{"id":9933,"date":"2023-08-24T10:44:58","date_gmt":"2023-08-24T08:44:58","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/?p=9933"},"modified":"2023-10-31T11:03:30","modified_gmt":"2023-10-31T10:03:30","slug":"interactions-sol-vegetation-en-milieu-alpin-camp-de-terrain-du-master-en-biogeosciences","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/2023\/08\/interactions-sol-vegetation-en-milieu-alpin-camp-de-terrain-du-master-en-biogeosciences\/","title":{"rendered":"Interactions sol -v\u00e9g\u00e9tation en milieu alpin : camp de terrain du Master en biog\u00e9osciences"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-background\" style=\"background-color:#eeeeee\"><strong>Quelles sont les interactions r\u00e9ciproques du sol et de la v\u00e9g\u00e9tation en milieu alpin ? Comment les d\u00e9crire et les mesurer ? Des \u00e9tudiantes et \u00e9tudiants du master en biog\u00e9osciences se confrontent \u00e0 ces questions et mettent en pratique les notions apprises aux cours, durant un camp de terrain d\u2019une semaine dans la r\u00e9gion du Grand-Saint-Bernard.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Interactions sol -v\u00e9g\u00e9tation en milieu alpin : camp de terrain du master en biog\u00e9osciences\" width=\"500\" height=\"281\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/Ag1ekZhxhdA?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<p>Qu\u2019y a-t-il de plus efficace pour int\u00e9grer des notions complexes, que d\u2019aller les observer directement sur le terrain ? Le camp alpin du master en biog\u00e9osciences a pour objectif de faire d\u00e9couvrir aux \u00e9tudiantes et \u00e9tudiants les relations entre diverses formations v\u00e9g\u00e9tales et les sols sur lesquelles elles se d\u00e9veloppent, le tout sous l\u2019influence de la g\u00e9ologie et de la topographie. Il vise \u00e9galement \u00e0 les familiariser avec les m\u00e9thodes de travail sur le terrain et \u00e0 d\u00e9velopper leurs comp\u00e9tences d\u2019observation et d\u2019analyse in situ. Comme le rel\u00e8ve un \u00e9tudiant: \u201cC\u2019est une chose d\u2019apprendre des notions durant les cours, et une autre de les observer sur le terrain\u201c. Suivez les participantes et participants du camp du master en biog\u00e9osciences, durant une journ\u00e9e du mois de juin au bord du lac des Tronchets (alt. 2422m) dans la r\u00e9gion du Grand Saint-Bernard.<\/p>\n\n\n\n<p>Si les paysages alpins sont imposants, ce n\u2019est pas (uniquement) pour la beaut\u00e9 des lieux que les responsables du camp ont choisi ce domaine comme but d\u2019excursion. Comme l\u2019explique en effet St\u00e9phanie Grand &#8211; enseignante au master et sp\u00e9cialiste des sols : \u201c Le milieu alpin est particuli\u00e8rement favorable \u00e0 un stage pratique, car il pr\u00e9sente une grande h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 spatiale \u00e0 l\u2019\u00e9chelle du m\u00e8tre, avec des variations de la g\u00e9ologie, du d\u00e9veloppement de la v\u00e9g\u00e9tation et du sol que l\u2019on ne retrouve pas en plaine \u2026.. Ceci demande une adaptation des m\u00e9thodes d\u2019\u00e9tudes classiques. C\u2019est notamment ce que les \u00e9tudiantes et \u00e9tudiants viennent apprendre ici\u201c. Les milieux d\u2019altitude pr\u00e9sentent cependant quelques inconv\u00e9nients li\u00e9s \u00e0 leur accessibilit\u00e9 ou aux conditions m\u00e9t\u00e9orologiques, qui peuvent changer rapidement ou \u00eatre extr\u00eames. Pascal Vittoz \u2013 coordinateur du master et sp\u00e9cialiste en g\u00e9obotanique \u2013 raconte au bord du lac des Tronchets : \u201cil y a quelques ann\u00e9es, au m\u00eame endroit et \u00e0 la m\u00eame \u00e9poque, nous devions gratter la neige pour pouvoir observer la v\u00e9g\u00e9tation en-dessous\u201c.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-pullquote has-text-align-left\"><blockquote><p>&nbsp;\u201c<em>il y a quelques ann\u00e9es, au m\u00eame endroit et \u00e0 la m\u00eame \u00e9poque, nous devions gratter la neige pour pouvoir observer la v\u00e9g\u00e9tation en-dessous<\/em><\/p><cite>Pascal Vittoz \u2013 coordinateur du Master et sp\u00e9cialiste en g\u00e9obotanique<\/cite><\/blockquote><\/figure>\n\n\n\n<p>Durant la journ\u00e9e de terrain les \u00e9tudiantes et \u00e9tudiants travaillent g\u00e9n\u00e9ralement par groupes r\u00e9partis sur diff\u00e9rents milieux. Leur objectif est de faire un relev\u00e9 de la v\u00e9g\u00e9tation, c\u2019est-\u00e0-dire d\u00e9terminer toutes les esp\u00e8ces pour mettre un nom \u00e0 la communaut\u00e9 v\u00e9g\u00e9tale, et d\u2019effectuer une description du sol \u00e0 partir d\u2019une fosse p\u00e9dologique (trou creus\u00e9 pour permettre d\u2019observer les principales couches du sol). Dans le cas du lac des Tronchets il faut creuser jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e8s d\u20191 m\u00e8tre de profondeur. Chaque couche (horizon) identifi\u00e9e est d\u00e9crite en termes de pH, pr\u00e9sence de calcaire, couleur, texture et structure, afin de d\u00e9terminer pr\u00e9cis\u00e9ment le type de sol. Divers aspects techniques \u201cannexes\u201c interviennent comme par exemple, la mani\u00e8re de pr\u00e9lever un \u201ccouvercle\u201c \u00e0 la surface du sol, afin de pouvoir reboucher et refermer la fosse en fin de journ\u00e9e (cf photo). Cette mani\u00e8re de proc\u00e9der garantit un impact minime sur l\u2019environnement. P. Vittoz t\u00e9moigne que lorsqu\u2019il est retourn\u00e9 sur le m\u00eame terrain apr\u00e8s deux ans, les traces des anciennes fosses n\u2019\u00e9taient plus visibles.<\/p>\n\n\n\n<p>Malgr\u00e9 certains aspects parfois rudes du travail de terrain en montagne &#8211; monter en portant le mat\u00e9riel, creuser les fosses p\u00e9dologiques dans des substrats caillouteux ou braver le mauvais temps par exemple &#8211; les \u00e9tudiantes et \u00e9tudiants appr\u00e9cient cette occasion unique d\u2019appr\u00e9hender des environnements \u201cbruts\u201c, tout en profitant de l\u2019encadrement de sp\u00e9cialistes.Le fait de travailler en pleine nature et de pouvoir partager des moments de travail et de d\u00e9tente avec les coll\u00e8gues sont \u00e9galement des composantes importantes de ce camp fort appr\u00e9ci\u00e9es par chacune et chacun des participant\u00b7e\u00b7s. Comme le conclut Magali, \u00e9tudiante du master : \u201cC\u2019est vraiment un plaisir d\u2019\u00eatre l\u00e0, en plus on a du beau temps\u201c<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group has-background has-global-padding is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\" style=\"background-color:#eeeeee\">\n<p><strong>Le Master en biog\u00e9osciences<\/strong> est un master conjoint entre les universit\u00e9s de Lausanne et de Neuch\u00e2tel. Il regroupe des \u00e9tudiantes et \u00e9tudiants issu.e.s de formations diverses (Bachelor en g\u00e9ologie, en biologie ou en sciences naturelles de l\u2019environnement). Cette formation est centr\u00e9e sur l\u2019interface entre la roche et les \u00e9cosyst\u00e8mes qui se d\u00e9veloppent au-dessus. Les sols repr\u00e9sentent un int\u00e9r\u00eat particulier d\u00fb \u00e0 leur situation d\u2019interface : influence des roches sur le sol, de la microfaune et microflore sur le sol, influence du sol sur les plantes, etc. Cette formation est fortement orient\u00e9e vers la pratique et comprend plus de 40% d\u2019enseignements donn\u00e9s sous forme de travaux pratiques et de sorties sur le terrain.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.unil.ch\/biogeosciences\/home.html\"><strong>Pour en savoir plus sur le Master en biog\u00e9osciences<\/strong><\/a><\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Quelles sont les interactions r\u00e9ciproques du sol et de la v\u00e9g\u00e9tation en milieu alpin ? Comment les d\u00e9crire et les mesurer ? 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