{"id":3126,"date":"2017-11-27T10:47:37","date_gmt":"2017-11-27T09:47:37","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/?p=3126"},"modified":"2021-12-16T15:08:57","modified_gmt":"2021-12-16T14:08:57","slug":"en-marge-de-la-cop23-commentaires-de-christophe-mager","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/2017\/11\/en-marge-de-la-cop23-commentaires-de-christophe-mager\/","title":{"rendered":"En marge de la COP23 &#8211; Commentaires de Christophe Mager"},"content":{"rendered":"<p><em>La Conf\u00e9rence de Bonn sur le climat a eu lieu en novembre 2017. Elle est la 23e des conf\u00e9rences annuelles (COP23) de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques.<\/em><\/p>\n<p><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/files\/2017\/11\/CMager.jpg\" alt=\"\" width=\"100\" height=\"100\" class=\"rond alignleft size-full wp-image-4322\" \/><strong><br \/>\nCommentaires de Christophe Mager,<br \/>\nMa\u00eetre d&rsquo;enseignement et de recherche \u00e0 l&rsquo;Institut de g\u00e9ographie et durabilit\u00e9<\/strong><div class=\"su-spacer\" style=\"height:0px\"><\/div>\n<p>Le 13 novembre 2017, un collectif de quelques 15&rsquo;000 scientifiques publiait un appel rappelant l\u2019imp\u00e9ratif d\u2019agir pour contrer les d\u00e9r\u00e8glements climatiques (Ripple et al., 2017) et proposant, dans un catalogue large d\u2019actions souhaitables, deux mesures relatives \u00e0 la d\u00e9mographie\u00a0(<em>ibid<\/em>.?: 2, traduction personnelle)?:<\/p>\n<ul>\n<li>\u00ab?R\u00e9duire davantage les taux de f\u00e9condit\u00e9 en veillant \u00e0 ce que les femmes et les hommes aient acc\u00e8s \u00e0 l\u2019\u00e9ducation et aux services volontaires de planification familiale, en particulier l\u00e0 o\u00f9 ces ressources manquent encore?\u00bb.<\/li>\n<li>\u00ab?Estimer une taille de population humaine scientifiquement d\u00e9fendable et durable \u00e0 long terme tout en rassemblant les nations et les dirigeants pour soutenir cet objectif vital?\u00bb.<\/li>\n<\/ul>\n<p>S\u2019il est \u00e9vident que les atteintes environnementales sont dues aux activit\u00e9s humaines, le double imp\u00e9ratif de limitation de la croissance de la population mondiale et de d\u00e9termination de son niveau critique est une vieille lune (Cohen, 2010?; Le Bras, 1994?; O\u2019Neill, MacKellar &amp; Lutz, 2005).<\/p>\n<blockquote class=\"alignleft\"><p>\u00ab?Un seul \u00eatre de plus, et tout est surpeupl\u00e9?\u00bb<\/p><\/blockquote>\n<p>Il va de soi qu\u2019en mettant en correspondance, sur les soixante derni\u00e8res ann\u00e9es, la hausse de la population mondiale et celles de la temp\u00e9rature et des \u00e9missions d\u2019\u00e9quivalents\u00a0C0<sub>2<\/sub>, le constat semble imparable et donner cr\u00e9dit \u00e0 l\u2019affirmation d\u2019Aymeric Caron, que \u00ab?moins on est nombreux, moins on pollue?\u00bb (2017?: 1192-1993). Reste que la moiti\u00e9 des \u00e9missions de gaz \u00e0 effets de serre est le fait d\u2019environ 10\u00a0% de la population mondiale, essentiellement situ\u00e9e dans les pays \u00e0 fort revenu et dont les indices synth\u00e9tiques de f\u00e9condit\u00e9 (ISF) sont en dessous du seul n\u00e9cessaire au renouvellement des g\u00e9n\u00e9rations, d\u2019environ 2,1 enfants par femme.<\/p>\n<p>Les pays les plus riches et les plus polluants ne sont pas, au niveau mondial, les plus peupl\u00e9s, et leur d\u00e9clin d\u00e9mographique \u2014 hors solde migratoire \u2014 est av\u00e9r\u00e9. Quant aux pays les plus peupl\u00e9s, ils ne sont pas ceux o\u00f9 la natalit\u00e9 est la plus importante. L\u2019Inde et la Chine ont un ISF en dessous du seuil de renouvellement, m\u00eame s\u2019ils ont une forte inertie d\u00e9mographique en raison de leur part encore importante de femmes en \u00e2ge d\u2019avoir des enfants (Sergent et al., 2017).<\/p>\n<p>De plus, selon l\u2019ONU (2017), en 2050, 69\u00a0% de la population mondiale sera en dessous d\u2019un ISF de 2,1 (46\u00a0% en 2015), le 31\u00a0% restant ayant un ISF entre 2,1 et 5 (46\u00a0% en 2015). Aucun pays n\u2019est suppos\u00e9 avoir en 2050 un ISF sup\u00e9rieur \u00e0 5 (8\u00a0% en 2015). \u00catre en dessous de la f\u00e9condit\u00e9 de remplacement impliquant que la croissance de la population est de type logarithmique, \u00ab?m\u00eame si l\u2019augmentation de la dur\u00e9e de vie favorise la croissance de la population mondiale, cette derni\u00e8re devrait se stabiliser [avec un maximum vers 2050], voire d\u00e9cro\u00eetre?\u00bb (Le Bras, 2012?: 915-916). Ce sera donc la fin de l\u2019explosion d\u00e9mographique.<\/p>\n<p>Affirmer la n\u00e9cessit\u00e9 de diminuer davantage la f\u00e9condit\u00e9 dans le monde ignore donc qu\u2019une telle d\u00e9croissance est d\u00e9j\u00e0 \u00e0 l\u2019\u0153uvre \u2014 m\u00eame l\u2019abandon de la politique de l\u2019enfant unique en Chine n\u2019y a pas notablement remont\u00e9 l\u2019ISF \u2014 et que baisser plus rapidement la f\u00e9condit\u00e9 n\u00e9cessiterait la conjonction de 4 mesures?:<\/p>\n<ul>\n<li>Interdire l\u2019entr\u00e9e en union des couples en dessous d\u2019un certain \u00e2ge?: mais lequel??<\/li>\n<li>Obliger le recours \u00e0 la contraception\u00a0ou \u00e0 l\u2019avortement?: mais \u00e0 partir de combien d\u2019enfants??<\/li>\n<li>Allonger la dur\u00e9e de l\u2019allaitement, qui, s\u2019il ne bloque pas compl\u00e8tement l\u2019ovulation apr\u00e8s l\u2019accouchement, la diminue?: mais comment s\u2019en assurer??<\/li>\n<li>St\u00e9riliser?: mais qui et quand dans le cycle de vie??<\/li>\n<\/ul>\n<p><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone wp-image-3138 size-full\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/files\/2017\/11\/transition-demographique.png\" alt=\"\" width=\"615\" height=\"338\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/files\/2017\/11\/transition-demographique.png 615w, https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/files\/2017\/11\/transition-demographique-300x165.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 615px) 100vw, 615px\" \/><\/p>\n<p>Tenter d\u2019accentuer la diminution de l\u2019ISF dans les pays o\u00f9 il est d\u00e9j\u00e0 inf\u00e9rieur \u00e0 2 enfants ne pourrait gu\u00e8re se faire qu\u2019avec des mesures coercitives qui soul\u00e8veraient des r\u00e9sistances, m\u00eame si ces mesures n\u2019allaient pas jusqu\u2019\u00e0 celles \u00e9voqu\u00e9es dans le film dystopique \u00ab?What happened to Monday\u00a0??\u00bb (2017). Laisser d\u2019autre part entendre que l\u2019on n\u2019est pas all\u00e9 assez loin pour faire en sorte que la f\u00e9condit\u00e9 baisse dans les pays o\u00f9 elle est \u00e9lev\u00e9e ne tient pas compte du fait que, d\u00e8s les ann\u00e9es\u00a01960, le mot d\u2019ordre des institutions \u00e0 strat\u00e9gie internationale a \u00e9t\u00e9 la diminution de la f\u00e9condit\u00e9 par des mesures incitatives. Le <em>Fonds des Nations unies pour les activit\u00e9s en mati\u00e8re de population<\/em> (FNUAP) finance depuis des d\u00e9cennies des campagnes de planning familial et d\u2019\u00e9ducation \u00e0 la contraception, de m\u00eame que les fondations anglo-saxonnes <em>Population Council<\/em> et <em>Pathfinder<\/em>. La <em>Banque mondiale<\/em> et le <em>Fonds mon\u00e9taire international<\/em> ont, dans leurs conditions de pr\u00eats, introduit des objectifs de baisse de la f\u00e9condit\u00e9 ou de financement de campagnes de pr\u00e9vention des naissances.<\/p>\n<p>De fait, la f\u00e9condit\u00e9 est d\u00e9j\u00e0 contr\u00f4l\u00e9e dans les pays pauvres, puisque l\u2019on sait que si elle ne l\u2019\u00e9tait pas, \u00ab?elle serait en moyenne de 15 naissances par femme en cas de mariage d\u00e8s la pubert\u00e9 et de vie de couple jusqu\u2019\u00e0 la m\u00e9nopause?\u00bb (Le Bras, 2012?: 638-639)?; alors que, par exemple, elle se monte, en 2017, \u00e0 4,45 par femme en Afrique. En l\u2019absence d\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019\u00e9ducation et \u00e0 l\u2019emploi, de r\u00e9gularit\u00e9 de revenus et de protection sociale, il n\u2019y existera pas d\u2019incitations fortes \u00e0 une diminution librement consentie de la f\u00e9condit\u00e9. La faire baisser plus dans les pays du \u00ab?Sud?\u00bb n\u00e9cessiterait donc, comme au \u00ab?Nord?\u00bb une gouvernementalit\u00e9 \u00e0 forte intensit\u00e9 de la sexualit\u00e9 des couples, dont on peut imaginer qu\u2019elle susciterait des oppositions internes et qu\u2019elle n\u2019aurait pas l\u2019assentiment de tous les \u00c9tats concern\u00e9s.<\/p>\n<p>Certes, l\u2019augmentation de la population sera importante dans les pays les moins avanc\u00e9s, essentiellement africains, mais sachant que le 50\u00a0% des humains les plus pauvres n\u2019\u00e9met actuellement qu\u2019un dixi\u00e8me des gaz \u00e0 effets de serre, l\u2019impact climatique global sera mod\u00e9r\u00e9, sauf \u00e0 supposer que leur consommation mat\u00e9rielle et \u00e9nerg\u00e9tique se rapprochera par personne de celle des pays les plus riches (Foucart, 2017?; Giraud, 2017).<\/p>\n<p>L\u2019enjeu est bien l\u00e0?: ce n\u2019est pas, en mati\u00e8re de r\u00e9chauffement climatique, le nombre qui importe, mais les habitudes de consommation. La priorit\u00e9 n\u2019est pas la baisse de la natalit\u00e9 des plus pauvres, mais de \u00ab?d\u00e9carboner?\u00bb le genre de vie des plus riches et des pays \u00e9mergents.<\/p>\n<p>Quant au souhait de fixer le chiffre de la population mondiale au-del\u00e0 duquel il y aurait insoutenabilit\u00e9, l\u2019ambition n\u2019est pas nouvelle. Joel E. Cohen (1996) a recens\u00e9 pr\u00e8s de quarante-cinq tentatives de d\u00e9termination \u00ab?scientifique?\u00bb de la population mondiale critique. Celles faites entre 1900 et 1950 proposaient en moyenne 7,8\u00a0milliards, alors que les estimations men\u00e9es entre 1950 et 1980 tendaient \u00e0 situer cette population limite \u00e0 environ 25\u00a0milliards d\u2019humains. Plus r\u00e9cemment la moyenne des estimations tend \u00e0 avoisiner les 8,8\u00a0milliards (Le Bras, 2012), la prise en compte des effets du r\u00e9chauffement amenant sans doute \u00e0 un plus grand pessimisme.<\/p>\n<p>Nathan Keyfitz &amp; Hal Caswell (2005) notent que les mesures les plus basses proviennent plut\u00f4t de biologistes et d\u2019\u00e9cologistes, les \u00e9conomistes et les agronomes livrant des chiffres en moyenne 8 fois plus importants. La diversit\u00e9 des mesures de la capacit\u00e9 de charge de la Terre est essentiellement due au fait que les uns et les autres ne s\u2019accordent pas sur la quantit\u00e9 de la production agricole destin\u00e9e \u00e0 nourrir les animaux d\u2019\u00e9levage et celle pour alimenter l\u2019Homme (Le Bras, 2012). \u00c0 supposer que l\u2019on consid\u00e8re comme fiables les mesures faites par <em>l\u2019Organisation des Nations unies pour l\u2019alimentation et l\u2019agriculture<\/em> (FAO), le FNUAP et <em>l\u2019International Institute for Applied Systems Analysis<\/em> (IIASA), bas\u00e9es sur une \u00e9valuation de la production agricole \u2014 selon un niveau technologique donn\u00e9 \u2014 de zones homog\u00e8nes de 100\u00a0km de c\u00f4t\u00e9 sur le globe, si la part de la production agricole r\u00e9serv\u00e9e aux animaux d\u2019\u00e9levage avoisinait les quelque 43\u00a0% actuellement estim\u00e9s, la population maximale serait de 6,7 milliards de personne. Si cette part \u00e9tait de 0\u00a0%, la population critique monterait \u00e0 11,4 milliards (Le Bras, 2012).<\/p>\n<p>Sachant que selon l\u2019ONU (2017) la population mondiale actuelle de 7,6 milliards d\u2019habitants devrait atteindre, en sc\u00e9nario moyen, 8,6 milliards en 2030, 9,8 milliards en 2050 et 11,2 milliards en 2100, diminuer la concurrence entre les surfaces agricoles destin\u00e9es \u00e0 l\u2019alimentation animale et celles pour l\u2019alimentation humaine accro\u00eetrait les possibilit\u00e9s d\u2019ad\u00e9quation entre la population mondiale et les limites de la plan\u00e8te. En d\u2019autres termes, si la \u00ab?d\u00e9carbonation?\u00bb des activit\u00e9s est une mesure environnementale souhaitable, il en irait de m\u00eame de la diminution de la part prise par la consommation de viande \u2014 surtout bovine \u2014 dans l\u2019alimentation mondiale. La quantit\u00e9 de ventres importe moins que la fa\u00e7on dont ils sont nourris.<\/p>\n<p>Y a-t-il donc urgence \u00e0 lier la f\u00e9condit\u00e9 aux possibilit\u00e9s d\u2019accueil de la plan\u00e8te?? Selon Jean Baudrillard (2004) \u00ab?un seul \u00eatre de plus et tout est surpeupl\u00e9?\u00bb. S\u2019il s\u2019agissait d\u2019une boutade, force est de constater qu\u2019une bonne partie de la litt\u00e9rature liant d\u00e9mographie et analyse environnementale est eschatologique, posant, parfois de fa\u00e7on p\u00e9remptoire, le surnombre, imputant \u00e0 la quantit\u00e9 la responsabilit\u00e9 de la fin du monde, c\u00e9l\u00e9brant la d\u00e9natalit\u00e9 comme seul salut possible. Succ\u00e9dant aux pessimistes \u00e9poux Meadows, les Tarrier affirmaient il y a quelques ann\u00e9es que \u00ab?faire des enfants tue?\u00bb (Tarrier &amp; Tarrier, 2008). La pression anthropique est toutefois moins une question de nombre que de mode de vie. Aucune institution n\u2019\u00e9tant capable d\u2019imposer une l\u00e9gislation \u00ab?mondiale?\u00bb destin\u00e9e (1) \u00e0 limiter la croissance d\u00e9mographique et (2) \u00e0 contraindre \u00e0 des consommations mat\u00e9rielles et \u00e9nerg\u00e9tiques soutenables, l\u2019on ne peut au mieux qu\u2019informer et aider \u00e0 financer les transitions, tout s\u2019effor\u00e7ant de garder confiance en l\u2019Homme, malgr\u00e9 les nombreuses raisons d\u2019en d\u00e9sesp\u00e9rer.<\/p>\n<div class=\"su-box su-box-style-soft\" id=\"\" style=\"border-color:#7fb09a;border-radius:0px;max-width:none\"><div class=\"su-box-title\" style=\"background-color:#b2e3cd;color:#243527;border-top-left-radius:0px;border-top-right-radius:0px\">Regards crois\u00e9s<\/div><div class=\"su-box-content su-u-clearfix su-u-trim\" style=\"border-bottom-left-radius:0px;border-bottom-right-radius:0px\">En marge de la COP23 :<\/p>\n<ul>\n<li><a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/2017\/11\/en-marge-de-la-cop23-commentaires-de-jean-michel-fallot\/\">Commentaires de Jean-Michel Fallot, Ma\u00eetre d&rsquo;enseignement et de recherche \u00e0 l&rsquo;Institut de g\u00e9ographie et durabilit\u00e9<\/a><\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/2017\/11\/en-marge-de-la-cop23-entretien-avec-ignes-contreiras\/\">Entretien avec Ignes Contreiras, doctorante a l&rsquo;Institut des dynamiques de la surface terrestre<\/a><\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/2017\/11\/en-marge-de-la-cop23-entretien-avec-augustin-fragniere\/\">Entretien avec Augustin Fragni\u00e8re, ancien chercheur et docteur de la Facult\u00e9 des g\u00e9osciences et de l&rsquo;environnement<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<\/div><\/div>\n<p><strong>Lectures compl\u00e9mentaires<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>Caron, A. (2017). <em>Utopia XXI<\/em>. Paris. Flammarion [\u00e9dition Kindle].<\/li>\n<li>Le Bras, H. (1994). <em>Les limites de la plan\u00e8te: mythes de la nature et de la population<\/em>. Paris: Flammarion.<\/li>\n<li>Le Bras, H. (2012). <em>Vie et mort de la population mondiale<\/em>. Paris: \u00c9d. le Pommier?: Universcience \u00e9d. [\u00e9dition Kindle 2017].<\/li>\n<li>United Nations Department of Economic and Social Affairs. (2017). <a href=\"https:\/\/www.un.org\/development\/desa\/publications\/world-population-prospects-the-2017-revision.html\"><em>World Population Prospects: The 2017 Revision<\/em><\/a>. United Nations.<\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/files\/2017\/11\/bibliographie-mager.pdf\">Bibliographie\u00a0compl\u00e8te<\/a> (PDF)<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La Conf\u00e9rence de Bonn sur le climat a eu lieu en novembre 2017. 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