{"id":12378,"date":"2025-01-27T10:53:22","date_gmt":"2025-01-27T09:53:22","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/?p=12378"},"modified":"2026-02-06T14:36:58","modified_gmt":"2026-02-06T13:36:58","slug":"lia-permet-une-innovation-majeure-dans-la-modelisation-glaciaire-et-offre-une-simulation-inedite-de-la-derniere-glaciation-des-alpes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/2025\/01\/lia-permet-une-innovation-majeure-dans-la-modelisation-glaciaire-et-offre-une-simulation-inedite-de-la-derniere-glaciation-des-alpes\/","title":{"rendered":"L\u2019IA permet une innovation majeure dans la mod\u00e9lisation glaciaire et offre une simulation in\u00e9dite de la derni\u00e8re glaciation des Alpes"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Rhone glacier - Ice thickness\" width=\"500\" height=\"375\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/HiPiweLivYg?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group has-background has-global-padding is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\" style=\"background-color:#eeeeee\">\n<figure class=\"wp-block-image alignleft size-full is-resized is-style-rounded\"><a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/files\/2025\/01\/leger.jpg\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"250\" height=\"250\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/files\/2025\/01\/leger.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-12384\" style=\"object-fit:cover;width:200px;height:200px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/files\/2025\/01\/leger.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/files\/2025\/01\/leger-150x150.jpg 150w\" sizes=\"auto, (max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/><\/a><figcaption class=\"wp-element-caption\">Tancr\u00e8de Leger, Institut des dynamiques de la surface terrestre<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>Des scientifiques de l\u2019UNIL ont utilis\u00e9 pour la premi\u00e8re fois l\u2019IA pour acc\u00e9l\u00e9rer massivement la rapidit\u00e9 de calculs des ordinateurs, et simuler la derni\u00e8re couverture glaciaire des Alpes. Beaucoup plus en phase avec les observations terrains, les nouveaux r\u00e9sultats montrent que la glace \u00e9tait moins \u00e9paisse que dans les pr\u00e9c\u00e9dents mod\u00e8les.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Cette m\u00e9thode novatrice ouvre la porte \u00e0 d\u2019innombrables simulations et pr\u00e9dictions in\u00e9dites li\u00e9es aux bouleversements climatiques. Cette avanc\u00e9e est publi\u00e9e dans <em><a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1038\/s41467-025-56168-3\">Nature Communications<\/a><\/em>.<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<p>Il y a 25&rsquo;000 ans, les Alpes \u00e9taient couvertes d\u2019une couche de glace pouvant aller jusqu\u2019\u00e0 &nbsp;2 kilom\u00e8tres. Cette glaciation a, depuis pr\u00e8s de 15 ans, \u00e9t\u00e9 mise en perspective par des mod\u00e9lisations num\u00e9riques 3D, bas\u00e9es sur des reconstructions du climat, la thermodynamique et la physique de la glace. Elles ont cependant suscit\u00e9 le d\u00e9bat dans la communaut\u00e9 scientifique, car il n\u2019y avait pas, jusqu&rsquo;\u00e0 pr\u00e9sent, une v\u00e9ritable correspondance entre ces simulations et les traces physiques (roches, moraines, etc.) trouv\u00e9es sur le terrain, notamment des lignes d&rsquo;\u00e9rosion qui t\u00e9moignent des \u00e9paisseurs pass\u00e9es de glace.<\/p>\n\n\n\n<p>Une \u00e9quipe de scientifiques de l\u2019Universit\u00e9 de Lausanne (UNIL) vient de r\u00e9soudre cette probl\u00e9matique persistante. Elles et ils ont utilis\u00e9 pour la premi\u00e8re fois l\u2019intelligence artificielle pour doper massivement leur nouveau mod\u00e8le d\u2019\u00e9volution glaciaire, g\u00e9n\u00e9rant une grande s\u00e9rie de simulations d\u2019une pr\u00e9cision in\u00e9dite&nbsp;: elles correspondent beaucoup mieux aux traces physiques laiss\u00e9es sur le terrain. Leurs r\u00e9sultats pr\u00e9sentent ainsi une couverture glaciaire en moyenne 35 \u00e0 50 % moins \u00e9paisse que dans les pr\u00e9c\u00e9dentes simulations de r\u00e9f\u00e9rence. La r\u00e9solution du mod\u00e8le est pass\u00e9e de deux kilom\u00e8tres \u00e0 300 m\u00e8tres, et c\u2019est seulement gr\u00e2ce \u00e0 cette pr\u00e9cision qu\u2019il est possible de d\u00e9crire num\u00e9riquement la topographie complexe des Alpes.<\/p>\n\n\n\n<p>En accord avec l\u2019\u00e9tat actuel des connaissances scientifiques, bas\u00e9es sur les observations de terrains, on y voit par exemple que certains sommets tels que le Cervin et le Grand Muveran d\u00e9passaient clairement de la glace lors des p\u00e9riodes glaciaires. Cette avanc\u00e9e vient d&rsquo;\u00eatre publi\u00e9e dans\u00a0<em>Nature Communications<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>La recherche est significative a plus d\u2019un titre. Tout d\u2019abord, la capacit\u00e9 \u00e0 mod\u00e9liser correctement le pass\u00e9 glaciaire est essentiel \u00e0 la compr\u00e9hension de notre environnement.&nbsp; Depuis plus de 2 millions d\u2019ann\u00e9es, la Terre a connu une alternance de cycles glaciaires et chauds, qui ont profond\u00e9ment fa\u00e7onn\u00e9 le paysage dans lequel nous \u00e9voluons. Les nouveaux mod\u00e8les correspondent \u00e0 pr\u00e9sent nettement mieux aux preuves laiss\u00e9es sur le terrain \u00e0 la suite du recul des glaciers, et rendent possible une meilleure quantification de nombreux ph\u00e9nom\u00e8nes naturels, tels que l\u2019\u00e9rosion glaciaire, qui a largement contribu\u00e9 \u00e0 sculpter le relief des Alpes.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u2019autre part, la m\u00e9thodologie novatrice utilis\u00e9e dans cette recherche s\u2019inscrit dans une nouvelle \u00e8re en termes de mod\u00e9lisation num\u00e9rique. \u00ab&nbsp;En utilisant une technologie r\u00e9cente , et en l\u2019appliquant \u00e0 la derni\u00e8re grande glaciation des Alpes , nous pouvons finaliser une simulation sur 17\u2019000 ans \u00e0 tr\u00e8s haute r\u00e9solution (300 m)&nbsp; en 2,5 jours, alors qu&rsquo;une telle r\u00e9solution spatiale&nbsp; aurait pris 2,5 ann\u00e9es&nbsp; de calcul avec les m\u00e9thodes traditionnelles, qui sont par ailleurs extr\u00eamement co\u00fbteuses et \u00e9nergivores&nbsp;\u00bb, explique Tancr\u00e8de Leger, chercheur \u00e0 la Facult\u00e9 des g\u00e9osciences et de l\u2019environnement (FGSE) de l\u2019UNIL, et premier auteur de l\u2019\u00e9tude.<\/p>\n\n\n\n<p>Avec cette approche, le mod\u00e8le acquiert d\u2019abord des notions de physiques &#8211; sur l\u2019\u00e9coulement de la glace notamment &#8211; via des m\u00e9thodes d\u2019apprentissage profond (Deep Learning). Il re\u00e7oit de nombreuses donn\u00e9es relatives au climat de cette \u00e9poque (temp\u00e9ratures, pr\u00e9cipitations) pour calculer l\u2019apport et la fonte de glace.<\/p>\n\n\n\n<p>Les calculs d\u2019apprentissage profond ne s\u2019effectuent pas, par la suite, au niveau du traditionnel processeur central (CPU), mais via un GPU (ou unit\u00e9 de traitement graphique), qui permet d\u2019effectuer de nombreuses op\u00e9rations en parall\u00e8le, dopant ainsi la puissance de calcul de l\u2019ordinateur de fa\u00e7on ph\u00e9nom\u00e9nale.<\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p>\u00ab&nbsp;C\u2019est un peu comme si nous avions autrefois six Ferrari \u00e0 disposition, et que nous disposons maintenant d\u2019une dizaine de milliers de 2CV. Nous sommes pass\u00e9s de clusters de machines tr\u00e8s volumineux \u00e0 une simple carte graphique de 30 cm. Nous ne faisons rien de nouveau, mais nous le faisons mille fois plus rapidement, ce qui permet d\u2019obtenir &nbsp;des r\u00e9solutions qui n\u2019\u00e9taient autrefois m\u00eame pas envisag\u00e9es&nbsp;\u00bb.<\/p>\n<cite>Guillaume Jouvet, professeur \u00e0 la FGSE, \u00e0 l\u2019origine du mod\u00e8le d\u2019IA et co-premier auteur de l\u2019\u00e9tude.<\/cite><\/blockquote>\n\n\n\n<p>Ces progr\u00e8s vont permettre de lancer de nouvelles recherches. Un nouveau projet financ\u00e9 par le FNS va notamment bient\u00f4t d\u00e9marrer pour utiliser cette m\u00e9thode r\u00e9volutionnaire afin de mieux pr\u00e9dire l\u2019impact de la fonte des calottes glaciaires du Groenland et de l\u2019Antarctique sur la mont\u00e9e des eaux oc\u00e9aniques. <\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\" \/>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">R\u00e9f\u00e9rences<\/h3>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Tancr\u00e8de P. M. Leger, Guillaume Jouvet, Sarah Kamleitner, J\u00fcrgen Mey, Frederic Herman, Brandon D. Finley, Susan Ivy-Ochs, Andreas Vieli , Andreas Henz &amp; Samuel U. Nussbaumer,&nbsp;<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1038\/s41467-025-56168-3\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">A data-consistent model of the last glaciation in the Alps achieved with physics-driven AI,<\/a>&nbsp;&nbsp;<em>Nature Communications<\/em>, 2025.<\/li>\n\n\n\n<li>La recherche a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e dans le cadre du projet FNS \u201cRECONCILE\u201d en collaboration avec l\u2019Universit\u00e9 de Zurich, au moyen du mod\u00e8le IGM (<a href=\"https:\/\/github.com\/jouvetg\/igm\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">https:\/\/github.com\/jouvetg\/igm<\/a>&nbsp;), d\u00e9velopp\u00e9 \u00e0 l&rsquo;UNIL.<\/li>\n\n\n\n<li>Voir plus de simulations sur&nbsp;<a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=wJ5-m1Gg2bE&amp;list=PLhTnndqLZd66b-zrmToU8XTBLVbjCqKQd&amp;index=1\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Youtube<\/a>&nbsp;<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Des scientifiques de l\u2019UNIL ont utilis\u00e9 pour la premi\u00e8re fois l\u2019IA pour acc\u00e9l\u00e9rer massivement la rapidit\u00e9 de calculs des ordinateurs, et simuler la derni\u00e8re couverture glaciaire des Alpes.<\/p>\n","protected":false},"author":1002548,"featured_media":12379,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":"","_links_to":"","_links_to_target":""},"categories":[67088,66905],"tags":[67140,67193],"class_list":{"0":"post-12378","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-parutions","8":"category-recherche-en-action","9":"tag-guillaume-jouvet","10":"tag-tancrede-leger"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/12378","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1002548"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=12378"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/12378\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":12739,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/12378\/revisions\/12739"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/wp-json\/wp\/v2\/media\/12379"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=12378"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=12378"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=12378"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}