{"id":2846,"date":"2019-04-08T08:49:35","date_gmt":"2019-04-08T06:49:35","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/metis\/?p=2846"},"modified":"2022-01-17T00:32:19","modified_gmt":"2022-01-16T23:32:19","slug":"compte-rendu-ceux-qui-font-le-journal-journalistes-secretaires-de-redaction-et-ouvriers-typographes-a-linterface-de-la-materialite-de-linformation-en-presse-regiona","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/metis\/2019\/04\/compte-rendu-ceux-qui-font-le-journal-journalistes-secretaires-de-redaction-et-ouvriers-typographes-a-linterface-de-la-materialite-de-linformation-en-presse-regiona\/","title":{"rendered":"Compte rendu | Ceux qui \u00ab font \u00bb le journal : journalistes secr\u00e9taires de r\u00e9daction et ouvriers typographes \u00e0 l\u2019interface de la mat\u00e9rialit\u00e9 de l\u2019information en presse r\u00e9gionale"},"content":{"rendered":"<p><strong><a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/metis\/files\/2019\/04\/Typo-atelier-70.jpg\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium wp-image-2849\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/metis\/files\/2019\/04\/Typo-atelier-70-300x223.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"223\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/metis\/files\/2019\/04\/Typo-atelier-70-300x223.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/metis\/files\/2019\/04\/Typo-atelier-70-295x220.jpg 295w, https:\/\/wp.unil.ch\/metis\/files\/2019\/04\/Typo-atelier-70.jpg 647w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a>Compte rendu de l\u2019intervention de Jo\u00ebl Langonn\u00e9 (IMT Atlantique\/Univ. Rennes I) dans le cadre du s\u00e9minaire \u00ab Histoire culturelle des producteurs d\u2019images \u00bb au Centre d\u2019histoire et de th\u00e9orie des arts (CEHTA), \u00c9cole des hautes \u00e9tudes en sciences sociales (EHESS), Paris.<\/strong><\/p>\n<p><em>Par Emmanuelle Paccaud (Universit\u00e9 de Lausanne) et Nathalie Sebayashi (EHESS)<\/em><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/metis\/files\/2019\/04\/Compte_rendu_J.Langonne\u0301.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">[PDF du compte rendu]<\/a><\/p>\n<p class=\"p4\">Lors de cette s\u00e9ance, Jo\u00ebl Langonn\u00e9 (ing\u00e9nieur de recherche, IMT Atlantique, Rennes I) a pr\u00e9sent\u00e9 sa th\u00e8se, soutenue en 2016. Ayant pour objet la presse r\u00e9gionale, et plus pr\u00e9cis\u00e9ment le quotidien breton <i>Le T\u00e9l\u00e9gramme <\/i>et l\u2019univers professionnel de ses collaborateurs, cette th\u00e8se se propose aussi d\u2019\u00e9tudier le journalisme r\u00e9gional au prisme du monde social.<\/p>\n<p class=\"p4\"><em><strong>Avant-propos : le journal r\u00e9gional, une affaire collective<\/strong><\/em><\/p>\n<p class=\"p4\">Jo\u00ebl Langonn\u00e9 souligne d\u2019embl\u00e9e le fil conducteur de son travail, qui repose sur la dimension collective du journal, notamment entre typographes et journalistes secr\u00e9taires de r\u00e9daction (SR). C\u2019est en ce sens qu\u2019il d\u00e9crypte les pratiques ordinaires du journalisme, bien qu\u2019il soit question ici d\u2019une m\u00e9diation qui va bien au-del\u00e0 du domaine du journalisme. Ainsi, la \u00ab pr\u00e9-presse \u00bb, phase d\u2019entre-deux entre la r\u00e9daction et l\u2019impression qui correspond \u00e0 la fabrication du journal, r\u00e9pond \u00e0 des r\u00e8gles de composition entre les typographes, qui \u00ab dessinent \u00bb le journal en mettant en forme l&#8217;information, et les secr\u00e9taires de r\u00e9daction. Tandis qu\u2019un agencement entre professionnels et machines permet d\u2019\u00e9laborer des processus \u00e9ditoriaux, la multitude d\u2019acteurs qui font quelque chose au journal font aussi quelque chose \u00e0 sa publication : dans sa mat\u00e9rialit\u00e9, le journal traduit ainsi les volont\u00e9s des collaborateurs qui le fa\u00e7onnent.<!--more-->A propos des secr\u00e9taires de r\u00e9daction, Jo\u00ebl Langonn\u00e9 pr\u00e9cise que s\u2019il s\u2019agit, d&#8217;un point de vue juridique, de journalistes \u00e0 part enti\u00e8re (ils poss\u00e8dent une carte de presse), le titre de journaliste leur est souvent refus\u00e9 du fait qu\u2019on les consid\u00e8re davantage comme des ouvriers. Evoquant d\u2019importants jalons de l\u2019histoire du journalisme fran\u00e7ais \u2013 la loi Brachard (1935), relative au statut professionnel des journalistes, puis l\u2019introduction de la carte de journaliste \u2013 Jo\u00ebl Langonn\u00e9 rappelle qu\u2019en cas de litige, un patron de presse doit en principe des indemnit\u00e9s de journaliste \u00e0 un-e secr\u00e9taire de r\u00e9daction.<\/p>\n<p class=\"p4\"><strong><i>Le T\u00e9l\u00e9gramme<\/i>, terrain d\u2019exp\u00e9rimentation de la typographie dans les ann\u00e9es 1970<\/strong><\/p>\n<p class=\"p4\">Le quotidien breton <i>Le T\u00e9l\u00e9gramme<\/i>, au sein duquel il a aussi travaill\u00e9, est au coeur de la th\u00e8se de Jo\u00ebl Langonn\u00e9. Fond\u00e9 au milieu des ann\u00e9es 1940, ce journal permet de saisir les changements qui marquent l\u2019univers professionnel des secr\u00e9taires de r\u00e9daction et des typographes durant les ann\u00e9es 1970, une d\u00e9cennie qui voit d\u2019une part se chevaucher deux principaux moyens d\u2019impression ; d\u2019autre part \u00e9merger go\u00fbt pour l\u2019exp\u00e9rimentation autour de la typographie et de mises en page non conventionnelles. C\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment \u00e0 travers ces d\u00e9marches que typographes et secr\u00e9taires de r\u00e9daction collaborent pour monter des pages d\u2019information locale d\u2019un genre nouveau.<\/p>\n<p class=\"p4\">En ce qui concerne l\u2019impression du journal, Jo\u00ebl Langonn\u00e9 explique que dans un premier temps, <i>Le T\u00e9l\u00e9gramme <\/i>est imprim\u00e9 au plomb. Tandis que la composition de plombs au linotype 2<\/p>\n<p class=\"p4\">(composition chaude) perdure jusque vers 1977 environ, elle est ensuite supplant\u00e9e par l&#8217;impression <i>offset <\/i>: la \u00ab une \u00bb et la \u00ab der\u2019 \u00bb de couverture sont syst\u00e9matiquement photocompos\u00e9es \u00e0 l&#8217;aide d&#8217;une machine (lumitype ou photocomposeuse).<\/p>\n<p class=\"p4\">Jo\u00ebl Langonn\u00e9 explique ensuite comment se d\u00e9veloppe, dans le <i>T\u00e9l\u00e9gramme<\/i>, une pratique connue aujourd&#8217;hui de tous les typographes : l&#8217;insert d&#8217;une page (recto simple) dans laquelle les ouvriers du livre exp\u00e9rimentent la photocomposition par l\u2019ajout de \u00ab marbres \u00bb, soit du texte compos\u00e9 et mis de c\u00f4t\u00e9. Traitant g\u00e9n\u00e9ralement de sujets non li\u00e9s \u00e0 l&#8217;actualit\u00e9, ces \u00ab marbres \u00bb permettent de remplir une page en cas d&#8217;urgence. Ces essais graphiques repr\u00e9sentent alors des efforts de mise en page tourn\u00e9s vers la forme et non pas le fond : les hi\u00e9rarchies classiques de la mise en page ne sont plus respect\u00e9es, ce qui a parfois pour cons\u00e9quence que les titres s&#8217;annihilent en \u00e9tant trop proches, que les photographies et dessins provoquent des carambolages de sens incongrus ou que les textes ne cr\u00e9ent qu\u2019un \u00ab gris typographique \u00bb. Mais c\u2019est aussi une mise en page volontairement farfelue qui peut \u00eatre cr\u00e9\u00e9e, par exemple au moyen de titres verticaux rognant sur des photos, de rapports textes-photos improbables, ou encore \u00e0 travers l\u2019insertion de po\u00e8mes (notamment de la po\u00e9tesse bretonne Anjela Duval). Tandis que la typographie perd son statut de m\u00e9diateur lisible d&#8217;un texte, la page devient, en l&#8217;absence de hi\u00e9rarchie graphique, une sorte de \u00ab lorem ipsum \u00bb. En d\u00e9finitive, en cr\u00e9ant des pages qui ne ressemblent pas au reste du journal et en choisissant d&#8217;\u00eatre plus entreprenants techniquement, quitte \u00e0 s\u2019affranchir des nombreuses r\u00e8gles qui d\u00e9finissent la bonne lecture d&#8217;une page, l\u2019\u00e9quipe du <i>T\u00e9l\u00e9gramme <\/i>collabore autour d\u2019une d\u00e9marche qui s\u2019oriente davantage vers le go\u00fbt de la typographie exp\u00e9rimentale que du journalisme classique. Tandis que secr\u00e9taires de r\u00e9daction et typographes s&#8217;amusent au d\u00e9triment du journalisme, cette libert\u00e9 formelle aura pour effet de rendre notoires ces rarissimes pages du <i>T\u00e9l\u00e9gramme <\/i>dans le milieu des ouvriers typographes.<\/p>\n<p class=\"p4\"><em><strong>M\u00e9thodologie \/ In Vino Veritas <\/strong><\/em><\/p>\n<p class=\"p4\">Citant le sociologue Antoine Hennion (2004) \u00e0 propos des <i>Mondes de l\u2019art <\/i>d\u2019Howard Becker<span class=\"s2\">1<\/span>, Jo\u00ebl Langonn\u00e9 d\u00e9finit sa d\u00e9marche comme une proposition de cartographie des interstices et des zones \u00e9ph\u00e9m\u00e8res dans le processus de production d&#8217;un journal \u2013 un peu \u00e0 la mani\u00e8re dont les territoires inconnus ou dangereux sont repr\u00e9sent\u00e9s dans la cartographie m\u00e9di\u00e9vale, par la mention \u00ab Hic sunt dracones \u00bb. Il explique ensuite que son analyse de ceux qui \u00ab font \u00bb le <i>T\u00e9l\u00e9gramme <\/i>s\u2019est d\u00e9ploy\u00e9e autour de trois pistes de r\u00e9flexion : \u00ab qui fait quoi ? \u00bb ; \u00ab qui fait quoi, comment ? \u00bb ; \u00ab qui fait quoi, comment, et \u00e0 partir de quelles connexions ? \u00bb.<\/p>\n<p class=\"p5\"><span class=\"s3\">1 <\/span>\u00ab Aucune d\u00e9finition n\u2019est d\u00e9finitive, [\u2026] aucune fronti\u00e8re n\u2019est un front stable, [\u2026] aucun principe ne r\u00e9siste \u00e0 une activit\u00e9 o\u00f9 tout d\u00e9pend et o\u00f9 l\u2019on s\u2019arrange \u00bb. Antoine Hennion, \u201cHoward S. Becker, Art Worlds, 1982\u201d [compte-rendu], <i>Vibrations. Musiques, m\u00e9dias, soci\u00e9t\u00e9<\/i>, [No th\u00e9matique M\u00e9tissage et musiques m\u00e9tiss\u00e9es], 1985\/1, pp. 196-198.<\/p>\n<p class=\"p4\">En premier lieu, Jo\u00ebl Langonn\u00e9 interroge un \u00ab qui fait quoi ? \u00bb interactionniste, qui propose de penser cet univers professionnel comme un \u00ab monde social \u00bb (Strauss, 1992 ; Becker, 2006). Une premi\u00e8re \u00e9tape est la distribution des t\u00e2ches aux acteurs, qui se coordonnent selon des conventions (Becker, 2006). Viennent ensuite les traductions personnelles, dans la perspective pour les ex\u00e9cutants de s\u2019approprier chacune de ces t\u00e2ches ; enfin les mani\u00e8res de d\u00e9crire, de raconter ces op\u00e9rations par ces m\u00eames ex\u00e9cutants \u2013 parfois en r\u00e9inventant ce qui leur est prescrit. Jo\u00ebl Langonn\u00e9 constate que les interview\u00e9s proposent des r\u00e9ponses souvent tr\u00e8s diff\u00e9rentes, comme s\u2019ils ne collaboraient pas au m\u00eame journal.<\/p>\n<p class=\"p4\">Dans un second temps, c\u2019est en se demandant \u00ab qui fait quoi, comment ? \u00bb que Jo\u00ebl Langonn\u00e9 appr\u00e9hende le journal comme un m\u00e9diateur entre un cadre organisationnel prescriptif et diff\u00e9rents positionnements. Dans cette perspective, il s\u2019int\u00e9resse \u00e0 la dimension 3<\/p>\n<p class=\"p4\">\u00ab psychologique \u00bb des acteurs : leur contact et leur go\u00fbt pour les choses, leur attachement et leur pr\u00e9sence face au monde. Les secr\u00e9taires de r\u00e9daction sont les interlocuteurs principaux des correspondants locaux qui, deux fois plus nombreux que les journalistes, travaillent \u00e0 la pige d\u2019un territoire et font acheminer leurs textes \u00e0 la r\u00e9daction dont ils d\u00e9pendent. Leur coop\u00e9ration doit \u00eatre entretenue par des liens de respect mutuel avec les secr\u00e9taires de r\u00e9daction. Quant \u00e0 ces derniers, ils se doivent de pr\u00e9server une relation cordiale avec les journalistes, les correspondants locaux et les ouvriers du livre. Jo\u00ebl Langonn\u00e9 pr\u00e9cise que c\u2019est en travaillant lui-m\u00eame en tant que r\u00e9dacteur, puis comme secr\u00e9taire de r\u00e9daction, qu\u2019il a saisi \u00e0 quel point la fabrication d&#8217;un journal d\u00e9pend certes de professionnels connaissant leur m\u00e9tier, mais encore et surtout de l&#8217;entretien de bonnes relations entre les diff\u00e9rents acteurs. Sociologiquement parlant, ces \u00e9l\u00e9ments occupent selon lui une place centrale dans la fabrication d&#8217;un journal : il est n\u00e9cessaire au nouveau venu dans la cha\u00eene de fabrication de se tenir au courant de ces particularit\u00e9s relationnelles pour ne pas perturber les \u00e9quilibres coop\u00e9ratifs d\u00e9j\u00e0 mis en place ; quant au chercheur, il lui incombe de les deviner lorsque les acteurs ne se rendent pas compte de leur existence et de leur importance.<\/p>\n<p class=\"p4\">Enfin, en interrogeant \u00ab qui fait quoi, comment, \u00e0 partir de quelles connexions ? \u00bb, Jo\u00ebl Langonn\u00e9 s\u2019int\u00e9resse notamment aux m\u00e9diateurs et mod\u00e8les dont les collaborateurs se r\u00e9clament : la figure du \u00ab journaliste complet \u00bb pour les secr\u00e9taires de r\u00e9daction ; Gutenberg pour les typographes interview\u00e9s. Cette derni\u00e8re piste de r\u00e9flexion lui permet de conclure son intervention en proposant une ouverture sur les liens entre vin, imprimerie et dilettantisme. Vin et imprimerie partageant un attachement multis\u00e9culaire, Jo\u00ebl Langonn\u00e9 \u00e9voque le mythe de Gutenberg qui, r\u00eavant d&#8217;un pressoir \u00e0 vin, invente la presse typographique ; par ailleurs, il rel\u00e8ve que le vin, li\u00e9 \u00e0 la noblesse du m\u00e9tier et \u00e0 la cr\u00e9ation dans l\u2019imaginaire des typographes, accompagne le moment de f\u00eate qu&#8217;est l&#8217;\u00ab accouchement de la rotative \u00bb. La grivoiserie et l&#8217;alcoolisme seraient au coeur du fonctionnement de tout atelier d&#8217;impression, milieu par ailleurs tr\u00e8s misogyne : tous les moyens sont bons pour refuser l&#8217;entr\u00e9e des femmes dans l&#8217;atelier, troisi\u00e8me entit\u00e9 contre laquelle les typographes ont lutt\u00e9 tout au long de leur histoire, apr\u00e8s l\u2019apprenti et la machine \u2013 des mains d\u2019oeuvres peu ch\u00e8res repr\u00e9sentant un danger \u00e0 leurs yeux.<\/p>\n<p class=\"p4\">Pour aller plus loin :<\/p>\n<p class=\"p6\">&#8211; Jo\u00ebl Langonn\u00e9, \u00ab L\u2019impossible \u00ab dernier mot \u00bb. La maquette du journal : un outil partag\u00e9 \u00bb, <i>Sur le journalisme, About Journalism, Sobre jornalismo <\/i>[En ligne], Vol. 3, N<span class=\"s2\">o <\/span>1-2014, mis en ligne le 15 avril 2014.<\/p>\n<p class=\"p6\">&#8211; Howard S. Becker, \u00ab Sociologie visuelle, photographie documentaire et photojournalisme : tout (ou presque) est affaire de contexte \u00bb, <i>Communications<\/i>, 71, 2001, pp. 333-351.<\/p>\n<p class=\"p4\">&#8211; Cynthia Cockburn, \u201cThe Material of Male Power\u201d, <i>Feminist Review<\/i>, Vol. 9, Issue 1, 1981 [En ligne].<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Compte rendu de l\u2019intervention de Jo\u00ebl Langonn\u00e9 (IMT Atlantique\/Univ. 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