{"id":9497,"date":"2010-05-11T09:45:00","date_gmt":"2010-05-11T07:45:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/?p=9497"},"modified":"2023-04-06T09:49:09","modified_gmt":"2023-04-06T07:49:09","slug":"plate-tectonics-of-the-altaids","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/2010\/05\/plate-tectonics-of-the-altaids\/","title":{"rendered":"Plate tectonics of the Altaids"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-background\" style=\"background-color:#f2f2f2\"><em>Th\u00e8se en g\u00e9osciences de l&rsquo;environnement, soutenue le 11 mai 2010 par Caroline Wilhem, rattach\u00e9e \u00e0 l&rsquo;Institut de g\u00e9ologie et pal\u00e9ontologie (IGP) de la FGSE.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>La vaste zone continentale des Alta\u00efdes domine la partie Est de l&rsquo;Asie Centrale, elle s&rsquo;\u00e9tend de la mer d&rsquo;Aral jusqu&rsquo;en Cor\u00e9e du Nord en passant par les immenses provinces chinoises du Xinjiang et de la Mongolie Int\u00e9rieure. Au Nord, elle s&rsquo;\u00e9tend jusqu&rsquo;au Lac Ba\u00efkal en Sib\u00e9rie du Sud et occupe toute la partie Est du Kazakhstan. Aujourd&rsquo;hui, son relief est principalement caract\u00e9ris\u00e9 les montagnes du Tianshan et de l&rsquo;Alta\u00ef. C&rsquo;est cette derni\u00e8re, situ\u00e9e au centre des Alta\u00efdes, qui a donn\u00e9e son nom \u00e0 l&rsquo;immense zone orog\u00e9nique.<\/p>\n\n\n\n<p>La zone continentale des Alta\u00efdes a \u00e9t\u00e9 principalement form\u00e9e au cours du Pal\u00e9ozo\u00efque, c&rsquo;est-\u00e0-dire entre 600 et 250 millions d&rsquo;ann\u00e9es. La cha\u00eene des Alta\u00efdes entoure la partie Ouest et Sud du craton Sib\u00e9rien qui est form\u00e9 de roches beaucoup plus vielles, d&rsquo;\u00e2ge Pr\u00e9cambrien. Avant la collision de l&rsquo;Inde avec l&rsquo;Eurasie, il y a 40 millions d&rsquo;ann\u00e9es, qui a engendr\u00e9 la formation de l&rsquo;Himalaya, et a fortement particip\u00e9 \u00e0 la croissance continentale de l&rsquo;Asie, la marge du continent Asiatique se trouvait au Nord du Tibet. Les Alta\u00efdes, comprises entre le vieux craton Sib\u00e9rien et la jeune cha\u00eene himalayenne, ont \u00e9t\u00e9 form\u00e9es bien avant l&rsquo;accr\u00e9tion de l&rsquo;Inde par une succession d&rsquo;\u00e9v\u00e9nements orog\u00e9niques r\u00e9sultants de la collision de nombreux petits blocs. Il y a plus de 400 millions d&rsquo;ann\u00e9es, la r\u00e9gion des Alta\u00efdes ressemblait probablement \u00e0 l&rsquo;Oc\u00e9anie d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, avec de nombreux petits oc\u00e9ans et blocs \u00e9merg\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>Selon la th\u00e9orie de la tectonique des plaques, un orog\u00e8ne (c.-\u00e0-d. une cha\u00eene de montagne) se forme suite \u00e0 la fermeture d&rsquo;un oc\u00e9an qui engendre la collision entre deux blocs continentaux, et ainsi un plissement intense des roches qui composaient l&rsquo;oc\u00e9an disparu et ces marges. La th\u00e9orie de la tectonique des plaques est bas\u00e9e sur le fait que la terre est form\u00e9e de diff\u00e9rentes plaques continentales et\/ou oc\u00e9aniques qui bougent les unes par rapport aux autres. Les mouvements des plaques tectoniques sont li\u00e9s \u00e0 l&rsquo;\u00e9volution des oc\u00e9ans qui s&rsquo;ouvrent (c.-\u00e0-d. expansion oc\u00e9anique) et se ferment (c.-\u00e0.-d. subduction) et engendrent une modification des limites de plaques. Ces derni\u00e8res sont principalement les rides oc\u00e9aniques, les zones de subduction et les zones de collisions. Les limites de plaques ont constamment \u00e9volu\u00e9 au cours des temps g\u00e9ologiques et continueront d&rsquo;\u00e9voluer dans le futur. L&rsquo;\u00e9volution dynamique des limites de plaques peut-\u00eatre transcrite sous forme de scenarios g\u00e9odynamiques qui mettent en sc\u00e8ne une suite d&rsquo;\u00e9v\u00e9nements g\u00e9odynamiques coh\u00e9rents.<\/p>\n\n\n\n<p>Ces \u00e9v\u00e9nements g\u00e9odynamiques peuvent \u00eatre d\u00e9duits par l&rsquo;\u00e9tude des roches qui composent aujourd&rsquo;hui la zone continentale des Alta\u00efdes. Les \u00e9tudes de terrain et des travaux de laboratoire, permettent d&rsquo;identifier la nature, l&rsquo;\u00e2ge et ainsi l&rsquo;origine des roches du continent actuel. Dans le but de reconstruire les plaques tectoniques disparues qui ont particip\u00e9 \u00e0 la formation des Alta\u00efdes, il a \u00e9t\u00e9 n\u00e9cessaire, dans un premier temps, de compiler les travaux \u00e9labor\u00e9s dans les diff\u00e9rentes r\u00e9gions des Alta\u00efdes et d&rsquo;en ressortir les donn\u00e9es d&rsquo;int\u00e9r\u00eat g\u00e9odynamique. Diff\u00e9rents types de donn\u00e9es g\u00e9ologiques (p.ex. volcanisme, stratigraphie, pal\u00e9ontologie, g\u00e9ochronologie&#8230;) ont \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9s, confront\u00e9s, corr\u00e9l\u00e9s et interpr\u00e9t\u00e9s dans le but d&rsquo;identifier les \u00e9v\u00e9nements et scenarios g\u00e9odynamiques impliqu\u00e9s dans la formation des Alta\u00efdes. La mod\u00e9lisation de la tectonique des plaques \u00e0 ensuite permis de contraindre, par les contraintes temporelles et spatiales qu&rsquo;elle implique, les sc\u00e9narios g\u00e9odynamiques pr\u00e9alablement pens\u00e9s et de proposer des cartes de reconstructions tectoniques des Alta\u00efdes entre 600 et 300 millions d&rsquo;ann\u00e9es.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Th\u00e8se en g\u00e9osciences de l&rsquo;environnement, soutenue le 11 mai 2010 par Caroline Wilhem, rattach\u00e9e \u00e0 l&rsquo;Institut de g\u00e9ologie et pal\u00e9ontologie (IGP) de la FGSE. 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