{"id":3354,"date":"2020-10-27T23:07:14","date_gmt":"2020-10-27T22:07:14","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/metis\/?p=3354"},"modified":"2020-11-02T09:02:37","modified_gmt":"2020-11-02T08:02:37","slug":"appel-a-contributions-3eme-no-de-la-revue-dhistoire-culturelle-xviiie-xxie-siecles","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/metis\/2020\/10\/appel-a-contributions-3eme-no-de-la-revue-dhistoire-culturelle-xviiie-xxie-siecles\/","title":{"rendered":"Appel \u00e0 contributions |  3\u00e8me num\u00e9ro de la Revue d\u2019histoire culturelle (XVIIIe-XXIe si\u00e8cles)"},"content":{"rendered":"<p><strong><a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/metis\/files\/2020\/10\/Capture-de\u0301cran-2020-10-27-a\u0300-23.02.19.png\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium wp-image-3355\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/metis\/files\/2020\/10\/Capture-de\u0301cran-2020-10-27-a\u0300-23.02.19-300x63.png\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"63\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/metis\/files\/2020\/10\/Capture-de\u0301cran-2020-10-27-a\u0300-23.02.19-300x63.png 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/metis\/files\/2020\/10\/Capture-de\u0301cran-2020-10-27-a\u0300-23.02.19-1024x215.png 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/metis\/files\/2020\/10\/Capture-de\u0301cran-2020-10-27-a\u0300-23.02.19-768x161.png 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/metis\/files\/2020\/10\/Capture-de\u0301cran-2020-10-27-a\u0300-23.02.19-1536x322.png 1536w, https:\/\/wp.unil.ch\/metis\/files\/2020\/10\/Capture-de\u0301cran-2020-10-27-a\u0300-23.02.19-640x134.png 640w, https:\/\/wp.unil.ch\/metis\/files\/2020\/10\/Capture-de\u0301cran-2020-10-27-a\u0300-23.02.19.png 2002w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a>Appel \u00e0 contributions <a href=\"https:\/\/revues.mshparisnord.fr\/rhc\/index.php?id=173\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">[Call for papers in English]<\/a><\/strong><\/p>\n<p><em><strong>Usages du temps libre<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n<p id=\"p1\">La&nbsp;<em>Revue d\u2019histoire culturelle (XVIII<\/em><sup><em>e-<\/em><\/sup><em>XXI<\/em><sup><em>e<\/em><\/sup><em>&nbsp;si\u00e8cles)<\/em>&nbsp;est heureuse de lancer un appel \u00e0 communication en vue de son troisi\u00e8me num\u00e9ro consacr\u00e9 aux usages du temps libre. Les responsables de ce dossier sont Claire Blandin (Professeure \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 Sorbonne Paris Nord), Pascale Goetschel (Professeure \u00e0 l\u2019universit\u00e9 Paris 1 Panth\u00e9on-Sorbonne) et Christophe Granger (Ma\u00eetre de conf\u00e9rences \u00e0 l\u2019universit\u00e9 Paris-Saclay). La revue publie des articles en fran\u00e7ais et en anglais.<\/p>\n\n\n<p><!--more--><\/p>\n\n\n<p id=\"p2\">Le confinement du printemps 2020, parfois surcharg\u00e9 d\u2019activit\u00e9s impos\u00e9es, parfois vide de ce qui, jusque-l\u00e0, remplissait nos journ\u00e9es, a eu pour effet, parmi d\u2019autres, de bouleverser nos usages du temps libre et d\u2019ouvrir une r\u00e9flexion renouvel\u00e9e sur la place qu\u2019il occupe dans nos vies. Certain.e.s, retrouvant l\u00e0 de vieilles d\u00e9coupes, en sont venu.e.s \u00e0 se demander si, au fond, il s\u2019agissait d\u2019un \u00ab&nbsp;temps libre&nbsp;\u00bb ou d\u2019un \u00ab&nbsp;temps contraint&nbsp;\u00bb<a href=\"https:\/\/revues.mshparisnord.fr\/rhc\/index.php?id=81#ftn1\">1<\/a>. Nul doute que le couvre-feu de l\u2019automne 2020, en imposant cette fois une redistribution profonde de l\u2019emploi de nos loisirs \u00e0 l\u2019\u00e9chelle des jours, en vienne \u00e0 susciter des bouleversements pratiques et des questionnements d\u2019un ordre comparable. C\u2019est qu\u2019au fond la notion de \u00ab&nbsp;temps libre&nbsp;\u00bb, elle-m\u00eame produit d\u2019une histoire plurielle et disput\u00e9e, plonge au c\u0153ur de l\u2019organisation des soci\u00e9t\u00e9s. Si l\u2019on admet qu\u2019elle d\u00e9signe aussi bien&nbsp;<em>le temps<\/em>&nbsp;individuel et collectif qui se trouve lib\u00e9r\u00e9 de la somme des activit\u00e9s pr\u00e9alablement contraintes (travail, \u00e9cole, t\u00e2ches familiales, occupations et pr\u00e9occupations, etc.) et&nbsp;<em>la disposition<\/em>&nbsp;<em>affective<\/em>&nbsp;particuli\u00e8re qui accompagne ce temps et se r\u00e9alise dans une suite incommensurable d\u2019activit\u00e9s v\u00e9cues comme \u00ab&nbsp;libres&nbsp;\u00bb ou \u00ab&nbsp;lib\u00e9r\u00e9es&nbsp;\u00bb, alors on comprend mieux que le temps libre constitue \u00e0 la fois un point de structuration de la vie sociale (un fait de culture), avec son march\u00e9, ses experts, ses politiques, etc., et un levier de mise en question propre \u00e0 alimenter la r\u00e9flexion sur l\u2019\u00e9tat d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 ou, par exemple, sur le degr\u00e9 de bien-\u00eatre des individus dont elle est faite (un fait de morale et de politique).<\/p>\n\n\n\n<p id=\"p3\">La difficult\u00e9 qu\u2019il y a \u00e0 d\u00e9finir le \u00ab&nbsp;temps libre&nbsp;\u00bb n\u2019est pas ici secondaire. Elle fait appara\u00eetre sa nature relative selon les lieux, les temps et les segments sociaux dont on parle&nbsp;:&nbsp;les passe-temps d\u2019un vitrier du XVIII<sup>e<\/sup>&nbsp;si\u00e8cle comme M\u00e9n\u00e9tra ne sont pas ceux d\u2019un bourgeois de Rouen \u00e9pris d\u2019<em>otium<\/em>&nbsp;ou d\u2019un ouvrier qualifi\u00e9 du XXI<sup>e<\/sup>&nbsp;si\u00e8cle, et ils ne donnent pas corps \u00e0 la m\u00eame conception du temps libre. Elle met en \u00e9vidence des diff\u00e9renciations variables au cours du temps en terme de&nbsp;<em>genre<\/em>, hommes et femmes n\u2019ayant pas le m\u00eame acc\u00e8s au temps libre. Mais, plus encore, cette difficile d\u00e9finition d\u00e9signe un probl\u00e8me singulier pour l\u2019historien.ne&nbsp;: celui de la fa\u00e7on dont une soci\u00e9t\u00e9 se dote de rep\u00e8res, vagues mais commodes, pour regrouper, dans un m\u00eame ensemble dou\u00e9 d\u2019\u00e9vidences, et de significations des activit\u00e9s humaines (le croquet, la lecture, le voyage, le farniente, etc.) que rien ne rapproche.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"p4\">De ce point de vue, proposer une&nbsp;<em>histoire du temps libre<\/em>, ce n\u2019est pas mettre ses pas dans celle des loisirs, telle que l\u2019ont jadis orchestr\u00e9e Alain Corbin, Peter Burke ou Rudy Koshar<a href=\"https:\/\/revues.mshparisnord.fr\/rhc\/index.php?id=81#ftn2\">2<\/a>, et pas non plus dans celle des \u00ab&nbsp;jeux&nbsp;\u00bb qui a trouv\u00e9 chez Johan Huizinga son grand historien<a href=\"https:\/\/revues.mshparisnord.fr\/rhc\/index.php?id=81#ftn3\">3<\/a>&nbsp;et chez Roger Caillois ou Roberte Hamayon ses th\u00e9oriciens<a href=\"https:\/\/revues.mshparisnord.fr\/rhc\/index.php?id=81#ftn4\">4<\/a>. Au fond, prendre le temps libre pour objet revient \u00e0 d\u00e9placer le probl\u00e8me du c\u00f4t\u00e9 de&nbsp;<em>ce qui rend possible<\/em>&nbsp;les pratiques de jeu ou de loisir, du c\u00f4t\u00e9, autrement dit, des conditions \u00e0 travers lesquelles une soci\u00e9t\u00e9 ou un groupe social en vient \u00e0 organiser et \u00e0 classer ses activit\u00e9s de telle sorte qu\u2019une partie d\u2019entre elles soit con\u00e7ue, pratiqu\u00e9e et d\u00e9crite comme lib\u00e9r\u00e9es des contraintes et des engagements ordinaires.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"p5\">On peut, \u00e0 partir de ce point de d\u00e9part \u00ab&nbsp;minimal&nbsp;\u00bb, d\u00e9cliner une s\u00e9rie de questionnements qui, outre qu\u2019ils ne sont ici qu\u2019indicatifs, doivent s\u2019envisager moins comme des compartiments que comme des voies de probl\u00e9matisation d\u2019une mati\u00e8re difficile \u00e0 saisir sans elles&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p id=\"p6\"><strong>1.<\/strong>&nbsp;L\u2019une des questions d\u00e9cisives pour mener \u00e0 bien une histoire du temps libre concerne ce qu\u2019on peut appeler les&nbsp;<strong>luttes pour la construction des temps sociaux<\/strong>. Certaines d\u2019entre elles, comme celles qui ont conduit \u00e0 l\u2019institution de la Saint-lundi, du dimanche, du week-end ou des vacances, sont connues. D\u2019autres, comme celles qui concernent la \u00ab&nbsp;lib\u00e9ration&nbsp;\u00bb de plages de temps libre au c\u0153ur des journ\u00e9es de travail ou, de fa\u00e7on plus t\u00e9nue encore, comme l\u2019a montr\u00e9 Jean-Claude Schmitt, la structuration de rythmes sociaux qui autorisent des p\u00e9riodes creuses et d\u2019autres plus intenses<a href=\"https:\/\/revues.mshparisnord.fr\/rhc\/index.php?id=81#ftn5\">5<\/a>, le sont nettement moins. Ils ont en commun, peut-\u00eatre, d\u2019avoir mobilis\u00e9 des acteurs attach\u00e9s \u00e0 lutter, par le droit ou par la rue, pour faire valoir une vision de la soci\u00e9t\u00e9 o\u00f9 le temps libre devait avoir sa place. Des propositions relatives \u00e0 des mobilisations de toutes natures et en tous lieux autour de la construction de&nbsp;ces nouveaux temps sociaux et de leurs usages seront donc bienvenues.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"p7\"><strong>2.<\/strong>&nbsp;Ce premier aspect n\u2019est pas sans en mobiliser aussit\u00f4t un second. Le temps libre, en tant qu\u2019il est assemblage de conduites marqu\u00e9es par une attente de libert\u00e9, est porteur d\u2019une&nbsp;<strong>morale<\/strong>. Celles et ceux qui se battent sur le terrain de l\u2019id\u00e9ologie pour en d\u00e9fendre la n\u00e9cessit\u00e9 (\u00e0 l\u2019image d\u2019un marxiste comme Paul Lafargue ou d\u2019un solidariste comme Georges Deherme), celles et ceux qui le savourent dans le secret de leur emploi du temps, ou celles et ceux qui en font l\u2019embl\u00e8me petit-bourgeois de ceux qui ne sont pr\u00e9occup\u00e9s que de consommations factices, font vivre une certaine conception du temps libre, qui peut \u00eatre celle du d\u00e9lassement propice \u00e0 la vie collective, celle de la r\u00e9alisation gratuite de soi ou celle, plus manag\u00e9riale, du d\u00e9veloppement personnel. \u00c9tudier le temps libre revient alors \u00e0 se donner une voie d\u2019acc\u00e8s \u00e0 la formalisation de morales de vie qui, loin de se borner \u00e0 donner du prix \u00e0 telle ou telle activit\u00e9 ludique, renseignent sur l\u2019\u00e9tat historique des luttes pour la d\u00e9finition des modes de vie l\u00e9gitimes. Seront donc particuli\u00e8rement examin\u00e9es les propositions portant sur les morales \u00e0 l\u2019\u0153uvre dans telle ou telle proposition d\u2019occupation des temps hors travail.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p id=\"p8\"><strong>3.&nbsp;<\/strong>Un troisi\u00e8medomaine, plus englobant, peut concerner la&nbsp;<strong>mise en forme des rapports qu\u2019une soci\u00e9t\u00e9 entretient avec l\u2019usage fait par les individus qui la composent de leur temps libre<\/strong>. En clair, on se tient ici sur une ligne qui va du savoir au pouvoir et du pouvoir au march\u00e9. L\u2019histoire du temps libre se doit en effet d\u2019\u00eatre celle des acteurs et des groupes, des associations ou des entreprises qui se sont historiquement avis\u00e9es d\u2019organiser le temps libre de ceux qui en disposaient. Qu\u2019il s\u2019agisse des promoteurs du scoutisme ou des colonies de vacances, de l\u2019animation socio-culturelle, des entrepreneurs de loisirs, des&nbsp;<em>coachs<\/em>&nbsp;personnels ou des&nbsp;<em>chiefs happiness&nbsp;<\/em>en entreprise, les secteurs sont nombreux qui, en se sp\u00e9cialisant dans l\u2019occupation du temps libre, ont structur\u00e9 la naissance d\u2019un champ d\u2019activit\u00e9. Mais cet aspect se prolonge du c\u00f4t\u00e9 des politiques publiques du temps libre. La formation du minist\u00e8re du Temps libre, en activit\u00e9 sous la pr\u00e9sidence socialiste de Fran\u00e7ois Mitterrand, entre 1981 et 1984, n\u2019est de ce point de vue que le couronnement explicite d\u2019une appropriation politique de la question du gouvernement du temps lib\u00e9r\u00e9 du travail, dont le processus s\u2019enracine des d\u00e9cennies plus t\u00f4t. Enfin, il faut faire un sort ici au souci de savoir. Les grandes enqu\u00eates d\u2019\u00c9tat, celles destin\u00e9es \u00e0 pr\u00e9ciser ce que les Fran\u00e7ais font de leur temps libre, ce qu\u2019ils affectionnent comme loisir et ce qu\u2019ils en retirent, dont les premi\u00e8res formes remontent sans doute aux ann\u00e9es 1900, m\u00e9ritent attention pour ce qu\u2019elles r\u00e9v\u00e8lent de la transformation du temps libre en objet de pr\u00e9occupation et d\u2019action publiques. Et de ce point de vue, il n\u2019y a pas de fronti\u00e8res fermes pour d\u00e9partager ces enqu\u00eates, pour certaines p\u00e9n\u00e9tr\u00e9es d\u2019\u00e9tudes de march\u00e9, et celles que proposent par exemple la \u00ab&nbsp;sociologie des loisirs&nbsp;\u00bb dont Joffre Dumazedier a anim\u00e9 l\u2019institution dans le champ des savoirs en France<a href=\"https:\/\/revues.mshparisnord.fr\/rhc\/index.php?id=81#ftn6\">6<\/a>. Aussi, des propositions relatives \u00e0 des individus, des associations ou des entreprises soucieux d\u2019organiser le temps libre et d\u2019imaginer les contenus de ce comblement du temps seront attendues.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p id=\"p9\"><strong>4.<\/strong>&nbsp;Le dernier espace de questionnement est sans doute le plus imm\u00e9diatement attendu. Il concerne la gamme des go\u00fbts et des pratiques auxquels le temps libre a historiquement donn\u00e9 corps. En tant que telles, ce ne sont pas ces activit\u00e9s, innombrables et changeantes dans le temps, qui nous int\u00e9ressent. Dire que telle fraction de la population pratique le surf durant son temps libre ou que le passe-temps pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 des jeunes ouvri\u00e8res des ann\u00e9es 1960 est l\u2019\u00e9coute de la radio, ce n\u2019est pas comprendre ce que pouvait \u00eatre le temps libre et ce qu\u2019il tenait comme r\u00f4le dans l\u2019organisation sociale \u00e0 un moment pr\u00e9cis. L\u2019important est plut\u00f4t dans la&nbsp;<strong>compr\u00e9hension de ce qui a bien pu d\u00e9terminer les acteurs \u00e0 adopter tel ou tel usage du temps libre&nbsp;<\/strong>et ce que cet usage rev\u00eatait comme signification \u00e0 leurs yeux. Se demander, suivant l\u2019opposition ind\u00e9cidable qui a tant retenu les th\u00e9oriciens du social, si un individu est&nbsp;<em>vraiment&nbsp;<\/em>libre quand il occupe son&nbsp;<em>temps libre<\/em>&nbsp;de la fa\u00e7on qu\u2019il a de l\u2019occuper ou si, au contraire, il est contraint par des forces sociales qui, jusque dans ce temps de libert\u00e9, le tiennent captif de r\u00e8gles ou d\u2019attentes pr\u00e9alables, ne conduit pas tr\u00e8s loin. Cerner en revanche comment ont pu se former, se perp\u00e9tuer ou dispara\u00eetre des&nbsp;<em>styles<\/em>&nbsp;(locaux ou nationaux) dans l\u2019usage du temps libre, ce qu\u2019ils doivent \u00e0 la socialisation des individus et ce qu\u2019ils font en retour \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 dont ils sont une r\u00e9alisation, d\u00e9couvrir par exemple, avec Thorstein Veblen<a href=\"https:\/\/revues.mshparisnord.fr\/rhc\/index.php?id=81#ftn7\">7<\/a>, que les \u00ab&nbsp;classes rapaces&nbsp;\u00bb, comme il disait, ont, \u00e0 la fin du XIX<sup>e<\/sup>&nbsp;si\u00e8cle, transform\u00e9 le temps libre ancien en&nbsp;<em>d\u00e9penses de loisir<\/em>, revient \u00e0 se donner, \u00e0 travers la question du temps libre, un solide moyen de questionnement historique. Aussi des \u00e9tudes portant l\u2019\u00e9tude des d\u00e9terminations pesant sur le choix de tel go\u00fbt ou de telle pratique seront sollicit\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"p10\"><strong>\u00c9ch\u00e9ancier&nbsp;:<\/strong><\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li>Soumission d\u2019un r\u00e9sum\u00e9 (200-250 mots) et d\u2019une notice bio-bibliographique avant le 25 novembre 2020.<\/li><li>Notification aux auteurs s\u00e9lectionn\u00e9es&nbsp;: 10 d\u00e9cembre 2020.<\/li><li>Soumission des articles complets (6000-9000 mots)&nbsp;: 15 mars 2021.&nbsp;<\/li><li>Soumission finale (apr\u00e8s prise en compte des expertises)&nbsp;: 15 juin 2021.<\/li><li>Publication&nbsp;: 15 septembre 2021.<\/li><\/ul>\n\n\n\n<p id=\"p11\">Les r\u00e9sum\u00e9s doivent \u00eatre envoy\u00e9s \u00e0&nbsp;<a href=\"mailto:revuedeladhc@gmail.com\">revuedeladhc@gmail.com<\/a><\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/revues.mshparisnord.fr\/rhc\/index.php?id=81#ftn1\">1<\/a>&nbsp;Souad Djelassi et Nawel Ayadi, \u00ab&nbsp;Comment le confinement bouleverse-t-il notre rapport au temps&nbsp;?&nbsp;\u00bb,&nbsp;<em>The Conversation<\/em>, 10 mai 2020.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/revues.mshparisnord.fr\/rhc\/index.php?id=81#ftn2\">2<\/a>&nbsp;Alain Corbin&nbsp;<em>et alii<\/em>,&nbsp;<em>L&#8217;Av\u00e8nement des loisirs, 1850-1960<\/em>, Paris, Flammarion, 2009 [1996] ; Peter Burke, \u00ab&nbsp;The Invention of Leisure in Early Modern<a href=\"https:\/\/revues.mshparisnord.fr\/rhc\/index.php?id=81#ftn2\">\u2026<\/a><\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/revues.mshparisnord.fr\/rhc\/index.php?id=81#ftn3\">3<\/a>&nbsp;Johan Huizinga,&nbsp;<em>Homo ludens : essai sur la fonction sociale du jeu<\/em>, trad. fr., Paris, Gallimard, 1988 [1938].<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/revues.mshparisnord.fr\/rhc\/index.php?id=81#ftn4\">4<\/a>&nbsp;Roger Caillois,&nbsp;<em>Les Jeux et les hommes : le masque et le vertige<\/em>, r\u00e9ed., Paris, Gallimard, 1995&nbsp;; Roberte Hamayon,&nbsp;<em>Jouer. \u00c9tude anthropologique \u00e0<\/em><a href=\"https:\/\/revues.mshparisnord.fr\/rhc\/index.php?id=81#ftn4\">\u2026<\/a><\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/revues.mshparisnord.fr\/rhc\/index.php?id=81#ftn5\">5<\/a>&nbsp;Jean-Claude Schmitt,&nbsp;<em>Les Rythmes au Moyen \u00c2ge<\/em>, Paris, Gallimard, 2016.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/revues.mshparisnord.fr\/rhc\/index.php?id=81#ftn6\">6<\/a>&nbsp;Joffre Dumazedier,&nbsp;<em>R\u00e9volution culturelle du temps libre : 1968-1988<\/em>, Paris, M\u00e9ridiens-Klincksieck, 1988.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/revues.mshparisnord.fr\/rhc\/index.php?id=81#ftn7\">7<\/a>&nbsp;Thorstein Veblen,&nbsp;<em>Th\u00e9orie de la classe de loisir<\/em>, Paris, Gallimard, 1970 [1899].<a href=\"https:\/\/revues.mshparisnord.fr\/rhc\/index.php?id=81#main-content\"><\/a><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\" id=\"footnotes\">NOTES<\/h2>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/revues.mshparisnord.fr\/rhc\/index.php?id=81#bodyftn1\">1<\/a>&nbsp;Souad Djelassi et Nawel Ayadi, \u00ab&nbsp;Comment le confinement bouleverse-t-il notre rapport au temps&nbsp;?&nbsp;\u00bb,&nbsp;<em>The Conversation<\/em>, 10 mai 2020.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/revues.mshparisnord.fr\/rhc\/index.php?id=81#bodyftn2\">2<\/a>&nbsp;Alain Corbin&nbsp;<em>et alii<\/em>,&nbsp;<em>L&#8217;Av\u00e8nement des loisirs, 1850-1960<\/em>, Paris, Flammarion, 2009 [1996] ; Peter Burke, \u00ab&nbsp;The Invention of Leisure in Early Modern Europe&nbsp;\u00bb,&nbsp;<em>Past &amp; Present<\/em>, n\u00b0&nbsp;146, 1995, p.&nbsp;136-150, et Id.,&nbsp;<em>Popular Culture in Early Modern Europe<\/em>, r\u00e9\u00e9d.&nbsp;Surrey, Ashgate, 2009&nbsp;; Rudy Koshar (ed.),&nbsp;<em>Histories of leisure<\/em>, Oxford, New York, Berg, 2002.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/revues.mshparisnord.fr\/rhc\/index.php?id=81#bodyftn3\">3<\/a>&nbsp;Johan Huizinga,&nbsp;<em>Homo ludens : essai sur la fonction sociale du jeu<\/em>, trad. fr., Paris, Gallimard, 1988 [1938].<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/revues.mshparisnord.fr\/rhc\/index.php?id=81#bodyftn4\">4<\/a>&nbsp;Roger Caillois,&nbsp;<em>Les Jeux et les hommes : le masque et le vertige<\/em>, r\u00e9ed., Paris, Gallimard, 1995&nbsp;; Roberte Hamayon,&nbsp;<em>Jouer. \u00c9tude anthropologique \u00e0 partir d&#8217;exemples sib\u00e9riens<\/em>, Paris, La D\u00e9couverte, 2012.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/revues.mshparisnord.fr\/rhc\/index.php?id=81#bodyftn5\">5<\/a>&nbsp;Jean-Claude Schmitt,&nbsp;<em>Les Rythmes au Moyen \u00c2ge<\/em>, Paris, Gallimard, 2016.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/revues.mshparisnord.fr\/rhc\/index.php?id=81#bodyftn6\">6<\/a>&nbsp;Joffre Dumazedier,&nbsp;<em>R\u00e9volution culturelle du temps libre : 1968-1988<\/em>, Paris, M\u00e9ridiens-Klincksieck, 1988.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/revues.mshparisnord.fr\/rhc\/index.php?id=81#bodyftn7\">7<\/a>&nbsp;Thorstein Veblen,&nbsp;<em>Th\u00e9orie de la classe de loisir<\/em>, Paris, Gallimard, 1970 [1899].<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Appel \u00e0 contributions [Call for papers in English] Usages du temps libre La&nbsp;Revue d\u2019histoire culturelle (XVIIIe-XXIe&nbsp;si\u00e8cles)&nbsp;est heureuse de lancer un appel \u00e0 communication en vue de son troisi\u00e8me num\u00e9ro consacr\u00e9 &hellip; 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