{"id":13395,"date":"2026-01-14T17:15:56","date_gmt":"2026-01-14T16:15:56","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/?p=13395"},"modified":"2026-01-22T16:02:19","modified_gmt":"2026-01-22T15:02:19","slug":"la-geographie-des-relations-cachees-distances-et-proximites-en-analyse-quantitative","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/2026\/01\/la-geographie-des-relations-cachees-distances-et-proximites-en-analyse-quantitative\/","title":{"rendered":"La g\u00e9ographie des relations cach\u00e9es : distances et proximit\u00e9s en analyse quantitative"},"content":{"rendered":"<figure class=\"wp-block-post-featured-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1386\" height=\"1200\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/files\/2026\/01\/these-loup.jpg\" class=\"attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image\" alt=\"these loup\" style=\"object-fit:cover;\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/files\/2026\/01\/these-loup.jpg 1386w, https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/files\/2026\/01\/these-loup-300x260.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/files\/2026\/01\/these-loup-1024x887.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/files\/2026\/01\/these-loup-768x665.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/files\/2026\/01\/these-loup-1320x1143.jpg 1320w\" sizes=\"auto, (max-width: 1386px) 100vw, 1386px\" \/><\/figure>\n\n\n<p class=\"has-background\" style=\"background-color:#f2f2f2\"><em>Th\u00e8se en g\u00e9ographie, soutenue le 23 janvier 2026 par Romain Loup, rattach\u00e9 \u00e0 l&rsquo;Institut de g\u00e9ographie et durabilit\u00e9 (IGD) de la FGSE.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Cette th\u00e8se explore la mani\u00e8re dont les distances \u2013 qu\u2019elles soient g\u00e9ographiques, politiques, \u00e9conomiques, linguistiques ou culturelles \u2013 fa\u00e7onnent le territoire suisse. Elle s\u2019inscrit dans le champ de la g\u00e9ographie quantitative, une approche qui combine outils statistiques, analyse spatiale et cartographie pour mieux comprendre les relations entre lieux \u00e0 partir de donn\u00e9es existantes.<\/p>\n\n\n\n<p>Plut\u00f4t que de collecter de nouvelles informations, ce travail cherche \u00e0 faire parler les donn\u00e9es d\u00e9j\u00e0 disponibles : r\u00e9sultats de votations f\u00e9d\u00e9rales, revenus fiscaux, r\u00e9seaux de transport ou encore noms des communes. Ces donn\u00e9es, souvent consid\u00e9r\u00e9es s\u00e9par\u00e9ment, sont ici mises en dialogue pour r\u00e9v\u00e9ler les structures cach\u00e9es du territoire.<\/p>\n\n\n\n<p>Le premier article de cette th\u00e8se, qui en compte cinq, porte sur les transports publics lausannois. \u00c0 partir de comptages partiels, il propose une m\u00e9thode originale pour reconstituer les flux de passagers \u00e0 travers le r\u00e9seau, en identifiant les trajectoires probables entre arr\u00eats. Cette d\u00e9marche illustre la logique empirique du travail : partir des donn\u00e9es r\u00e9elles pour comprendre les logiques de mouvement et d\u2019organisation. Les contributions suivantes se concentrent sur la politique suisse, \u00e0 partir de plus de cinquante ans de votations f\u00e9d\u00e9rales. Elles montrent comment les distances entre communes ne sont pas seulement physiques, mais aussi id\u00e9ologiques et culturelles : les langues, la taille des communes ou leur position urbaine ou rurale influencent fortement les comportements de vote. L\u2019analyse relie \u00e9galement les in\u00e9galit\u00e9s \u00e9conomiques et les pr\u00e9f\u00e9rences politiques, en mobilisant une m\u00e9thode issue du transport optimal qui permet de comparer les distributions de revenus entre territoires. Une autre \u00e9tude s\u2019int\u00e9resse \u00e0 la votation de 2024 sur l\u2019extension des autoroutes : elle met en \u00e9vidence des clivages r\u00e9gionaux, linguistiques et socio-\u00e9conomiques autour d\u2019un enjeu concret de mobilit\u00e9 et d\u2019am\u00e9nagement. Enfin, la derni\u00e8re contribution ouvre une perspective plus culturelle, en \u00e9tudiant la g\u00e9ographie des noms de communes. L\u2019analyse des toponymes r\u00e9v\u00e8le des proximit\u00e9s linguistiques et historiques qui traversent encore aujourd\u2019hui les fronti\u00e8res cantonales.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 travers ces \u00e9tudes, un fil conducteur \u00e9merge : rendre visible des structures cach\u00e9es. La th\u00e8se montre que l\u2019on peut, \u00e0 partir de donn\u00e9es existantes, reconstruire les liens et les oppositions qui structurent le pays, en combinant rigueur quantitative et regard g\u00e9ographique. Les cartes produites au fil du travail offrent une lecture renouvel\u00e9e du territoire suisse : elles donnent \u00e0 voir les multiples fa\u00e7ons dont les lieux se relient, se diff\u00e9rencient et forment un ensemble \u00e0 la fois complexe, coh\u00e9rent et profond\u00e9ment humain.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Th\u00e8se en g\u00e9ographie<\/p>\n","protected":false},"author":47,"featured_media":13396,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":"","_links_to":"","_links_to_target":""},"categories":[49465],"tags":[],"class_list":{"0":"post-13395","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-theses-soutenues"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13395","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/47"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=13395"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13395\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":13630,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13395\/revisions\/13630"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/wp-json\/wp\/v2\/media\/13396"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=13395"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=13395"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=13395"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}