10 octobre 2024
Le vin FBM est tiré, il faut le boire
Cet éditorial est une première, et même une double première: j’ai pris mes fonctions, en tant que nouveau Doyen de la FBM, le 1er août dernier, et c’est donc la première fois que je peux m’adresser à la communauté facultaire dans son ensemble. C’est une première aussi, parce qu’avec cette newsletter repensée et rebaptisée «FOCUS FBM», nous inaugurons cette nouvelle rubrique «Le mot du Doyen», qui me permettra de m’adresser à vous de façon régulière. Un lien qui était souhaité, comme cela ressort du récent sondage envoyé aux membres de la Faculté.
Je commencerai par un constat: en tant que nouveau Doyen, je ne peux que m’émerveiller de la richesse de notre Faculté; en ces temps chahutés, la FBM doit être reconnaissante à l’UNIL de disposer, sans interruption, de moyens conséquents pour remplir ses deux missions d’enseignement et de recherche.
La FBM, 21 ans après le mariage entre biologie et médecine, doit apprendre à capitaliser sur sa transversalité, une transversalité qui fait son originalité, sa spécificité, et qui doit maintenant aussi faire sa force. C’est un refrain déjà entendu, voire un peu ressassé, mais ce nouveau Décanat ne veut pas en rester à la déclaration d’intention. Concrètement, nous avons consolidé nos bourses interdisciplinaires, de 200’000 francs chacune, et posé une condition sine qua non, à l’instigation de la vice-Doyenne Margot Thome-Miazza: pour en bénéficier, il faut désormais attester d’une collaboration entre chercheur·euses des sciences fondamentales et cliniques.
C’est un début, anticipant sur d’autres mesures, visant notamment à harmoniser les conditions entre chercheur·euses clinicien·nes et fondamentalistes. Nous défendons par exemple le principe d’un temps protégé pour les chercheur·euses clinicien·nes, qui sont un profil extrêmement précieux pour un hôpital universitaire. Certes nous sommes face à un chantier de longue haleine, certes nous devons nous attendre à quelques surprises, mais concernant la fusion de la biologie et de la médecine, je pense qu’il faut, en 2024, cesser de voir son verre à moitié vide… et enfin le boire, pour aller de l’avant!
Je vous souhaite une bonne lecture de cette première édition de FOCUS FBM.
Renaud Du Pasquier, Doyen FBM
