Peer ou, nous ne monterons pas Peer Gynt

Quand :
25 février 2020 – 29 février 2020 Jour entier
2020-02-25T00:00:00+01:00
2020-03-01T00:00:00+01:00
CRÉATION
Du 25 au 29 février, Fabrice Gorgerat présente « Peer ou, nous ne monterons pas Peer Gynt », avec une masterclass le 29 février à 15h
Réserver

Horaires

ma 19h / me 20h / je 19h /
ve 20h / sa 18h

Distribution

Par
la Cie Jours Tranquilles
Concept et mise en scène
Fabrice Gorgerat

Avec
Fiamma Camesi
Catherine Travelletti
Albert Khoza
Mathilde Aubineau
Mathieu Montanier

Chorégraphie
Tamara Bacci
Dramaturgie
Yohann Moreau
Compositeur
Aurélien Chouzenoux
Costumes
Anna Van Brée
Décorateurs
Mathilde Aubineau & Yoris Van den Houte
Directeur technique
Yoris Van den Houte
Administration
Ivan Pittalis

Production

Autour du spectacle

le samedi 29 février à 15h (représentation à 18h)
Master Class – Un processus de recherche-création autour de Peer ou, nous ne monterons pas Peer Gynt.
Les collaborations entre professionnel·le·s de la création théâtrale et chercheur·e·s offrent aux artistes et aux scientifiques des espaces de transgression et l’élargissement des cadres usuels de leurs pratiques et de leurs disciplines. À l’occasion de cette Master Class, le public intéressé est invité à entrer la cuisine de ces collaborations risquées et stimulantes.
Avec la participation notamment, de:
Fabrice Gorgerat, metteur en scène et directeur de la Compagnie Jours Tranquilles;
Danielle Chaperon, directrice du Centre d’études théâtrales de l’UNIL;
Alain Kaufmann, directeur du ColLaboratoire de l’UNIL et coordinateur scientifique de Jours Tranquilles;
Nelly Niwa, directrice du Centre interdisciplinaire de durabilité de l’UNIL.

Images et sons

Présentation

Peer Gynt dans sa légendaire quête de lui-même questionne la terre, ses ancêtres, la gloire et la foi dans un monde qui semble trop grand pour lui et qui le ramène à la vanité de sa démarche. Que devient l’idée de réalisation de soi à l’aune du réchauffement climatique et de l’idée que nous vivons les dernières années de la société industrielle, dans un univers rétréci et mourant? Est-il possible d’inventer de nouveaux héros capables de faire émerger une lueur d’espoir non carbonée sans sombrer dans le cynisme ou le déni?

Biographie

Dès 1994, Fabrice Gorgerat dirige la compagnie Jours tranquilles. Il a été en résidence au Théâtre Varia à Bruxelles et à la Grange de Dorigny-UNIL.

Portrait de Fabrice Gorgerat par Marie-Pierre Genecand (2014)
Fabrice Gorgerat, metteur en scène, est né à Lausanne le 10 mars 1971 ou il vit aujourd’hui. Il est diplômé de l’Institut Nationale des Arts du Spectacle (INSAS) de Bruxelles, section mise en scène.
L’eau, l’encre, le sang, la poussière, des grains de riz, des clous, du lait, des cheveux, du verre brisé, de la terre… Fabrice Gorgerat aime la matière. Et les personnages féminins. Dans ses spectacles, qui sont autant d’immersions sensorielles, le metteur en scène lausannois confie souvent aux figures féminines le soin de réveiller ses fantômes. Car Fabrice Gorgerat est un fou de l’inconscient, cette part enfouie qui raconte l’être humain dans ce qui échappe, résiste, dérape et surprend. Qu’il se penche sur les conséquences d’une catastrophe nucléaire (Médée-Fukushima), le rapport père-fille (Poiscaille Paradis), le spleen provincial (Emma), le rituel du lever (Au matin) ou l’obésité (Manger seul), l’artiste aime voir au-delà du miroir, dans cette zone grise où s’agitent les non-dits, entre élans et tourments.
Son théâtre n’est pas un théâtre de boudoir ou d’alcôve pour autant. Fabrice Gorgerat ne plébiscite pas forcément la vitesse, ses tableaux peuvent se développer à un rythme très lent, comme si le temps arrêté permettait d’aller au cœur des sensations. Mais le metteur en scène ose l’excès, l’outrance, pour dire à plein l’outrage vécu par ses personnages. Emma à Payerne, double romand d’Emma Bovary, crève de solitude et d’ennui ? Les trois comédiennes qui restituent cette errance intérieure vomissent de l’encre noire après avoir ingurgité des litres de lait. Les spectres de Fukushima enragent de ne pouvoir montrer au grand jour la balafre nucléaire, cette catastrophe qui lamine sans bruit, ni odeur? Les trois comédiennes, témoins de cette horreur, se hérissent de piques, crachent des clous, se scotchent les seins, s’arrachent les cheveux ou soufflent de la poussière sur une ville-cimetière. Formé à l’INSAS (Institut national supérieur des arts du spectacle), à Bruxelles, Fabrice Gorgerat utilise la scène comme un autel de la beauté furieuse, débordant de liquides organiques et d’éléments vivants. Les pièces de l’artiste lausannois sont des parcours où le travail sonore d’Aurélien Chouzenoux et les images d’Estelle Rullier tracent une direction, indiquent une intention. Peu, voire pas de texte, dans le travail de Gorgerat, ces dernières années. Comme si, pour lui, les mots étaient essorés, vidés de leur intensité, à force d’être utilisés. Ou alors, il faut que les mots soient dits en majesté. Comme cette conférence inaugurale dans Médée/Fukushima où Yoann Moreau, dramaturge associé, dresse le portrait de l’accident nucléaire, qui n’est pas la fin de quelque chose, mais le début lancinant d’une nouvelle et néfaste ère.
Fabrice Gorgerat aime la matière. Le théâtre de Gorgerat est une danse au profit du sens où l’humain est pisté dans ses recoins les plus secrets.

Billetterie
(tarifs: plein 20 CHF / réduit 15 CHF / étudiant 10 CHF)

Pour les groupes de plus de 10 personnes, merci de nous appeler au 021 692 21 27 et de ne pas passer par le formulaire.

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