{"id":2015,"date":"2021-07-06T11:55:13","date_gmt":"2021-07-06T09:55:13","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/grebd\/?page_id=2015"},"modified":"2021-07-06T15:09:02","modified_gmt":"2021-07-06T13:09:02","slug":"imaginaires-du-futur","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/grebd\/mediation\/expositions-du-grebd\/imaginaires-du-futur\/","title":{"rendered":"Imaginaires du futur, la bande dessin\u00e9e franco-belge de science-fiction"},"content":{"rendered":"\n<h5 class=\"wp-block-heading\">L&rsquo;exposition<\/h5>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\" style=\"flex-basis:33.33%\">\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-style-default\"><img alt=\"\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/grebd\/files\/2021\/07\/imaginairesdufutur_affiche_low.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2014\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\" style=\"flex-basis:66.66%\">\n<p>Organis\u00e9e par les prof. Alain Boillat et Rapha\u00ebl Baroni, en collaboration avec Marc Atallah (Maison d\u2019Ailleurs) et les \u00e9tudiants du cours Master \u00abLa science-fiction francophone : cin\u00e9ma et bande dessin\u00e9e\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019exposition \u00abImaginaire du futur\u00bb qui s&rsquo;est tenue du 15 au 31 mai 2014 dans le b\u00e2timent Anthropole de l\u2019UNIL (espace 1031) est le fruit d\u2019une collaboration entre la Facult\u00e9 des lettres de l\u2019Universit\u00e9 de Lausanne et la Maison d\u2019Ailleurs (Yverdon-les-Bains), seul mus\u00e9e europ\u00e9en d\u00e9di\u00e9 \u00e0 la science-fiction et aux esth\u00e9tiques associ\u00e9es. Elle a \u00e9t\u00e9 \u00e9labor\u00e9e dans le cadre d\u2019un cours de Master dispens\u00e9 par les prof. Alain Boillat et Rapha\u00ebl Baroni \u00e0 l\u2019intention des \u00e9tudiants de Cin\u00e9ma et du Centre des Sciences historiques de la culture. Dans le cadre de cet enseignement, six \u00e9tudiants (Adrien Kuenzy, L\u00e9onore Porchet, Jeremy Rossier, Elsa Delacr\u00e9taz Julien Rusconi et Jorris Sermet) ont \u00e9t\u00e9 invit\u00e9s \u00e0 \u00e9laborer des panneaux dans lesquels ils proposent de fa\u00e7on synth\u00e9tique une r\u00e9flexion sur le genre de la bande dessin\u00e9e de science-fiction franco-belge et illustrent leur propos par un choix d\u2019images notamment issues des fonds documentaires de la Maison d\u2019Ailleurs. L\u2019exposition, qui int\u00e8gre \u00e9galement la projection d\u2019extraits de films, m\u00e9nage une place particuli\u00e8re \u00e0 l\u2019un des plus importants auteurs contemporains de bandes dessin\u00e9es, le Genevois Frederik Peeters, dessinateur et sc\u00e9nariste qui nous fait l\u2019honneur de sa pr\u00e9sence lors du vernissage du 22 mai.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette exposition qui s\u2019inscrit dans les activit\u00e9s du GrEBD a re\u00e7u le soutien de la Maison d\u2019Ailleurs, du D\u00e9canat de la Facult\u00e9 des lettres, de la Section d\u2019histoire et esth\u00e9tique du cin\u00e9ma et de l\u2019EFLE.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans le cadre du s\u00e9minaire Master <em>La transmission des savoirs: points de vue acad\u00e9miques<\/em> du programme de sp\u00e9cialisation \u00abP\u00e9dagogie et m\u00e9diation culturelle\u00bb dirig\u00e9 au printemps 2017 par les prof. Alain Boillat et Martine Ostorero, Jean Cornu, \u00e9tudiant de philosophie et de fran\u00e7ais moderne, a propos\u00e9 un <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/grebd\/files\/2014\/02\/Transmission_savoirs_Expo_BD.pdf\">compte rendu critique sur cette exposition<\/a>, ajoutant une couche de r\u00e9flexion \u00e0 celle men\u00e9e par les \u00e9tudiant-e-s lors de la r\u00e9alisation de l\u2019exposition.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=A1RzT-IAdHc\">Il est \u00e9galement possible d&rsquo;\u00e9couter la discussion publique (80 min) avec Frederik Peeters qui a eu lieu le jour du vernissage.<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<div style=\"height:25px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">Les panneaux expos\u00e9s<\/h5>\n\n\n\nngg_shortcode_0_placeholder\n\n\n<div class=\"su-divider su-divider-style-default\" style=\"margin:15px 0;border-width:3px;border-color:#999999\"><a href=\"#\" style=\"color:#999999\">Aller en haut<\/a><\/div>\n\n\n\n<div style=\"height:75px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">Extraits de films montr\u00e9s: commentaires et illustrations<\/h5>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p><strong>Le Voyage dans la lune<\/strong><br>(Georges M\u00e9li\u00e8s, 1902)<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized is-style-default\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/grebd\/files\/2021\/07\/voyagedanslalune.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-2021\" width=\"346\" height=\"260\" \/><\/figure>\n\n\n\n<div class=\"su-spoiler su-spoiler-style-default su-spoiler-icon-plus su-spoiler-closed\" data-scroll-offset=\"0\" data-anchor-in-url=\"no\"><div class=\"su-spoiler-title\" tabindex=\"0\" role=\"button\"><span class=\"su-spoiler-icon\"><\/span>Lire le commentaire<\/div><div class=\"su-spoiler-content su-u-clearfix su-u-trim\">Comme Jules Verne une quarantaine d\u2019ann\u00e9es avant lui, le cin\u00e9aste-prestidigitateur M\u00e9li\u00e8s imagine un obus projet\u00e9 vers la lune gr\u00e2ce \u00e0 un canon. Toutefois, si le romancier mettait ses voyageurs en orbite autour du satellite de la terre, le cin\u00e9aste figure un alunissage et, apr\u00e8s divers \u00ab\u00a0tableaux\u00a0\u00bb qui sont autant de pr\u00e9textes \u00e0 une exploitation de la magie des trucages, il met en sc\u00e8ne une rencontre \u00ab du troisi\u00e8me type \u00bb entre les h\u00e9ros et le roi des S\u00e9l\u00e9nites, puis raconte leur fuite et leur retour sur terre. Herg\u00e9 se souviendra de cette iconographie fantaisiste lorsqu\u2019il annoncera en couverture du journal <em>Tintin<\/em> les aventures \u00e0 venir de<em> On a march\u00e9 sur la lune<\/em>, mais il optera au final pour un mode de repr\u00e9sentation beaucoup plus r\u00e9aliste, inspir\u00e9 notamment de <em>Frau im Mond<\/em> et, surtout, de<em> Destination Moon.<\/em><\/div><\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p><strong>Frau im Mond<\/strong><br>(Fritz Lang, 1929)<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image alignfull size-large is-style-default\"><img alt=\"\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/grebd\/files\/2021\/07\/frauimmond-edited.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-2029\" \/><\/figure>\n\n\n\n<div class=\"su-spoiler su-spoiler-style-default su-spoiler-icon-plus su-spoiler-closed\" data-scroll-offset=\"0\" data-anchor-in-url=\"no\"><div class=\"su-spoiler-title\" tabindex=\"0\" role=\"button\"><span class=\"su-spoiler-icon\"><\/span>Lire le commentaire<\/div><div class=\"su-spoiler-content su-u-clearfix su-u-trim\">Lorsque, comme plus tard chez Herg\u00e9, un passager clandestin est d\u00e9couvert dans la fus\u00e9e qui est en route pour la lune dans le film de Fritz Lang r\u00e9alis\u00e9 \u00e0 la toute fin de l\u2019\u00e9poque muette, les h\u00e9ros d\u00e9couvrent qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un enfant \u00e9pris d\u2019aventure dont l\u2019imaginaire a \u00e9t\u00e9 nourri par des fascicules de feuilletons populaires (\u00ab Nick Carter de l\u2019espace \u00bb), ce qui souligne combien les couvertures dessin\u00e9es de <em>pulps<\/em> ont contribu\u00e9 \u00e0 fa\u00e7onner les attentes des consommateurs de science-fiction. Dans son film (et dans la s\u00e9quence du lancement de la fus\u00e9e en particulier), Fritz Lang adopte, quant \u00e0 lui, un r\u00e9alisme maximal.<\/div><\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p><strong>Destination Moon <\/strong><br>(Irving Pichel, 1950)<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized is-style-default\"><img alt=\"\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/grebd\/files\/2021\/07\/destinationmoon-edited.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2025\" height=\"260\" \/><\/figure>\n\n\n\n<div class=\"su-spoiler su-spoiler-style-default su-spoiler-icon-plus su-spoiler-closed\" data-scroll-offset=\"0\" data-anchor-in-url=\"no\"><div class=\"su-spoiler-title\" tabindex=\"0\" role=\"button\"><span class=\"su-spoiler-icon\"><\/span>Lire le commentaire<\/div><div class=\"su-spoiler-content su-u-clearfix su-u-trim\">Pour convaincre des actionnaires potentiels d\u2019effectuer un geste patriotique en participant au financement d\u2019un voyage dans la lune (lieu envisag\u00e9, dans ce film r\u00e9alis\u00e9 peu apr\u00e8s guerre, comme une position militaire cl\u00e9 que les Etats-Unis se doivent d\u2019occuper), l\u2019\u00e9quipe des scientifiques de <em>Destination Moon<\/em> projette un film d\u2019animation promotionnel dans lequel le narrateur, se r\u00e9f\u00e9rant \u00e0 des publications s\u00e9rieuses, tente de convaincre le personnage de Donald que le voyage lunaire ne rel\u00e8ve pas seulement du \u00ab comic books stuff \u00bb. C\u2019est bien ce que le film, ambitieux sur le plan des effets sp\u00e9ciaux \u2013 le producteur en est George Pal, qui entreprend trois ans plus tard l\u2019adaptation de <em>La Guerre des mondes<\/em> (voir panneau 17) \u2013, entend d\u00e9montrer en se voulant plus cr\u00e9dible que l\u2019image dessin\u00e9e (tout en recourant par moments \u00e0 des trucages sous forme de dessin anim\u00e9, et aux dessins de paysages lunaires du graphiste Chesley Bonestell, popularis\u00e9s \u00e0 l\u2019\u00e9poque par leur diffusion dans des magazines comme Collier\u2019s ou Life). Herg\u00e9, qui commence au d\u00e9but des ann\u00e9es 1950 son <em>Objectif Lune<\/em>, s\u2019inspirera beaucoup de ce film, notamment des s\u00e9quences de construction de la fus\u00e9e et de sa rampe de lancement.<\/div><\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p><strong>Aelita<\/strong><br>(Jacob Protazanov, 1924)<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image alignfull size-large is-style-default\"><img alt=\"\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/grebd\/files\/2021\/07\/aelita-edited.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2030\" \/><\/figure>\n\n\n\n<div class=\"su-spoiler su-spoiler-style-default su-spoiler-icon-plus su-spoiler-closed\" data-scroll-offset=\"0\" data-anchor-in-url=\"no\"><div class=\"su-spoiler-title\" tabindex=\"0\" role=\"button\"><span class=\"su-spoiler-icon\"><\/span>Lire le commentaire<\/div><div class=\"su-spoiler-content su-u-clearfix su-u-trim\">Dans cette adaptation d\u2019Alexei Tolsto\u00ef, l\u2019ing\u00e9nieur Loss r\u00eave de voyage sur la plan\u00e8te Mars. Nous partageons ses visions qui ne sont toutefois pas pr\u00e9sent\u00e9es sur un mode science-fictionnel, mais onirique (\u00e0 l\u2019instar de la bande dessin\u00e9e Zig et Puce au 21\u00e8me si\u00e8cle). L\u2019escapisme de l\u2019ing\u00e9nieur est d\u2019ailleurs, au final, stigmatis\u00e9 par le r\u00e9cit, qui pr\u00f4ne un retour aux r\u00e9alit\u00e9s de la soci\u00e9t\u00e9 sovi\u00e9tique. Protazanov accorde toutefois une grande importance \u00e0 la visualisation de la civilisation martienne, pens\u00e9e en fonction des normes \u00ab futuristes \u00bb de l\u2019\u00e9poque, notamment au niveau des costumes et de l\u2019architecture constructiviste, des int\u00e9rieurs g\u00e9om\u00e9triques et des fa\u00e7ades anguleuses. Tr\u00e8s hi\u00e9rarchis\u00e9e, la soci\u00e9t\u00e9 martienne y est d\u00e9peinte de mani\u00e8re dystopique : comme plus tard dans <em>Soylent Green<\/em> (<em>Soleil vert<\/em>, Richard Fleischer, 1973), <em>Logan\u2019s Run<\/em> (<em>L\u2019\u00c2ge de cristal<\/em>, Michael Anderson, 1976) ou <em>Cloud Atlas<\/em> (Tom Tygwer, Andy et Lana Wachowski, 2012), la classe inf\u00e9rieure est asservie, les corps sacrificiels d\u2019une masse d\u2019individus \u00e9tant canalis\u00e9s dans des r\u00e9frig\u00e9rateurs. Comme souvent dans la science-fiction, le r\u00e9cit na\u00eet de l\u2019opposition entre une classe opprim\u00e9e et ses ma\u00eetres.<\/div><\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p><strong>The Day the Earth Stood Still<\/strong><br>(Robert Wise, 1951)<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-style-default\"><img alt=\"\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/grebd\/files\/2021\/07\/theday.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-2026\" \/><\/figure>\n\n\n\n<div class=\"su-spoiler su-spoiler-style-default su-spoiler-icon-plus su-spoiler-closed\" data-scroll-offset=\"0\" data-anchor-in-url=\"no\"><div class=\"su-spoiler-title\" tabindex=\"0\" role=\"button\"><span class=\"su-spoiler-icon\"><\/span>Lire le commentaire<\/div><div class=\"su-spoiler-content su-u-clearfix su-u-trim\">Le robot n\u2019est pas toujours associ\u00e9 \u00e0 un outil dont l\u2019homme se sert pour de simples t\u00e2ches domestiques : le soul\u00e8vement des robots contre les humains mis en sc\u00e8ne dans la pi\u00e8ce <em>R.U.R<\/em> de Karel Capek en 1920 \u2013 oeuvre dans laquelle est propos\u00e9e pour la premi\u00e8re fois le terme \u00ab robot \u00bb, d\u00e9riv\u00e9 d\u2019un mot tch\u00e8que signifiant \u00ab travail \u00bb ou \u00ab servage \u00bb \u2013 mobilisait d\u00e9j\u00e0 une repr\u00e9sentation mena\u00e7ante de ces produits de l\u2019industrie \u00e0 l\u2019apparence anthropo\u00efde. Dans Le Jour o\u00f9 la terre s\u2019arr\u00eata, ambitieuse production de la Fox que l\u2019on peut consid\u00e9rer comme embl\u00e9matique de l\u2019int\u00e9r\u00eat que rencontrera \u00e0 Hollywood le genre de la science-fiction au cours des ann\u00e9es 1950 (au-del\u00e0 de la seule s\u00e9rie B ou des serials), le robot Gort fait office de cerb\u00e8re en \u00e9tant au service d\u2019un extraterrestre dont il surveille le vaisseau spatial pendant que ce dernier tente vainement de transmettre aux humains son message de mise en garde devant l\u2019escalade de l\u2019armement atomique sur terre. L\u2019envoy\u00e9 de l\u2019espace, tel une figure christique, vient d\u00e9livrer un message de paix ; son robot par contre, invincible et capable de faire usage d\u2019un rayon d\u00e9vastateur, \u00e0 la fois s\u2019inscrit dans la lign\u00e9e de figures mythologiques telles que le Golem (Gort est \u00ab r\u00e9veill\u00e9 \u00bb lorsqu\u2019on prononce trois mots \u00ab magiques \u00bb) et repr\u00e9sente paradoxalement le paroxysme de la puissance destructrice vis\u00e9e par la course \u00e0 l\u2019armement, pourtant contest\u00e9e par le r\u00e9cit du film.<\/div><\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p><strong>2001 : A Space Odyssey <\/strong><br>(Stanley Kubrick, 1968)<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-style-default\"><img alt=\"\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/grebd\/files\/2021\/07\/2001-edited.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-2028\" \/><\/figure>\n\n\n\n<div class=\"su-spoiler su-spoiler-style-default su-spoiler-icon-plus su-spoiler-closed\" data-scroll-offset=\"0\" data-anchor-in-url=\"no\"><div class=\"su-spoiler-title\" tabindex=\"0\" role=\"button\"><span class=\"su-spoiler-icon\"><\/span>Lire le commentaire<\/div><div class=\"su-spoiler-content su-u-clearfix su-u-trim\">Il s\u2019agit de l\u2019un des films de science-fiction les plus c\u00e9l\u00e8bres et les plus auteuris\u00e9s, auquel le genre doit sa l\u00e9gitimation artistique. L\u2019intelligence artificielle HAL-9000 dispose d\u2019un pouvoir panoptique absolu, \u00e9tant capable d\u2019acc\u00e9der par un syst\u00e8me de cam\u00e9ras de surveillance \u00e0 l\u2019image de n\u2019importe quel recoin de l\u2019engin spatial dont elle a la charge. Sa voix r\u00e9sonne dans toutes les coursives du vaisseau, avec un calme sous lequel va progressivement sourdre une menace pour des astronautes qui sont totalement livr\u00e9s aux d\u00e9cisions de cette machine. Ce n\u2019est qu\u2019une fois qu\u2019il aura gagn\u00e9 le lieu physique du hardware de HAL-9000, soit son \u00ab coeur \u00bb vuln\u00e9rable, que Dave pourra d\u00e9sactiver ce \u00ab sixi\u00e8me passager \u00bb surpuissant, provoquant une r\u00e9gression exprim\u00e9e par une alt\u00e9ration vocale qui contribuera \u00e0 humaniser l\u2019intelligence artificielle.<\/div><\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p><strong>Saturn 3<\/strong><br>(Stanley Donen et John Barry, 1980)<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-style-default\"><img alt=\"\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/grebd\/files\/2021\/07\/saturn3-edited.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2034\" \/><\/figure>\n\n\n\n<div class=\"su-spoiler su-spoiler-style-default su-spoiler-icon-plus su-spoiler-closed\" data-scroll-offset=\"0\" data-anchor-in-url=\"no\"><div class=\"su-spoiler-title\" tabindex=\"0\" role=\"button\"><span class=\"su-spoiler-icon\"><\/span>Lire le commentaire<\/div><div class=\"su-spoiler-content su-u-clearfix su-u-trim\">Surfant sur le succ\u00e8s d\u2019<em>Alien<\/em> (1978), le r\u00e9alisateur de <em>Chantons sous la pluie<\/em> (1952) s\u2019adapte au contexte des productions de genre du New Hollywood en th\u00e9matisant la question du conflit entre les g\u00e9n\u00e9rations : on y d\u00e9couvre en effet un acteur du cin\u00e9ma classique par excellence, Kirk Douglas, dans le r\u00f4le d\u2019Adam, sexag\u00e9naire reclus dans une base spatiale avec sa jeune compagne Alex (Farrah Fawcett, connue \u00e0 l\u2019\u00e9poque pour la s\u00e9rie des <em>Dr\u00f4les de dames<\/em>), confront\u00e9 \u00e0 Harvey Keitel (l\u2019une des figures cl\u00e9s du cin\u00e9ma du jeune Scorsese), alias Benson, pilote venu faire escale dans la station et s\u2019\u00e9prenant de la belle. Or, le cerveau de Benson \u00e9tant reli\u00e9 au robot qu\u2019il apporte avec lui, cette machine folle de d\u00e9sir va prendre en chasse Alex. Cette dimension sexu\u00e9e et agressive du robot se retrouvera dans la s\u00e9rie de bande dessin\u00e9e <em>La Survivante<\/em> initi\u00e9e par Paul Gillon en 1985.<\/div><\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p><strong>Flash Gordon<\/strong><br>(Frederick Stephani, Ray Taylor, 1936)<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-style-default\"><img alt=\"\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/grebd\/files\/2021\/07\/flashgordon36-edited.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-2035\" \/><\/figure>\n\n\n\n<div class=\"su-spoiler su-spoiler-style-default su-spoiler-icon-plus su-spoiler-closed\" data-scroll-offset=\"0\" data-anchor-in-url=\"no\"><div class=\"su-spoiler-title\" tabindex=\"0\" role=\"button\"><span class=\"su-spoiler-icon\"><\/span>Lire le commentaire<\/div><div class=\"su-spoiler-content su-u-clearfix su-u-trim\">Serial en 13 \u00e9pisodes tir\u00e9s du c\u00e9l\u00e8bre <em>comics<\/em> d\u2019Alex Raymond qui para\u00eet d\u00e8s 1934 (voir panneau 2). Les r\u00e9cits d\u2019aventure en pleine jungle \u2013 Raymond dessine parall\u00e8lement \u00e0 son \u00ab space opera \u00bb la s\u00e9rie <em>Jungle Jim<\/em> \u2013 sont transpos\u00e9s dans l\u2019espace, dans des mondes tout aussi exotiques: le premier spectacle auquel assiste les trois h\u00e9ros du serial \u00e0 leur arriv\u00e9e involontaire sur la plan\u00e8te Mongo est celui d\u2019un duel entre deux monstres pr\u00e9historiques qui semblent issus des films <em>Lost World<\/em> (1925) ou <em>King Kong<\/em> (1933). L\u2019alliance entre une soci\u00e9t\u00e9 du futur <em>high tech<\/em> et un environnement primitif se retrouvera dans de nombreux r\u00e9cits de science-fiction, aussi bien dans les albums <em>Le Rayon U<\/em> (voir panneau 4) ou <em>Le Pi\u00e8ge diabolique<\/em> (1960) de E.P. Jacobs que dans diverses adaptations cin\u00e9matographiques et t\u00e9l\u00e9visuelles du roman <em>La Plan\u00e8te des singes<\/em> de Pierre Boule (1963). George Lucas se souviendra, lorsqu\u2019il \u00e9voquera dans <em>Star Wars<\/em> le ton rocambolesque des r\u00e9cits d\u2019avant-guerre, du g\u00e9n\u00e9rique fait de mentions \u00e9crites qui d\u00e9filent en d\u00e9but de chaque \u00e9pisode et r\u00e9sument l\u2019action en cours (il laisse de c\u00f4t\u00e9 par contre la lecture grandiloquente de ces mentions, proc\u00e9d\u00e9 qui ne sera repris pour la s\u00e9rie anim\u00e9e <em>Clone Wars<\/em>).<\/div><\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p><strong>Buck Rogers<\/strong><br>(Ford Beebe, 1939)<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-style-default\"><img alt=\"\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/grebd\/files\/2021\/07\/buckrodgers.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-2031\" \/><\/figure>\n\n\n\n<div class=\"su-spoiler su-spoiler-style-default su-spoiler-icon-plus su-spoiler-closed\" data-scroll-offset=\"0\" data-anchor-in-url=\"no\"><div class=\"su-spoiler-title\" tabindex=\"0\" role=\"button\"><span class=\"su-spoiler-icon\"><\/span>Lire le commentaire<\/div><div class=\"su-spoiler-content su-u-clearfix su-u-trim\">Apr\u00e8s avoir lib\u00e9r\u00e9 un gaz provoquant une \u00ab animation suspendue \u00bb (effet \u00ab b\u00e9d\u00e9ique \u00bb s\u2019il en est !), Buck et Buddy s\u2019\u00e9crasent en dirigeable dans les glaces de hautes montagne o\u00f9, plus de cinq si\u00e8cles plus tard, des hommes du futur viennent les d\u00e9congeler. Cet ainsi que d\u00e9butent sur les \u00e9crans de cin\u00e9ma les aventures de <em>Buck Rogers au 25\u00e8me si\u00e8cle<\/em>, inspir\u00e9es des <em>strips<\/em> de Phil Nowlan et Dick Calkins. Si la version dessin\u00e9e para\u00eet d\u00e8s 1929, ce n\u2019est qu\u2019apr\u00e8s le succ\u00e8s cin\u00e9matographique de <em>Flash Gordon<\/em> que la firme \u00ab Universal \u00bb entreprend ce serial, usant au d\u00e9but de chaque \u00e9pisode d\u2019un texte de r\u00e9sum\u00e9 similaire d\u00e9filant sur un plan inclin\u00e9 et confiant le r\u00f4le du h\u00e9ros \u00e9ponyme \u00e0 l\u2019ex-sportif Buster Crabbe, qui interpr\u00e9tait \u00e0 la m\u00eame \u00e9poque Tarzan et Flash Gordon.<\/div><\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p><strong>Flash Gordon<\/strong><br>(Mike Hodges, 1980)<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-style-default\"><img alt=\"\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/grebd\/files\/2021\/07\/flash89-edited.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2039\" \/><\/figure>\n\n\n\n<div class=\"su-spoiler su-spoiler-style-default su-spoiler-icon-plus su-spoiler-closed\" data-scroll-offset=\"0\" data-anchor-in-url=\"no\"><div class=\"su-spoiler-title\" tabindex=\"0\" role=\"button\"><span class=\"su-spoiler-icon\"><\/span>Lire le commentaire<\/div><div class=\"su-spoiler-content su-u-clearfix su-u-trim\">Apr\u00e8s le succ\u00e8s du <em>space opera<\/em> post-moderne (en ce qu\u2019il recycle ouvertement tous les poncifs d\u2019un genre) rencontr\u00e9 par <em>Star Wars<\/em> en 1977, la science-fiction revient sur les \u00e9crans : au <em>Trou noir<\/em> de Disney et \u00e0 <em>Buck Rogers au 25\u00e8me si\u00e8cle<\/em> sortis en 1979 succ\u00e8de une nouvelle adaptation de <em>Flash Gordon<\/em>, plus \u00ab pop \u00bb que jamais. D\u00e9cors et costumes clinquants rappellent les dessins de Raymond, qui font une apparition dans un g\u00e9n\u00e9rique accompagn\u00e9 d\u2019un titre original du groupe britannique Queen.<\/div><\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p><strong><strong>Return of the Jedi<\/strong><\/strong><br>(Richard Marquand, 1983)<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-style-default\"><img alt=\"\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/grebd\/files\/2021\/07\/retourdujedi-edited.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2040\" \/><\/figure>\n\n\n\n<div class=\"su-spoiler su-spoiler-style-default su-spoiler-icon-plus su-spoiler-closed\" data-scroll-offset=\"0\" data-anchor-in-url=\"no\"><div class=\"su-spoiler-title\" tabindex=\"0\" role=\"button\"><span class=\"su-spoiler-icon\"><\/span>Lire le commentaire<\/div><div class=\"su-spoiler-content su-u-clearfix su-u-trim\">Le troisi\u00e8me volet de la premi\u00e8re trilogie produite par George Lucas d\u00e9bute dans l\u2019antre de Jabba The Hutt, cour des miracles peupl\u00e9e des plus \u00e9tranges cr\u00e9atures. Ainsi que les journalistes de Pilote l\u2019observ\u00e8rent \u00e0 la sortie du film (voir panneau 17), cette diversit\u00e9 d\u2019ethnies fictives n\u2019est pas sans faire penser aux mondes imagin\u00e9s par Pierre Christin et dessin\u00e9s par Jean-Claude M\u00e9zi\u00e8res dans la s\u00e9rie BD \u00ab Val\u00e9rian \u00bb.<\/div><\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p><strong>The Fifth Element <\/strong><br>(Luc Besson, 1997)<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-style-default\"><img alt=\"\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/grebd\/files\/2021\/07\/fifthelement-edited.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2041\" \/><\/figure>\n\n\n\n<div class=\"su-spoiler su-spoiler-style-default su-spoiler-icon-plus su-spoiler-closed\" data-scroll-offset=\"0\" data-anchor-in-url=\"no\"><div class=\"su-spoiler-title\" tabindex=\"0\" role=\"button\"><span class=\"su-spoiler-icon\"><\/span>Lire le commentaire<\/div><div class=\"su-spoiler-content su-u-clearfix su-u-trim\">Luc Besson s\u2019engouffre dans la veine d\u00e9contract\u00e9e et quasi parodique de <em>Star Wars<\/em> pour une production hollywoodienne dont le monde est en partie fa\u00e7onn\u00e9 par le dessinateur de bandes dessin\u00e9es Jean-Claude M\u00e9zi\u00e8res (voir panneau 17), qui emprunte plusieurs composantes de la ville futuriste \u00e0 \u00e9tages avec voies a\u00e9riennes de circulation \u00e0 son propre album de la s\u00e9rie \u00ab Val\u00e9rian \u00bb <em>Les Cercles du pouvoir<\/em> (1995). La dette du cin\u00e9ma de science-fiction envers M\u00e9zi\u00e8res est grande ; le film constitue \u00e0 cet \u00e9gard une sorte d\u2019hommage, d\u2019autant que le dessinateur a revendiqu\u00e9 sa participation au travail de pr\u00e9-production du film dans l\u2019ouvrage <em>Mon Cinqui\u00e8me \u00e9l\u00e9ment. D\u00e9cor pour le film de Luc Besson<\/em> paru chez Dargaud en 1998.<\/div><\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p><strong>Immortel (ad vitam)<\/strong><br>(Enki Bilal, 2004)<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-style-default\"><img alt=\"\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/grebd\/files\/2021\/07\/immortel-edited.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2045\" \/><\/figure>\n\n\n\n<div class=\"su-spoiler su-spoiler-style-default su-spoiler-icon-plus su-spoiler-closed\" data-scroll-offset=\"0\" data-anchor-in-url=\"no\"><div class=\"su-spoiler-title\" tabindex=\"0\" role=\"button\"><span class=\"su-spoiler-icon\"><\/span>Lire le commentaire<\/div><div class=\"su-spoiler-content su-u-clearfix su-u-trim\">Apr\u00e8s <em>Bunker Palace H\u00f4tel<\/em> en 1989, Bilal passe une nouvelle fois de la BD au cin\u00e9ma, cette fois en adaptant son propre univers dessin\u00e9, celui d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 dystopique, d\u00e9velopp\u00e9 au cours des albums rassembl\u00e9s sous le titre \u00ab La trilogie Nikopol \u00bb. La course en taxi volant de M\u00e9zi\u00e8res y est pastich\u00e9e comme un clin d\u2019oeil. Bilal recourt de mani\u00e8re int\u00e9ressante \u00e0 l\u2019image de synth\u00e8se pour repr\u00e9senter certains personnages humains, en connotant par ce biais leur \u00e9tranget\u00e9 et signifiant l\u2019abjection d\u2019un pouvoir corrompu.<\/div><\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p><strong>Barbarella<\/strong><br>(Roger Vadim, 1968)<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-style-default\"><img alt=\"\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/grebd\/files\/2021\/07\/barbarella-edited.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2046\" \/><\/figure>\n\n\n\n<div class=\"su-spoiler su-spoiler-style-default su-spoiler-icon-plus su-spoiler-closed\" data-scroll-offset=\"0\" data-anchor-in-url=\"no\"><div class=\"su-spoiler-title\" tabindex=\"0\" role=\"button\"><span class=\"su-spoiler-icon\"><\/span>Lire le commentaire<\/div><div class=\"su-spoiler-content su-u-clearfix su-u-trim\">Dans cette coproduction italo-fran\u00e7aise tourn\u00e9e en anglais, l\u2019h\u00e9ro\u00efne des planches de Jean-Claude Forest prend corps sous les traits de l\u2019actrice Jane Fonda \u2013 un corps souvent exhib\u00e9 dans ses formes par des tenues l\u00e9g\u00e8res ou m\u00eame, comme dans la bande dessin\u00e9e (voir panneau 8), par la nudit\u00e9 du personnage, notamment \u00e0 la fin d\u2019un g\u00e9n\u00e9rique qui se pr\u00e9sente sous la forme d\u2019une sorte de <em>strip tease<\/em> en apesanteur. La d\u00e9sinvolture dans la conduite du r\u00e9cit, le kitch assum\u00e9 des d\u00e9cors color\u00e9s et souvent ostensiblement factices, un humour volontiers potache et le grotesque des individus rencontr\u00e9s instaure un rapport distanc\u00e9 au genre, similaire \u00e0 celui qui est \u00e0 l\u2019oeuvre chez Forest. Barbarella fait le choix des (ch)armes, pour le plus grand plaisir des hommes rencontr\u00e9s au cours de son p\u00e9riple, le spectateur \u00e9tant lui aussi invit\u00e9 dans cette relation constante de d\u00e9sir nourrie par le dispositif voyeuriste du cin\u00e9ma.<\/div><\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p><strong><strong>Unbreakable <\/strong><\/strong><br>(M. Night Shymalan, 2000)<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-style-default\"><img alt=\"\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/grebd\/files\/2021\/07\/unbreakable-edited.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2047\" \/><\/figure>\n\n\n\n<div class=\"su-spoiler su-spoiler-style-default su-spoiler-icon-plus su-spoiler-closed\" data-scroll-offset=\"0\" data-anchor-in-url=\"no\"><div class=\"su-spoiler-title\" tabindex=\"0\" role=\"button\"><span class=\"su-spoiler-icon\"><\/span>Lire le commentaire<\/div><div class=\"su-spoiler-content su-u-clearfix su-u-trim\">Comme dans tous ses films, Shyamalan investigue un ph\u00e9nom\u00e8ne de croyance : ici, il s\u2019agit de celle qui est plac\u00e9e dans la mythologie des super-h\u00e9ros issus de <em>comics<\/em>. Au gr\u00e9 d\u2019une ellipse de plus de trente ans, l\u2019extrait nous fait passer du moment o\u00f9 un enfant souffrant de la maladie des os de verre re\u00e7oit son premier <em>comic book<\/em>, \u00e0 la pr\u00e9sentation du collectionneur averti et propri\u00e9taire d\u2019une galerie qu\u2019il est devenu \u00e0 l\u2019\u00e2ge adulte (Samuel L. Jackson).<\/div><\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p><strong>Snowpiercer<\/strong><br>(Bong Joon-ho, 2013)<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-style-default\"><img alt=\"\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/grebd\/files\/2021\/07\/snowpiercer-edited.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-2050\" \/><\/figure>\n\n\n\n<div class=\"su-spoiler su-spoiler-style-default su-spoiler-icon-plus su-spoiler-closed\" data-scroll-offset=\"0\" data-anchor-in-url=\"no\"><div class=\"su-spoiler-title\" tabindex=\"0\" role=\"button\"><span class=\"su-spoiler-icon\"><\/span>Lire le commentaire<\/div><div class=\"su-spoiler-content su-u-clearfix su-u-trim\">Abandonn\u00e9 \u00e0 la mort d\u2019Alexis en 1977, le r\u00e9cit du <em>Transperceneige<\/em> sc\u00e9naris\u00e9 par Jacques Lob fut repris en 1982 par le dessinateur Jean-Marc Rochette et publi\u00e9 dans le magazine <em>(A Suivre)<\/em>. Le r\u00e9cent film du Cor\u00e9en Bong Joon-ho, qui porte sur la sc\u00e8ne internationale cette bande dessin\u00e9e francophone jusqu\u2019ici assez m\u00e9connue, s\u2019inspire tr\u00e8s librement de la fable post-apocalyptique de Lob en accentuant le caract\u00e8re d\u00e9cadent des puissants qui habitent les wagons de t\u00eate d\u2019un train futuriste sillonnant un monde envahi par la glace et suppos\u00e9ment devenu hostile \u00e0 toute forme de vie. Parmi les mis\u00e9reux entass\u00e9s dans les wagons de queue, on trouve un protagoniste secondaire qui dessine ce qui l\u2019entoure, notamment les visages d\u2019enfants violemment soustraits \u00e0 leurs parents et emport\u00e9s par les soldats dans la partie avant du train pour ne plus jamais revenir. Cette figure de dessinateur fait le lien avec le m\u00e9dium d\u2019origine du r\u00e9cit, d\u2019autant que les illustrations charbonneuses qui circulent entre les voyageurs dans l\u2019espace confin\u00e9 des wagons de queue sont dues \u00e0 Rochette lui-m\u00eame. Ce dernier, int\u00e9ress\u00e9 par la pratique picturale, s\u2019est \u00e0 son tour laiss\u00e9 inspirer par le tournage du film pour produire une s\u00e9rie d\u2019images expos\u00e9es \u00e0 l\u2019occasion de la 41\u00e8me \u00e9dition du festival international de la BD d\u2019Angoul\u00eame.<\/div><\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p><strong>Fahrenheit 451<\/strong><br>(Fran\u00e7ois Truffaut, 1966)<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-style-default\"><img alt=\"\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/grebd\/files\/2021\/07\/farenheit451-edited.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2051\" \/><\/figure>\n\n\n\n<div class=\"su-spoiler su-spoiler-style-default su-spoiler-icon-plus su-spoiler-closed\" data-scroll-offset=\"0\" data-anchor-in-url=\"no\"><div class=\"su-spoiler-title\" tabindex=\"0\" role=\"button\"><span class=\"su-spoiler-icon\"><\/span>Lire le commentaire<\/div><div class=\"su-spoiler-content su-u-clearfix su-u-trim\">Adaptation du roman homonyme de Ray Bradbury par celui qui fut l\u2019une des figures de proue de la Nouvelle Vague, cette production anglo-saxonne met en sc\u00e8ne une soci\u00e9t\u00e9 dans laquelle les livres sont bannis ou vou\u00e9s \u00e0 l\u2019autodaf\u00e9 ; c\u2019est pourquoi l\u2019une des s\u00e9quences consacr\u00e9es au quotidien du \u00ab pompier \u00bb (destructeur de livres) Montag (Oskar Werner) et de son \u00e9pouse Linda (Julie Christie, qui, dans le film, incarne par ailleurs Clarisse, son amante oppos\u00e9e au r\u00e9gime) d\u00e9peint leur ali\u00e9nation en montrant Linda subjugu\u00e9e par l\u2019\u00e9cran g\u00e9ant du t\u00e9l\u00e9viseur, tandis que le pompier est absorb\u00e9 par la lecture d\u2019un journal d\u00e9pourvu de texte, qui ressemble \u00e0 s\u2019y m\u00e9prendre \u00e0 une bande dessin\u00e9e, m\u00e9dium longtemps associ\u00e9 \u00e0 une acculturation de la jeunesse lorsqu\u2019il est d\u00e9pourvu de r\u00e9citatif.<\/div><\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\"><\/div>\n<\/div>\n\n\n<div class=\"su-divider su-divider-style-default\" style=\"margin:15px 0;border-width:3px;border-color:#999999\"><a href=\"#\" style=\"color:#999999\">Aller en haut<\/a><\/div>\n\n\n\n<div style=\"height:75px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">Photos du vernissage<\/h5>\n\n\n\nngg_shortcode_1_placeholder\n\n\n<div class=\"su-divider su-divider-style-default\" style=\"margin:15px 0;border-width:3px;border-color:#999999\"><a href=\"#\" style=\"color:#999999\">Aller en haut<\/a><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;exposition Organis\u00e9e par les prof. Alain Boillat et Rapha\u00ebl Baroni, en collaboration avec Marc Atallah (Maison d\u2019Ailleurs) et les \u00e9tudiants du cours Master \u00abLa science-fiction francophone : cin\u00e9ma et bande dessin\u00e9e\u00bb L\u2019exposition \u00abImaginaire du futur\u00bb qui s&rsquo;est tenue du 15<\/p>\n","protected":false},"author":1480,"featured_media":0,"parent":69,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","ngg_post_thumbnail":0,"footnotes":""},"class_list":["post-2015","page","type-page","status-publish"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/grebd\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/2015","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/grebd\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/grebd\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/grebd\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1480"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/grebd\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2015"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/grebd\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/2015\/revisions"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/grebd\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/69"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/grebd\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2015"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}