Haute trahison

Quand :
8 juin 2018 Jour entier
2018-06-08T00:00:00+02:00
2018-06-09T00:00:00+02:00
Le 8 juin à 19h, dans le cadre de ses Journées d’études 2018, le Cours de vacances de l’UNIL invite Jean-Luc Borgeat pour une reprise de Haute trahison, monologue de Jérôme Meizoz. La représentation sera suivie d’une discussion entre l’auteur et le comédien/metteur en scène
19h
Prix libre (au chapeau)
Ouverture des portes à 18h30

Distribution/production

Texte : Jérôme Meizoz
Mise en scène et jeu : Jean-Luc Borgeat
Vidéo : François Baumberger
Administration : Cie du Milan Noir, Claudine Corbaz, Saint-Sulpice

Avec le soutien du Cours de vacances de l’UNIL

Présentation

« Un homme raconte ce qui lui est arrivé. Celui qui parle est un auteur par deux fois sollicité en vue d’une commande : d’abord, un spéculateur d’art lui quémande une préface pour son catalogue consacré aux «peintres de montagne» ; ensuite, le secrétaire perpétuel de la Lectura Dantis, cercle d’érudits, l’invite à commenter le chant XXXIII de la Divine Comédie, dévolu aux «traîtres». Même s’il est «payé pour ça, réfléchir», l’auteur fait tout pour se défiler, il ne parvient pas à s’identifier à sa condition de «lettré», il recule devant le geste même du commentaire, ses présupposés et ses conséquences. Ainsi refuse-t-il de parler des peintres de montagne. Par contre, il ferait volontiers le portrait des domestiques, ces «bonnes» qui assurent aux peintres la possibilité de créer en paix ! »
Jérôme Meizoz

Organisé par

Le Cours de vacances de l’UNIL
dans le cadre des Journées d’études 2018 du Cours de vacances

© Sacha Auderset

Aurait-on un jour la force de procéder autrement, me demandais-je, d’inventer sans appui, sans le secours d’une partition écrite, d’improviser quoi, comme les chanteuses de jazz, les griots et les fous, comme les acteurs portés par la salle se lancent dans l’inconnu (au diable ce rôle!) dans une sorte de liberté exaltante et fragile…

Biographie de l’auteur

Jérôme Meizoz, né en 1967 en Valais, vit à Lausanne. Ecrivain et professeur associé de littérature française à l’UNIL. Son premier récit Morts ou vif a obtenu la mention «Livre de la Fondation Schiller Suisse 2000». Il a reçu le prix Alker-Pawelke de l’Académie suisse des sciences humaines (2005). En 2018, l’Office fédéral de la culture lui décerne à Berne un «Prix suisse de littérature» pour Faire le garçon (éd. Zoé).
Critique littéraire pour la presse (Domaine public, Journal de Genève, Le Temps, Le Courrier, La Cité), il a publié des récits et nouvelles dans des revues littéraires en Suisse (Ecriture, Revue de Belles Lettres, Le Passe Muraille) et en France (Europe, remue.net). Plusieurs de ses récits ont été adaptés au théâtre. Ses textes ont été traduits en allemand, anglais, italien, tchèque, roumain, enfin en espagnol dans Antologia de poesia suiza actual, Madrid, Funcion Lenguaje, 2016.