{"id":8803,"date":"2022-10-18T12:18:07","date_gmt":"2022-10-18T10:18:07","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/?p=8803"},"modified":"2022-10-21T10:01:59","modified_gmt":"2022-10-21T08:01:59","slug":"applications-de-recentes-techniques-de-datation-par-luminescence-a-la-comprehension-des-conditions-paleo-environnementales-au-glacier-du-gorner-en-suisse-depuis-le-dernier-maximum-glaciaire","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/2022\/10\/applications-de-recentes-techniques-de-datation-par-luminescence-a-la-comprehension-des-conditions-paleo-environnementales-au-glacier-du-gorner-en-suisse-depuis-le-dernier-maximum-glaciaire\/","title":{"rendered":"Applications de r\u00e9centes techniques de datation par luminescence \u00e0 la compr\u00e9hension des conditions pal\u00e9o-environnementales au glacier du Gorner en Suisse, depuis le dernier maximum glaciaire"},"content":{"rendered":"<figure class=\"wp-block-post-featured-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"800\" height=\"533\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/files\/2022\/10\/dreamstime_s_21105032.jpg\" class=\"attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image\" alt=\"\" style=\"object-fit:cover;\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/files\/2022\/10\/dreamstime_s_21105032.jpg 800w, https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/files\/2022\/10\/dreamstime_s_21105032-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/files\/2022\/10\/dreamstime_s_21105032-768x512.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><\/figure>\n\n\n<p class=\"has-background\" style=\"background-color:#f2f2f2\"><em>Th\u00e8se en sciences de la Terre, soutenue le 17 novembre 2022 par Joanne Elkadi, rattach\u00e9e \u00e0 l&rsquo;Institut des dynamiques de la surface terrestre (IDYST) de la FGSE.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Les derniers 2.6 millions d\u2019ann\u00e9es de l&rsquo;histoire de la terre ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9finis par des fluctuations climatiques entre des phases glaciaires et interglaciaires. Ces phases&nbsp;modifient le paysage \u00e0 leur mani\u00e8re&nbsp;avec des cycles de croissance et de d\u00e9croissance des glaciers.&nbsp;La compr\u00e9hension des conditions climatiques pass\u00e9es, et de leurs effets sur l\u2019environnement, est essentielle. Cela permet de tester et d\u2019am\u00e9liorer les mod\u00e8les climatiques qui ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9s pour pr\u00e9voir le futur climat. Afin d\u2019\u00e9valuer leurs performances, les mod\u00e8les simulent les conditions du pass\u00e9 et leurs r\u00e9sultats sont compar\u00e9s \u00e0 des&nbsp;reconstitutions ind\u00e9pendantes.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>De nombreuses recherches ont \u00e9t\u00e9 consacr\u00e9es \u00e0 mieux comprendre le dernier maximum glaciaire (LGM), derni\u00e8re grande p\u00e9riode de froid qui eut lieu il y a environ 20 000 ans. L&rsquo;augmentation&nbsp;de la temp\u00e9rature entre cette \u00e9poque et aujourd&rsquo;hui est la m\u00eame que celle pr\u00e9vue pour le futur dans le cadre d&rsquo;un sc\u00e9nario d\u2019\u00e9missions \u00e9lev\u00e9es de gaz \u00e0 effet de serre. Par cons\u00e9quent, il est dans notre int\u00e9r\u00eat de comprendre&nbsp;le climat du LGM et les changements de paysage qui se sont produits depuis. Malheureusement, les informations sur les conditions environnementales depuis le LGM restent peu document\u00e9es en raison d\u2019un manque de mat\u00e9riel exploitable et\/ou de techniques d\u2019analyse adapt\u00e9es. Au cours des&nbsp;cinq&nbsp;derni\u00e8res ann\u00e9es, deux nouvelles m\u00e9thodes ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9es. Ces derni\u00e8res permettent d\u2019obtenir des informations sur le climat pass\u00e9 et l&rsquo;\u00e9rosion de surface depuis le LGM en utilisant un signal sensible \u00e0 la lumi\u00e8re et \u00e0 la chaleur dans les surfaces rocheuses.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Ici, j\u2019applique ces nouvelles techniques sur des \u00e9chantillons pr\u00e9lev\u00e9s sur les flancs du glacier du Gorner en Suisse, en combinaison avec des r\u00e9sultats de la Mer de Glace en France. Je montre qu\u2019il existe une relation entre l&rsquo;intensit\u00e9 de l&rsquo;\u00e9rosion non-glaciaire et l&rsquo;altitude, dans le sens o\u00f9 plus les surfaces sont en haut altitude, plus l&rsquo;\u00e9rosion est faible. L&rsquo;\u00e9rosion par les glaciers a longtemps \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9e comme beaucoup plus forte que l&rsquo;\u00e9rosion non-glaciaire. Mon travail confirme cela, cependant j\u2019y montre&nbsp;que le taux d\u2019\u00e9rosion non-glaciaire dans les environnements montagneux est bien plus haut que l\u2019on sp\u00e9culait.&nbsp;Ces observations contribueront \u00e0 mieux comprendre les processus qui fa\u00e7onnent les environnements montagneux. Par rapport \u00e0 la fin du LGM, je constate que le climat des Alpes en Europe occidentale \u00e9tait beaucoup plus froid et sec qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui \u2013 pr\u00e8s de 9 \u00b0C de moins et 50-85 % plus sec.&nbsp;Il s&rsquo;agit d\u2019informations importantes \u00e0 int\u00e9grer&nbsp;dans les mod\u00e8les climatiques, car elles offrent une quantification locale de la temp\u00e9rature. Cela pourrait aussi contribuer \u00e0 r\u00e9soudre les d\u00e9bats actuels sur l\u2019\u00e9tat de la circulation atmosph\u00e9rique \u00e0 cette \u00e9poque.&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Th\u00e8se en sciences de la Terre, soutenue le 17 novembre 2022 par Joanne Elkadi, rattach\u00e9e \u00e0 l&rsquo;Institut des dynamiques de la surface terrestre (IDYST) de la FGSE. Les derniers 2.6 millions d\u2019ann\u00e9es de l&rsquo;histoire de la terre ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9finis par des fluctuations climatiques entre des phases glaciaires et interglaciaires. 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