{"id":9660,"date":"2023-06-14T11:00:22","date_gmt":"2023-06-14T09:00:22","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/?p=9660"},"modified":"2023-10-31T11:03:53","modified_gmt":"2023-10-31T10:03:53","slug":"lunil-et-le-museum-dhistoire-naturelle-de-geneve-recoivent-un-echantillon-de-lasteroide-ryugu","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/2023\/06\/lunil-et-le-museum-dhistoire-naturelle-de-geneve-recoivent-un-echantillon-de-lasteroide-ryugu\/","title":{"rendered":"L\u2019UNIL et le Mus\u00e9um d\u2019histoire naturelle de Gen\u00e8ve re\u00e7oivent un \u00e9chantillon de l&rsquo;ast\u00e9ro\u00efde Ryugu"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/files\/2023\/06\/carbonne-graber.jpg\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"789\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/files\/2023\/06\/carbonne-graber-1024x789.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-9670\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/files\/2023\/06\/carbonne-graber-1024x789.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/files\/2023\/06\/carbonne-graber-300x231.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/files\/2023\/06\/carbonne-graber-768x592.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/files\/2023\/06\/carbonne-graber.jpg 1041w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/a><figcaption class=\"wp-element-caption\">Johanna Marin Carbonne (FGSE) et Nicolas Greber (MHNG)<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-background\" style=\"background-color:#eeeeee\">Des scientifiques de l\u2019Universit\u00e9 de Lausanne (UNIL) et du Mus\u00e9um d\u2019histoire naturelle de la Ville de Gen\u00e8ve (MHNG) ont \u00e9t\u00e9 s\u00e9lectionn\u00e9\u00b7e\u00b7s par l\u2019Agence d\u2019exploration a\u00e9rospatiale japonaise (JAXA) pour travailler sur deux \u00e9chantillons de l\u2019ast\u00e9ro\u00efde Ryugu, un des objets les plus primitifs du syst\u00e8me solaire.<\/p>\n\n\n\n<p>Les sp\u00e9cialistes&nbsp;ont un an pour analyser la composition chimique de ces pr\u00e9l\u00e8vements, arriv\u00e9s \u00e0 Lausanne r\u00e9cemment. Leur \u00e9tude vise une meilleure compr\u00e9hension du cycle de l\u2019eau&nbsp;et du soufre dans le syst\u00e8me solaire primitif.&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Ryugu est un t\u00e9moin des temps o\u00f9 le syst\u00e8me solaire et les plan\u00e8tes se sont form\u00e9s.<\/li>\n\n\n\n<li>Les \u00e9chantillons, pr\u00e9lev\u00e9s directement \u00e0 la surface de l\u2019ast\u00e9ro\u00efde sont dans un \u00e9tat de&nbsp; conservation unique.<\/li>\n\n\n\n<li>Ryugu est une mine d\u2019information et il pourrait permettre de lever le voile sur des questions&nbsp; fondamentales telles que la formation du syst\u00e8me solaire et l\u2019origine de la vie sur Terre.&nbsp;<\/li>\n\n\n\n<li>L\u2019UNIL et le MHNG vont \u00e9tudier l\u2019\u00e9volution du soufre et la nature de l\u2019eau sur Ryugu. Ils vont&nbsp; contribuer \u00e0 la question de la provenance de l\u2019eau sur notre plan\u00e8te.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"UNIL and the Natural History Museum of Geneva receive samples of the famous asteroid Ryugu\" width=\"500\" height=\"281\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/b-qwI862hx8?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<p>En 2020, la sonde spatiale japonaise Hayabusa 2 ramenait sur terre 5,4 grammes de l\u2019ast\u00e9ro\u00efde Ryugu, situ\u00e9 \u00e0 pr\u00e8s de 300 millions de kilom\u00e8tres de la Terre. Cet objet c\u00e9leste exceptionnel, riche en carbone et d\u2019un diam\u00e8tre de 900 m\u00e8tres, est consid\u00e9r\u00e9 comme \u00e9tant l\u2019un des plus primitifs du syst\u00e8me solaire.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image alignright size-large is-resized\"><a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/files\/2023\/06\/echantillon-Ryugu.jpg\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/files\/2023\/06\/echantillon-Ryugu-1024x768.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-9676\" style=\"width:436px;height:327px\" width=\"436\" height=\"327\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/files\/2023\/06\/echantillon-Ryugu-1024x768.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/files\/2023\/06\/echantillon-Ryugu-300x225.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/files\/2023\/06\/echantillon-Ryugu-768x576.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/files\/2023\/06\/echantillon-Ryugu-1320x990.jpg 1320w, https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/files\/2023\/06\/echantillon-Ryugu.jpg 1365w\" sizes=\"auto, (max-width: 436px) 100vw, 436px\" \/><\/a><figcaption class=\"wp-element-caption\">Echantillon Ryugu (cr\u00e9dit: Jaxa)<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>De nombreuses \u00e9tudes sont d\u00e9j\u00e0 en cours dans le monde, afin d\u2019en analyser la composition et de retracer son \u00e9volution. Le but \u00e9tant d\u2019obtenir de nouvelles informations sur la formation du syst\u00e8me solaire, celle des plan\u00e8tes, et jusqu\u2019\u00e0 l\u2019origine de la vie. Les premi\u00e8res \u00e9tudes ont d\u00e9j\u00e0 livr\u00e9 des r\u00e9sultats in\u00e9dits, et les scientifiques vont de d\u00e9couvertes en d\u00e9couvertes. La derni\u00e8re en date a notamment r\u00e9v\u00e9l\u00e9 la pr\u00e9sence sur Ryugu de briques de bases n\u00e9cessaires \u00e0 la vie.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 l\u2019Universit\u00e9 de Lausanne (UNIL), des sp\u00e9cialistes de la Facult\u00e9 des g\u00e9osciences et de l\u2019environnement, en collaboration avec le Mus\u00e9um d\u2019histoire naturelle de Gen\u00e8ve (MHNG), vont apporter leur pierre \u00e0 l\u2019\u00e9difice par l\u2019\u00e9tude de deux \u00e9chantillons d\u2019ast\u00e9ro\u00efde confi\u00e9s par l\u2019Agence d\u2019exploration a\u00e9rospatiale japonaise. Les scientifiques y analyseront de petits grains min\u00e9raux, d&rsquo;une taille d&rsquo;environ 50 \u00e0 200 microm\u00e8tres. A titre de comparaison, l&rsquo;\u00e9paisseur d&rsquo;un cheveu humain est d&rsquo;environ 80 microns. Leur \u00e9tude vise une meilleure compr\u00e9hension du cycle de l\u2019eau et du soufre dans ces \u00e9chantillons, et donc dans le syst\u00e8me solaire primitif.<\/p>\n\n\n\n<p>Les mesures seront r\u00e9alis\u00e9es avec la sonde ionique SwissSIMS un instrument d\u2019analyse tr\u00e8s puissant et unique en Suisse, install\u00e9 dans les locaux de l\u2019UNIL et faisant partie du Centre avanc\u00e9 d\u2019analyse de la surface (CASA).<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Les ast\u00e9ro\u00efdes ont-elles apport\u00e9 l\u2019eau sur la terre ?<\/h3>\n\n\n\n<p>\u00ab Originalement, Ryugu a \u00e9t\u00e9 form\u00e9 par condensation de poussi\u00e8res et de glace \u00bb, explique Johanna Marin Carbonne, co-directrice de la recherche, et professeure \u00e0 la Facult\u00e9 des g\u00e9osciences et de l\u2019environnement de l\u2019UNIL. \u00ab Puis la glace a fondu et des fluides ont circul\u00e9 \u00e0 la surface de l\u2019ast\u00e9ro\u00efde. Avec notre \u00e9quipe, nous allons \u00e9tudier la composition de la roche, et la fa\u00e7on dont elle a \u00e9t\u00e9 alt\u00e9r\u00e9e apr\u00e8s le passage de fluides \u00bb. <\/p>\n\n\n\n<p>Les sp\u00e9cialistes vont se concentrer sur l\u2019analyse de deux min\u00e9raux : les sulfures et les apatites, qui sont riches en composant volatiles (\u00e9l\u00e9ments ayant un point bas d\u2019\u00e9bullition) tels que le chlore, le soufre ou le fluor. Ces analyses devraient donner de pr\u00e9cieuses informations sur la composition initiale du soufre sur Ryugu, et par extension, celle des autres \u00e9l\u00e9ments du syst\u00e8me solaire, ainsi que sur la nature du fluide qui a travers\u00e9 Ryugu. \u00ab Il faut savoir qu\u2019habituellement, la composition de l\u2019eau pr\u00e9sente dans les objets de notre syst\u00e8me solaire tels que les com\u00e8tes ou les ast\u00e9ro\u00efdes varie \u00bb, commente Nicolas Greber, co-initiateur du projet et charg\u00e9 de recherche au MHNG. \u00ab Notre but ici sera de tenter de reconstituer la composition de l&rsquo;eau la plus ancienne de Ryugu et de voir si cette eau est comparable \u00e0 celle que l\u2019on trouve sur notre plan\u00e8te \u00bb, ajoute-t-il. \u00ab L\u2019une des grandes questions sous-jacentes est en effet de savoir si ce sont les ast\u00e9ro\u00efdes qui ont amen\u00e9 l\u2019eau sur la terre \u00bb, illustre-t-il.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Deux projets suisses s\u00e9lectionn\u00e9s &nbsp;<\/h3>\n\n\n\n<p>En Suisse, deux projets ont re\u00e7u des grains de Ryugu pour cette s\u00e9rie d\u2019attribution. Le projet conjoint UNIL &amp; MHNG, et celui de l\u2019EPFZ, men\u00e9 par le professeur Henner Busemann. \u00ab C\u2019est une chance inestimable de pouvoir \u00e9tudier ces \u00e9chantillons \u00bb, se r\u00e9jouit Johanna Marin Carbonne de l\u2019UNIL. \u00ab Il existe sur terre des m\u00e9t\u00e9orites de la m\u00eame famille que Ryugu, mais elles ont \u00e9t\u00e9 alt\u00e9r\u00e9es par le temps et par la travers\u00e9e de l\u2019atmosph\u00e8re terrestre lors de leur chute. En ce sens, les \u00e9chantillons de Ryugu sont uniques \u00bb.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Des scientifiques de l\u2019Universit\u00e9 de Lausanne (UNIL) et du Mus\u00e9um d\u2019histoire naturelle de la Ville de Gen\u00e8ve (MHNG) ont \u00e9t\u00e9 s\u00e9lectionn\u00e9\u00b7e\u00b7s par l\u2019Agence d\u2019exploration a\u00e9rospatiale japonaise (JAXA) pour travailler sur deux \u00e9chantillons de l\u2019ast\u00e9ro\u00efde Ryugu, un des objets les plus primitifs du syst\u00e8me solaire. 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