{"id":2424,"date":"2016-11-22T14:02:54","date_gmt":"2016-11-22T13:02:54","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/?p=2424"},"modified":"2018-07-30T14:02:58","modified_gmt":"2018-07-30T12:02:58","slug":"negocier-lacces-la-propriete-et-lautorite-publique-en-marge-de-la-ville-enjeux-fonciers-a-niamey-et-production-detat-au-niger","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/2016\/11\/negocier-lacces-la-propriete-et-lautorite-publique-en-marge-de-la-ville-enjeux-fonciers-a-niamey-et-production-detat-au-niger\/","title":{"rendered":"N\u00e9gocier l\u2019acc\u00e8s, la propri\u00e9t\u00e9 et l\u2019autorit\u00e9 publique en marge de la ville. Enjeux fonciers \u00e0 Niamey et production d\u2019Etat au Niger"},"content":{"rendered":"<p><em>Th\u00e8se soutenue par Ursula Meyer, le 22 novembre 2016, Institut de g\u00e9ographie et durabilit\u00e9 (IGD)<\/em><\/p>\n<p>La terre p\u00e9riurbaine dans les villes ouest-africaines en constante expansion se retrouve sous la forte pression de l\u2019urbanisation. Elle repr\u00e9sente un objet de tiraillements entre diff\u00e9rents groupes d\u2019acteurs qui revendiquent l\u2019acc\u00e8s ou la propri\u00e9t\u00e9 de ces ressources fonci\u00e8res convoit\u00e9es. Cette th\u00e8se analyse ces enjeux fonciers \u00e0 Niamey sous un angle politique en interpr\u00e9tant acc\u00e8s et propri\u00e9t\u00e9 comme des questions de pouvoir et d\u2019autorit\u00e9. <!--more--><\/p>\n<p>L\u2019analyse des dynamiques qui se d\u00e9ploient autour de l\u2019acc\u00e8s et de la reconnaissance de la propri\u00e9t\u00e9 de la terre p\u00e9riurbaine refl\u00e8te alors de mani\u00e8re instructive les transformations socio-politiques et institutionnelles qu\u2019a travers\u00e9es le Niger depuis l\u2019Ind\u00e9pendance. Dans de telles dynamiques et processus sont in\u00e9vitablement impliqu\u00e9es des institutions diverses, qu\u2019elles soient publiques ou priv\u00e9es, et qui cherchent toutes \u00e0 ancrer leur autorit\u00e9 et \u00e0 \u00e9tablir leur l\u00e9gitimit\u00e9 par la formulation et l\u2019\u00e9tablissement de droits d\u2019usage ou de propri\u00e9t\u00e9. Le foncier p\u00e9riurbain \u00e0 Niamey peut alors \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 dans nombreux cas comme un objet-t\u00e9moin qui refl\u00e8te l\u2019\u00e9volution des institutions et de l\u2019autorit\u00e9 publique, et les relations que celles-ci entretiennent avec les citadins devenus de plus en plus explicitement des citoyens conscients de leurs droits d\u00e9mocratiques.<\/p>\n<p>Ces transformations ne se font pas sans frictions, contestations et conflits. Sont alors analys\u00e9es trois situations et sites \u00e0 l\u2019ancienne et \u00e0 l\u2019actuelle p\u00e9riph\u00e9rie urbaine de Niamey. En premier lieu, ce travail \u00e9tudie un espace vert plant\u00e9 d\u2019arbres dans les premi\u00e8res ann\u00e9es apr\u00e8s l\u2019Ind\u00e9pendance par des r\u00e9gimes autoritaires sans consid\u00e9ration des droits coutumiers. En suivant l\u2019\u00e9tablissement d\u2019espaces verts urbains par la plantation d\u2019arbres et les mutations du service forestier dans une perspective historique, cette premi\u00e8re analyse conceptualise l\u2019espace vert comme une ar\u00e8ne o\u00f9 se d\u00e9ploient des tentatives de l\u00e9gitimation et d\u2019enracinement d\u2019un Etat en devenir.<\/p>\n<p>Ce m\u00eame espace fait l\u2019objet d\u2019une deuxi\u00e8me analyse, cette fois-ci contemporaine, en \u00e9tudiant les revendications de reconnaissance de droits coutumiers, de processus de formalisation de ces droits et d\u2019institutionnalisation de la citoyennet\u00e9 dans un contexte reformul\u00e9 de d\u00e9mocratisation.<\/p>\n<p>La troisi\u00e8me analyse s\u2019int\u00e9resse aux p\u00e9riph\u00e9ries nouvelles et aux processus de lotissement par diff\u00e9rents acteurs publics et priv\u00e9s. La production de parcelles urbaines est interpr\u00e9t\u00e9e sous l\u2019aspect d\u2019une territorialisation \u00e0 l\u2019\u00e9chelle de la ville et d\u2019une prise de contr\u00f4le des terrains de la future-extension de la capitale par des acteurs \u00e9conomiques parfois plus puissants que l\u2019Etat.<\/p>\n<p>Ces r\u00e9sultats issus d\u2019une enqu\u00eate de terrain de style socio-anthropologique de dur\u00e9e prolong\u00e9e, sugg\u00e8rent que les p\u00e9riph\u00e9ries urbaines constituent des espaces d\u2019exp\u00e9rimentation, de configuration et de reconfiguration de pouvoirs coutumiers, politiques, et \u00e9conomiques. Elles repr\u00e9sentent une interface privil\u00e9gi\u00e9e dans laquelle les positions d\u2019autorit\u00e9 et de l\u00e9gitimit\u00e9 se n\u00e9gocient constamment et o\u00f9 une citoyennet\u00e9 diff\u00e9renci\u00e9e se cristallise lentement dans la confrontation d\u2019une multitude d\u2019enjeux et d\u2019aspirations, de d\u00e9fis et de besoins. La panoplie de formes d\u2019\u00e9changes productifs entre l\u2019espace, l\u2019autorit\u00e9 et la citoyennet\u00e9, dans le contexte g\u00e9n\u00e9ral d\u2019un Etat d\u00e9mocratique en devenir, permet d\u2019interpr\u00e9ter la confluence de ph\u00e9nom\u00e8nes d\u2019actualit\u00e9s dans un sens productif et compr\u00e9hensif comme des n\u00e9gociations d\u2019\u00e9taticit\u00e9 et de processus de production et de formation de l\u2019Etat au niveau local. <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Th\u00e8se soutenue par Ursula Meyer, le 22 novembre 2016, Institut de g\u00e9ographie et durabilit\u00e9 (IGD) La terre p\u00e9riurbaine dans les villes ouest-africaines en constante expansion se retrouve sous la forte pression de l\u2019urbanisation. Elle repr\u00e9sente un objet de tiraillements entre diff\u00e9rents groupes d\u2019acteurs qui revendiquent l\u2019acc\u00e8s ou la propri\u00e9t\u00e9 de ces ressources fonci\u00e8res convoit\u00e9es. Cette [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":47,"featured_media":3358,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":"","_links_to":"","_links_to_target":""},"categories":[49465],"tags":[],"class_list":{"0":"post-2424","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-theses-soutenues"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2424","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/47"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2424"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2424\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3358"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2424"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2424"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2424"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}