{"id":4556,"date":"2019-06-28T12:17:42","date_gmt":"2019-06-28T10:17:42","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/?p=4556"},"modified":"2019-08-07T13:17:25","modified_gmt":"2019-08-07T11:17:25","slug":"la-consommation-ordinaire-en-tant-que-phenomene-sociologique-et-biophysique-approche-systemique-des-pratiques-alimentaires-domestiques-en-suisse-romande","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/2019\/06\/la-consommation-ordinaire-en-tant-que-phenomene-sociologique-et-biophysique-approche-systemique-des-pratiques-alimentaires-domestiques-en-suisse-romande\/","title":{"rendered":"La consommation ordinaire en tant que ph\u00e9nom\u00e8ne sociologique et biophysique. Approche syst\u00e9mique des pratiques alimentaires domestiques en Suisse-romande"},"content":{"rendered":"<p><em>Th\u00e8se soutenue par Lo\u00efc Leray, le 28 juin 2019, Institut des dynamiques de la surface terrestre (IDYST)<\/em><\/p>\n<p>A l&rsquo;heure actuelle, les consommateurs se retrouvent au c\u0153ur des principaux enjeux environnementaux que sont le changement climatique et la d\u00e9gradation des ressources naturelles. Cette position centrale repose sur une id\u00e9e apparemment simple et logique : si l&rsquo;on informe les consommateurs des effets de leurs comportements sur l&rsquo;environnement, ces derniers seront capables de les modifier et d&rsquo;adopter des modes de vie plus durables. Nous assistons donc \u00e0 une forme d&rsquo;individualisation et de privatisation de la responsabilit\u00e9 \u00e9cologique qui peine \u00e0 se traduire en progr\u00e8s significatifs.<\/p>\n<p>Certes, la transition vers une consommation moins gourmande en ressources et moins polluante requiert des changements de comportement. N\u00e9anmoins, cette transition implique \u00e9galement de comprendre comment les contextes socioculturels, \u00e9conomiques et technologiques dans lesquels nous vivons participent \u00e0 ces comportements et fa\u00e7onnent notre mani\u00e8re de consommer. Par ailleurs, la mesure des impacts environnementaux associ\u00e9s \u00e0 diff\u00e9rents modes de consommation est encore tr\u00e8s g\u00e9n\u00e9rale et approximative, ce qui n&rsquo;est pas sans cons\u00e9quence si l&rsquo;on esp\u00e8re d\u00e9finir et faciliter l&rsquo;adoption de modes de vie durables et tenant compte des sp\u00e9cificit\u00e9s contextuels dans lesquels ils devront s&rsquo;inscrire.<\/p>\n<p>La pr\u00e9sente th\u00e8se cherche donc \u00e0 lever le voile sur cette \u00ab bo\u00eete noire \u00bb qu&rsquo;est la consommation ordinaire au niveau des m\u00e9nages, en prenant l&rsquo;exemple de l&rsquo;alimentation en Suisse romande. Pour ce faire, elle s&rsquo;attelle \u00e0 allier des outils de la sociologie (la <em>Th\u00e9orie des Pratiques Sociales<\/em>) \u00e0 ceux des sciences de l&rsquo;ing\u00e9nierie (l&rsquo;<em>Analyse de Flux de Mati\u00e8re et d&rsquo;Energie<\/em>) dans le but d&rsquo;aboutir \u00e0 une typologie relativement fine des diff\u00e9rents profils de consommation alimentaire que l&rsquo;on rencontre dans le contexte romand.<\/p>\n<p>Le mod\u00e8le et les m\u00e9thodes que nous avons d\u00e9velopp\u00e9s permettent de d\u00e9crire et d&rsquo;analyser la complexit\u00e9 de la consommation alimentaire, dans ses dimensions tant sociologique (qualitative) que biophysique (quantitative). Les r\u00e9sultats indiquent notamment que la notion de \u00ab choix individuels \u00bb n&rsquo;a que peu de pertinence en mati\u00e8re de consommation.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Th\u00e8se soutenue par Lo\u00efc Leray, le 28 juin 2019, Institut des dynamiques de la surface terrestre (IDYST) A l&rsquo;heure actuelle, les consommateurs se retrouvent au c\u0153ur des principaux enjeux environnementaux que sont le changement climatique et la d\u00e9gradation des ressources naturelles. 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