{"id":1635,"date":"2005-05-08T10:27:24","date_gmt":"2005-05-08T08:27:24","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/?p=1635"},"modified":"2021-12-20T11:57:34","modified_gmt":"2021-12-20T10:57:34","slug":"permos","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/2005\/05\/permos\/","title":{"rendered":"PERMOS"},"content":{"rendered":"<h6>Un r\u00e9seau d&rsquo;observation du perg\u00e9lisol en Suisse<\/h6>\n<p>De vastes portions du territoire alpin sont occup\u00e9es par du perg\u00e9lisol. La fonte de ces terrains gel\u00e9s pourrait provoquer une augmentation des instabilit\u00e9s de terrain. Afin d&rsquo;\u00e9valuer la r\u00e9ponse du permafrost face au r\u00e9chauffement climatique en cours, un projet d&rsquo;observation \u00e0 long terme a r\u00e9cemment \u00e9t\u00e9 mis en place en Suisse.<!--more--><\/p>\n<h6>Qu&rsquo;est ce que le permafrost ?<\/h6>\n<figure id=\"attachment_1637\" aria-describedby=\"caption-attachment-1637\" style=\"width: 180px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-1637\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/files\/2005\/05\/permos1.jpg\" alt=\"Figure 1 : Affleurement de permafrost mis \u00e0 jour par une excavation dans l'\u00e9boulis des Lapires (Val de Nendaz).\" width=\"180\" height=\"117\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1637\" class=\"wp-caption-text\">Figure 1 : Affleurement de permafrost mis \u00e0 jour par une excavation dans l&rsquo;\u00e9boulis des Lapires (Val de Nendaz).<\/figcaption><\/figure>\n<p>Le permafrost, ou perg\u00e9lisol, est d\u00e9fini comme du mat\u00e9riel de subsurface dont la temp\u00e9rature est constamment inf\u00e9rieure \u00e0 0\u00b0C. Dans les Alpes, on le trouve en g\u00e9n\u00e9ral au-dessus de 2300 m. On estime que 5 \u00e0 6% du territoire suisse est concern\u00e9 par le perg\u00e9lisol. C&rsquo;est plus que les surfaces couvertes par les glaciers. Quand ces conditions froides sont atteintes, l&rsquo;eau qui s&rsquo;infiltre dans le terrain peut geler. La glace ainsi form\u00e9e va alors occuper les fissures des parois rocheuses, ou alors, dans le cas des terrains meubles (\u00e9boulis, moraines) se m\u00e9langer aux blocs (Fig. 1). Si les quantit\u00e9s de glace pr\u00e9sentes dans le sous-sol sont suffisantes, cette glace va se d\u00e9former et toute la masse de s\u00e9diments gel\u00e9s va se mettre en mouvement, pour donner ces formes si caract\u00e9ristiques: les glaciers rocheux (Fig. 2).<\/p>\n<figure id=\"attachment_1638\" aria-describedby=\"caption-attachment-1638\" style=\"width: 355px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-1638\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/files\/2005\/05\/permos2.jpg\" alt=\"Figure 2 : Glacier rocheux avec ses rides arqu\u00e9es qui t\u00e9moignent du fluage de la masse gel\u00e9e. Ces d\u00e9placements sont de l'ordre de 20 \u00e0 50 cm par ann\u00e9e (Mont Gel\u00e9, Verbier).\" width=\"355\" height=\"226\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/files\/2005\/05\/permos2.jpg 355w, https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/files\/2005\/05\/permos2-300x191.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 355px) 100vw, 355px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1638\" class=\"wp-caption-text\">Figure 2 : Glacier rocheux avec ses rides arqu\u00e9es qui t\u00e9moignent du fluage de la masse gel\u00e9e. Ces d\u00e9placements sont de l&rsquo;ordre de 20 \u00e0 50 cm par ann\u00e9e (Mont Gel\u00e9, Verbier).<\/figcaption><\/figure>\n<h6>Un r\u00e9seau d&rsquo;observation du permafrost en Suisse<\/h6>\n<p>Le permafrost est sensible aux variations climatiques. Depuis la fin du Petit Age Glaciaire, la hausse des temp\u00e9ratures provoque une d\u00e9gradation du permafrost (fonte totale de zones gel\u00e9es, \u00e9paississement du niveau actif). Etant donn\u00e9 les pr\u00e9visions actuelles concernant le r\u00e9chauffement climatique, cette d\u00e9gradation devrait se poursuivre, voir s&rsquo;acc\u00e9l\u00e9rer, ce qui pourrait avoir comme cons\u00e9quence une augmentation des instabilit\u00e9s de terrain (laves torrentielles, chutes de blocs, etc).<\/p>\n<figure id=\"attachment_1640\" aria-describedby=\"caption-attachment-1640\" style=\"width: 180px\" class=\"wp-caption alignright\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-1640\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/files\/2005\/05\/permos3.jpg\" alt=\"Figure 3 : Vue a\u00e9rienne sur l'\u00e9boulis des Lapires, dans la r\u00e9gion de Tortin - Mont Gel\u00e9. On distingue la route qui a servi \u00e0 la construction des nouveaux pyl\u00f4nes de la t\u00e9l\u00e9cabine Tortin - Col de Chassoure en 1998. Des traces de laves torrentielles ainsi que des loupes de solifluxion sont clairement visibles.\" width=\"180\" height=\"237\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1640\" class=\"wp-caption-text\">Figure 3 : Vue a\u00e9rienne sur l&rsquo;\u00e9boulis des Lapires, dans la r\u00e9gion de Tortin &#8211; Mont Gel\u00e9. On distingue la route qui a servi \u00e0 la construction des nouveaux pyl\u00f4nes de la t\u00e9l\u00e9cabine Tortin &#8211; Col de Chassoure en 1998. Des traces de laves torrentielles ainsi que des loupes de solifluxion sont clairement visibles.<\/figcaption><\/figure>\n<p>Afin d&rsquo;\u00e9tablir un suivi syst\u00e9matique du permafrost en Suisse, la Commission glaciologique, qui fait partie de l&rsquo;Acad\u00e9mie suisse des sciences naturelles (ASSN), a d\u00e9cid\u00e9 de lancer le programme PERMOS (PERmafrost MOnitoring in Switzerland). Une phase test d&rsquo;une dur\u00e9e de 4 ans (2000-2003) est en route. Elle est coordonn\u00e9e par la Commission glaciologique et cofinanc\u00e9e par l&rsquo;ASSN, la Direction f\u00e9d\u00e9rale des for\u00eats et l&rsquo;Office f\u00e9d\u00e9ral des eaux et de la g\u00e9ologie. Si elle s&rsquo;av\u00e8re concluante, cette phase test d\u00e9bouchera sur le suivi \u00e0 long terme de l&rsquo;\u00e9volution du permafrost en Suisse.<\/p>\n<p>Les \u00e9tudes men\u00e9es dans le cadre de PERMOS sont assur\u00e9es par les chercheurs de diff\u00e9rents instituts universitaires et f\u00e9d\u00e9raux suisses. Une dizaine de sites d&rsquo;\u00e9tude sont r\u00e9partis dans les cantons des Grisons, de Berne et du Valais. L&rsquo;Institut de g\u00e9ographie et durabilit\u00e9 de l&rsquo;Universit\u00e9 de Lausanne est responsable de deux sites situ\u00e9s dans la r\u00e9gion de Verbier-Nendaz: le vallon des Yettes Condj\u00e0 (Mont Gel\u00e9) et l&rsquo;\u00e9boulis des Lapires (Fig. 3).<\/p>\n<h6>M\u00e9thodes utilis\u00e9es et premiers r\u00e9sultats<\/h6>\n<p>Comme le permafrost n&rsquo;est pas directement visible, il faut utiliser diff\u00e9rentes m\u00e9thodes pour l&rsquo;observer et le mesurer. Pour saisir la structure du permafrost (contenu en glace, \u00e9paisseur) ainsi que sa r\u00e9partition, diverses mesures g\u00e9ophysiques sont utilis\u00e9es (g\u00e9o\u00e9lectrique, sismique).<\/p>\n<p>Les mesures thermiques constituent l&rsquo;autre grand type de mesures couramment effectu\u00e9es. C&rsquo;est la m\u00e9thode retenue pour le projet PERMOS. Lorsque la couche de neige est suffisamment \u00e9paisse pour \u00eatre isolante (1 m. environ), les temp\u00e9ratures du sol d\u00e9pendent en grande partie de l&rsquo;\u00e9tat thermique du sous-sol. Des temp\u00e9ratures de 0\u00b0C indiqueront une absence de permafrost, alors que des temp\u00e9ratures inf\u00e9rieures \u00e0 -2\/-3\u00b0C t\u00e9moigneront d&rsquo;une pr\u00e9sence probable de permafrost (Fig. 4). Cette m\u00e9thode, nomm\u00e9e BTS (Bottom temperature of the winter snowcover), s&rsquo;utilise de deux mani\u00e8res diff\u00e9rentes. La premi\u00e8re consiste \u00e0 enfoncer une sonde de temp\u00e9rature \u00e0 travers la couche de neige jusqu&rsquo;au sol; cette m\u00e9thode permet d&rsquo;effectuer une grande quantit\u00e9 de mesures sur une journ\u00e9e (Fig. 6). L&rsquo;autre m\u00e9thode consiste \u00e0 placer dans le sol des petits capteurs qui enregistrent durant toute l&rsquo;ann\u00e9e les temp\u00e9ratures \u00e0 un intervalle r\u00e9gulier (Fig. 4).<\/p>\n<figure id=\"attachment_1641\" aria-describedby=\"caption-attachment-1641\" style=\"width: 355px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-1641\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/files\/2005\/05\/permos4.gif\" alt=\"Figure 4 : Deux courbes de temp\u00e9ratures enregistr\u00e9es dans l'\u00e9boulis des Lapires. Les temp\u00e9ratures plus froides enregistr\u00e9es durant le deuxi\u00e8me hiver s'expliquent par un enneigement plus tardif, ce qui a permis au sol de se refroidir fortement en d\u00e9but d'hiver.\" width=\"355\" height=\"193\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1641\" class=\"wp-caption-text\">Figure 4 : Deux courbes de temp\u00e9ratures enregistr\u00e9es dans l&rsquo;\u00e9boulis des Lapires. Les temp\u00e9ratures plus froides enregistr\u00e9es durant le deuxi\u00e8me hiver s&rsquo;expliquent par un enneigement plus tardif, ce qui a permis au sol de se refroidir fortement en d\u00e9but d&rsquo;hiver.<\/figcaption><\/figure>\n<p>Plusieurs sites PERMOS sont \u00e9galement \u00e9quip\u00e9s de forages \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur desquels sont plac\u00e9s des capteurs de temp\u00e9rature \u00e0 diff\u00e9rentes profondeur. Les mesures ainsi effectu\u00e9es permettent de dresser le profil thermique du sous-sol (Fig. 5).<\/p>\n<figure id=\"attachment_1642\" aria-describedby=\"caption-attachment-1642\" style=\"width: 300px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-1642\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/files\/2005\/05\/permos5.gif\" alt=\"Figure 5 : Profil de temp\u00e9rature enregistr\u00e9 dans le forage de l'\u00e9boulis des Lapires, \u00e0 proximit\u00e9 du pyl\u00f4ne 10 (cf. Fig. 6). On remarque que l'\u00e9paisseur du niveau actif (couche superficielle du permafrost qui d\u00e9g\u00e8le en \u00e9t\u00e9) est de 3,6 m environ. Au-dessous, les temp\u00e9ratures restent toute l'ann\u00e9e \u00e0 0\u00b0C, ce qui t\u00e9moigne d'un permafrost chaud, situ\u00e9 au point de fusion.\" width=\"300\" height=\"338\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1642\" class=\"wp-caption-text\">Figure 5 : Profil de temp\u00e9rature enregistr\u00e9 dans le forage de l&rsquo;\u00e9boulis des Lapires, \u00e0 proximit\u00e9 du pyl\u00f4ne 10 (cf. Fig. 6). On remarque que l&rsquo;\u00e9paisseur du niveau actif (couche superficielle du permafrost qui d\u00e9g\u00e8le en \u00e9t\u00e9) est de 3,6 m environ. Au-dessous, les temp\u00e9ratures restent toute l&rsquo;ann\u00e9e \u00e0 0\u00b0C, ce qui t\u00e9moigne d&rsquo;un permafrost chaud, situ\u00e9 au point de fusion.<\/figcaption><\/figure>\n<p>Pour prendre l&rsquo;exemple des Lapires, une centaine de mesures ponctuelles sont r\u00e9p\u00e9t\u00e9es annuellement \u00e0 la m\u00eame p\u00e9riode (mi-mars) et aux m\u00eames emplacements \u00e0 l&rsquo;aide d&rsquo;un GPS de haute pr\u00e9cision (Leica Geosystems) (Fig. 6). Quinze capteurs (mini-loggers UTL-1) r\u00e9partis dans l&rsquo;\u00e9boulis viennent compl\u00e9ter ces mesures (Fig. 4). Enfin, un forage d&rsquo;une profondeur de 20 m. est \u00e9quip\u00e9 de douze capteurs de temp\u00e9rature (Fig. 5).<\/p>\n<figure id=\"attachment_1643\" aria-describedby=\"caption-attachment-1643\" style=\"width: 355px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-1643\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/files\/2005\/05\/permos6.gif\" alt=\"Figure 6 : Distribution des temp\u00e9ratures du sol dans l'\u00e9boulis des Lapires le 11 mars 2003. On remarque la pr\u00e9sence de zones froides, interpr\u00e9t\u00e9es comme du permafrost, qui c\u00f4toient des zones beaucoup plus chaudes.\" width=\"355\" height=\"217\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1643\" class=\"wp-caption-text\">Figure 6 : Distribution des temp\u00e9ratures du sol dans l&rsquo;\u00e9boulis des Lapires le 11 mars 2003. On remarque la pr\u00e9sence de zones froides, interpr\u00e9t\u00e9es comme du permafrost, qui c\u00f4toient des zones beaucoup plus chaudes.<\/figcaption><\/figure>\n<h6>Perspectives<\/h6>\n<p>La phase test arrive \u00e0 son terme \u00e0 la fin de cette ann\u00e9e. Si ses r\u00e9sultats s&rsquo;av\u00e8rent concluants, le projet PERMOS devrait \u00eatre consolid\u00e9 et se poursuivre durant les d\u00e9cennies \u00e0 venir. Le permafrost ayant un temps de r\u00e9ponse aux modifications climatiques beaucoup plus lent que les glaciers, il faudra probablement attendre plusieurs ann\u00e9es pour que les mesures effectu\u00e9es dans le cadre de PERMOS d\u00e9voilent des changements notoires dans la distribution du perg\u00e9lisol et le r\u00e9gime thermique du sous-sol.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un r\u00e9seau d&rsquo;observation du perg\u00e9lisol en Suisse De vastes portions du territoire alpin sont occup\u00e9es par du perg\u00e9lisol. La fonte de ces terrains gel\u00e9s pourrait provoquer une augmentation des instabilit\u00e9s de terrain. Afin d&rsquo;\u00e9valuer la r\u00e9ponse du permafrost face au r\u00e9chauffement climatique en cours, un projet d&rsquo;observation \u00e0 long terme a r\u00e9cemment \u00e9t\u00e9 mis en [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":47,"featured_media":1638,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":"","_links_to":"","_links_to_target":""},"categories":[67089,66905],"tags":[],"class_list":{"0":"post-1635","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-portraits-de-projets","8":"category-recherche-en-action"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1635","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/47"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1635"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1635\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1638"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1635"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1635"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1635"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}