopoulou (2007). Ses objectifs essentiels, d\u00e9finis dans l\u2019introduction, consistent \u00e0:<\/p>\n<ul>\n<li>recenser les caract\u00e9ristiques interactionnelles des <em>small stories<\/em>, en soulignant leurs relations avec des espaces sociaux d\u00e9termin\u00e9s;<\/li>\n<li>proposer un ensemble d\u2019outils appropri\u00e9s \u00e0 l\u2019analyse des <em>small stories<\/em>;<\/li>\n<li>d\u00e9montrer l\u2019int\u00e9r\u00eat des <em>small stories<\/em> pour l\u2019\u00e9tude de la construction de l\u2019identit\u00e9.<\/li>\n<\/ul>\n<p>L\u2019\u00e9tude s\u2019appuie sur un corpus de conversations et d\u2019e-mails \u00e9chang\u00e9s par un groupe d\u2019adolescents dans une petite ville du sud de la Gr\u00e8ce. Apr\u00e8s un premier chapitre pr\u00e9sentant le cadre conceptuel de l\u2019analyse, le deuxi\u00e8me identifie diff\u00e9rents genres de <em>small stories<\/em>, allant des \u00ab\u00a0histoires \u00e0 raconter\u00a0\u00bb (<em>stories to be told<\/em>) aux \u00ab\u00a0histoires partag\u00e9es\u00a0\u00bb (<em>shared stories<\/em>), en passant par les \u00ab\u00a0nouvelles\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0derni\u00e8res nouvelles\u00a0\u00bb (<em>breaking news<\/em>) et les \u00ab\u00a0projections\u00a0\u00bb (<em>projections<\/em>). \u00ab\u00a0Nouvelles\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0projections\u00a0\u00bb sont extr\u00eamement fr\u00e9quentes dans les conversations; pourtant, elles ont \u00e9t\u00e9 marginalis\u00e9es dans l\u2019analyse narrative, du fait de leur caract\u00e8re non prototypique. Dans des articles ult\u00e9rieurs, Georgakopoulou a approfondi l\u2019analyse de certains de ces genres dans diff\u00e9rents contextes (voir par exemple 2013b).<\/p>\n<p>La <em>small stories research<\/em> a suscit\u00e9 des r\u00e9actions parfois vives de la part de chercheurs travaillant sur les r\u00e9cits biographiques, notamment Mark Freeman (voir 2007 [2006]; Bamberg 2007 [2006]; 2011; Freeman 2011). Freeman d\u00e9fend la richesse exp\u00e9rientielle et la valeur r\u00e9flexive des <em>big stories<\/em>, qui se fonde sur la distance temporelle entre les \u00e9v\u00e9nements racont\u00e9s et le r\u00e9cit qui les raconte. Cette conception privil\u00e9gie des mod\u00e8les narratifs particuliers (m\u00e9moires, autobiographies, r\u00e9cits de vie\u2026). Mais comme Bamberg l\u2019a soulign\u00e9, ceux-ci sont l\u2019\u00e9manation d\u2019une culture particuli\u00e8re de l\u2019int\u00e9riorit\u00e9 et de la subjectivit\u00e9, moderne, occidentale, li\u00e9e \u00e0 des contextes psychoth\u00e9rapeutiques, qu\u2019il convient de relativiser. Freeman pr\u00e9sente aussi l\u2019opposition entre la <em>big<\/em> et la <em>small stories research<\/em> comme une opposition entre une approche macro-analytique portant sur le contenu du r\u00e9cit (litt\u00e9ralement, \u00ab\u00a0le quoi\u00a0\u00bb, <em>the what<\/em>) et une approche micro-analytique portant sur ses modalit\u00e9s de pr\u00e9sentation (\u00ab\u00a0le comment\u00a0\u00bb, <em>the how<\/em>). Mais Freeman et d\u2019autres, lorsqu\u2019ils pr\u00e9sentent l\u2019opposition entre les <em>big<\/em> et les <em>small stories<\/em>, ont tendance \u00e0 essentialiser des types de r\u00e9cits et \u00e0 occulter les aspects \u00e9pist\u00e9mologiques de la discussion. La <em>small stories research<\/em> ne repr\u00e9sente pas seulement une approche micro-analytique du r\u00e9cit; les <em>small stories<\/em> servent de prisme mat\u00e9riel \u00e0 travers lequel r\u00e9\u00e9valuer les priorit\u00e9s de la recherche dans le domaine du r\u00e9cit, aussi bien que la position du chercheur en situation d\u2019enqu\u00eate, en s\u2019int\u00e9ressant aux incoh\u00e9rences, aux contradictions, aux moments de trouble, de rupture et de tension dans les r\u00e9cits comme \u00e0 des indices potentiellement cruciaux pour le travail de construction de l\u2019identit\u00e9. La proposition de Freeman selon laquelle la <em>big <\/em>et la<em> small stories research<\/em> devraient \u00eatre consid\u00e9r\u00e9es comme compl\u00e9mentaires est int\u00e9ressante en principe, mais se heurte au fait que la <em>big stories research<\/em> v\u00e9hicule souvent des repr\u00e9sentations du moi et de l\u2019identit\u00e9 qui s\u2019av\u00e8rent incompatibles avec la vision relationnelle, contextuelle et co-constructionnelle des identit\u00e9s attach\u00e9es \u00e0 la recherche sur les <em>small stories<\/em>.<\/p>\n<p>Les travaux de Bamberg et de Georgakopoulou ont en commun de s\u2019int\u00e9resser moins \u00e0 l\u2019ontologie des r\u00e9cits (\u00e0 ce que sont les r\u00e9cits) qu\u2019\u00e0 leurs aspects pragmatiques, orient\u00e9s vers l\u2019action (\u00e0 ce que font les r\u00e9cits dans des contextes locaux). L\u2019analyse du positionnement narratif propos\u00e9e dans Bamberg (1997)\u00a0\u2013 niveau 1: positionnement des protagonistes les uns par rapport aux autres \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de l\u2019histoire,\u00a0 niveau 2: positionnement du locuteur ou de la locutrice par rapport \u00e0 ses interlocuteurs, niveau 3: positionnement des narrateurs par rapport \u00e0 eux-m\u00eames \u2013 a \u00e9t\u00e9 reprise et op\u00e9rationnalis\u00e9e dans Bamberg et Georgakopoulou (2008) et dans les travaux ult\u00e9rieurs de Georgakopoulou. On constate \u00e9galement dans les travaux des deux chercheurs une m\u00eame \u00e9volution vers l\u2019exploration de la diversit\u00e9 des m\u00e9dia narratifs et de leurs affordances (voir par exemple Georgakopoulou 2016). Mais les travaux de Bamberg et de Georgakopoulou ont aussi des enjeux et des objectifs diff\u00e9rents, et s\u2019adressent \u00e0 des chercheurs de sp\u00e9cialit\u00e9s diff\u00e9rentes: dans le cas de Bamberg, la psychologie discursive; dans celui de Georgakopoulou, la sociolinguistique interactionnelle et l\u2019analyse de discours. Pour dire vite, les travaux de Bamberg se concentrent sur la sociogen\u00e8se de l\u2019identit\u00e9, les identit\u00e9s situationnelles ou circonstancielles qui se forgent dans r\u00e9cits de la vie quotidienne. Ceux de Georgakopoulou sont men\u00e9s dans une perspective ethnographique et analysent les modes de d\u00e9veloppement et de distribution des r\u00e9cits aussi bien que les discours \u00e9miques (des participants) sur ces r\u00e9cits. Ils utilisent \u00e9galement les m\u00e9thodes d\u2019analyse de discours assist\u00e9e par ordinateur pour \u00e9tudier la multiplication des <em>small stories<\/em> sur les r\u00e9seaux sociaux et les choix op\u00e9r\u00e9s dans le design des plateformes pour la cr\u00e9ation et le partage des <em>small stories<\/em>.<\/p>\n<p><strong>R\u00e9f\u00e9rences en anglais<\/strong><\/p>\n<p>Bamberg (1997), \u201cPositioning Between Structure and Performance\u201d, <em>Journal of Narrative and Life History<\/em>, n\u00b0 7 (1-4), p. 335-342.<\/p>\n<p>Bamberg, Michael (2004), \u201cTalk, Small Stories, and Adolescent Identities\u201d, <em>Human Development<\/em>, n\u00b0 47 (6), p. 366-369.<\/p>\n<p>Bamberg, Michael (2007 [2006]), \u201cStories: Big or Small: Why Do We Care\u00a0?\u201d, in <em>Narrative\u2013State of the Art<\/em>, M. Bamberg (dir.), Amsterdam, John Benjamins, p. 165-174.<\/p>\n<p>Bamberg, Michael (2011). \u201cWho am I? Narration and its Contribution to Self and Identity\u201d, <em>Theory &amp; Psychology<\/em>, n\u00b021 (1), p. 1-22.<\/p>\n<p>Bamberg, Michael, et Alexandra Georgakopoulou (2008), \u201cSmall Stories as a New Perspective in Narrative and Identity Analysis\u201d, <em>Text and Talk<\/em>, n\u00b0 28 (3), p. 377-396.<\/p>\n<p>Freeman, Mark (2007), \u201cLife \u2018On Holiday\u2019? In Defense of Big Stories\u201d, in <em>Narrative\u2013State of the Art<\/em>, M. Bamberg (dir.), Amsterdam, John Benjamins, p. 155-163.<\/p>\n<p>Freeman, Mark (2011). \u201cStories, Big and Small: Toward a Synthesis\u201d, <em>Theory &amp; Psychology<\/em>, n\u00b0 21 (1), p. 114-121.<\/p>\n<p>Georgakopoulou, Alexandra (2006a), \u201cThe Other Side of the Story: Toward a Narrative Analysis of Narratives-in-Interaction\u201d, <em>Discourse Studies<\/em>, n\u00b0 8 (2), p. 325-257.<\/p>\n<p>Georgakopoulou, Alexandra (2007 [2006b]), \u201cThinking Big with Small Stories in Narrative and Identity Analysis\u201d, in <em>Narrative\u2013State of the Art<\/em>, M. Bamberg (dir.), Amsterdam, John Benjamins, p. 145-154.<\/p>\n<p>Georgakopoulou, Alexandra (2007), <em>Small Stories, Interaction and Identities<\/em>, Amsterdam, John Benjamins.<\/p>\n<p>Georgakopoulou, Alexandra (2013a), \u201cBuilding Iterativity into Positioning Analysis: A Practice-Based Approach to Small Stories and Self\u201d, <em>Narrative Inquiry<\/em>, n\u00b0 23 (1), p. 89-110.<\/p>\n<p>Georgakopoulou, Alexandra (2013b), \u201cStorytelling on the Go: Breaking News as a Travelling Narrative Genre\u201d, in <em>The Travelling Concepts of Narrative<\/em>, Matti Hyv\u00e4rinen, M. Hatavara et L.-C. Hyd\u00e9n (dir.), Amsterdam, John Benjamins, p. 201-223.<\/p>\n<p>Georgakopoulou, Alexandra (2014), \u201cSmall Stories, Transposition and Social Media: A Micro-Perspective on the \u2018Greek Crisis\u2019\u201d, <em>Discourse and Society<\/em>, n\u00b025 (4), p. 519-539.<\/p>\n<p>Georgakopoulou, Alexandra (2015), \u201cSmall Stories Research: Methods\u2013Analysis\u2013 Outreach\u201d, in <em>The Handbook of Narrative Analysis<\/em>, A. De Fina &amp; A. Georgakopoulou (dir.), Oxford, Wiley-Blackwell, p. 255-271.<\/p>\n<p>Georgakopoulou, Alexandra (2016), \u201cFrom Writing the Self to Posting Self(ies): A Small Stories Approach to Selfies\u201d, <em>Open Linguistics<\/em>, n\u00b0 2 (1), p. 300-317.<\/p>\n<p>Georgakopoulou, Alexandra (2017a), \u201cNarrative\/Life of the Moment: from Telling a Story to Taking a Narrative Stance\u201d, in <em>Life and Narrative: The Risks and Responsibilities of Storying Experience<\/em>, B. Schiff, A. E. McKim et S. Patron (dir.), Oxford, Oxford University Press, p. 29-54.<\/p>\n<p>Georgakopoulou, Alexandra (2017b), \u00ab\u00a0Small Stories Research: A Narrative Paradigm for the Analysis of Social Media\u00a0\u00bb, in <em>The Sage Handbook of Social Media Research Methods<\/em>, A. Quan-Haase &amp; L. Sloan (dir.), Londres, Sage, p. 266-281.<\/p>\n<p>Georgakopoulou, Alexandra (2017c), \u201cSharing the Moment as Small Stories: The Interplay between Practices and Affordances in the Social Media-Curation of Lives\u201d, <em>Narrative Inquiry<\/em>, n\u00b0 27 (2), p. 311-333.<\/p>\n<p>Georgakopoulou, Alexandra (2019), \u201c<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.linged.2019.05.003\">Designing Stories on Social Media: A Corpus-Assisted Critical Perspective on the Mismatches of Story-Curation<\/a>\u201d, <em>Linguistics and Education<\/em>, n\u00b0 62.<\/p>\n<p>Alexandra Georgakopoulou, Korina Giaxoglou et Sylvie Patron (dir.) (forthcoming), <i class=\"\">Small Stories: Tales, Tellings and Tellers across Contexts<\/i>, London, Routledge.<\/p>\n<p><strong>R\u00e9f\u00e9rences en fran\u00e7ais<\/strong><\/p>\n<p>Bamberg, Michael (2020 [2004]), \u201cDiscours,<em> small stories <\/em>et identit\u00e9s d\u2019adolescents\u201d, trad. S. Patron, in <a href=\"https:\/\/www.editions-hermann.fr\/livre\/9791037002877?fbclid=IwAR3IhJOPFsajvB8-NIP4tNT24U7WE8RehvtnKPbSkkOIFYLS_UDBqiaJT0I\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><em>Small stories.<\/em> <em>Un nouveau paradigme pour les recherches sur le r\u00e9cit<\/em><\/a>, S. Patron (dir.), Paris, Hermann, p. 287-293.<\/p>\n<p>Bamberg, Michael (2020 [2006, 2007]), \u201c<em>Big<\/em> s<em>tories<\/em>\u00a0ou <em>small stories<\/em>: les raisons de s\u2019y int\u00e9resser\u201d, trad. S. Patron, in <a href=\"https:\/\/www.editions-hermann.fr\/livre\/9791037002877?fbclid=IwAR3IhJOPFsajvB8-NIP4tNT24U7WE8RehvtnKPbSkkOIFYLS_UDBqiaJT0I\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><em>Small stories. Un nouveau paradigme pour les recherches sur le r\u00e9cit<\/em><\/a>, S. Patron (dir.), Paris, Hermann, p. 295-307.<\/p>\n<p>Georgakopoulou, Alexandra (2020), \u201cLa recherche sur les <em>small stories<\/em>: une analyse narrative pour le XXI<sup>e<\/sup> si\u00e8cle. Essai de cartographie\u201d, trad. S. Patron, in <a href=\"https:\/\/www.editions-hermann.fr\/livre\/9791037002877?fbclid=IwAR3IhJOPFsajvB8-NIP4tNT24U7WE8RehvtnKPbSkkOIFYLS_UDBqiaJT0I\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><em>Small stories. Un nouveau paradigme pour les recherches sur le r\u00e9cit<\/em><\/a>, S. Patron (dir.), Paris, Hermann, p. 17-53.<\/p>\n<p class=\"x_MsoNormal\">\u00a0Sylvie Patron (dir.) (2022), <a href=\"https:\/\/www.editions-hermann.fr\/livre\/recits-de-la-charge-mentale-des-femmes-sylvie-patron\"><i class=\"\">R\u00e9cits de la charge mentale des femmes.<\/i> <i class=\"\">Small stories (2)<\/i><\/a>, Paris, Hermann.<\/p>\n<p>Patron, Sylvie (dir.) (2020), <a href=\"https:\/\/www.editions-hermann.fr\/livre\/9791037002877?fbclid=IwAR3IhJOPFsajvB8-NIP4tNT24U7WE8RehvtnKPbSkkOIFYLS_UDBqiaJT0I\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><em>Small stories.<\/em> <em>Un nouveau paradigme pour les recherches sur le r\u00e9cit<\/em><\/a>, Paris, Hermann.<\/p>\n<p><strong>Pour citer cet article<\/strong><\/p>\n<p>Alexandra Georgakopoulou &amp; Sylvie Patron, \u00ab\u00a0Small Stories \/ Small Stories\u00a0\u00bb, <em>Glossaire du R\u00e9NaF<\/em>, mis en ligne le 4 f\u00e9vrier 2020, URL: <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/2020\/02\/small-stories-small-stories\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/2020\/02\/small-stories-small-stories\/<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par Alexandra Georgakopoulou et Sylvie Patron Le concept de small stories (\u00ab petites histoires \u00bb, \u00ab petits r\u00e9cits \u00bb, \u00ab micro-r\u00e9cits \u00bb, aucune traduction n\u2019est vraiment ad\u00e9quate) a \u00e9t\u00e9 introduit dans la discussion scientifique par Michael Bamberg et Alexandra Georgakopoulou<\/p>\n","protected":false},"author":1001512,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":{"0":"post-1071","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","6":"category-glossaire"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1071","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1001512"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1071"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1071\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1071"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1071"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1071"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}