{"id":12269,"date":"2024-11-19T18:03:49","date_gmt":"2024-11-19T17:03:49","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/?p=12269"},"modified":"2024-11-19T18:04:08","modified_gmt":"2024-11-19T17:04:08","slug":"la-presence-au-monde-reflexions-ecophenomenologiques-sur-la-participation","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/2024\/11\/la-presence-au-monde-reflexions-ecophenomenologiques-sur-la-participation\/","title":{"rendered":"La pr\u00e9sence au monde. R\u00e9flexions \u00e9coph\u00e9nom\u00e9nologiques sur la participation"},"content":{"rendered":"<figure class=\"wp-block-post-featured-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1200\" height=\"803\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/files\/2024\/11\/gilliand.jpg\" class=\"attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image\" alt=\"\" style=\"object-fit:cover;\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/files\/2024\/11\/gilliand.jpg 1200w, https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/files\/2024\/11\/gilliand-300x201.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/files\/2024\/11\/gilliand-1024x685.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/files\/2024\/11\/gilliand-768x514.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px\" \/><\/figure>\n\n\n<p class=\"has-background\" style=\"background-color:#f2f2f2\"><em>Th\u00e8se en sciences de l&rsquo;environnement, soutenue le 16 d\u00e9cembre 2024 par Christophe Gilliand, rattach\u00e9 \u00e0 l&rsquo;Institut de g\u00e9ographie et durabilit\u00e9 (IGD) de la FGSE.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 l\u2019origine de la r\u00e9flexion propos\u00e9e dans cette th\u00e8se se trouve un double constat. D\u2019une part, l\u2019existence d\u2019une crise environnementale globalis\u00e9e, engageant la responsabilit\u00e9 humaine, fait d\u00e9sormais l\u2019objet d\u2019un consensus scientifique indiscutable et rel\u00e8ve du savoir populaire. D\u2019autre part pourtant, les timides mesures mises en \u0153uvre pour y faire face semblent indiquer que nous ne parvenons pas pleinement \u00e0 saisir l\u2019urgence, comme si la nature constituait un ailleurs situ\u00e9 par-del\u00e0 notre champ de consid\u00e9ration morale. Dans une perspective technique et \u00e9conomique, les principes habituellement mobilis\u00e9s pour motiver un changement dans nos comportements vis-\u00e0-vis de notre environnement sont ceux de \u00ab gestion rationnelle \u00bb des \u00ab ressources naturelles \u00bb et des \u00ab services \u00e9cosyst\u00e9miques \u00bb, ou encore, de \u00ab responsabilit\u00e9 envers les g\u00e9n\u00e9rations futures \u00bb. Alors m\u00eame que nous nous savons compris dans l\u2019histoire de l\u2019\u00e9volution, notre appartenance propre \u00e0 la nature semble \u00eatre largement occult\u00e9e. Ainsi, pour remonter aux racines de la crise environnementale et de nos difficult\u00e9s \u00e0 y faire face, sans doute importe-t-il de questionner l\u2019anthropocentrisme qui structure notre rapport au monde. C\u2019est-\u00e0-dire, le syst\u00e8me de valeurs et de repr\u00e9sentations qui place l\u2019humain en son centre orbital.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette th\u00e8se, inscrite dans le champ de recherche de l\u2019\u00e9coph\u00e9nom\u00e9nologie, se propose pr\u00e9cis\u00e9ment de contribuer \u00e0 cette r\u00e9flexion par l\u2019exploration de l\u2019exp\u00e9rience v\u00e9cue de la nature. Autrement dit, l\u2019exp\u00e9rience sensible et imm\u00e9diate d\u2019un monde vivant, un monde plus qu\u2019humain partag\u00e9 par une multitude de formes de vie. Structur\u00e9e en deux parties, notre recherche vise d\u2019abord \u00e0 clarifier ce qui fait la sp\u00e9cificit\u00e9 et la pertinence de la m\u00e9thode ph\u00e9nom\u00e9nologique relativement \u00e0 la question de l\u2019anthropocentrisme. Nous soulignons qu\u2019avant d\u2019\u00eatre un concept ou un objet de discours, la \u00ab nature \u00bb se donne comme un ph\u00e9nom\u00e8ne concret, palpable, adress\u00e9 \u00e0 nos sens. Comme nous le sugg\u00e9rons, cette fa\u00e7on de l\u2019appr\u00e9hender \u00e0 partir d\u2019une perspective en premi\u00e8re personne s\u2019av\u00e8re particuli\u00e8rement f\u00e9conde pour la philosophie environnementale. Elle conduit \u00e0 la reconnaissance intime de notre entrem\u00ealement dans la trame du vivant.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans la seconde partie, il s\u2019agit d\u00e8s lors de plonger dans la perspective incarn\u00e9e et fonci\u00e8rement relationnelle de l\u2019\u00e9coph\u00e9nom\u00e9nologie. Notre mode d\u2019\u00eatre fondamental, proposons-nous de le comprendre, est celui de la participation. Avant d\u2019\u00eatre des observateurs d\u00e9tach\u00e9s du monde et des \u00eatres qui le peuplent, nous sommes pris avec eux dans l\u2019aventure de l\u2019existence. L\u2019ensemble de notre propos s\u2019articule autour de cette exp\u00e9rience de participation dont nous nous attelons \u00e0 \u00e9lucider la signification et les cons\u00e9quences philosophiques. Comme nous le pensons, elle nous ram\u00e8ne \u00e0 notre condition de vivant et donne chair \u00e0 l\u2019id\u00e9e d\u2019un \u00ab soi \u00e9cologique \u00bb. Plus encore, elle s\u2019invite au c\u0153ur de la qu\u00eate de la vie bonne et offre un fondement sensible \u00e0 l\u2019engagement \u00e9thique et politique. En d\u00e9finitive, soutenons-nous, la cl\u00e9 de la \u00ab transition \u00e9cologique \u00bb est \u00e0 rechercher d\u2019abord dans la qualit\u00e9 de notre pr\u00e9sence au monde.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Th\u00e8se en sciences de l&rsquo;environnement, soutenue le 16 d\u00e9cembre 2024 par Christophe Gilliand, rattach\u00e9 \u00e0 l&rsquo;Institut de g\u00e9ographie et durabilit\u00e9 (IGD) de la FGSE. \u00c0 l\u2019origine de la r\u00e9flexion propos\u00e9e dans cette th\u00e8se se trouve un double constat. 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